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Cantonales 2011 : suspense… seulement en Côte d’Or (2 VIDEOS)


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Même si la mandature issue de cette élection sera limitée à trois ans, jusqu’à la mise en place en 2014 des conseillers territoriaux remplaçant à la fois les conseillers généraux et régionaux, l’enjeu de ces cantonales 2011 n’en est pas moins crucial : à un an du grand rendez-vous présidentielles-législatives de 2012, et après un scrutin régional 2010 à l’allure d’un vote-sanction, le camp présidentiel compte bien « sauver les meubles », en maintenant au moins les majorités issues des cantonales de 2008 (où la droite avait perdu 9 départements, conservant 43 conseils généraux contre 58 pour la gauche, sur un total de 101 départements).

En Bourgogne, peu de surprises à l’horizon dans la Nièvre et dans l’Yonne

L’UMP semble assurée de conserver une nette majorité dans l’Yonne où 22 cantons sur 42 sont renouvelables en mars 2011. L’actuel Président du Conseil général, Jean-Marie Rolland (UMP – Union pour l’Avenir de l’Yonne), élu pour la première fois dans le canton de Vermenton en 1992, visera un quatrième mandat. A noter : l’ambition affichée par le Front National d’obtenir un siège au Conseil général, celui du canton de Sens sud-est, avec la candidature du Conseiller régional Edouard Ferrand, suppléé par Maria De Kinderen (aux cantonales de mars 2004, le tandem avait obtenu 23,80 % des voix au premier tour, puis 21,72 % lors d’une triangulaire au second tour).

Dans la Nièvre, où 16 cantons sur 32 sont renouvelables, le PS reste indéboulonnable, malgré une progression régulière de la droite à Nevers, et le départ de l’actuel Président du Conseil général. En effet, l’ancien député et sénateur socialiste Marcel Charmant, élu à Nevers-est, n’est plus candidat à sa succession. Un renouvellement des responsables socialistes nivernais qui se poursuit, après la démission de l’ancien Maire de Nevers, Didier Boulaud…

Saône et Loire : Montebourg renforcé ?

En Saône et Loire (28 cantons renouvelables sur 57), où la majorité départementale a plusieurs fois basculé en 30 ans, la gauche ne semble pas menacée (disposant de 38 sièges contre 19 à la droite), et pourrait poursuivre sa progression initiée depuis 1998, notamment sur les cantons de Givry ou Sennecey le Grand. Malgré certains cantons dits « fragiles » pour la gauche (Beaurepaire en Bresse, Cuiseaux, Mâcon-Centre et Mâcon-Sud) , et une « morosité » locale dénoncée même par certains élus socialistes sur fond de coupes budgétaires, l’actuel Président du Conseil général Arnaud Montebourg, qui annonçait en janvier sur France-Inter qu’il ne se représenterait pas aux législatives en 2012, devrait ainsi conserver la présidence du département.

Côte d’Or : une élection sensible

« La Saône et Loire bougonne, la Côte d’Or rayonne » ; si la phrase amuse certains proches de François Sauvadet, l’heure est néanmoins à l’inquiétude dans les rangs de la majorité UMP – Nouveau Centre du Conseil général de Côte d’Or. La majorité ne peut en effet s’appuyer que sur un seul siège d’avance, obtenu en 2008 grâce au ralliement tardif de Marc Frot, alors conseiller général MoDem de Baigneux-les-Juifs, en contrepartie du départ de Louis de Broissia (UMP) de la Présidence, au profit du centriste François Sauvadet (NC). Marc Frot, ayant depuis rejoint le Nouveau Centre, a ainsi confirmé son appartenance au groupe majoritaire.

L’enjeu est donc de taille pour la gauche qui avait cru voir son heure arriver en 2008. Il l’est sans doute encore davantage pour la droite, qui compte bien conserver ce département traditionnellement favorable. L’attention se cristallise maintenant sur les quelques cantons susceptibles de confirmer ou de renverser la majorité. Parmi les 21 cantons renouvelables (sur les 43 que compte le département), seuls quelques-uns semblent susceptibles de basculer, mais essentiellement en faveur de la droite.

Les cantons à surveiller

Ainsi, se fondant sur son large succès aux municipales de 2008 à Auxonne, certains observateurs pronostiquent une victoire de Raoul Langlois dans le même canton. Plus timidement, on parle aussi d’un retour à droite des cantons de Nuits Saint Georges, Arnay le Duc et même Is sur Tille.

Autre canton-clef : Montbard, que François Sauvadet a d’ailleurs choisi pour présenter officiellement sa liste « Initiatives Côte d’Or » et donner le coup d’envoi de sa campagne, le 21 janvier. Le Président du Conseil général compte sur Laurence Porte pour ravir le canton à Robert Grimpret, élu du Parti Radical de Gauche.

Forces en présence

Le Maire PRG de Moutiers Saint Jean, Robert Grimpret, élu du Groupe Forces de Progrès (opposition départementale) depuis 1998, est candidat à sa propre succession, sa suppléante étant Christelle Silvestre, maire PS de Montbard (malgré l’opposition de Patrick Molinoz, maire de Venarey les Laumes et secrétaire départemental du PRG). A sa gauche, Robert Fourgeux sera également candidat, pour le Parti Communiste. Enfin, Bruno Diano (VOIR NOTRE VIDEO) représente le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon.

A droite, alors que le projet de candidature du Maire d’Eringes Fabienne Lépy ne semble pas se concrétiser, Laurence Porte (VOIR NOTRE VIDEO) reste l’unique candidate. En tout état de cause, cette dernière est la seule à avoir obtenu l’investiture de la majorité départementale conduite par François Sauvadet. Enfin, le Front National ne semble pas (pour l’instant) devoir déclarer de candidat dans le canton.

