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Cantonales 2011 : suspense… seulement en Côte d’Or (2 VIDEOS)


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Même si la mandature issue de cette élection sera limitée à trois ans, jusqu’à la mise en place en 2014 des conseillers territoriaux remplaçant à la fois les conseillers généraux et régionaux, l’enjeu de ces cantonales 2011 n’en est pas moins crucial : à un an du grand rendez-vous présidentielles-législatives de 2012, et après un scrutin régional 2010 à l’allure d’un vote-sanction, le camp présidentiel compte bien « sauver les meubles », en maintenant au moins les majorités issues des cantonales de 2008 (où la droite avait perdu 9 départements, conservant 43 conseils généraux contre 58 pour la gauche, sur un total de 101 départements).

En Bourgogne, peu de surprises à l’horizon dans la Nièvre et dans l’Yonne

L’UMP semble assurée de conserver une nette majorité dans l’Yonne où 22 cantons sur 42 sont renouvelables en mars 2011. L’actuel Président du Conseil général, Jean-Marie Rolland (UMP – Union pour l’Avenir de l’Yonne), élu pour la première fois dans le canton de Vermenton en 1992, visera un quatrième mandat. A noter : l’ambition affichée par le Front National d’obtenir un siège au Conseil général, celui du canton de Sens sud-est, avec la candidature du Conseiller régional Edouard Ferrand, suppléé par Maria De Kinderen (aux cantonales de mars 2004, le tandem avait obtenu 23,80 % des voix au premier tour, puis 21,72 % lors d’une triangulaire au second tour).

Dans la Nièvre, où 16 cantons sur 32 sont renouvelables, le PS reste indéboulonnable, malgré une progression régulière de la droite à Nevers, et le départ de l’actuel Président du Conseil général. En effet, l’ancien député et sénateur socialiste Marcel Charmant, élu à Nevers-est, n’est plus candidat à sa succession. Un renouvellement des responsables socialistes nivernais qui se poursuit, après la démission de l’ancien Maire de Nevers, Didier Boulaud…

Saône et Loire : Montebourg renforcé ?

En Saône et Loire (28 cantons renouvelables sur 57), où la majorité départementale a plusieurs fois basculé en 30 ans, la gauche ne semble pas menacée (disposant de 38 sièges contre 19 à la droite), et pourrait poursuivre sa progression initiée depuis 1998, notamment sur les cantons de Givry ou Sennecey le Grand. Malgré certains cantons dits « fragiles » pour la gauche (Beaurepaire en Bresse, Cuiseaux, Mâcon-Centre et Mâcon-Sud) , et une « morosité » locale dénoncée même par certains élus socialistes sur fond de coupes budgétaires, l’actuel Président du Conseil général Arnaud Montebourg, qui annonçait en janvier sur France-Inter qu’il ne se représenterait pas aux législatives en 2012, devrait ainsi conserver la présidence du département.

Côte d’Or : une élection sensible

« La Saône et Loire bougonne, la Côte d’Or rayonne » ; si la phrase amuse certains proches de François Sauvadet, l’heure est néanmoins à l’inquiétude dans les rangs de la majorité UMP – Nouveau Centre du Conseil général de Côte d’Or. La majorité ne peut en effet s’appuyer que sur un seul siège d’avance, obtenu en 2008 grâce au ralliement tardif de Marc Frot, alors conseiller général MoDem de Baigneux-les-Juifs, en contrepartie du départ de Louis de Broissia (UMP) de la Présidence, au profit du centriste François Sauvadet (NC). Marc Frot, ayant depuis rejoint le Nouveau Centre, a ainsi confirmé son appartenance au groupe majoritaire.

L’enjeu est donc de taille pour la gauche qui avait cru voir son heure arriver en 2008. Il l’est sans doute encore davantage pour la droite, qui compte bien conserver ce département traditionnellement favorable. L’attention se cristallise maintenant sur les quelques cantons susceptibles de confirmer ou de renverser la majorité. Parmi les 21 cantons renouvelables (sur les 43 que compte le département), seuls quelques-uns semblent susceptibles de basculer, mais essentiellement en faveur de la droite.

Les cantons à surveiller

Ainsi, se fondant sur son large succès aux municipales de 2008 à Auxonne, certains observateurs pronostiquent une victoire de Raoul Langlois dans le même canton. Plus timidement, on parle aussi d’un retour à droite des cantons de Nuits Saint Georges, Arnay le Duc et même Is sur Tille.

Autre canton-clef : Montbard, que François Sauvadet a d’ailleurs choisi pour présenter officiellement sa liste « Initiatives Côte d’Or » et donner le coup d’envoi de sa campagne, le 21 janvier. Le Président du Conseil général compte sur Laurence Porte pour ravir le canton à Robert Grimpret, élu du Parti Radical de Gauche.

Forces en présence

Le Maire PRG de Moutiers Saint Jean, Robert Grimpret, élu du Groupe Forces de Progrès (opposition départementale) depuis 1998, est candidat à sa propre succession, sa suppléante étant Christelle Silvestre, maire PS de Montbard (malgré l’opposition de Patrick Molinoz, maire de Venarey les Laumes et secrétaire départemental du PRG). A sa gauche, Robert Fourgeux sera également candidat, pour le Parti Communiste. Enfin, Bruno Diano (VOIR NOTRE VIDEO) représente le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon.

A droite, alors que le projet de candidature du Maire d’Eringes Fabienne Lépy ne semble pas se concrétiser, Laurence Porte (VOIR NOTRE VIDEO) reste l’unique candidate. En tout état de cause, cette dernière est la seule à avoir obtenu l’investiture de la majorité départementale conduite par François Sauvadet. Enfin, le Front National ne semble pas (pour l’instant) devoir déclarer de candidat dans le canton.

