Publié le 26 mars 2010. Tags: 2010, conseil régional de bourgogne, dijon, élections régionales, europe écologie, françois patriat, françois sauvadet, front national, majorité présidentielle, parti socialiste, pcf, philippe hervieu, poitou-charentes, Politique, prg, ps, résultats, ségolène royal, sièges, triangulaire, verts, Vidéo, vitteaux, webtv
52,65% : malgré une triangulaire, la liste PS / PCF / PRG / Europe Ecologie recueille la majorité absolue des suffrages lors de ce second tour des élections régionales en Bourgogne. Sa tête de liste régionale, François Patriat, le souligne : "Nous sommes le 2ème score de France en triangulaire. C'est assez exceptionnel de dépasser deux fois de suite les 52% au scrutin majoritaire. C'est la première fois dans l'histoire de la 5ème République que la majorité de la Région se maintient dans le camp du progrès".
"Une part d'adhésion qui siphonne des voix de la droite"
Loin de l'argument traditionnel du "vote de sanction anti-Sarkozy", François Patriat préfère donner à ce succès une explication toute régionale : "Il y a dans ce vote une part d'adhésion qui siphonne des voix de la droite. Je suis convaincu que des gens qui peuvent traditionnellement voter pour la majorité présidentielle se sont reportés sur nous, parcequ'ils préfèrent travailler avec nous et qu'ils ont plus confiance en nous qu'en les représentants de la majorité présidentielle en Bourgogne".
Selon François Patriat, "c'est sans doute un vote de préférence, mais c'est bien plus encore un vote d'espérance et d'humanité : les bourguignons espèrent que la région sera demain encore plus à leur écoute, et plus en mesure d'accroître son effort sur ses compétences. Ils attendent de nous la même force de proposition et surtout la même présence. Mais c'est aussi un vote de valeurs".
"Nous sommes majoritaires dans le canton de Vitteaux"
Et c'est sur ce plan des "valeurs" que François Patriat réserve ses premières attaques à François Sauvadet (tête de liste Nouveau Centre / UMP) : "La différence entre lui et moi, c'est sans doute que je suis un homme de conviction et qu'il y avait plus dans sa démarche une part d'ambition".(...) Il y a quand même des petits plaisirs dans cette campagne, quand je vois que nous sommes majoritaires dans le canton de Vitteaux et que nous avons 20 points d'avance sur lui en Côte d'Or, alors qu'il est président de ce département et qu'il y mène une politique que je considère tapageuse et injuste".
Ceci étant dit, François Patriat considère maintenant que "le temps du travail est venu" : "L'affrontement est terminé, oublions les petites phrases de la campagne et tournons-nous vers ce qui est notre tâche demain. Les Bourguignons ont exprimé une grande attente dans notre démarche : en quoi la Région peut leur être utile, peut-elle aider les grandes infrastructures, améliorer un peu leur pouvoir d'achat, intervenir à la marge sur la santé, le sport et la culture ? C'étaient les interrogations auxquelles nous avons répondu".
Epineuse question soulevée notamment par Philippe Hervieu lors de son intervention du 17 mars à Dijon (
voir notre vidéo), la répartition des sièges entre les formations de gauche réunies derrière François Patriat : les Verts en demandaient sept, il en ont obtenu six. Mais selon François Patriat, "sans triangulaire, le score pour nous aurait été plus élevé : les Verts ont six élus, c'était ce qu'ils avaient dans la précédente majorité. Nous leur en avions proposé huit avant les élections, mais ils ont souhaité faire cavalier seul. Je peux comprendre leur démarche, et ils auront toute leur place : nous avons travaillé pendant six ans ensemble et ne divergeons que sur 5% du programme. On a dit qu'ils auraient 2 vice-présidences et ils les auront".
"L'équilibre des forces est respecté"
Quant au PRG (Parti Radical de Gauche), il déplore "n'avoir obtenu qu'un seul siège", là où François Patriat en voit deux : "Quand vous êtes quatre, vous êtes obligés de partager les sièges. Le PRG avait deux élus en 2004, il en a deux en 2010 ! C'est vrai qu'ils pouvaient espérer en avoir trois, mais nous pouvions aussi espérer en avoir un ou deux de plus. La montée du Front National fait que nous n'avons pas les sièges escomptés, mais je crois que l'équilibre des forces est respecté".
Enfin, François Patriat adresse un clin d'oeil aux autres présidents socialistes de régions réélus, parmi lesquels... Ségolène Royal : "Le score national montre que dans toutes les régions sortantes en métropole, les forces de gauche sont reconduites . Je suis fier pour mes amis de voir les progrès qui sont réalisés dans certaines régions, notamment la Bretagne, la Haute-Normandie, l'Aquitaine et Poitou-Charentes"...
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Publié le 03 mars 2010. Tags: 2010, bourgogne, christelle silvestre, conseil général de côte d'or, élections régionales, françois patriat, françois sauvadet, montbard, nc, nouveau centre, Politique, ps, Vidéo, vitteaux, webtv
http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/francois_sauvadet_christelle_silvestre_bourgogne365.flvCampagne électorale oblige : aucun déplacement d'un responsable politique n'est tout à fait neutre. Ainsi, quand François Sauvadet, Président (Nouveau Centre) du Conseil général de Côte d'Or, député de la 4ème circonscription et candidat à la Présidence de la région Bourgogne, décide de rencontrer, dans une brasserie de Montbard, des jeunes issus des quartiers de la ville, Christelle Silvestre, Maire socialiste de Montbard (et candidate sur la liste de François Patriat), n'apprécie guère la démarche. Et le fait savoir.
En effet, quelques heures après le déplacement dans sa commune du "Colosse de Vitteaux", Christelle Silvestre aurait déclaré que "cette visite était destinée à saboter l'action municipale qu'elle conduisait", ajoutant que cette rencontre avec des jeunes Montbardois, organisée selon elle en catimini, "n'avait d'autre objectif que de critiquer l'action de la municipalité auprès des jeunes".
Devant la caméra de Bourgogne 365, Français Sauvadet se dit "stupéfait" et juge que le propos n'est "pas sérieux" : "Ce n'est pas la première fois que je viens rencontrer des jeunes à Montbard. J'ai souhaité discuter avec eux de leurs parcours et des conditions dans lesquelles on pouvait mieux préparer leur avenir et leur formation. En revanche, on n'a pas parlé de la municipalité, qui est assez grande pour se diriger".
Estimant par ailleurs "qu'une commune n'est pas une parcelle de la République dans laquelle aucun autre élu ne peut entrer", François Sauvadet a averti qu'il "reviendrait rencontrer des jeunes et des habitants parceque c'est son rôle de parlementaire et de candidat qui veut prendre en charge le développement économique et l'emploi dans la région"...
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