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Réforme territoriale, communautés de communes ou d’agglomérations, services en ligne: les communes sont-elles menacées?


Réforme territoriale, communautés de communes ou d'agglomérations, services en ligne: les communes sont-elles menacées? Les maires de Bourgogne réagissent

Réforme territoriale, communautés de communes ou d'agglomérations, services en ligne: les communes sont-elles menacées? Les maires de Bourgogne réagissent

« Les 36 000 communes pourraient disparaître au profit de « super-communes », au nombre de 6 ou 7000, dont les édiles seraient élus au suffrage universel » ; la menace n’est en réalité qu’une proposition, extraite du rapport rendu en 2008 par la « Commission pour la libération de la croissance française » présidée par Jacques Attali. Mais dans ce territoire français qui est le plus morcelé de toute l’Union Européenne, l’initiative s’inscrit dans un contexte plus général de « ringardisation » du département et de la commune, échelons jugés « conservateurs et ruraux » face à des collectivités prétenduement plus modernes : l’Europe, la région et -surtout- les communautés urbaines, d’agglomérations et de communes.

Un processus presque irréversible

Ces dernières, en effet, bénéficient au gré des évolutions législatives (dont la dernière réforme des collectivités territoriales) d’un cadre de plus en plus favorable et d’un champ de compétences sans cesse étendu. Si, en vertu de ces principes, l’entrée d’une commune au sein d’un de ces EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale) est franchement encouragée, le processus est ensuite quasiment irréversible (notamment au nom de la « continuité territoriale » : pas d’enclave au sein d’une Communauté), tout comme les transferts de compétences des communes au profit de ces communautés.

Au départ, le principe semble valable. Présentée comme « la structure idéale pour une coopération sincère et efficace afin de penser un véritable projet global de développement d’un territoire », une intercommunalité peut concentrer sur une zone de son territoire des moyens que ne peut mobiliser une commune, par exemple pour la création de zones de développement économique. Compétences d’élaboration et de création, mais aussi de gestion. Ainsi la loi dispose que les Communautés d’agglomération exercent leurs compétences en termes de développement économique, d’aménagement de l’espace communautaire, d’équilibre social de l’habitat, de transport urbain… Mais elle peuvent également prendre en charge d’autres domaines comme la voirie, l’assainissement, l’eau potable, l’environnement et l’action sociale, les équipements culturels et sportifs…

La Bourgogne n’échappe pas à cette tendance de regroupement, et comporte de nombreuses communautés de communes (souvent rurales), cinq communautés d’agglomération (Grand Dijon, Grand Chalon, ADN Agglomération de Nevers, Mâconnais – Val de Saône, Beaune Côte et Sud et bientôt Auxerre) et une communauté urbaine (le plus haut degré de coopération intercommunale), la CUCM, Communauté Urbaine Creusot-Montceau. Communautés des villes, communautés des champs : des enjeux différents. Cependant, à l’intérieur de chaque collectivité et au-delà des clivages politiques, les sentiments des élus à l’égard de l’intercommunalité vont de l’enthousiasme à la franche hostilité.

« On a l’impression d’être pieds et poings liés »

Les citadins bourguignons s’y sont habitués au gré des évolutions de leurs réseaux de transports en commun, de leurs services de voierie ou à la lecture des magazines édités par cette entité désormais incontournable : la Communauté d’agglomération est partout. Mais ce qui choque certains, c’est l’omnipotence, en son sein, de la ville-centre ; Françoise M., habitant Châtenoy-le-Royal (commune du Grand Chalon), nous confie : « On a élu une mairesse de droite (NDLR : Marie Mercier, UMP), pour finir avec une « com’ d’agglo » dont le Président est Christophe Sirugue, maire socialiste de Chalon. Et maintenant, même le DGS (Directeur Général des Services) est le même à la Ville de Chalon et au Grand Chalon (NDLR : Bruno Romoli). C’est Chalon qui prend les décisions politiques, et Chalon encore qui les met en oeuvre. On a l’impression d’être pieds et poings liés ». Un sentiment partagé par certains au sein du Grand Dijon (avec la même configuration politique), où la Ville et la Communauté d’agglomération partagent le même patron (François Rebsamen) et le même DGS (Philippe Berthaut).

Néanmoins, si face à cette emprise grandissante (qui parfois s’étend jusqu’à la distribution de l’énergie électrique) certaines mairies pestent régulièrement (« bientôt ils nous imposeront la couleur des lampadaires et les horaires de la bibliothèque ! »), le ton général est d’abord au consensus : il faut dire que les communautés, notamment urbaines, doivent se limiter (en théorie) à un « débat intercommunal apolitique ». Mais l’entente sera toujours plus facile quand, à l’image de l’Agglomération de Nevers, l’ensemble des municipalités font (presque) toutes partie du même camp.

« Pas de dogme, mais plutôt un usage, une pratique »

Chalon, Dijon : des communautés dirigées par la gauche, mais avec des communes de droite… Au sein du Grand Dijon, si certains esprits chagrins font remarquer que le tramway ne desservira que des localités… socialistes, la « minorité visible » UMP reste plutôt optimiste : Gilbert Menut, maire UMP de Talant, Conseiller général et Vice-Président du Grand Dijon, ne voit pas de danger imminent pour l’avenir de sa commune, et préfère aborder la question des compétences au cas par cas : « Pas de dogme, mais plutôt un usage, une pratique. Tout dépend du sujet traité : par exemple, les aménagements et services structurants comme les transports en commun relèvent d’un projet communautaire, tandis que l’action sociale et les animations de quartier font partie du projet municipal ». Bref, l’intérêt général avant tout.

En revanche, pour les mairies rurales de Bourgogne, l’avenir semble plus incertain ; ainsi Bruno Diano, maire (Parti de Gauche) de Crépand (Côte d’Or, canton de Montbard), note que « la réforme encourage le rapprochement des communes au sein de Communautés de communes sur la base du volontariat, mais que les plus petites d’entre elles, celles de moins de 400 habitants, pourraient devoir se regrouper ». En attendant, le Maire de Crépand (340 habitants) a su s’adapter au fonctionnement de la Communauté de communes du Montbardois : « C’est à moi de fédérer les élus et les citoyens qui ne sont pas d’accord pour contrer certains projets ». Ainsi récemment, Bruno Diano est parvenu à « torpiller » le projet de financement par la Communauté d’un programme de bateaux touristiques électriques exploité par un particulier…

« La réforme est mal engagée »

Plus ardent, Bruno Bethenod, maire d’Arceau (canton de Mirebeau-sur-Bèze) et représentant en Côte d’Or de l’Association des Maires Ruraux de France (AMRF), rapporte que « bien des maires ont l’impression qu’à Paris, les Jacobins ne veulent plus d’élus locaux responsables qui prennent de véritables décisions ». Pour lui, « la réforme est mal engagée ». Il regrette déjà le système d’intercommunalité par les syndicats (SIVU à vocation unique et SIVOM à vocations multiples) qui selon lui « marchait très bien » : « On se mettait ensemble dans un syndicat sur la base du volontariat, pour une ou plusieurs compétences, et le budget était géré par les communes membres, le syndicat rendant des comptes devant les conseils municipaux ».

