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Résultats du premier tour des Régionales : réactions PS / NC à Montbard (2 VIDEOS)


VIDEO 1/2. Christelle Silvestre : « Une bonne étape mais pas une victoire »
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VIDEO 2/2. Laurence Porte : « Patriat va devoir s’accomoder d’une tambouille à la sauce verte ou orange »
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Réactions recueillies par Michel Dor dimanche 14 mars 2010 à Montbard, à l’issue du premier tour de scrutin des élections régionales.

Christelle Silvestre : « Une bonne étape mais pas une victoire »

Christelle Silvestre, Maire socialiste de Montbard et colistière de François Patriat, fait part de sa « très bonne impression » à la clôture du scrutin : « La liste dont je fais partie est arrivée en tête, malgré l’absence des Verts. Nous avons recueilli plus de voix que François Sauvadet, alors qu’au dernières élections régionales, Jean-Pierre Soisson et François Sauvadet obtenaient plus de voix que nous. C’est un très bon résultat, une bonne étape, mais ce n’est pas une victoire : il faut combattre l’abstention, toujours importante, et il faut que la suite se passe bien parce qu’il y a encore des négociations ce soir pour rallier les partenaires ».

Laurence Porte : « Patriat va devoir s’accomoder d’une tambouille à la sauce verte ou orange »

Laurence Porte, conseillère municipale Nouveau Centre de Montbard, choisit quant à elle de mettre en avant la « cohérence politique » de la majorité présidentielle : « Avec 34,41 % des suffrages exprimés, je pense que François Sauvadet peut être satisfait du score très honorable qu’il réalise à Montbard, au vu de la conjoncture actuelle pour la majorité présidentielle. On a beaucoup vu François Sauvadet à Montbard, et ça a été une stratégie payante, notamment dans certains quartiers où il fait d’excellents scores, comme les quartiers du Faubourg ou Corbeton. Par contre, pour nuancer l’analyse, le score est en faveur de François Patriat dans les quartiers Beugnon, Saint Pierre : peut-être y a t-il un petit problème de stratégie, qui n’a pas été gagnante comme espérée. Maintenant il faut attendre le second tour ; une chose est sûre, c’est que le programme de la majorité présidentielle ne changera pas et que la même liste sera présentée dimanche prochain. Je souhaite bonne chance au Président sortant qui va devoir maintenant s’accomoder d’une petite « tambouille », peut-être à la sauce verte, à moins que ce ne soit à la sauce orange »…

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Lionel Jospin à Dijon : « Le bilan de François Patriat est bon » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/lionel_jospin_francois_patriat_ps_dijon_bourgogne365.flvL’homme se fait habituellement si rare que sa visite à Dijon, à deux jours du premier tour, a forcément créé l’événement dans cette campagne des élections régionales : l’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin était en effet dans la Capitale des Ducs de Bourgogne vendredi 12 mars, pour dédicacer son dernier ouvrage « Lionel racontre Jospin », et surtout pour apporter son soutien à François Patriat, Président du Conseil régional de Bourgogne et tête de liste PS pour ces Régionales 2010.

« J’ai beaucoup apprécié François Patriat »

Lionel Jospin, ne tarissant pas d’éloges sur l’actuel Président du Conseil régional de Bourgogne, revient sur l’histoire de ses relations avec François Patriat : « J’ai mieux appris à apprécier les qualités de François Patriat lorsque, quand j’étais Premier ministre, je lui ai confié la mission très délicate de définir des approches raisonnables sur les problèmes de la chasse. La façon concrète et intelligemment conciliatrice avec laquelle il a essayé de rapprocher les points de vue entre écologistes et chasseurs a véritablement révélé ses qualités. Quand, ensuite, j’ai eu à procéder à un changement de gouvernement, j’ai pensé immédiatement à lui comme ministre de l’agriculture, et je l’ai beaucoup apprécié dans cette fonction ».

Selon l’ancien Premier ministre, « rentrer en campagne n’a pas été une rupture pour François Patriat, qui était un Président extrèmement actif, très présent sur le terrain : il s’est naturellement engagé dans un travail de conviction, de défense de son bilan et de propositions nouvelles pour les six ans qui viennent. Il veut convaincre jusqu’au dernier moment, et par cet engagement, il témoigne de son respect pour le citoyen et pour l’électeur ».