Place aux jeunes ?

Si un point commun semble rapprocher Laurence Porte (Nouveau Centre) et Bruno Diano (Parti de Gauche), c’est bien la motivation et l’énergie qu’ils déploient lors de cette campagne. Face aux deux « Robert » (Grimpret et Fourgeux), les deux candidats affichent un dynamisme volontaire, au rythme de leurs réunions et déplacements dans tout le canton. Et surtout, l’ambition de gagner cette élection.

Un horizon dégagé pour Laurence Porte ?

Pour la Conseillère municipale d’opposition de Montbard, l’heure est à l’optimisme : forte d’une image jeune et énergique, Laurence Porte mène sur le terrain une campagne dynamique, avec une présence permanente de part et d’autre du canton. La candidate affirme qu’elle « adhère totalement au bilan global de la présidence de François Sauvadet à la tête du Conseil général », insistant sur les valeurs qu’elle partage avec le Président du département, valeurs qu’elle définit comme une « subtile alliance entre la solidarité et la liberté ». Elle qualifie François Sauvadet « d’homme de réflexion et d’action, le seul capable de tirer le département vers le haut ».

Concrètement, Laurence Porte affirme qu’elle privilégiera les dépenses d’investissement, les besoins sociaux et la protection environnementale. Selon elle, « les maires sont en droit d’attendre que leur conseiller général vienne à eux régulièrement pour exposer son travail, et les réunisse autour d’une table pour discuter de la faisabilité de tel ou tel projet et pour réfléchir ensemble à la juste et cohérente répartition des aides, sans choix partisan ». Enfin, Laurence Porte revient sur un des projets phares du Conseil général : « 2011 est une grande année pour l’aménagement du territoire de la Haute Côte d’Or avec l’ouverture du MuséoParc d’Alésia ».

Bruno Diano : l’élection de trop pour Robert Grimpret ?

Pour sa part, Bruno Diano, habitué des manifestations et luttes sociales, revendique également une forte présence sur le terrain, et considère que le candidat sortant Robert Grimpret est « à la traîne, élu depuis très longtemps ». Le candidat du Parti de Gauche dénonce la « surreprésentation importante du PRG qui ne représente que 2 % des voix et dispose de cinq élus à l’Assemblée départementale », jugeant la situation « injuste et choquante, quand on sait que le Front de Gauche, qui représentait aux dernières élections, européennes puis régionales, 6 à 7 % des voix, n’a aucun représentant en Côte d’Or ».

Un PCF qui « regarde dans le rétroviseur »

Quand au candidat du PCF Robert Fourgeux, Bruno Diano est également sévère : « Le PCF s’accroche à des bastions passés et il regarde trop dans le rétroviseur au lieu d’aller de l’avant avec ceux qui étaient prêts à faire une union sincère et véritable ». Le Maire de Crépand critique également l’absence sur le terrain du candidat communiste : « Une campagne comme celle des cantonales ne se décide pas à la dernière minute en faisant du porte à porte dans les quinze derniers jours ; cela demande des mois, voire des années de travail, où il faut aller de village en village. C’est l’exemplarité de ce qu’on fait tous les jours depuis des années, comme c’est mon cas à Crépand depuis 21 ans en tant que Maire ».

« Quand on veut gagner, comme moi, une élection cantonale ne se prépare pas à la dernière minute » ; Bruno Diano souhaite « représenter la gauche sociale et aussi écologique », sans oublier son « coeur de cible » : « Il y a ici un milieu relativement modeste, assez pauvre, avec 1700 emplois industriels qui ont besoin d’être soutenus comme je l’ai fait lors du mouvement pour les retraites ».

Une alliance possible avec le PS

Si, faute de pouvoir représenter une union de toutes les gauches, Bruno Diano pense qu’il pourrait représenter le Front de Gauche à ces élections, le candidat n’exclut pas non plus une alliance avec le PS : « J’ai de très grands amis au PS, puisque j’en viens. Si j’étais en 2ème position au 1er tour, j’appelerais à soutenir le candidat de gauche arrivé en tête, comme je l’ai toujours fait. J’ai peut être des ambitions plus sociales ou plus environnementales, mais chacun son programme, et que le meilleur gagne »…

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François Sauvadet commente les manifestations: « Je crois qu’on trompe le peuple » (VIDEO)


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(Philippe le Bel) « Partout on crie, partout on se plaint du renchérissement du blé et de la modicité des salaires. Ceux qui crient ne peuvent pas comprendre que ce qu’ils réclament, que je voudrais leur donner, dépend du temps et non de ma volonté ».
(Son confesseur) « Sire, ne leur demandez pas de comprendre, ils cesseraient vite d’obéir ».
(Philippe le Bel) « Le Peuple… jamais unanime, sauf dans l’ingratitude ».

Extrait des « Rois maudits » de Maurice Druon, membre de l’Académie Française. L’écrivain a placé dans la pensée politique du Roi de France Philippe le Bel (1268 – 1314) des propos très contemporains. Pour Philippe le Bel, la raison d’Etat doit dominer toutes les autres. Durant son règne, Philippe le Bel constatera que le pouvoir est une chose amère…

Après avoir donné, dans nos précédents reportages, la parole aux manifestants et aux opposants (syndicats et partis politiques) à la réforme des retraites menée par Nicolas Sarkozy, François Fillon et Eric Woerth, Bourgogne 365 a choisi aujourd’hui de confier à François Sauvadet, Député de la 4ème circonscription de Côte d’Or, Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale et Président du Conseil général de la Côte d’Or, le soin de commenter les dernières images des mouvements de grève de ce mois d’octobre, dont le succès ne semble pas décroître…

« Arrêtons de faire de la démagogie »

L’argument est souvent repris par la majorité présidentielle : nos voisins, y compris ceux dirigés par des gouvernements de gauche, ont déjà entamé les réformes « nécessaires ». François Sauvadet souhaite ainsi démontrer que le choix du gouvernement est pour lui incontournable : « Dans tous les pays industrialisés, on fait cet effort pour garantir les systèmes de retraite. D’autres pays ont réussi, comme l’Allemagne qui est dans une situation économique meilleure. Avec des niveaux de prélèvements beaucoup plus élevés que dans les autres pays d’Europe, nous avons la nécessité de réduire les dépenses de la nation, car notre accumulation de déficits est telle que les intérêts de la dette que nous avons à rembourser constituent pratiquement le premier budget en France. Ce n’est pas supportable de laisser nos enfants payer cette absence de choix ».