Quant aux arguments budgétaires, Bruno Bethenod voit plutôt dans ces regroupements une source de nouvelles dépenses : « Aujourd’hui une élite intellectuelle nous annonce que pour porter des projets intercommunaux, il faudra que les Communautés de communes lèvent elles-mêmes l’impôt. Demain, la Communauté de communes du Mirebellois ne formera peut-être plus qu’une seule commune, mais pour réaliser une économie dérisoire. La commune d’Arceau, c’est seulement 22 heures de secrétariat par semaine ! Tous les dossiers (3 ou 4 réunions par semaine), je les traite avec mes adjoints : on ne coûte rien ! Le jour où on va nous remplacer, quel sera le coût de ces fonctionnaires territoriaux ? Le système allemand est désigné comme un modèle, mais la situation s’est largement dégradée outre-rhin depuis la crise, car leurs collectivités connaissent des difficultés financières pires que les nôtres… ».

« C’est devenu l’affaire de l’autre »

Pour le maire d’Arceau, qui siège avec trois de ses Conseillers municipaux à la Communauté de communes du Mirebellois, le fonctionnement communautaire reste flou et impersonnel pour les citoyens : « La Communauté de communes peut voter une hausse d’impôts de 14% sans même se demander quelles seront les conséquences au niveau des municipalités. Plus personne n’est responsable de ces décisions ; c’est devenu l’affaire de l’autre ». Un sentiment partagé par Catherine, secrétaire de mairie dans une commune rurale de la Nièvre : « Je suis entre le marteau et l’enclume. Les élus me disent toujours la même chose : « Ce n’est plus à nous de gérer, c’est à la Communauté de communes ». Que dire aux administrés qui attendent des services ? »

Plus optimiste, Jean-Claude Lemaire, Président de l’association départementale des maires ruraux de l’Yonne et maire de Joux-la-Ville (canton de L’Isle-sur-Serein) ne voit pas le regroupement de communes comme un « risque », « si le scénario de fusion ou de commune nouvelle correspond à des logiques de développement, c’est-à-dire à une cohésion géographique avec des projets et des finances ». Jean-Claude Lemaire accepte le principe d’une fusion de Joux-la-Ville avec d’autres communes « dans le cadre d’une commune nouvelle, pour assoir ses capacités de développement dans une cohérence de territoire ».

L’intercommunalité au suffrage universel direct ou indirect ?

Les Conseillers siégeant au sein des Communautés sont élus au suffrage universel indirect ; en effet, ce sont les Conseils municipaux des communes concernées qui choisissent ceux qui iront les représenter à l’intercommunalité. Toutefois, ces dernières années, pour répondre au « déficit démocratique » régulièrement reproché aux intercommunalités, un projet d’élection des Conseillers communautaires au suffrage universel direct a été évoqué, afin notamment de « redonner aux citoyens les moyens de réagir aux décisions prises ». Autre argument, l’indépendance des intercommunalités par le suffrage universel direct sonnerait le glas de la mainmise des grosses communes sur les petites au sein de ces établissements. Mais cette fois, la levée de boucliers des élus locaux a été déterminante, comme le confirme Bruno Bethenot : « Si on n’avait pas rué dans les brancards, ils auraient instauré l’élection au suffrage universel, hors les conseils municipaux ».

Un point également déterminant pour Gilbert Menut, qui estime « qu’élire les intercommunalités au suffrage universel direct serait revenu à tuer les Conseils municipaux ». De son côté, Jean-Claude Lemaire tient à distinguer le projet global qui selon lui nécessite un modèle communautaire doté de compétences réelles et opérationnelles, de la démocratie locale qui « implique ou concerne davantage les services qui eux doivent rester au plus près des citoyens ».

Finalement, la réforme des collectivités confirmera le choix du suffrage universel indirect, mais avec un aménagement nouveau : lors des élections municipales, les candidats des listes municipales pressentis pour aller siéger en intercommunalité seront « marqués », c’est-à-dire pré-désignés sur les listes. Les électeurs sauront donc, en élisant un Conseiller municipal, qui ira siéger à la Communauté. Une initiative, souligne Gilbert Menut, « que la ville de Talant avait inauguré de son propre chef en 2008 par souci de transparence ».

Internet : instrument de désertification ou de diversification ?

Catherine, secrétaire de mairie dans la Nièvre, s’inquiète… d’abord pour son emploi : « Avec tous les services Internet actuels ou à venir, de la demande de formulaires ou de renseignements à la consultation du cadastre, on sent bien que l’Etat souhaite instituer un contact direct avec les administrés, en se passant de cet intermédiaire qu’est la Commune ». Mais les élus ne semblent pas partager cette crainte. Gilbert Menut se réjouit même de l’arrivée de ces nouvelles technologies : « Pour le coup, vive le progrès ! Il faut sortir nos services de leur vieux train-train. Par exemple, un tiers des factures adressées par la mairie aux Talantais sont désormais réglées par prélèvement automatique ; c’est un tiers d’écritures en moins ». Un enthousiasme partagé par les maires ruraux, comme Bruno Bethenod : « Il faut vivre avec son temps ; tout ce qui peut faciliter les tâches administratives, ça libère du temps pour autre chose, car de toute façon on a beaucoup de choses à faire ». Se débarrasser d’une partie du travail administratif, une opportunité pour se concentrer sur l’essentiel, selon Jean-Claude Lemaire : « C’est plus pratique, et les Communes prennent alors tout leur sens en matière de solidarité de moyens et de connaissance par rapport au public décalé ou inadapté ».

Malgré les changements liés à l’élection dès 2014 des « Conseillers territoriaux », et alors que l’opposition brandit le spectre de la faillite des institutions locales depuis la suppression de la taxe professionnelle, la simple évocation de la disparition de certaines communes suscite de telles réactions, que l’on peut d’emblée se rassurer sur leur avenir. Pour souligner encore l’importance de la démocratie locale, empruntons cette conclusion à un spécialiste Dijonnais d’Histoire contemporaine, Renaud Busenhard, qui constatait en 2000 que « l’on admet communément l’importance politique des très petites entités et des très grosses », regrettant que les échelons intermédiaires n’intéressent décidément personne…

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Création et développement d’entreprises : réunion de Tal’Réseau le 16 septembre à Talant


Association "Tal' Réseau" : un soutien pour les créateurs d'entreprises

Association "Tal' Réseau" : un soutien pour les créateurs d'entreprises

L’association « Tal’Réseau » invite tous les entrepreneurs et porteurs de projets à sa 6ème réunion qui aura lieu le jeudi 16 septembre à 20 h, salle Robert Schuman, rond-point de l’Europe à Talant. Bus Divia : ligne Corol arrêt Logis de Bourgogne & ligne 5 arrêt Centre Commercial.