« Je ne dis pas que c’est gagné »

Si Lionel Jospin ne manque pas d’évoquer les derniers sondages, qui confirment que « la gauche est largement en tête et qu’en son sein, les écologistes et le Parti Socialiste sont dans une bonne position », il tient néanmoins à rester prudent : « Je ne dis pas que c’est gagné ; rien ne remplace le vote. Il faut donc se mobiliser pour le 14 mars, et ensuite rassembler pour gagner le 21″.

« Bons bilans »

Selon l’ancien Premier ministre, cette dynamique retrouvée a plusieurs explications : « On voit que les bilans de nos présidents de régions, et notamment celui de François Patriat en Bourgogne, sont de bons bilans. On l’explique aussi quand on voit l’échec de la politique du gouvernement et du Président Sarkozy, démontrées par l’impopularité du Président, et celle, bien que moindre, du Premier ministre François Fillon ».

Autre motif, selon Lionel Jospin, pour voter à gauche lors de ces Régionales : la réforme des collectivités territoriales. Selon l’ancien Premier ministre, « le gouvernement essaye de justifier cette réforme du mode de scrutin des régions par le supposé taux d’abstention, mais en réalité cette confusion entre conseils généraux et conseils régionaux, et le fait d’utiliser un scrutin de liste à un tour, est simplement conçu pour qu’une liste minoritaire au premier tour puisse empocher la majorité d’entrée de jeu, ce qui est une manipulation ».

Revenant cette fois sur son propre bilan, Lionel Jospin s’en prend au Président de la République : « A propos de l’insécurité, Sarkozy oppose les statistiques de mes cinq années de gouvernement aux chiffres publiés depuis. Mais ce qu’il oublie de dire, c’est que les agressions les plus graves, les violences dirigées contre les personnes, l’insécurité dans les établissements, se sont beaucoup aggravées depuis 2002″.

Pas de candidature Jospin en 2012

Quant à l’échéance présidentielle de 2012, s’il estime que « cela concerne l’ensemble de nos concitoyens et naturellement les socialistes dont les chances seront réelles », Lionel Jospin se cantonne au rôle de « simple citoyen, mais qui a une certaine expérience politique ». Précisant qu’il « soutiendra le candidat socialiste en 2012″, Lionel Jospin signifie cependant clairement qu’il ne sera pas celui-là…

François Patriat, pour sa part, rappelle qu’hormis cette visite de Lionel Jospin, il n’avait jusqu’alors, dans le cadre de cette campagne, « demandé aucun soutien ». Selon le Président du Conseil régional de Bourgogne, cette venue, « qui n’est pas faite de façon calculée », est « simplement l’illustration des valeurs auxquelles il croit, et qu’il partage avec Lionel Jospin : l’amitié, la fidélité et la fierté du travail accompli ».

« Proximité et de simplicité »

Soulignant sa « grande joie » de recevoir Lionel Jospin, le Président du Conseil régional de Bourgogne insiste sur le caractère de « proximité et de simplicité » de la rencontre, même si, selon lui, les gens ont une véritable admiration pour l’ancien chef du gouvernement, un respect pour la parole qu’il donne et pour la hauteur de vue du message qu’il transmet aujourd’hui ».

Enfin, revenant à son tour sur la période 1997-2002, François Patriat « regrette que beaucoup de ses amis ne pensent pas aujourd’hui à valoriser ce bilan que nous avons en commun et à contrecarrer les fausses vérités qu’on a dites sur cette époque ».

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Jean-François Kahn à Dijon : « Pour le MoDem, le problème n’est plus d’être au centre » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/jean_francois_kahn_francois_deseille_modem_bourgogne365.flvBien que n’ayant pas directement pris part à ces élections régionales 2010, le journaliste et écrivain Jean-François Kahn (domicilié dans l’Yonne) a néanmoins apporté son soutien à plusieurs listes du MoDem, dont celle de François Deseille en Bourgogne, lors d’une réunion publique organisée mercredi 10 mars à Dijon, au Cellier de Clairvaux, en présence de Nathalie Griesbeck, députée européenne MoDem, et des trois têtes de liste départementales Isabelle Bonnicel (Nièvre), Jean Rapenne (Saône et Loire) et Pascal Henriat (Yonne).