Si François Sauvadet se déclare « très engagé sur les questions de la situation des femmes, des polypensionnés, de la pénibilité et de ceux qui ont commencé à travailler tôt », en revanche l’essentiel de la réforme est pour lui inévitable, relevant d’un « choix clair pour nous tous ». Et si, dans l’hypothèse d’un retour aux affaires en 2012, une partie des responsables socialistes ont annoncé le rétablissement de la retraite à 60 ans, ce projet est jugé « impossible » par le député Nouveau Centre : « De grâce, arrêtons de faire de la démagogie ; je crois qu’on trompe le peuple en disant qu’on reviendra sur ces mesures d’âge ; c’est absolument impossible, sinon on continuera de creuser des trous ».

« Du délire complet »

Alors que le 15 octobre, François Patriat (sénateur PS et Président du Conseil régional de Bourgogne) exprimait sa sympathie devant « l’inquiétude d’une jeunesse adulte et digne qui proteste partout dans nos villes bourguignonnes à Chalon, Digoin, Cosne sur Loire, Decize, Dijon, Mâcon, Toucy, Tournus », François Sauvadet, refusant de blâmer les lycéens engagés dans le mouvement, préfère mettre en cause les « organisateurs » : « Penser que l’on va garantir le système par répartition en disant à des lycéens de 15-16 ans de descendre dans la rue pour manifester en faveur de la retraite à 60 ans, ce n’est pas un choix responsable ; c’est même franchement du délire complet ».

« Ne pas faire moins, mais faire mieux »

Enfin, au-delà de la réforme des retraites, François Sauvadet revient sur la réorganisation de l’Etat qu’il juge nécessaire : « D’autres ont réussi l’assainissement de leurs finances publiques, non seulement par des réformes positives, mais aussi en réorganisant leurs services. Il faut que l’on continue ce mouvement engagé par le gouvernement, que l’Etat se concentre sur ses missions essentielles et arrête les dépenses inutiles ; cela veut aussi dire réorganiser l’ensemble de la fonction publique ».

Mais à ceux qui voient dans la « rigueur » une menace pour la sécurité sociale et les services publics, François Sauvadet tient à préciser sa position : « Réduire les déficits donc les dépenses, cela ne veut pas dire faire moins dans tous les secteurs, mais faire mieux, notamment en recherchant toutes les voies d’économie. Je pense notamment aux niches fiscales, pour lesquelles je souhaite que les efforts de réduction consentis par le gouvernement soient encore plus importants, en faisant une évaluation de l’utilité de chacune d’entre elles ».

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Rentrée sociale : la gauche ne bat pas en « retraite » (VIDEO)


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« S’il y a quelque chose à attendre au niveau des mouvements sociaux, c’est à la rentrée. Ce projet de réforme des retraites est profondément injuste et je vois difficilement les choses se tasser » : faisant allusion le 13 juillet à Alain Juppé qui se disait « droit dans ses bottes » peu avant les grandes grèves de 1995, Frédéric Ravenet, conseiller municipal PS de Montbard, souhaite visiblement maintenir la pression sur le gouvernement malgré la fermeté affichée par le Président de la République Nicolas Sarkozy, qui déclarait récemment que « beaucoup de monde dans la rue ne le ferait pas reculer » et que « le calendrier de cette réforme serait maintenu ».

La CGT mène le cortège à Montbard lors de la manifestation du 7 septembre, avec des revendications allant au-delà de la lutte contre le projet de réforme des retraites

La CGT mène le cortège à Montbard lors de la manifestation du 7 septembre, avec des revendications allant au-delà de la lutte contre le projet de réforme des retraites

« Un projet de loi inique et injuste »

Estimant que « le Président s’est laissé emporter dans une espèce d’arrogance qui agace un peu tout le monde », Frédéric Ravenet juge néanmoins le résultat de la manifestation du 13 juillet 2010 « plutôt décevant », mettant cette faible participation sur le compte de la période estivale ainsi que du « manque de conjonction entre syndicats, partis politiques et associations ».

En revanche, Bruno Diano (maire de Crépand et représentant du Parti de Gauche) préfère afficher une certaine unité entre les organisations : « On a réussi à se mettre d’accord entre le Parti Socialiste, le Parti de Gauche, le Parti Ouvrier Indépendant et le Nouveau Parti Anticapitaliste, ainsi qu’avec des associations comme ATAC, pour demander le retrait de ce projet de loi inique et injuste ».