Thème de la soirée : la communication au service de l’entreprise (notamment la publicité presse, radio et web, ainsi que le sponsoring). Tal’Réseau fera le point sur tous les moyens de communication actuels au service de l’entreprise, et donnera des conseils pour rentabiliser au mieux un budget publicitaire.

Entrée : 5 euros, 3 euros pour les étudiants et demandeurs d’emploi, gratuite pour les adhérents de « Tal’Réseau ».

« Tal’Réseau », créée au mois de février 2010 à Talant (Côte d’Or), est destinée à rassembler des entrepreneurs et des porteurs de projets afin de leur apporter conseils et soutien. Les réunions de Tal’Réseau mettent en rapport les membres de l’association avec des acteurs économiques ainsi que des experts et structures liés à la vie de l’entreprise.

Contacts : talreseau@laposte.netseuxphilippe@yahoo.fr – 06.08.00.22.95
Groupe Facebook de l’association Tal’Réseau

Salle Schuman, rond-point de l’Europe à Talant

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Création et développement d’entreprises : réunion de Tal’Réseau le 24 juin à Talant


Association "Tal' Réseau" : un soutien pour les créateurs d'entreprises

Association "Tal' Réseau" : un soutien pour les créateurs d'entreprises

L’association « Tal’Réseau » invite tous les entrepreneurs et porteurs de projets à sa 5ème réunion qui aura lieu le jeudi 24 juin à 19 h, salle Robert Schuman, rond-point de l’Europe à Talant. Bus Divia : ligne 11 – arrêt Logis de Bourgogne.

Thème de la soirée : l’opportunité de répondre aux appels d’offres des marchés publics. Jean-Paul Martins, Chargé des marchés publics à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Dijon, sera présent afin de présenter les conditions, règles et procédures des passations de marchés publics.

Entrée : 5 euros, 3 euros pour les étudiants et demandeurs d’emploi, gratuite pour les adhérents de « Tal’Réseau ».

De nombreux thèmes à venir

L’association Tal’ Réseau annonce d’ores et déjà ses rendez-vous de l’automne : en septembre, sa réunion sera consacrée à la « Communication au service de l’entreprise », (notamment à la publicité presse et radio, ainsi qu’au sponsoring). En octobre, « l’Europe une opportunité pour l’entreprise » (avec une mise en avant de l’Allemagne), en novembre, « l’utilité d’un expert comptable », et en décembre, « la cybercriminalité et l’entreprise ».

« Tal’Réseau », créée au mois de février 2010 à Talant (Côte d’Or), est destinée à rassembler des entrepreneurs et des porteurs de projets afin de leur apporter conseils et soutien. Les réunions de Tal’Réseau mettent en rapport les membres de l’association avec des acteurs économiques ainsi que des experts et structures liés à la vie de l’entreprise.

Contacts : talreseau@laposte.netseuxphilippe@yahoo.fr – 06.08.00.22.95
Groupe Facebook de l’association Tal’Réseau

Salle Schuman, rond-point de l’Europe à Talant

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Pétition pour une cantine scolaire halal à Talant: Gilbert Menut rappelle les « principes de l’école républicaine et laïque » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/06/cantine_halal_ecole_prevert_talant_grand_dijon_gilbert_menut_bourgogne365.flvDécision municipale, question nationale : après plusieurs tentatives marginales et infructueuses, une nouvelle étape a été franchie il y a quelques jours dans la revendication de repas halal au sein du restaurant scolaire de l’école Prévert, dans le quartier du Belvédère à Talant (Côte d’Or). C’est ainsi qu’un père de famille, dont la démarche est soutenue par une pétition, a interpellé Gilbert Menut (Maire de Talant, Conseiller général de la Côte d’Or, Vice-président du Grand Dijon), lors d’une réunion de parents d’élèves…

Une décision qui pourrait faire école

Cinq ans après l’affaire de Villefranche-sur-Saône (Rhône), dont la Mairie avait menacé d’exclure de la cantine les enfants refusant de manger de la viande au motif qu’elle n’était pas halal (suscitant une vive réaction du MRAP qui avait qualifié la situation « d’atteinte aux droits de l’enfant et aux droits de l’homme »), la question prend cette fois une tournure plus sereine. Néanmoins, ayant la charge des restaurant scolaires (comme toutes les communes), la Ville de Talant a dû trancher : elle ne servira pas de repas halal à ses écoliers.

« Une laïcité compréhensive »

S’il tient à « relativiser un peu l’importance de la revendication, qui n’émanait pas de tous les parents présents à la réunion » et à « laisser les choses dans le contexte tout de même assez paisible et tranquille du quartier », Gilbert Menut ne compte pas toutefois abandonner « les principes qui prévalent dans une école républicaine et laïque » : « Personnellement, je suis favorable à une laicité compréhensive, pas anti-religieuse, mais une vraie laïcité tout de même, qui fasse la place à tout le monde, qui respecte tout le monde, y compris les différentes religions, ainsi que ceux qui nont pas de religion du tout. Mon principe, c’est de respecter la liberté de chacun avec un peu de place pour ses propres convictions ».

Illustration de cette « laïcité compréhensive » : comme nombre de communes, Talant a banni le porc de ses cantines scolaires, « pour éviter les difficultés et être sûr que les enfants puissent manger ». Mais Gilbert Menut, s’il estime que « ce geste ne fait de difficulté pour personne », reconnaît que « d’autres enfants pourraient très bien estimer qu’ils ont droit à de la viande de porc ».

« On ne peut normaliser complètement les repas des uns et des autres »

Quoi qu’il en soit, pour le Maire de Talant, « il est important, dans ce genre d’affaires, d’avoir des positions précises » : « Vouloir normaliser complètement les repas des uns et des autres n’est pas possible. On ne peut répondre à tous les critères des différentes religions ou de divers groupes, comme par exemple des végétariens qui ne voudraient pas de viande du tout ». Gilbert Menut rappelle également que la diversité alimentaire est un des principes du restaurant scolaire : « On souhaite que les enfants puissent goûter à tout ».

Face à l’évocation d’une présence islamiste parfois assez revendicative au sein du quartier (potentiellement à l’origine de la pétition, organisée selon certains « en douce à la sortie de l’école »), le Maire de Talant privilégie l’apaisement et le dialogue : « La pétition est un moyen très neutre et ordinaire de revendiquer et de manifester son opinion ; les familles qui ont signé cette pétition sont dans un cadre tout à fait démocratique et républicain. Il est normal de leur apporter des réponses, dans un esprit tolérant, posé, au sein d’un quartier qui n’est pas l’objet d’agitation ou de tensions très fortes à l’heure actuelle ».