« Aucune démagogie, seulement du concret »

Tenant à « marquer son amitié » pour François Deseille, Jean-François Kahn rappelle qu’il a déjà « partagé une bataille » avec le leader régional du MoDem, lors des européennes 2009 à l’occasion desquelles le journaliste et écrivain était tête de liste MoDem pour le Grand Est. Mais la principale motivation de ce soutien, selon Jean-François Kahn, réside dans la posture de François Deseille : « Aucune démagogie, mais seulement du concret, des propositions intéressantes et originales, à partir d’une véritable expérience du terrain ».

Par ailleurs, Jean-François Kahn relève que François Deseille n’a pas prononcé une seule fois le mot « centriste » : « Deseille a tout compris ; aujourd’hui, compte tenu du bouleversement considérable du monde, le problème n’est plus d’être au centre, car entre deux erreurs, le milieu n’est qu’une synthèse d’erreurs. Entre le résistant et le SS, la vérité n’est pas au milieu, elle est ailleurs, au-delà : si cette position a pu avoir un sens, par rapport à une gauche étatiste et engluée dans son dogme, et à une droite ultra-libérale, il faut aujourd’hui tout recomposer, parce que c’est un monde neuf ».

« La mission des journalistes, c’est de dire quand on nous ment »

Rappelant son parcours de journaliste et de directeur de publication, Jean-François Kahn déplore une certaine « dérive » du journalisme : « La mission des journalistes, c’est de dire quand on nous ment. Lors des Européennes, plutôt que de faire des grands discours de propagande, nous avons organisé des réunions pour expliquer la crise financière. Mais certains politiques ont dit que l’on pourrait ramener les déficits de 10% à 3% du PIB (soit 100 milliards d’euros) en quatre ans, sans impôts nouveau, ni politique de rigueur ! Si les journaux avaient fait leur boulot en disant ce qui n’allait pas et devait être corrigé, ils auraient eu plus d’influence sur le Président, qui se serait amélioré et serait dans une meilleure position aujourd’hui. On ne rend pas service à ses propres idées quand par lâcheté on n’ose plus dire ce que l’on devrait dire ».

Jean-François Kahn s’élève ensuite contre la position « d’opposant » choisie par l’UMP, alors que le parti présidentiel dirige le pays : « Certes, au-delà du gouvernement, la crise est en grande partie responsable de l’augmentation du chômage et des déficits, mais pouvait-on imaginer un jour que les candidats de l’UMP oseraient dire que les responsables du chômage sont les présidents socialistes de régions ? Que Sarkozy, qui a tous les pouvoirs, s’empare des derniers contre-pouvoirs qu’il n’a pas (les régions), n’est pas souhaitable. Mais il ne faut pas non plus que ce contre-pouvoir soit d’une seule couleur, et il est important d’y intégrer de la diversité et de la différence ».

« Adapter les formations aux besoins des entreprises »

Pour sa part, François Deseille, tête de liste régionale du MoDem en Bourgogne, revient sur plusieurs points de son programme, dont il précise qu’il a été construit « avec des gens qui sont experts dans leurs domaines : santé, université, développement économique ». Selon François Deseille, « la première action à réaliser est un audit des besoins des entreprises en matière d’emploi, car si ces dernières nous disent qu’elles sont prêtes à embaucher, elles ont en revanche des difficultés pour trouver des personnes qualifiées : la priorité est donc d’adapter les formations aux besoins des entreprises, et ce dès le lycée en orientant les élèves dans cet objectif ».

Constatant les difficultés des jeunes à obtenir des stages, « première étape vers l’emploi », François Deseille avance l’idée, proposée par les Jeunes Démocrates, d’un « portail électronique du stage, pour qu’un jeune de la Nièvre, par exemple, puisse trouver plus facilement un stage dans l’Yonne ».