Les slogans sont nombreux pour rappeler l'attachement des manifestants à la retraite à 60 ans, contre le projet porté par Nicolas Sarkozy, François Fillon... et surtout Eric Woerth

Les slogans sont nombreux pour rappeler l'attachement des manifestants à la retraite à 60 ans, contre le projet porté par Nicolas Sarkozy, François Fillon... et surtout Eric Woerth

La négociation… ou le retrait

Revenant sur le succès des manifestations précédentes, le maire de Crépand prévient : « Le Président, qui fait preuve d’une mégalomanie incommensurable et commet une erreur grave à ne pas écouter les gens en difficulté, devrait s’occuper de ce qui se passe dans la rue, parce que le mécontentement monte, tout comme le nombre de manifestants, passé de 600 000 à 2 millions entre le 1er mai et le 24 juin 2010″. Enfin, Bruno Diano estime que « si le projet de loi n’est pas amendable (le gouvernement avait précisé que l’âge de 62 ans pour le départ à la retraite ne serait pas négociable), il faudra aboutir à son retrait (…) d’autant qu’il a été déposé de manière vicieuse la veille d’un 14 juillet ».

Un avertissement que confirme Edith Danry, représentante du Parti Ouvrier Indépendant : « Bien que ce soient les vacances, le gouvernement continue à avancer. Nous on n’est pas d’accord, et on veut manifester notre volonté de voir ce projet de réforme des retraites retiré ».

Christelle Silvestre, maire socialiste de Montbard, présente lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites porté par l'UMP

Christelle Silvestre, maire socialiste de Montbard, présente lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites porté par l'UMP

Cigales ou fourmis ?

Réalités économiques contre nécessités sociales : le débat ne date pas d’hier, mais le contexte de ce reportage, tourné à Montbard (Côte d’Or) en donne une illustration particulière : la ville de Montbard, suite à une gestion précédente que certains qualifieront de « débridée », hérite il y a trois ans d’une municipalité socialiste. Devant l’ampleur du gouffre financier, la nouvelle municipalité est contrainte de geler ses projets d’investissements, de réduire les dépenses de fonctionnement, d’augmenter les impôts locaux de 10%… Pas question d’emprunter ou de négocier un redéploiement de la dette : toutes possibilités de rallonge ont été épuisées par la précédente municipalité. C’est donc une mairesse socialiste, Christelle Silvestre, qui aura le courage de faire passer un plan de rigueur et de faire consentir des sacrifices à bon nombre de citoyens…

Bruno Diano, maire de Crépand (21) et représentant du Parti de Gauche, lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites

Bruno Diano, maire de Crépand (21) et représentant du Parti de Gauche, lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites

Un combat perdu d’avance ?

A l’heure où les agences de notation scrutent chaque action budgétaire du gouvernement et où l’ensemble des Etats européens réajustent leurs équilibres financiers et taillent dans leurs dépenses, les organisations syndicales et les partis d’opposition pourront-ils mettre en échec cette réforme des retraites ? Quelle que soit l’impopularité du projet, le gouvernement semble tenir bon. Et si la mesure est à contre-courant des enquêtes d’opinion, l’UMP pourrait présenter cette réforme comme un modèle de courage politique. A l’image d’un certain François Mitterrand, en 1981, qui avait voulu passer au-delà des sondages pour abroger la peine de mort…

Slogan intergénérationnel pour la CFTC, également présente à la manifestation du 7 septembre 2010 contre la réforme des retraites

Slogan intergénérationnel pour la CFTC, également présente à la manifestation du 7 septembre 2010 contre la réforme des retraites

Epilogue illustré

7 septembre 2010. Bien que n’ayant pas entamé la volonté du gouvernement (le Premier ministre François Fillon exclura dès le lendemain toute nouvelle concession, déclarant que « lâcher autre chose, ça veut dire ne plus assurer le financement des retraites »), le rendez-vous à une marche de contestation sur le thème du retrait du projet de loi de réforme des retraites fait le plein. Un peu plus de 1.300 manifestants ce 7 septembre à Montbard, contre mille le 24 juin 2010. On retrouve toute la force mobilisatrice des principaux syndicats ouvriers, dont la CGT qui se taille la part du lion. En second plan, tous les représentants des partis politiques d’opposition, représentés à l’Assemblée Nationale ou pas. En second plan, parce que la lutte contre le départ en retraite à 62 ans se veut avant tout une action syndicale unitaire (photos).

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La Bourgogne, lanterne rouge en matière d’action économique : intox ? Philippe Baumel nous répond (VIDEO)


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Après avoir observé, en pleine campagne des Régionales 2010, un palmarès publié par l’Expansion plaçant la Bourgogne en tête des régions les mieux gérées financièrement, c’est sur un classement nettement moins brillant que nous revenons en ce début d’été : en effet, les Echos ont récemment publié le résultat d’une enquête sur l’action économique des 22 régions françaises. Et, surprise, la région Bourgogne est classée… en dernière position !

Une dizaine de critères

Selon nos confrères des Echos, ce classement, réalisé par la société Sémaphores (« cabinet de conseil et d’expertise spécialisé dans les relations sociales et le développement local » – groupe Alpha), est fondé sur une dizaine de critères parmi lesquels le soutien à l’innovation et à la création d’entreprise, la politique de l’emploi ou la prise en compte des enjeux environnementaux. Et les critiques adressées à l’ensemble des régions françaises sont plutôt sévères : soutien insuffisant en faveur du développement économique endogène, tropisme en faveur de l’innovation et de la high-tech, focalisation sur les grands projets d’implantations industrielles, voire méconnaissance du monde de l’entreprise…

Néanmoins, certaines régions s’en sortent mieux que d’autres, à l’image de Rhône-Alpes, Alsace ou Haute-Normandie, qui, selon les auteurs de l’étude, « ont accordé une plus grande importance à la cause économique ». PACA, Languedoc-Roussillon et Bretagne, bien classées également, auraient, selon Sémaphores, « privilégié une politique d’innovation ». De leur côté, en queue de classement, la Corse et la Bourgogne semblent avoir peu convaincu les « experts », qui les jugent « trop affaiblies pour faire beaucoup mieux que pallier leurs difficultés initiales ».