« Les principes brutaux ne sont pas réellement applicables »

Plus largement, cette problématique s’inscrit dans un contexte général de questionnement sur notre société, notamment après le fameux « débat sur l’identité nationale ». Et force est de constater que les positions modérées de la Mairie de Talant sont pour le moins éloignées des postures idéologiques marquées, et des déclarations passionnées entendues de part et d’autre. Peut-être parce que les collectivités locales sont logiquement amenées à faire ce choix du dialogue et de l’apaisement : selon Gilbert Menut, « si on rappelle les principes, on essaie de les mettre en oeuvre de manière équilibrée et modérée, car les principes brutaux ne sont pas réellement applicables… ».

Débat sur l’identité nationale : « On confond tout »

Un « débat sur l’identité nationale » dont Gilbert Menut juge la tournure « surprenante » : « On confond tout : alors que l’on se prétend dans un état laïc, on tente de réduire, à tort, le problème de la nationalité à un choix de religion. On a également parlé des valeurs de la République, mais la République et la France ne sont pas la même chose : on peut être fervent républicain et pas chaud français, et vice-versa. C’est aussi une liberté que la République doit assumer pour chacun. Les anglais, sujets de la Reine, sont-ils moins citoyens que les français ? Le vrai problème, c’est celui de la nation, qui ne se réduit pas au régime qui l’organise… ».

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Miss France : le Comité Miss Bourgogne choisit Endemol… et TF1


Jenna Tournay, élue Miss Bourgogne 2009 à l'âge de 19 ans, originaire de Talant (Côte d'Or)

Jenna Tournay, Miss Bourgogne 2009, originaire de Talant (Côte d'Or)

Alors que Sylvie Tellier (directrice générale de la Société Miss France) et son équipe s’apprêtent à dévoiler, mercredi 2 juin à l’hôtel de Crillon (Paris), leur nouveau découpage régional (avec une présentation des délégués régionaux et de la nouvelle carte des élections qualificatives pour le titre de Miss France), le conflit entre Geneviève de Fontenay et le groupe audiovisuel Endemol (qui détient la Société Miss France depuis 2002) est loin d’être enterré.

Après avoir claqué la porte de la société Miss France suite à la participation de Kelly Bochenko (ex-Miss Paris 2009, destituée de l’élection Miss France suite à la publication par Entrevue de photos sexuellement explicites) à la « Ferme Célébrités » (produite par Endemol), Geneviève de Fontenay s’est employée à créer un nouveau comité, le « Comité Geneviève de Fontenay », afin d’organiser dès 2011 un concours parallèle. Alors qu’Endemol compte bien se prévaloir de la clause de non-concurrence signée par Geneviève de Fontenay (et valable jusqu’en 2016), les deux clans fourbissent leurs armes, négociant de part et d’autre avec des comités régionaux pressés de choisir leur « camp ».

Les régions ont en effet le choix de rallier soit Endemol, soit le clan De Fontenay (mère et fils). Et il semblerait qu’une majorité privilégie l’option Endemol, et donc… la diffusion de la « soirée électorale » sur TF1. Parmi elles, la Bourgogne (qui a déjà réalisé ses présélections de candidates pour la Nièvre et l’Yonne, et s’apprête à faire de même en Saône et Loire le 6 juin à 14 h à l’hôtel Ibis Europe de Chalon-sur-Saône, puis en Côte d’Or le 27 juin à 14 h à l’hôtel de la Cloche à Dijon) souhaite ainsi conserver le label officiel « Miss France ». Retour sur une « affaire classée » avec Yves Roger, vice-Président du Comité Miss Bourgogne, et premier « bilan de mandat » avec Jenna Tournay, Miss Bourgogne 2009…

Bourgogne 365 : Geneviève de Fontenay accuse la société Endemol d’avoir « dévoyé l’élection annuelle de la plus belle Française ». En choisissant de travailler avec ce groupe audiovisuel, le Comité Bourgogne a t-il préféré les « cochonneries » de la Ferme Célébrités à la magie et l’élégance traditionnelles de Miss France ?

Yves Roger : « Loin de là ! Nous étions jusqu’à présent attachés au Comité Miss France présidé par Geneviève de Fontenay, lorsque sa rupture avec la Société Miss France nous a mis au pied du mur. Nous avons dû faire un choix responsable ; ce qui compte, c’est l’avenir du Comité Miss Bourgogne. Les jeunes filles rêvent de faire quelque chose de sensationnel. On veut que celle qui sera élue gagne un beau voyage, soit médiatisée sur TF1, participe à des concours internationaux et puisse surtout porter l’écharpe Miss France, qui représente notre pays.

Or, Geneviève de Fontenay ne pourra plus décerner ce titre de « Miss France », car seule la Société Miss France est détentrice de la marque depuis son rachat en 2002 par le groupe Endemol. Malheureusement, les jeunes filles qui iraient avec Geneviève de Fontenay se retrouveraient dans une voie de garage. Je me mets à la place d’une jeune fille comme Jenna Tournay ; devenue Miss Bourgogne, elle irait ensuite au concours de Geneviève et Xavier de Fontenay, recevrait une écharpe de leur comité, et tout s’arrêterait alors ?

365 : La « Dame au Chapeau », qui organisait l’élection Miss France depuis 1954, annonce qu’il y aura en décembre « deux élections nationales, celle d’Endemol pour les candidates qui n’ont pas de gêne, et celle de son nouveau comité, pour les candidates qui ont de la dignité ». Qu’est-ce que cela vous inspire ?

YR : Jenna est notre 18ème Miss Bourgogne. Quand certaines des autres filles élues les années précédentes, dont certaines sont mariées et ont des enfants, ont entendu Geneviève de Fontenay dire cela, elles ont été outrées. Chacun sait que Sylvie Tellier respecte scrupuleusement la charte Miss France, et nous avons obtenu suffisamment de garanties avec elle. D’ailleurs, au moment de l’affaire de la publication des photos par Entrevue, Geneviève de Fontenay et Sylvie Tellier ont pris ensemble, et sur le champ, la décision de destituer Kelly Bochenko. Mais une fille qui choisit de nous mentir, ça peut arriver à tout le monde, à Geneviève de Fontenay comme à nous.

En ce qui nous concerne, nous n’avons pas directement affaire à Endemol mais à la société Miss France ; qu’Endemol fasse venir Kelly Bochenko à la « Ferme Célébrités » n’est pas notre problème. D’autre part, il ne faut pas oublier que Geneviève et Xavier de Fontenay ont choisi en 2002 de vendre le concept Miss France à Endémol. A ce moment-là, ils ne nous ont pas demandé notre avis ! Pour tenir totalement les rênes de ce concours, il ne fallait pas vendre. Néanmoins, je dois dire qu’en cas de départ de Geneviève, nous n’aurions pas eu envie de travailler par la suite avec Xavier de Fontenay.

365 : Sonia Rolland, ancienne Miss Bourgogne puis Miss France, a fait la démarche de soutenir Geneviève de Fontenay dans ce conflit. Elle précise qu’elle a eu « la chance d’être entourée, protégée et conseillée par Geneviève de Fontenay, ce qui l’a sauvée durant l’année 2000 et dans ses choix professionnels depuis 10 ans », et ajoute que « la provocation est le fonds de commerce d’Endémol ». Entre Sonia Rolland et le Comité, la Bourgogne est divisée sur la question ?