Priorité aux PME, TPE et artisans

Rappelant que la Bourgogne a perdu 30 000 emplois en un an et que 150 000 personnes y vivent dans la précarité, François Deseille affirme que c’est d’abord en soutenant les PME, TPE et artisans que l’emploi pourra être aidé : « 80% de l’emploi privé en Bourgogne est pris en charge par des entreprises de moins de 10 salariés. Leur principale difficulté est que les banques ne leur donnent pas les lignes de crédit suffisantes, ce qui occasionne de plus en plus de difficultés de trésorerie. La Région doit créer un fonds de cautionnement pour aider les entreprises à passer ce cap difficile qu’est la crise ».

Le TER à un euro

Enfin François Deseille souhaite « aider la mobilité, notamment des jeunes, au niveau des transports en TER » (compétence du Conseil régional) : « Comment inciter les gens à prendre le TER quand on se rend compte qu’un aller-retour Dijon-Nevers coûte 60 euros, et même 72 euros pour Dijon-Sens ? » D’où la proposition du MoDem de créer une « Carte Jeunes » permettant d’obtenir un billet de TER pour un euro.

Mais toutes ces propositions ne doivent pas, selon le leader régional du Mouvement Démocrate, faire oublier l’importance de la bonne gestion des deniers publics : c’est ce qu’il appelle la « MoDem Touch », cette volonté des élus démocrates de rester « soucieux de la maîtrise budgétaire dans toutes les collectivités où ils sont présents »…

Régionales 2010 : Jean-François Kahn et Nathalie Griesbeck avec François Deseille et les têtes de liste départementales du MoDem en Bourgogne

Régionales 2010. Jean-François Kahn et Nathalie Griesbeck (députée européenne) avec les têtes de liste MoDem en Bourgogne (de g. à d.) : Pascal Henriat (Yonne), François Deseille (tête de liste régionale), Isabelle Bonnicel (Nièvre) et Jean Rapenne (Saône et Loire)

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François Sauvadet : « Le PS ment sur la suppression de la taxe professionnelle » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/francois_sauvadet_montbard_bourgogne365.flv« Les engagements que nous prenons, nous les porterons » : ainsi François Sauvadet, tête de liste régionale Nouveau Centre / UMP, insiste t-il sur les probables dissensions internes qui pourraient, selon lui, agiter la future coalition de gauche, avec ou sans MoDem : « Pour notre part, on ne sera pas dans une coalition de circonstance, à se demander si on va vraiment arriver à faire ce qu’on a dit parcequ’on a des désaccords sur le fond, alors que cela risque de se produire si la coalition sortante était reconduite ».

Taxe professionnelle : « Le PS pratique la désinformation »

François Sauvadet l’affirme, il veut « avancer dans cette élection en vérité et en sincérité, face à la démagogie et aux propos irresponsables de la gauche ». Au coeur de la bataille, la réforme des collectivités territoriales et la suppression de la taxe professionnelle décidée par le gouvernement : « Dans la Nièvre, des responsables sportifs ont voulu me rencontrer, pour me dire qu’à cause de la suppression de la taxe pro, on ne pourrait plus financer le mouvement sportif et les clubs : c’est exactement la désinformation à laquelle se livre partout le PS, y compris dans les communes qui ne touchent pas la taxe pro (il y en a 200 en Côte d’Or). François Patriat ose écrire des lettres aux lycées de Bourgogne en leur disant que compte tenu de la suppression de la taxe pro, il ne pourrait pas faire dans les lycées les travaux qui étaient prévus : mais c’est un mensonge ».

Pour sa part, François Sauvadet « assume la suppression de la taxe professionnelle » : « Quand on veut défendre l’emploi et éviter la délocalisation de groupes industriels, le meilleur choix est de supprimer l’impôt qui pèse sur l’investissement pour le réorienter vers un prélèvement sur la richesse produite par l’entreprise. Quand on taxe l’investissement, on taxe l’emploi de demain. Par ailleurs, cette mesure est une bonne nouvelle pour les petites entreprises qui emploient dans chacune de nos communes ».