« Aucun des services de la Région n’a été contacté »

Philippe Baumel, Vice-président du Conseil régional de Bourgogne chargé des affaires économiques, Maire PS du Breuil (Saône et Loire) et Vice-président de la Communauté Urbaine Le Creusot-Montceau (CUCM), s’estime « très surpris » de cette sentence. Toutefois, il insiste sur le fait que ce mauvais classement « n’a pas été véritablement établi par un journaliste des Echos, mais par un cabinet privé spécialisé qui travaille généralement en partenariat avec les régions pour évaluer leur travail, notamment en matière d’action économique ».

Selon Philippe Baumel, « on ne comprend pas très bien, à la lecture de l’article, quelle est la grille de lecture qui a permis de constituer le classement en question ». Le Vice-président du Conseil régional de Bourgogne est d’autant plus « troublé » d’obtenir tel résultat, qu’aucun des services du Conseil régional n’aurait été contacté par Sémaphores afin de donner des informations nécessaires pour réaliser cette enquête.

Représailles ?

Plus grave : Philippe Baumel précise que les services de la Région l’ont alerté sur le fait qu’il avaient été contactés il y a quelques semaines par le fameux cabinet Sémaphores, pour une offre de services à laquelle le Conseil régional n’a pas donné suite. Ce qui fait craindre à M. Baumel « qu’il n’y ait pas eu une indépendance totale en la matière, avec un cabinet qui veut être prestataire de services pour celui qu’il analyse, alors qu’une évaluation ne peut être dépendante d’une relation commerciale ». Selon lui, « si Sémaphores travaille avec de nombreuses régions, celles qui n’ont pas retenu les services de ce cabinet se retrouvent en bas de la page ».

Environnement, gestion financière, action économique… Quel sera le prochain palmarès des régions ? Quoi qu’il en soit, Philippe Baumel ne souhaitera visiblement pas s’y attarder, indépendamment du résultat : « Avec François Patriat, on essaye de ne pas dévier de nos propres objectifs. Si on s’en tenait uniquement aux classements qui fleurissent chaque mois de-ci de-là, on serait déboussolés, tout simplement »…

A lire sur Les Echos : Action économique, le classement des régions

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Régionales Bourgogne 2010. François Sauvadet : « Et maintenant, cap 2014 ! » (VIDEO)


33,53 % : malgré un score supérieur de près d'un point et demi à celui recueilli par Jean-Pierre Soisson en 2004, François Sauvadet, député Nouveau Centre, Président du Conseil général de Côte d'Or et tête de liste NC / UMP pour ces élections régionales 2010 en Bourgogne, reconnaît lui-même qu'il "savait que cette élection serait très difficile, comme les résultats le montrent" (pour sa part, François Patriat a obtenu 52,65 %). "Cette campagne a été digne" Selon François Sauvadet, "cette campagne a été digne, malgré les difficultés que nous connaissions avant de nous y lancer. Certains m'ont dit que je prenais un risque personnel, mais quelle est cette conception de la politique qui voudrait qu'on reste dans son fauteuil quand les temps exigent autant d'engagement ?". Le député de Côte d'Or ajoute être "beaucoup allé sur le terrain rencontrer de nombreuses personnes, parceque cette crise profonde a frappé beaucoup de nos compatriotes, qui souffrent notamment d'avoir perdu leur emploi, et parceque les inquiétudes sont nombreuses dans le monde agricole et le monde rural". "30 jours pour prendre ma décision" La question paraît entendue, pourtant François Sauvadet n'a pas souhaité y répondre de façon définitive : alors qu'il ne peut cumuler son mandat de député, celui de Président du Conseil général de la Côte d'Or, et un statut de Conseiller régional, c'est -a priori-, ce dernier auquel la tête de liste NC / UMP devrait renoncer. Pour l'heure, François Sauvadet s'accorde néanmoins du temps : "Il ne vous a pas échappé que je suis élu Conseiller régional, donc je vais sièger et ensuite, comme la loi m'en donne la possibilité, j'aurai 30 jours pour prendre ma décision, que j'annoncerai à ce terme". "Voter Front National revenait à voter pour le Parti Socialiste" Alors que le cumul UMP / NC + Front National n'atteint pas les 50% et que François Patriat seul obtient la majorité absolue, François Sauvadet fait remarquer que "si le vote d'extrême-droite a été très marqué, il avait annoncé dès le premier tour que voter Front National revenait à voter pour le Parti Socialiste, en gelant un certain nombre de voix". Selon lui, ce vote en faveur du FN "exprime une réaction, un message qui témoigne des peurs, des inquiétudes et des réactions qu'ont eu nos compatriotes". "Notre résultat est supérieur à la moyenne de la majorité présidentielle sur le plan national" Quant à son principal adversaire, François Sauvadet déclare que "François Patriat a fait moins bien cette année qu'en 2004, alors que nous avons fait beaucoup mieux, notamment en Côte d'Or, où il y a eu des points de gagnés entre les deux tours. Par ailleurs, notre résultat est supérieur à la moyenne des listes de la majorité présidentielle sur le plan national. C'est aussi le signal de notre engagement, et d'une campagne que j'ai voulue sincère et tournée vers l'avenir". "Une opposition qui sera constructive et engagée" L'avenir, justement. Pour François Sauvadet, "dans cette période particulièrement difficile, nous avons porté une espérance de changement dans notre région. Cette campagne, nous l'avons voulue digne et orientée systématiquement vers l'avenir de la Bourgogne et notamment de ses grandes infrastructures. Tous les engagements que nous avons pris devant les Bourguignons, notre équipe va continuer de les porter pendant quatre ans au Conseil régional, dans une opposition qui sera constructive et engagée. Nous avons des voies nouvelles à offrir à nos compatriotes". "Je souhaite continuer à travailler pour l'avenir de la Bourgogne" Enfin, ajoutant qu'il était "très fier d'avoir mené ce combat avec les 3 têtes de listes départementales Jean Luc Martinat, Henri De Raincourt et Jean Paul Anciaux, François Sauvadet conclut en déclarant que sa détermination reste "totale" : "Ce que nous avons construit est porteur d'espérance pour les prochains combats. Il y aura d'autres enjeux, d'autres élections qui vont arriver. Je forme des voeux pour l'avenir de la Bourgogne auquel je souhaite continuer de travailler. Et maintenant, cap 2014 !" (NDLR : les élections des "délégués territoriaux" remplaçant les Conseillers régionaux et généraux, auront lieu en 2014).
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Régionales Bourgogne 2010. François Patriat : « Le 2ème score de France en triangulaire » (VIDEO)