YR : Sonia Rolland a été élue Miss Bourgogne en 1999 puis Miss France en 2000 ; c’était l’époque ou Geneviève de Fontenay avait totalement la main sur l’organisation Miss France. Geneviève de Fontenay a choyé Sonia Rolland, qui n’en a gardé qu’un bon souvenir, même si elle n’imaginait pas alors que le concept serait vendu à Endemol dès 2002. Je comprends sincèrement la réaction de Sonia. C’est une personne que j’apprécie, et que je soutiens notamment dans son combat pour le Rwanda. Il est tout à fait normal qu’elle fasse l’éloge de Geneviève de Fontenay. Mais dix années se sont écoulées depuis son élection…

365 : L’actuelle Miss France, Malika Ménard, semble subir quelques « dommages collatéraux » de ce conflit, avec certains déplacements annulés, comme celui qui était prévu le 8 mai à Caen. Est-ce que le Comité Miss Bourgogne fait également les frais de cette guerre parisienne ?

YR : Absolument pas. Au niveau de la Bourgogne, aucune manifestation en présence de Jenna Tournay n’a été annulée et pas un seul partenaire ne nous a quitté. La gagnante parmi les douze candidates sélectionnées qui participeront à l’élection de Miss Bourgogne le 1er octobre à Chalon-sur-Saône (salle Marcel Sembat), sera ensuite présente en décembre à l’élection de Miss France 2011, qui s’intitulera bien ainsi et restera diffusée sur TF1. Pour la future Miss Bourgogne, rien ne changera, sauf la patronne ! Mais je dois aussi préciser que TF1 devrait « mettre le paquet » cette année, en médiatisant certainement davantage les candidatures régionales.

365 : Jenna Tournay, vous avez été élue Miss Bourgogne l’année dernière à l’âge de 19 ans. Comment vivez-vous les mois de « troubles » que vient de traverser l’institution Miss France ?

Jennay Tournay : Il est évident que cette situation aura un impact sur la prochaine élection nationale, qui sera la première à se dérouler sans Geneviève de Fontenay. Régulièrement, lors de manifestations où je suis présente, de nombreuses personnes me posent d’ailleurs des questions quant à l’évolution de Miss France. Mais cette affaire n’aura pas eu de réelles conséquences en région, et au final Miss France restera la même institution. De plus, Sylvie Tellier partage les mêmes valeurs que Geneviève de Fontenay.

365 : A l’heure des bilans, qu’est-ce qui aura changé dans votre quotidien depuis votre élection au titre de Miss Bourgogne ?

JT : Auparavant, je participais déjà à des défilés de mode et autres évènements. Ce qui a changé, c’est juste que je suis un peu plus sollicitée maintenant, notamment pour des salons comme celui du mariage, ainsi que de nombreuses manifestations. Je trouve cette notoriété plutôt agréable, d’autant plus qu’ayant fait beaucoup de théâtre, j’ai l’habitude de la scène et ne connais pas le trac !

365 : Pendant toute une année, vous assurez également la promotion de la Bourgogne. Quels sont pour vous les symboles forts de la région ?

JT : Pour des gens extérieurs à la région, c’est naturellement la gastronomie qui ressort le plus : le vin, les escargots, le boeuf bourguignon… On me parle aussi parfois des Ducs de Bourgogne. Mais notre région a bien d’autres atouts à mettre en valeur !

365 : Vous êtes originaire de Talant, dans l’agglomération dijonnaise. Depuis que vous êtes Miss Bourgogne, est-ce que quelque chose a changé dans le regard des autres quand vous vous promenez dans les rues de Dijon ?

JT : Non, le regard des gens n’a pas tellement changé, mais toute l’agglomération dijonnaise ne sait pas que je suis Miss Bourgogne ! Cela dit, il m’arrive d’être mal à l’aise, et certaines filles sont parfois jalouses. Mais je retiendrai surtout que cette expérience m’a permis de rencontrer beaucoup de gens intéressants, dans des domaines très variés. Je dois également dire que contrairement à ce que l’on raconte, ce n’est pas la guerre dans les coulisses de Miss France ! Et Geneviève de Fontenay s’est montrée très gentille.

365 : Vous êtes assez proche de Malika Ménard, l’actuelle Miss France. J’imagine que vous discutez « projets ». Quels sont les vôtres, à la fin de votre « mandat » de Miss Bourgogne ?

Oui, Malika et moi sommes assez proches, et nous étions ensemble il y a seulement quelques heures. Il faut dire que l’on n’habite pas loin l’une de l’autre à Paris. Evidemment, on se raconte tout, et nous partageons ainsi nos expériences. Mais pour ma part, je compte reprendre mes études dès septembre. Après avoir obtenu mon baccalauréat, j’avais en effet rejoint une école de marketing, avant de tout interrompre cette année. Continuer mes études est désormais pour moi un impératif ; il faut garder les pieds sur terre… ».

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Création et gestion d’entreprises : réunion de Tal’Réseau le 20 mai à Talant


Association "Tal' Réseau" : un soutien pour les créateurs d'entreprises

Association "Tal' Réseau" : un soutien pour les créateurs d'entreprises

L’association « Tal’Réseau » invite tous les entrepreneurs et porteurs de projets à sa 4ème réunion qui aura lieu le jeudi 20 mai à 19 h, salle Robert Schuman, rond-point de l’Europe à Talant. Bus Divia : ligne 11 – arrêt Logis de Bourgogne.

Thème de la soirée : la protection sociale et la retraite de l’entrepreneur et de son conjoint. Un responsable de la RAM (assurance santé des indépendants) ainsi qu’un représentant de la banque Rhône-Alpes seront présents afin de répondre à toutes les interrogations.

Entrée : 5 euros, 3 euros pour les étudiants et demandeurs d’emploi, gratuite pour les adhérents de « Tal’Réseau ».

« Tal’Réseau », créée au mois de février 2010 à Talant (Côte d’Or), est destinée à rassembler des entrepreneurs et des porteurs de projets afin de leur apporter conseils et soutien. Les réunions de Tal’Réseau mettent en rapport les membres de l’association avec des acteurs économiques ainsi que des experts et structures liés à la vie de l’entreprise.