« L’objectif premier de la région du 21ème siècle, c’est la formation pour l’emploi »

François Sauvadet considère que le travail est, pour lui, « la première des dignités » : « J’ai récemment rencontré des jeunes qui traversent actuellement des difficultés. Or, la moitié d’entre eux n’a aucune formation. Ainsi nous voulons développer le pré-apprentissage, qui est une belle voie pour permettre à un jeune de découvrir un métier, alors que la gauche ne veut pas de ce dispositif parcequ’elle considère qu’engager un jeune à aller dans une entreprise, c’est le livrer au monde du travail ». En outre, le chef de file Nouveau Centre / UMP compte favoriser la création de 5000 postes dans les métiers du développement durable et de la maîtrise de l’énergie.

D’autre part, François Sauvadet juge inconsciente la proposition socialiste de faire passer chaque année 1000 agriculteurs à la production bio : « Il faut être fêlé pour faire une proposition comme ça, non pas parcequ’il ne faut pas passer au bio, mais parcequ’il faut un marché derrière ; qui va pouvoir payer du bio ? ».

Enfin, retrouvant son rôle de Président du Conseil général de Côte d’Or, François Sauvadet rappelle qu’il « continue dans ce cadre à aider les communes du département, alors qu’en Saône et Loire, Arnaud Montebourg (Président PS du Conseil général) a décidé la suppression de 56 millions d’euros d’aide aux communes ». Enfin, François Sauvadet souligne qu’il n’est « pas normal que la Bourgogne soit si en retard en matière de haut débit, malgré les efforts du Conseil général »…

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François Fillon soutient Sauvadet en Bourgogne : « Les jeux ne sont pas faits » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/fillon_sauvadet_chevigny_bourgogne365.flvAprès les visites de Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet, David Douillet, Hervé Morin, Christian Estrosi et Eric Woerth, la campagne de François Sauvadet a atteint son point d’orgue vendredi 5 mars avec la venue à Chevigny Saint Sauveur (Côte d’Or) du Premier ministre François Fillon, devant un public conquis d’avance comptant 1200 personnes venues des 4 départements de la région.

Le premier ministre a tout d’abord tenu à rappeler « tout le plaisir qu’il avait à retrouver François Sauvadet » : « Depuis 2007, nous travaillons quotidiennement ensemble. Grâce à l’alliance centre / droite, nous avons réussi à faire voter au parlement plus de 60 réformes, et nous n’aurions pas pu le faire sans le climat que François Sauvadet a largement contribué à créer entre nos formations politiques » (NDLR François Sauvadet est Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée Nationale).

Figure imposée pour ce type de grand’messe électorale, François Fillon n’a pas manqué de saluer l’ensemble des colistiers, avec une mention particulière pour Jean-Paul Anciaux, tête de liste départementale en Saône et Loire (mon « compagnon de toujours » selon le Premier ministre), Henri de Raincourt (Yonne) et Jean-Luc Martinat (Nièvre). Quant à François Sauvadet, François Fillon affirme qu’il a « démontré au Conseil général de Côte d’Or son savoir- faire », et assure « apprécier sa franchise, respecter son ouverture et son indépendance d’esprit »…

« En démocratie, rien n’est jamais ni gagné ni perdu d’avance »

Parmi les principaux leitmotivs du Premier ministre : tenter de répondre au fatalisme ambiant dans les rangs de l’UMP quant aux résultats probables de ces élections régionales (partagé par Jean-Pierre Soisson, qui la semaine dernière « ne voyait pas la droite gagner en Bourgogne »). Minimisant l’ensemble des enquêtes d’opinion donnant François Patriat grand vainqueur le 21 mars, François Fillon a tenu à affirmer « à ceux qui pensent que les jeux sont faits, qu’ils sous-estiment les électeurs et le pouvoir des urnes ». Selon François Fillon, « en démocratie, rien n’est jamais ni gagné ni perdu d’avance ».

