http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/regionales_2010_philippe_hervieu_europe_ecologie_ps_bourgogne365.flvComme François Sauvadet se plaît à le rappeler, si la liste de la majorité présidentielle ne connaît pas de changement entre les 1er et 2nd tour de ces élections régionales, il n’en est pas de même pour la liste conduite par François Patriat : c’est ainsi que six candidats issus de la liste Europe Ecologie (qui a obtenu 9,84 % au premier tour en Bourgogne) rejoignent l’équipe PS-PRG-PCF pour le second tour. Seulement, ce rassemblement ne s’est pas fait sans difficultés ; c’est ce que rappelle Philippe Hervieu, mercredi 17 mars, Salle Devosge à Dijon, devant des militants des 4 formations réunies (ainsi que du MoDem), et en présence de François Rebsamen et Arnaud Montebourg…
« La gauche de nouveau rassemblée »
« Au terme de 15 heures de discussions, nous avons signé, lundi dernier, un nouvel accord. La gauche est de nouveau rassemblée ». Ainsi commence l’intervention de Philippe Hervieu (Verts), vice-président sortant du Conseil régional et tête de liste au premier tour pour Europe Ecologie, qui, cependant, va rapidement tempérer l’enthousiasme du public de la salle Devosge : « Comme dans tout accord, il y a des points positifs et des points négatifs, et on ne peut pas ne pas parler de ces derniers ».
« Le vote des électeurs n’a pas été respecté »
Philippe Hervieu rappelle alors que « le respect strict de la proportionnelle devait permettre d’obtenir sept élus pour Europe Ecologie sur la liste d’union, alors que l’accord ne nous en concède que six. En dépit d’un accord national, le vote exprimé par les électeurs en faveur d’Europe Ecologie n’a pas été respecté. Ca a été quelque chose de difficile pour nous, d’autant que nous sommes en Bourgogne dans le « bas » de ce qui a été négocié ». Et Philippe Hervieu ajoute que c’est Emilie Mallet (tête de liste en Côte d’Or) qui a « fait les frais de ce qui était à prendre ou à laisser ».
2 vice-présidences et 2 présidences de commissions
Pourquoi, alors, avoir accepté ces conditions ? Afin de justifier l’accord, Philippe Hervieu précise que c’est « le comité de pilotage de la campagne (27 personnes à parité, Verts et gens issus de la société civile) qui l’a accepté, considérant que la Bourgogne avait besoin d’élus écologistes et qu’il fallait participer à l’exécutif régional ». Ainsi Philippe Hervieu annonce (comme si d’ailleurs, les résultats du second tour étaient connus), que les écologistes « auraient 2 vice-présidences et 2 présidences de commissions : l’une concernant l’économie sociale et solidaire, (à laquelle Philippe Hervieu a déjà travaillé pendant 6 ans), l’autre les lycées avec notamment la mise en oeuvre des politiques d’isolation thermique »…
« Un programme bon, et même très bon »
Selon Philippe Hervieu, « cet accord a été possible parce que le programme négocié avec le PS, le PRG et le PCF est bon, et même très bon : on a considéré qu’il fallait un véritable dispositif pour la reprise d’entreprises par les salariés afin de revivifier les campagnes. Par ailleurs, le refus de nouvelles subventions au projet de relance de l’aéroport Dijon-Longvic était important, ainsi que la réorientation de l’activité du pôle nucléaire Bourgogne en pôle de l’excellence métallurgique, car un pôle uniquement axé sur le nucléaire fait prendre un gros risque aux salariés travaillant dans ce domaine, à la merci d’un changement technologique ou d’un nouveau Tchernobyl qui mettrait immédiatement 12 000 personnes sur la paille »…