Contacts : talreseau@laposte.netseuxphilippe@yahoo.fr – Philippe Seux 06.08.00.22.95 – Ali Boukhatem 06.89.81.10.18
Groupe Facebook de l’association Tal’Réseau

Salle Schuman, rond-point de l’Europe à Talant

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Retour en Nationale 3 du DTVB équipe féminine: optimisme mais lucidité


Quatre joueuses de l'équipe féminine du DTVB en Nationale 3 : Maeva Boivin, Corinne Chamard, Priscilla Charpiot et Cassandra Champagnat

Quatre joueuses de l'équipe féminine du DTVB en Nationale 3 : Maeva Boivin, Corinne Chamard, Priscilla Charpiot et Cassandra Champagnat

Le « purgatoire » du passage en Régionale aura été de courte durée pour les joueuses du Dijon-Talant Volley-Ball : un an après avoir été reléguée de Nationale 3, l’équipe féminine du DTVB va retrouver cette division en 2010-2011 grâce à un parcours irréprochable au niveau inférieur. Cette année, les Talanto-Dijonnaises ont en effet décroché 13 victoires en 14 matches. Lors de la 18ème journée, dans les coulisses du dernier match (DTVB / DUC, gagné par le DTVB), l’entraîneuse et les joueuses revenaient sur une saison faste, et sur les perspectives d’avenir d’une équipe optimiste mais surtout lucide…

Dernière journée, et « derby » décisif

Plus qu’une heureuse conclusion, cette dernière journée du 27 mars, soldée par une victoire 3 sets à 1 (98 / 78) face au DUC (l’autre grande équipe de l’agglomération dijonnaise), prend une signification toute particulière pour le groupe. Maeva Boivin, joueuse depuis quatre ans, rappelle l’importance du dernier match de cette saison : « Une rencontre face au DUC (Dijon Université Club Volley-Ball, 3ème du championnat) c’est un derby, qu’on ne prend pas à la légère ». Corinne Chamard, également joueuse du DTVB, voit cette nette victoire comme un bon présage pour la suite : « Je suis très contente ce soir de cette victoire sur le DUC. Je prends cela comme un bon signe ».

Match Derby à Talant opposant l'équipe féminine du DTVB (Dijon-Talant Volley-Ball) à celle du DUC (Dijon Université Club Volley-Ball)

Match Derby à Talant opposant l'équipe féminine du DTVB (Dijon-Talant Volley-Ball) à celle du DUC (Dijon Université Club Volley-Ball)

Esprit d’équipe et cohésion

D’emblée, on remarque l’esprit d’équipe et la qualité de l’ambiance au sein du DTVB ; une impression confirmée par le groupe, à l’image de Cassandra Champagnat, joueuse depuis 3 ans, pour qui « le symbole de cette saison c’est le collectif ». Cassandra ajoute que « Céline (l’entraîneuse) l’a vraiment fait progresser en lui apprenant de nouvelles techniques ». Même sentiment de la part de Priscilla Charpiot, qui garde un « super souvenir de l’ambiance générale et de la fraternité entre les joueuses ». Pour Maeva Boivin, qui confie « avoir passé une excellente année dans un bon groupe, très solidaire », c’est cette « bonne ambiance, très soudée, qui a fait la force de l’équipe ». Au terme de sa première année de volley, Corinne Chamard partage également cet enthousiasme, estimant que « la saison a été très sympa au niveau de la cohésion de l’équipe ».

Une longue histoire auréolée de succès

Après un parcours d’une vingtaine d’années en tant que joueuse, Céline Bressant est entraîneuse du Dijon-Talant Volley-Ball depuis un an. Elle revient sur l’histoire déjà longue de l’équipe féminine du DTVB : « Pendant 20 ans, l’équipe filles a joué en Nationale 3, parfois en Nationale 2 et même en Nationale 1 en 1993-94, où il s’en était fallu de peu qu’elle accède en Pro B ». A partir de septembre 2010, le groupe retrouvera le complexe sportif Marie-Thérèse Eyquem à Talant (adapté à la compétition nationale), qu’il avait abandonné au profit du gymnase Santona lors de sa descente en Régional.

Recrutement en baisse, championnat en baisse ?

Dans une région Bourgogne où la culture du volley-ball reste assez limitée, la question de la qualité du championnat régional se pose avec une certaine acuité pour les responsables d’équipes, alors que nombre de clubs avouent leurs difficultés à recruter. De même, pour Céline Bressant, le principal souci de l’équipe féminine du DTVB est maintenant son faible renouvellement : « Pour la première fois, nous étions en Régional. La cause principale est que l’on manque de sang neuf ; le plus difficile est d’intéresser les jeunes, aller les chercher pour les former puis les garder… ».

Un déficit de communication

Si en matière de football, une coupe du monde plutôt brillante suffit à déclencher dans tout le pays une vague d’inscriptions, les récents succès de l’équipe de France masculine de volley n’auront pas eu le même impact. Selon Céline Bressant, la principale explication à ce manque de vocations réside dans un déficit de communication : « Cette année, alors que l’équipe de France masculine est vice-championne d’Europe, aucun match de volley n’a été retransmis à la télévision ! ». Un sentiment que confirment les joueuses du DTVB Cassandra Champagnat et Priscilla Charpiot ; cette dernière regrette le « manque de médiatisation » de son sport, remarquant que « l’on voit le hand, mais pas le volley »…

Dégoûtés du volley par l’école ?

Autre explication avancée par Céline Bressant, la mauvaise image du volley en milieu scolaire : « Même si en réalité la partie technique n’est pas difficile, on a du volley l’image d’un sport très compliqué et difficile d’accès. Dans le monde scolaire il est très mal enseigné, et laisse une mauvaise image : ça fait mal, c’est difficile… Alors pour donner une image plus « douce » existent des formations en « baby volley », à partir de six ans, avec des installations et un matériel adaptés (filet plus bas, balles plus douces). Mais les parents ne le savent pas toujours ; c’est tellement plus facile d’aller taper dans un ballon de foot… ».

Un constat partagé par Corinne Chamard, qui remarque que « dans l’environnement scolaire, les enfants ne se font pas plaisir et gardent un mauvais souvenir des cycles de volley » : « Je pense que c’est une activité très dure à enseigner. Les cycles sont courts, et les enseignants qui se spécialisent sont assez rares en Bourgogne ».

2010-2011 : objectif maintien ?

N’allez pas demander à l’équipe quel est son objectif quant à son futur classement en Nationale 3 ! Si Céline Bressant ne peut que saluer la « bonne saison » réalisée, elle remarque néanmoins que l’année écoulée n’a « pas été très intéressante au niveau compétitif ». L’entraîneuse a cependant maintenu une dynamique, veillant à ce que l’équipe « s’entraîne comme en Nationale ». Mais elle reste très prudente : « Si la saison a été enrichissante pour la construction du groupe, je ne suis pas sûre qu’on soit préparées pour les adversaires qu’on aura à affronter en Nationale 3 dès septembre. Naturellement, la concurrence sera plus rude, et il va falloir en demander plus à l’équipe ».

Nouveaux enjeux, nouvelles contraintes

Une façon de mettre son équipe au défi ? Céline Bressant reste en tous cas très lucide quant aux difficultés et aux enjeux à venir : « Le retour en Nationale, je le sens difficile. Je ne suis pas sûre que les filles puissent s’investir un cran au dessus ; on va passer de 7 x 2 aller-retours, à 22 matches. Les déplacements auront lieu plus loin (Paris, voire Amiens ou Strasbourg), et on ne jouera plus le samedi après-midi, mais le dimanche, ce qui limitera le temps de repos ».