« Une gauche en ordre dispersé »

Insistant sur le fait que « la droite est rassemblée dès le 1er tour dans cette élection », François Fillon a opposé la « cohérence politique de la majorité présidentielle » à « une gauche qui se présente en ordre dispersé parcequ’elle n’a pas de ligne politique et qu’elle est incapable de trancher entre la social-démocratie et le vieux socialisme nostalgique ». Selon le Premier ministre, « la confusion la plus totale règne entre entre les modernes, les anciens, les Verts et les trotskistes : sur des dossiers comme l’aéroport de Dijon-Longvic, la gauche adoptera t-elle la position socialiste ou écologiste ? »

« Ne pas utiliser la décentralisation comme une arme anti-gouvernementale »

En réponse aux présidents de conseils régionaux socialistes qui défendent le principe de régions « boucliers territoriaux et sociaux face à la politique du gouvernement », le Premier ministre rappelle que s’il est « comme François Sauvadet, partisan de la décentralisation et de 26 régions fortes, ces régions doivent se mettre au service de la France et pas de leurs seuls intérêts ». Selon lui, « les socialistes expliquent aux Français que les régions doivent empêcher le gouvernement de mettre en oeuvre les réformes qui sont nécessaires au redressement de notre pays, alors que nos régions n’ont pas vocation à être des forteresses dressées contre l’Etat ».

Par ailleurs, François Fillon est revenu sur le bilan social du gouvernement : « Nous avons réformé les régimes spéciaux, mis en oeuvre le Revenu de Solidarité Active (RSA), réformé les règles de la représentativité syndicale, alors que la gauche n’a jamais pris une seule mesure sur aucun de ces sujets et que le PS a toujours fait preuve de la plus grande démagogie sur la question des retraites ».

Enfin, comment le Premier ministre aurait-il pu oublier la thématique récurrente de la sécurité ? Sous des tonnerres d’applaudissements, il a ainsi revendiqué avoir fait baisser la délinquance de 14%, instauré les peines plancher, et annoncé la publication au Journal Officiel de la loi sur les bandes, « permettant à la Police d’interpeler et de déférer devant les tribunaux ceux qui s’organisent en bandes pour faire régner la violence et la peur dans les quartiers »…

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Houpert / Depierre : « La Bourgogne de Patriat sur le podium des derniers » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/houpert_depierre_sauvadet_bourgogne365.flvUn député, un sénateur-maire, un conseiller général et un maire : c’est le quatuor (Bernard Depierre, Alain Houpert, Marc Frot, Fabienne Lépy) qui a accompagné François Sauvadet à Montbard, afin de défendre les couleurs de la majorité présidentielle devant environ 250 personnes, dans le cadre de la campagne pour les élections régionales 2010.

La première attaque du sénateur-maire de Salives Alain Houpert est sans concession : « La Bourgogne de François Patriat est sur le podium des derniers ». Un argument repris ensuite par le député de la 1ère circonscription de Côte d’Or Bernard Depierre, selon lequel « la Bourgogne a eu la médaille d’argent pour l’accroissement des impôts, l’avant-dernière place au niveau des investissements, un bugdet de communication multiplié par 2, des effectifs augmentés de 75% hors agents des lycées ».

Mais Bernard Depierre suggère également l’existence d’un « arrangement entre socialistes », déclarant que « le Président du Conseil régional est le banquier de la ville de Dijon » et qu’ainsi « le Maire de Dijon est le principal bénéficiaire de toutes les subventions du Conseil régional ». Selon le député, « même les socialistes de Chalon sur Saône, Nevers ou Auxerre, lui reprochent cette attitude partisane ».

Parmi les priorités avancées par Bernard Depierre, « une vraie économie pour la Bourgogne avec une échelle européenne, une université qui reconquiert ses lettres de noblesse et un soutien aux grands projets régionaux (branches sud et ouest du TGV, plan Renaissance de l’aéroport de Dijon-Longvic) ». Le député en profite d’ailleurs pour rappeler le « manque d’unité de la gauche, entre socialistes et Verts, sur ces questions ».

Par ailleurs, Bernard Depierre rappelle « l’importance des pôles de compétitivité bourguignons (pôle nucléaire et Vitagora) et des six pôles d’excellence obtenus par la Côte d’Or grâce à François Sauvadet, qui ont permis d’obtenir des moyens du gouvernement ».

Enfin, comment passer à côté de la brûlante question de l’identité nationale ? Selon Bernard Depierre, « c’est un moyen de permettre à toute personne vivant en France, quelles que soient ses origines, d’en respecter les règles, le drapeau et la Constitution pour que la France retrouve sa sérénité… ».