52,65% : malgré une triangulaire, la liste PS / PCF / PRG / Europe Ecologie recueille la majorité absolue des suffrages lors de ce second tour des élections régionales en Bourgogne. Sa tête de liste régionale, François Patriat, le souligne : "Nous sommes le 2ème score de France en triangulaire. C'est assez exceptionnel de dépasser deux fois de suite les 52% au scrutin majoritaire. C'est la première fois dans l'histoire de la 5ème République que la majorité de la Région se maintient dans le camp du progrès".

"Une part d'adhésion qui siphonne des voix de la droite"

Loin de l'argument traditionnel du "vote de sanction anti-Sarkozy", François Patriat préfère donner à ce succès une explication toute régionale : "Il y a dans ce vote une part d'adhésion qui siphonne des voix de la droite. Je suis convaincu que des gens qui peuvent traditionnellement voter pour la majorité présidentielle se sont reportés sur nous, parcequ'ils préfèrent travailler avec nous et qu'ils ont plus confiance en nous qu'en les représentants de la majorité présidentielle en Bourgogne".

Selon François Patriat, "c'est sans doute un vote de préférence, mais c'est bien plus encore un vote d'espérance et d'humanité : les bourguignons espèrent que la région sera demain encore plus à leur écoute, et plus en mesure d'accroître son effort sur ses compétences. Ils attendent de nous la même force de proposition et surtout la même présence. Mais c'est aussi un vote de valeurs".

"Nous sommes majoritaires dans le canton de Vitteaux"

Et c'est sur ce plan des "valeurs" que François Patriat réserve ses premières attaques à François Sauvadet (tête de liste Nouveau Centre / UMP) : "La différence entre lui et moi, c'est sans doute que je suis un homme de conviction et qu'il y avait plus dans sa démarche une part d'ambition".(...) Il y a quand même des petits plaisirs dans cette campagne, quand je vois que nous sommes majoritaires dans le canton de Vitteaux et que nous avons 20 points d'avance sur lui en Côte d'Or, alors qu'il est président de ce département et qu'il y mène une politique que je considère tapageuse et injuste".

Ceci étant dit, François Patriat considère maintenant que "le temps du travail est venu" : "L'affrontement est terminé, oublions les petites phrases de la campagne et tournons-nous vers ce qui est notre tâche demain. Les Bourguignons ont exprimé une grande attente dans notre démarche : en quoi la Région peut leur être utile, peut-elle aider les grandes infrastructures, améliorer un peu leur pouvoir d'achat, intervenir à la marge sur la santé, le sport et la culture ? C'étaient les interrogations auxquelles nous avons répondu".

Epineuse question soulevée notamment par Philippe Hervieu lors de son intervention du 17 mars à Dijon (voir notre vidéo), la répartition des sièges entre les formations de gauche réunies derrière François Patriat : les Verts en demandaient sept, il en ont obtenu six. Mais selon François Patriat, "sans triangulaire, le score pour nous aurait été plus élevé : les Verts ont six élus, c'était ce qu'ils avaient dans la précédente majorité. Nous leur en avions proposé huit avant les élections, mais ils ont souhaité faire cavalier seul. Je peux comprendre leur démarche, et ils auront toute leur place : nous avons travaillé pendant six ans ensemble et ne divergeons que sur 5% du programme. On a dit qu'ils auraient  2 vice-présidences et ils les auront".

"L'équilibre des forces est respecté"

Quant au PRG (Parti Radical de Gauche), il déplore "n'avoir obtenu qu'un seul siège", là où François Patriat en voit deux : "Quand vous êtes quatre, vous êtes obligés de partager les sièges. Le PRG avait deux élus en 2004, il en a deux en 2010 ! C'est vrai qu'ils pouvaient espérer en avoir trois, mais nous pouvions aussi espérer en avoir un ou deux de plus. La montée du Front National fait que nous n'avons pas les sièges escomptés, mais je crois que l'équilibre des forces est respecté".

Enfin, François Patriat adresse un clin d'oeil aux autres présidents socialistes de régions réélus, parmi lesquels... Ségolène Royal : "Le score national montre que dans toutes les régions sortantes en métropole, les forces de gauche sont reconduites . Je suis fier pour mes amis de voir les progrès qui sont réalisés dans certaines régions, notamment la Bretagne, la Haute-Normandie, l'Aquitaine et Poitou-Charentes"...
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Régionales Bourgogne 2010. Christelle Silvestre (PS) : « Un double vote de confirmation » (VIDEO)


14ème sur la liste de François Patriat pour ce deuxième tour des Régionales, Christelle Silvestre, Maire socialiste de Montbard, ne siègera pas à Dijon, au Conseil régional. Elle tient néanmoins à exprimer sa satisfaction à l'annonce des résultats confirmant le succès de François Patriat à Montbard...

Notant tout d'abord le recul de l'abstention lors de ce second tour, Madame le Maire estime que cette participation accrue "légitime totalement un résultat qui conforte le candidat sortant François Patriat".