Une crainte partagée par Cassandra Champagnat, qui, si elle déclare « vivre à travers le volley qui est sa passion », estime néanmoins que ce retour en Nationale 3 va être « difficile » : « Je ne suis pas certaine que le collectif ait le niveau pour y aller ». Priscilla Charpiot, qui reconnaît pour sa part qu’elle « aimait bien ce petit côté régional, avec sa souplesse », note par ailleurs un « certain manque d’assurance » au sein de l’équipe : « Quand on gagne tout va bien, mais si on commence à perdre c’est plus dur. Peut-être nous manque t-il une meneuse… ».

Motivation et optimisme malgré tout

Au-delà de cette prudence légitime, c’est une motivation néanmoins profonde qui anime le groupe, à l’image de Corinne Chamard, qui plus que jamais reste optimiste : « Le National 3 est pour moi une nouveauté ; je sais que cela va être difficile, mais j’aime bien le challenge. Les nouvelles contraintes ne me posent aucun problème. Je m’investis à fond dans ce que je fais ». Enfin Maeva Boivin affirme même avec enthousiasme qu’elle a « hâte d’accéder en Nationale 3″ : « Pour moi, ce n’est que du bonheur ! C’est une nouvelle expérience dans laquelle je compte me donner à fond, car c’est la première fois pour moi… ».

Classement 2009 / 2010 du Championnat régional féminin Bourgogne :
1/ DIJON TALANT VB 27 points
2/ VBC CHALON SUR SAONE 25
3/ DIJON U.C. 22
4/ AUTUN 21
5/ SENS O C 20
6/ VB CHENOVE 20
7/ VB MACON 17
8/ C.S. FONTAINE 16

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Création et reprise d’entreprises : réunion de Tal’Réseau le 22 avril à Talant


Association "Tal' Réseau" : un soutien pour les créateurs d'entreprises

Association "Tal' Réseau" : un soutien pour les créateurs d'entreprises

L’association « Tal’Réseau » invite tous les entrepreneurs et porteurs de projets à sa 3ème réunion qui aura lieu le jeudi 22 avril à 19 h, salle Robert Schuman, rond-point de l’Europe à Talant. Bus Divia : ligne 11 – arrêt Logis de Bourgogne.

Thème de la soirée : la création et la reprise d’entreprise, en collaboration avec la Maison de l’Emploi de Talant et avec la participation de Pôle Emploi et de l’IFORE Bourgogne (Institut de Formation aux Entreprises de Bourgogne). L’IFORE interviendra plus spécifiquement sur les problématiques de transmission d’entreprise, notamment dans un contexte où la génération des « baby-boomers » part massivement en retraite, avec des difficultés pour céder leur affaire.

Maître Profumo, avocat spécialisé, présentera le futur type d’entreprise situé entre le statut d’auto-entrepreneur et la SARL, actuellement étudié au Parlement.

« Tal’Réseau », créée au mois de février 2010 à Talant (Côte d’Or), est destinée à rassembler des entrepreneurs et des porteurs de projets afin de leur apporter conseils et soutien. Les réunions de Tal’Réseau mettent en rapport les membres de l’association avec des experts et structures liés à la vie de l’entreprise.

Contacts : talreseaudentreprendre@laposte.netseuxphilippe@yahoo.fr – Philippe Seux 06.08.00.22.95 – Ali Boukhatem 06.89.81.10.18
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Exclusif Grand Dijon : les plans Divia Bus / Tramway 2010 et 2013 complets en HD


Exclusif Grand Dijon : la carte du futur réseau de bus Divia 2010 complète en haute définition

Exclusif Grand Dijon : la carte du futur réseau de bus Divia 2010 complète en haute définition

Alors que le Grand Dijon a choisi d’attendre avant de communiquer sur les cartes des futurs réseaux Divia bus et tramway 2010 / 2013, Bourgogne 365 a choisi de les diffuser, en haute définition, pour permettre à chacun de connaître le sort de son quartier, sa ville, son lieu de travail… Si la seconde carte ne sera opérationnelle qu’en 2013, à la mise en service du tramway, en revanche le premier plan sera effectif au cours du second semestre 2010. Chacun remarquera que la situation « intermédiaire », de 2010 à 2013, verra l’essentiel des lignes de bus adopter leur configuration définitive, en préalable à l’arrivée du tramway…

Des documents restés confidentiels

Si le Grand Dijon semble déployer de réels efforts pour informer les riverains des zones de travaux liés au futur tram, en distribuant notamment des brochures « Info Travaux » dans les quartiers concernés, de leur côté les dijonnais ont tenté, en vain jusqu’alors, de se procurer les fameux plans. En effet, confidentialité oblige, peu d’informations officielles (et encore moins de commentaires) circulent à propos de ces futurs réseaux de transports en commun, comme l’illustre le site internet officiel du tramway dijonnais : http://www.letram-dijon.fr.

Exclusif Grand Dijon : la carte du futur réseau de tramway / bus Divia 2013 complète en haute définition

Exclusif Grand Dijon : la carte du futur réseau de tramway / bus Divia 2013 complète en haute définition

Laurent Bourguignat (UMP), Conseiller de quartier de la Fontaine-d’Ouche à Dijon, s’étonne de l’absence de concertation avec les usagers et de la non-publication de ces plans, alors qu’ils ont pourtant déjà été transmis aux élus locaux. Il remarque également que le réseau de transport en commun dijonnais aura connu quatre modifications en 10 ans : « Divia a été lancé en 2004 dans des conditions rocambolesques, alors que le réseau STRD remportait chaque année le prix du meilleur réseau de France. Dès le 3ème mois après la mise en service, de nouveaux bouleversements sont intervenus, ce qui est destabilisant, tant au niveau des familles ou des personnes âgées, qu’en termes de modification des flux automobiles sur l’agglomération ».

« Un choix politique »

Modification du réseau en 2010, arrivée du tramway en 2013 : vous voici donc désormais informés, et seuls juges. Nous avons néanmoins recueilli les réactions et observations de l’opposition municipale dijonnaise, Initiatives Dijon (seule à souhaiter s’exprimer sur la question), conduite par François-Xavier Dugourd (Conseiller municipal et Conseiller général de Côte d’Or). Ce dernier, dès le Conseil municipal du 1er février 2010, révélait « qu’une étude de la Chambre de Commerce de Dijon démontrait que 50 % des entreprises cotisantes au Versement Transport (c’est-à-dire 30 000 salariés) ne bénéficieraient pas du tramway, et que seul près d’un quart des salariés de l’agglomération seraient potentiellement en situation de faire le trajet domicile / travail en transport en commun, tramway ou bus ».