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François Sauvadet : « Je reviendrai à Montbard » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/francois_sauvadet_christelle_silvestre_bourgogne365.flvCampagne électorale oblige : aucun déplacement d’un responsable politique n’est tout à fait neutre. Ainsi, quand François Sauvadet, Président (Nouveau Centre) du Conseil général de Côte d’Or, député de la 4ème circonscription et candidat à la Présidence de la région Bourgogne, décide de rencontrer, dans une brasserie de Montbard, des jeunes issus des quartiers de la ville, Christelle Silvestre, Maire socialiste de Montbard (et candidate sur la liste de François Patriat), n’apprécie guère la démarche. Et le fait savoir.

En effet, quelques heures après le déplacement dans sa commune du « Colosse de Vitteaux », Christelle Silvestre aurait déclaré que « cette visite était destinée à saboter l’action municipale qu’elle conduisait », ajoutant que cette rencontre avec des jeunes Montbardois, organisée selon elle en catimini, « n’avait d’autre objectif que de critiquer l’action de la municipalité auprès des jeunes ».

Devant la caméra de Bourgogne 365, Français Sauvadet se dit « stupéfait » et juge que le propos n’est « pas sérieux » : « Ce n’est pas la première fois que je viens rencontrer des jeunes à Montbard. J’ai souhaité discuter avec eux de leurs parcours et des conditions dans lesquelles on pouvait mieux préparer leur avenir et leur formation. En revanche, on n’a pas parlé de la municipalité, qui est assez grande pour se diriger ».

Estimant par ailleurs « qu’une commune n’est pas une parcelle de la République dans laquelle aucun autre élu ne peut entrer », François Sauvadet a averti qu’il « reviendrait rencontrer des jeunes et des habitants parceque c’est son rôle de parlementaire et de candidat qui veut prendre en charge le développement économique et l’emploi dans la région »…

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François Deseille : le MoDem face « au PS qui se gauchise et à l’UMP qui se droitise » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/deseille_modem_montbard_bourgogne365.flvSelon François Deseille, « les systèmes apportés par le PS ou l’UMP ne marchent pas ». Rappelant les propos de Jean-François Kahn lors de la campagne des Européennes 2009 en Bourgogne (et ceux de Jacques Chaban-Delmas quelques années plus tôt), la tête de liste MoDem préconise une « Troisième voie, celle du rassemblement des compétences » : « On veut apporter une nouvelle offre politique ».

« On a des gens compétents avec nous »

Selon François Deseille, peu importe les étiquettes, l’objectif est de partager les mêmes valeurs humanistes : « On a sur notre liste des gens compétents, qui ne sont pas forcément des professionnels de la politique. Ce sont des personnes ancrées dans la vie quoditienne : chefs d’entreprises, médecins, pharmaciens, professions libérales, commerçants ».

Quant aux politiques, le MoDem prône l’ouverture : « Ce n’est pas du débauchage, mais plutôt un rassemblement autour de valeurs communes et sur un programme. Nous avons été rejoints par des gens du PS regrettant la gauchisation de la liste socialiste alliée avec un Parti Communiste « dur », et par des déçus de la droitisation de l’UMP (dont les députés suppléants Claude Balestrieri en Saône et Loire et Danielle Juban en Côte d’Or, qui selon François Deseille « ne sentait plus vraiment ses valeurs humanistes représentées au sein de l’UMP »).

Economie, développement durable et services publics

Au delà d’une situation difficile liée à la crise économique, François Deseille note que « les PME, TPE et artisans, malgré un taux de chômage actuellement important, ont des difficultés à trouver du personnel ». Il pose ainsi le problème de la formation, qui selon lui « doit être adaptée aux besoins des entreprises ».

Autre point du programme du MoDem : « faire de la Bourgogne une référence environnementale ». François Deseille souhaite ainsi développer le concept de « Green Valley », regroupant et mutualisant les moyens d’entreprises tournées vers le développement durable et l’environnement : « Au niveau du photovoltaïque, des entreprises allemandes sont installées en Saône et Loire mais ne font que de l’assemblage d’éléments fabriqués en Allemagne. Au niveau des matériaux de construction il n’y a rien en Bourgogne ; pourtant le domaine de l’environnement peut créer beaucoup d’emplois à l’avenir ».