Par ailleurs, Christelle Silvestre, rappelant qu'elle est colistière de François Patriat, en déduit qu'il s'agit d'un "double vote de confirmation, à la fois pour François Patriat, mais aussi pour elle-même en tant que Maire de Montbard". Remarquant que ce scrutin "fait un peu passer la droite en retrait", Christelle Silvestre ajoute que "le phénomène est d'autant plus symptômatique, que François Sauvadet est député de cette circonscription, la 4ème de Côte d'Or".

"Un vote-sanction contre la politique du gouvernement"

Pour expliquer ce qu'elle qualifie elle-même de "bon résultat", Christelle Silvestre avance également l'explication d'un "vote-sanction contre la politique du gouvernement" : selon elle, "François Sauvadet, qui cautionnait complètement la politique nationale, en a subi les conséquences". Ainsi, si elle se félicite d'un résultat qui "ancre bien la ville à gauche", Madame le Maire est consciente que ce vote-sanction l'explique en partie, et en conclut que "rien n'est gagné" : "Ce n'est pas un capital pour l'avenir. Il faudra travailler encore, discuter et proposer des choses"...
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Régionales Bourgogne 2010. Patriat: « La Côte d’Or n’intéresse déjà plus Sauvadet » (VIDEO)


Vraie, ou fausse surprise ? S'exprimant salle Devosge à Dijon, devant les militants du PS, du PCF, du PRG et d'Europe Ecologie, François Patriat, Président PS du Conseil régional de Bourgogne et candidat à sa propre succession, a d'abord voulu marquer son "étonnement" : "On se voyait plutôt entre 26 et 30 %, et François Sauvadet (tête de liste régionale Nouveau Centre / UMP) à 30-32 % ; mais au delà d'un vote de préférence, le premier tour a vu l'expression d'un vote d'espérance".

Selon François Patriat, "ce vote est aussi la prise de conscience par les Bourguignons de ce qu'ils ne veulent pas. François Sauvadet a dit qu'il voulait faire en Bourgogne ce qu'il a fait en Côte d'Or ; mais l'argument est vain quand on oublie les aides soignantes et les foyers ruraux, quand on met à mal les centres sociaux et quand on abandonne les personnes qu'on a en charge".

"Fillon n'a pas dit un mot sur la Bourgogne"

François Patriat, dirigeant ses attaques sur François Sauvadet (et restant plutôt silencieux quant à Edouard Ferrand, tête de liste régionale Front National), affirme que son adversaire de la majorité présidentielle "lui reproche d'avoir fait une campagne nationale, alors que ce dernier a fait venir 12 ministres pour le soutenir" : "Nous avons beaucoup parlé de la région, alors que M. Fillon n'en a pas dit un mot lors de sa venue en Bourgogne, se contentant de dire que les socialistes veulent le pouvoir pour le pouvoir. Mais nous avons des convictions, alors que Sauvadet n'a que des ambitions".

Par ailleurs, François Patriat fait remarquer que "l'objectif pour François Sauvadet était d'être en première position en Côte d'Or" : "Pourquoi les Côte d'Oriens n'ont-ils pas majoritairement voté pour M. Sauvadet ? Il dirige le Conseil général depuis deux ans, mais ça ne l'intéresse déjà plus. Et s'il veut la Région, est-ce pour siéger ? François Sauvadet pense qu'il n'a pas vocation à être Conseiller régional, mais à être le chef".

"La droite est divisée entre majorité présidentielle et Front National"

Selon François Patriat, "l'autre objectif de Sauvadet était d'empêcher la montée du Front National ; mais avec son histoire d'identité et la façon dont l'UMP parle des immigrés, des étrangers et de la diversité, c'est impossible, car ils ont semé la désespérance. Ce n'est pas l'anxiété qui a fait monter le Front National, mais plutôt la colère. Désormais, si la gauche est complètement unie, je trouve face à moi dans les débats une droite divisée entre majorité présidentielle et Front National".

"Ce n'est pas l'abstention qui va gouverner"

D'autre part, François Patriat livre son opinion sur la question tant évoquée de l'abstention : "Sauvadet dit que ce n'est pas moi le grand vainqueur, mais plutôt l'abstention, car je n'ai fait que 15 % des inscrits. Mais ce n'est pas l'abstention qui va gouverner. Il n'y aura pas 57 Conseillers régionaux d'abstention ! A l'initiative de Xavier Bertrand, l'UMP a même répété que si les gens ne sont pas allés voter, c'est parce que les présidents socialistes de régions ne les intéressaient pas, et la Région non plus. C'est certainement pour cela que M. De Raincourt souhaite réformer les collectivités locales pour les faire disparaître".