Selon François-Xavier Dugourd, « ces chiffres s’expliquent quand on constate qu’à l’exception du Parc Valmy (au Nord de la Toison d’or), le tracé du tramway évite l’essentiel des zones d’activité économique de l’agglomération : Chevigny-Saint-Sauveur, Cap Nord, Cap Sud, Longvic… ». Réponse de François Rebsamen, Sénateur-Maire socialiste de Dijon, et Président du Grand Dijon : « Il est faux de dire que les trois-quarts des salariés de notre ville ne seraient pas desservis par le tramway. Si vous pensez que le tramway, c’est juste là où il y a un arrêt, effectivement il y a un problème. Mais on peut aussi faire cinquante mètres à pied ».

Selon François-Xavier Dugourd, « ce tracé relève clairement d’un choix politique : relier le centre de Quétigny au centre de Chenôve ». Selon lui, « d’autres moyens de transports, tel un système de type bus à haut niveau de services, auraient permis de desservir davantage de destinations en parcourant bien plus de kilométres pour un coût nettement moindre ».

« Une rupture de charge »

Laurent Bourguignat, s’il reconnaît que « les dijonnais qui habiteront le long des lignes du tram bénéficieront incontestablement d’une qualité de service inégalée aujourd’hui », tient toutefois à mettre en garde : « Les difficultés se présenteront pour les habitants des autres quartiers qui devront prendre le bus, puis le quitter pour ensuite prendre le tramway lors d’une correspondance ». Selon lui, « on crée ainsi une rupture de charge qui va engendrer d’importantes contraintes et pertes de temps. Passé l’effet de nouveauté, les usagers risquent de constater que si le tram est un moyen de transport plus rapide, ce système de changements pourrait au final leur faire perdre du temps ».

Prenant pour exemple le quartier Montagne de Larrey (actuellement relié à la Place Darcy par la ligne 12 amenée à disparaître), le Conseiller de quartier de la Fontaine-d’Ouche relève que dès 2010, la nouvelle ligne 15 desservant le quartier mènera tout droit… à Chenôve, Marsannay-la-Côte et Perrigny-lès-Dijon ! Pour se rendre en centre-ville, l’usager devra désormais changer de bus, ou bien, à partir de 2013, prendre le tramway à la station Bourroches. Idem pour la future ligne 16 desservant le quartier Sainte Anne, qui réalisera tout un périple susceptible de doubler le temps de parcours, à moins que les gens ne choisissent de prendre le tramway lors d’une correspondance. Situation identique à Saint-Apollinaire, dont le terminus de la ligne de bus 10 sera trouvera aux Grésilles, où les usagers devront alors emprunter la ligne B du tramway.

Un tramway incontournable

Les lignes de bus, sortes de « ruisseaux » charriant leurs passagers vers les deux « fleuves » que seraient les lignes du tramway ? Laurent Bourguignat estime que « ce choix de rabattre sur le tramway les habitants des quartiers, via leur ligne de bus, est destiné à garantir le succès du tram, qui devient incontournable ».

Par ailleurs, alors que l’ensemble des acteurs publics ont consenti un important effort pour la rénovation urbaine et le développement des quartiers de la Fontaine d’Ouche et de Talant-Belvédère, certains s’étonnent de voir l’ « étoile » formée par le tramway incomplète à l’ouest de l’agglomération, alors que ces quartiers auraient pu légitimement prétendre au tram. Enfin, autre « victime » de cette nouvelle carte : le quartier Montchapet, avec la disparition de la ligne 12…

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ANRU Talant Belvédère : les futurs habitants découvrent le site Nachey (VIDEO)


"On n'a pas inauguré d'immeubles d'habitation HLM depuis plus d'une trentaine d'années" : Gilbert Menut, Maire de Talant, Conseiller général de la Côte d'Or et Vice-président du Grand Dijon, rappelle que la construction de 70 nouveaux logements sur le terrain dit "En Nachey" est la première grande réalisation du programme de renouvellement urbain sur le quartier du Belvédère à Talant (21), classé en Zone Urbaine Sensible (ZUS) depuis 1996, et intégré dans le contexte national de l'ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine). Un ilôt de verdure Conviés par Gilbert Menut et Joël Abbey (Président d'Orvitis, le bailleur social), les futurs habitants du quartier Nachey ont ainsi visité le site pour la première fois mardi 30 mars 2010. Ce qui surprend d'abord ces visiteurs, c'est la qualité de l'environnement naturel, un ilôt de verdure au nord-ouest de la Ville de Talant et de l’agglomération dijonnaise, ainsi que la vue dégagée sur le paysage. L’ensemble est construit sur un terrain pentu de 24 600 m², bordé par la rue de Nachey, la rue de la Citadelle et plusieurs vergers. Situé, comme le rappelle Gilbert Menut, "à deux pas de l'ensemble des services du quartier", le site Nachey fera la part belle aux espaces verts et aux piétons, en minimisant la présence des véhicules automobiles, qui trouveront néanmoins les espaces de garages et parking nécessaires. 70 logements pour accueillir au moins 200 habitants Le futur quartier Nachey comprend 70 logements spacieux intègrant la Très Haute Performance Energétique (THPE). Dans la partie haute du terrain sont implantés 15 logements pavillonnaires, Type 4 et Type 5, comprenant chacun un jardin privatif. Dans la partie basse se trouvent 55 logements collectifs, du type 2 au type 4. Chauffage collectif et production d’eau chaude fonctionnent au gaz. La moitié des logements collectifs permettent l’accessibilité aux personnes handicapées. Autre aspect essentiel de la rénovation urbaine du Belvédère à Talant, la construction de l’ensemble immobilier rue de Nachey permettra notamment de reconstituer l’offre de logements du quartier, suite à la démolition des immeubles situés aux 13, 15, 17 et 19 avenue du Mail. Malgré le bouleversement que représente ce nouveau départ, les habitants semblent plutôt impatients, et ne "regrettent rien", à l'image de Monique, Georges ou Anissa, qui nous confient leur impatience de profiter de leur propre jardin, et insistent sur le coût exorbitant du chauffage dans les logements voués à la démolition, avenue du Mail. "Des conditions d'habitation plus confortables, à des prix abordables" Par ailleurs, Gilbert Menut revient sur un autre aspect de l'opération, "créer des conditions d'habitation qui soient plus confortables, à des prix abordables". Selon lui, "si les professionnels savent construire des bâtiments de grande qualité, il ne faut pas pour autant que les tarifs soient dissuasifs pour ceux qui n'ont pas des moyens suffisants ; je pense qu'on a ici une bonne alliance entre qualité, économies d'énergie et accessibilité financière pour les familles". Prochaine étape : la livraison des pavillons, prévue à la fin de l'automne, puis celle des logements collectifs, programmée fin 2010 - début 2011. Le chantier, d'une durée estimée à 20 mois, est le plus avancé de l'agglomération dijonnaise dans le cadre de l'ANRU, qui concerne également les grands ensembles des Grésilles et de la Fontaine d'Ouche à Dijon, du Mail à Chenôve, du Centre-Ville à Quétigny ainsi que du Bief du Moulin à Longvic...
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