Enfin le MoDem souhaite « maintenir la proximité en conservant les services publics sur l’ensemble du territoire bourguignon » : « L’Etat dit qu’il va rétablir des services publics de proximité alors qu’ils supprime des écoles, des bureaux de poste, des tribunaux et des hôpitaux comme celui de Decize dans la Nièvre, malgré ses 350 accouchements par an ».

Extraits d’une réunion à Montbard avec la présence de Pierre Bordat (Candidat MoDem aux Régionales) Dominique Grimpret (candidat MoDem, 1er adjoint à la Mairie D’Ahuy, vice président du Grand Dijon), Joël Couche (candidat MoDem), Marie-Thérèse Pinter (candidate MoDem, conseillère municipale d’Epoisses) et Evelyne Grandchamp-Daragon (candidate MoDem, conseillère municipale de Chatillon Sur Seine).
Images de la visite de la SAS Georges Viel (fabrication de caisses en bois) employant 25 personnes à Crépand, près de Montbard.

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Christian Estrosi : la gaffe qui fait rire les socialistes (VIDEO)


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Lundi 15 février, Christian Estrosi, maire UMP de Nice et ministre chargé de l’Industrie, a effectué une visite officielle dans plusieurs entreprises de Saône-et-Loire, avant de participer, à Blanzy, à un meeting de soutien à François Sauvadet dans le cadre des élections régionales.

A la tribune, le ministre conclut son propos en appelant le public à « soutenir François PATRIAT », avant de se rendre immédiatement compte de son lapsus… Et de corriger le tir, précisant que « François Sauvadet est un ami ». Une gaffe que le PS se plaît à rappeler, tel le sénateur-maire de Dijon François Rebsamen (voir la vidéo), lors du meeting de soutien à François Patriat organisé salle Devosge dans la capitale régionale.
Images de Christian Estrosi : montceau-news.com

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Hollande, Patriat, Rebsamen : « 3 François » en campagne à Dijon


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Triptyque inhabituel ce 24 février à Dijon : exit le match des « 3 François » (Sauvadet, Patriat, Deseille). Cette fois, ce sont « 3 François » qui font campagne ensemble : Hollande, Patriat, Rebsamen. Ancien Premier secrétaire du Parti Socialiste jusqu’en 2008 et actuel député et Président du Conseil général de la Corrèze, François Hollande a reçu salle Devosge un accueil de « superstar », acclamé par les militants et les responsables régionaux du PS.

Campagne pour les régionales ou tribune pour les présidentielles de 2012 ? Même si François Hollande estime que « l’enjeu est national », la question pourrait se poser, vu la virulence de ses attaques contre Nicolas Sarkozy : insécurité, désorganisation du territoire, crise sociale, hausse du chômage, inégalités, discours sur l’identité nationale destiné -selon François Hollande- à récupérer les voix du Front National… L’ancien Premier secrétaire du PS veut ainsi « sectionner la branche sur laquelle le Président est assis afin de le faire revenir sur terre »…

Petite dédicace à l’actuelle direction du PS ? François Hollande tient en effet à rappeler qu’ « en 2004, aux dernières élections régionales (époque où il dirigeait le PS), toute la gauche était unie derrière ses candidats », insistant sur la situation actuelle de la gauche, « qui aurait cette manie de la division, de la séparation et de la dispersion ».

François Rebsamen regrette également cette relative désunion en Bourgogne : « François Patriat a tout tenté pour rassembler, dès le premier tour, les Verts, qui ont co-géré cette région avec l’équipe sortante ; ces derniers ont refusé cette main tendue en choisissant de partir seuls au premier tour ; c’est leur choix, que nous respectons, mais c’est dommage ».

Enfin, si François Hollande remarque « l’adhésion tardive de François Sauvadet à l’UMP, ayant représenté l’UDF aux dernières Régionales », il constate néanmoins que « la droite est unie, rassemblée dans un seul parti », et souhaite à François Patriat « un score élevé au premier tout afin de simplifier les rassemblements au second tour »…

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