Enfin François Patriat a tenu à revenir sur plusieurs points du programme de son adversaire : "L'UMP veut placer des caméras, des portiques et des policiers dans les lycées et les trains, mais en réduisant le nombre de fonctionnaires de 30 à 40 000 chaque année ; François Sauvadet veut le très haut débit pour tous, mais avec quelle technologie, et avec quel argent ? Le très haut débit en Bourgogne, ça représenterait plus de 500 millions d'euros ; ça, je ne sais pas faire"...
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Régionales Bourgogne 2010. Philippe Hervieu: « Un accord avec des points positifs et négatifs » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/regionales_2010_philippe_hervieu_europe_ecologie_ps_bourgogne365.flvComme François Sauvadet se plaît à le rappeler, si la liste de la majorité présidentielle ne connaît pas de changement entre les 1er et 2nd tour de ces élections régionales, il n'en est pas de même pour la liste conduite par François Patriat : c'est ainsi que six candidats issus de la liste Europe Ecologie (qui a obtenu 9,84 % au premier tour en Bourgogne) rejoignent l'équipe PS-PRG-PCF pour le second tour. Seulement, ce rassemblement ne s'est pas fait sans difficultés ; c'est ce que rappelle Philippe Hervieu, mercredi 17 mars, Salle Devosge à Dijon, devant des militants des 4 formations réunies (ainsi que du MoDem), et en présence de François Rebsamen et Arnaud Montebourg... "La gauche de nouveau rassemblée" "Au terme de 15 heures de discussions, nous avons signé, lundi dernier, un nouvel accord. La gauche est de nouveau rassemblée". Ainsi commence l'intervention de Philippe Hervieu (Verts), vice-président sortant du Conseil régional et tête de liste au premier tour pour Europe Ecologie, qui, cependant, va rapidement tempérer l'enthousiasme du public de la salle Devosge : "Comme dans tout accord, il y a des points positifs et des points négatifs, et on ne peut pas ne pas parler de ces derniers". "Le vote des électeurs n'a pas été respecté" Philippe Hervieu rappelle alors que "le respect strict de la proportionnelle devait permettre d'obtenir sept élus pour Europe Ecologie sur la liste d'union, alors que l'accord ne nous en concède que six. En dépit d'un accord national, le vote exprimé par les électeurs en faveur d'Europe Ecologie n'a pas été respecté. Ca a été quelque chose de difficile pour nous, d'autant que nous sommes en Bourgogne dans le "bas" de ce qui a été négocié". Et Philippe Hervieu ajoute que c'est Emilie Mallet (tête de liste en Côte d'Or) qui a "fait les frais de ce qui était à prendre ou à laisser". 2 vice-présidences et 2 présidences de commissions Pourquoi, alors, avoir accepté ces conditions ? Afin de justifier l'accord, Philippe Hervieu précise que c'est "le comité de pilotage de la campagne (27 personnes à parité, Verts et gens issus de la société civile) qui l'a accepté, considérant que la Bourgogne avait besoin d'élus écologistes et qu'il fallait participer à l'exécutif régional". Ainsi Philippe Hervieu annonce (comme si d'ailleurs, les résultats du second tour étaient connus), que les écologistes "auraient 2 vice-présidences et 2 présidences de commissions : l'une concernant l'économie sociale et solidaire, (à laquelle Philippe Hervieu a déjà travaillé pendant 6 ans), l'autre les lycées avec notamment la mise en oeuvre des politiques d'isolation thermique"... "Un programme bon, et même très bon" Selon Philippe Hervieu, "cet accord a été possible parce que le programme négocié avec le PS, le PRG et le PCF est bon, et même très bon : on a considéré qu'il fallait un véritable dispositif pour la reprise d'entreprises par les salariés afin de revivifier les campagnes. Par ailleurs, le refus de nouvelles subventions au projet de relance de l'aéroport Dijon-Longvic était important, ainsi que la réorientation de l'activité du pôle nucléaire Bourgogne en pôle de l'excellence métallurgique, car un pôle uniquement axé sur le nucléaire fait prendre un gros risque aux salariés travaillant dans ce domaine, à la merci d'un changement technologique ou d'un nouveau Tchernobyl qui mettrait immédiatement 12 000 personnes sur la paille"...
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Résultats du premier tour des Régionales : réactions PS / NC à Montbard (2 VIDEOS)


VIDEO 1/2. Christelle Silvestre : "Une bonne étape mais pas une victoire" http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/resultats_regionales_montbard_christelle_silvestre_ps_patriat_bourgogne365.flv VIDEO 2/2. Laurence Porte : "Patriat va devoir s'accomoder d'une tambouille à la sauce verte ou orange" http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/resultats_regionales_montbard_laurence_porte_nc_sauvadet_bourgogne365.flv Réactions recueillies par Michel Dor dimanche 14 mars 2010 à Montbard, à l'issue du premier tour de scrutin des élections régionales. Christelle Silvestre : "Une bonne étape mais pas une victoire" Christelle Silvestre, Maire socialiste de Montbard et colistière de François Patriat, fait part de sa "très bonne impression" à la clôture du scrutin : "La liste dont je fais partie est arrivée en tête, malgré l'absence des Verts. Nous avons recueilli plus de voix que François Sauvadet, alors qu'au dernières élections régionales, Jean-Pierre Soisson et François Sauvadet obtenaient plus de voix que nous. C'est un très bon résultat, une bonne étape, mais ce n'est pas une victoire : il faut combattre l'abstention, toujours importante, et il faut que la suite se passe bien parce qu'il y a encore des négociations ce soir pour rallier les partenaires". Laurence Porte : "Patriat va devoir s'accomoder d'une tambouille à la sauce verte ou orange" Laurence Porte, conseillère municipale Nouveau Centre de Montbard, choisit quant à elle de mettre en avant la "cohérence politique" de la majorité présidentielle : "Avec 34,41 % des suffrages exprimés, je pense que François Sauvadet peut être satisfait du score très honorable qu'il réalise à Montbard, au vu de la conjoncture actuelle pour la majorité présidentielle. On a beaucoup vu François Sauvadet à Montbard, et ça a été une stratégie payante, notamment dans certains quartiers où il fait d'excellents scores, comme les quartiers du Faubourg ou Corbeton. Par contre, pour nuancer l'analyse, le score est en faveur de François Patriat dans les quartiers Beugnon, Saint Pierre : peut-être y a t-il un petit problème de stratégie, qui n'a pas été gagnante comme espérée. Maintenant il faut attendre le second tour ; une chose est sûre, c'est que le programme de la majorité présidentielle ne changera pas et que la même liste sera présentée dimanche prochain. Je souhaite bonne chance au Président sortant qui va devoir maintenant s'accomoder d'une petite "tambouille", peut-être à la sauce verte, à moins que ce ne soit à la sauce orange"...
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