Place aux jeunes ?

Si un point commun semble rapprocher Laurence Porte (Nouveau Centre) et Bruno Diano (Parti de Gauche), c’est bien la motivation et l’énergie qu’ils déploient lors de cette campagne. Face aux deux « Robert » (Grimpret et Fourgeux), les deux candidats affichent un dynamisme volontaire, au rythme de leurs réunions et déplacements dans tout le canton. Et surtout, l’ambition de gagner cette élection.

Un horizon dégagé pour Laurence Porte ?

Pour la Conseillère municipale d’opposition de Montbard, l’heure est à l’optimisme : forte d’une image jeune et énergique, Laurence Porte mène sur le terrain une campagne dynamique, avec une présence permanente de part et d’autre du canton. La candidate affirme qu’elle « adhère totalement au bilan global de la présidence de François Sauvadet à la tête du Conseil général », insistant sur les valeurs qu’elle partage avec le Président du département, valeurs qu’elle définit comme une « subtile alliance entre la solidarité et la liberté ». Elle qualifie François Sauvadet « d’homme de réflexion et d’action, le seul capable de tirer le département vers le haut ».

Concrètement, Laurence Porte affirme qu’elle privilégiera les dépenses d’investissement, les besoins sociaux et la protection environnementale. Selon elle, « les maires sont en droit d’attendre que leur conseiller général vienne à eux régulièrement pour exposer son travail, et les réunisse autour d’une table pour discuter de la faisabilité de tel ou tel projet et pour réfléchir ensemble à la juste et cohérente répartition des aides, sans choix partisan ». Enfin, Laurence Porte revient sur un des projets phares du Conseil général : « 2011 est une grande année pour l’aménagement du territoire de la Haute Côte d’Or avec l’ouverture du MuséoParc d’Alésia ».

Bruno Diano : l’élection de trop pour Robert Grimpret ?

Pour sa part, Bruno Diano, habitué des manifestations et luttes sociales, revendique également une forte présence sur le terrain, et considère que le candidat sortant Robert Grimpret est « à la traîne, élu depuis très longtemps ». Le candidat du Parti de Gauche dénonce la « surreprésentation importante du PRG qui ne représente que 2 % des voix et dispose de cinq élus à l’Assemblée départementale », jugeant la situation « injuste et choquante, quand on sait que le Front de Gauche, qui représentait aux dernières élections, européennes puis régionales, 6 à 7 % des voix, n’a aucun représentant en Côte d’Or ».

Un PCF qui « regarde dans le rétroviseur »

Quand au candidat du PCF Robert Fourgeux, Bruno Diano est également sévère : « Le PCF s’accroche à des bastions passés et il regarde trop dans le rétroviseur au lieu d’aller de l’avant avec ceux qui étaient prêts à faire une union sincère et véritable ». Le Maire de Crépand critique également l’absence sur le terrain du candidat communiste : « Une campagne comme celle des cantonales ne se décide pas à la dernière minute en faisant du porte à porte dans les quinze derniers jours ; cela demande des mois, voire des années de travail, où il faut aller de village en village. C’est l’exemplarité de ce qu’on fait tous les jours depuis des années, comme c’est mon cas à Crépand depuis 21 ans en tant que Maire ».

« Quand on veut gagner, comme moi, une élection cantonale ne se prépare pas à la dernière minute » ; Bruno Diano souhaite « représenter la gauche sociale et aussi écologique », sans oublier son « coeur de cible » : « Il y a ici un milieu relativement modeste, assez pauvre, avec 1700 emplois industriels qui ont besoin d’être soutenus comme je l’ai fait lors du mouvement pour les retraites ».

Une alliance possible avec le PS

Si, faute de pouvoir représenter une union de toutes les gauches, Bruno Diano pense qu’il pourrait représenter le Front de Gauche à ces élections, le candidat n’exclut pas non plus une alliance avec le PS : « J’ai de très grands amis au PS, puisque j’en viens. Si j’étais en 2ème position au 1er tour, j’appelerais à soutenir le candidat de gauche arrivé en tête, comme je l’ai toujours fait. J’ai peut être des ambitions plus sociales ou plus environnementales, mais chacun son programme, et que le meilleur gagne »…

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Publié dans Politique, VidéoCommentaire (1)

Rentrée sociale : la gauche ne bat pas en « retraite » (VIDEO)


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« S’il y a quelque chose à attendre au niveau des mouvements sociaux, c’est à la rentrée. Ce projet de réforme des retraites est profondément injuste et je vois difficilement les choses se tasser » : faisant allusion le 13 juillet à Alain Juppé qui se disait « droit dans ses bottes » peu avant les grandes grèves de 1995, Frédéric Ravenet, conseiller municipal PS de Montbard, souhaite visiblement maintenir la pression sur le gouvernement malgré la fermeté affichée par le Président de la République Nicolas Sarkozy, qui déclarait récemment que « beaucoup de monde dans la rue ne le ferait pas reculer » et que « le calendrier de cette réforme serait maintenu ».

La CGT mène le cortège à Montbard lors de la manifestation du 7 septembre, avec des revendications allant au-delà de la lutte contre le projet de réforme des retraites

La CGT mène le cortège à Montbard lors de la manifestation du 7 septembre, avec des revendications allant au-delà de la lutte contre le projet de réforme des retraites

« Un projet de loi inique et injuste »

Estimant que « le Président s’est laissé emporter dans une espèce d’arrogance qui agace un peu tout le monde », Frédéric Ravenet juge néanmoins le résultat de la manifestation du 13 juillet 2010 « plutôt décevant », mettant cette faible participation sur le compte de la période estivale ainsi que du « manque de conjonction entre syndicats, partis politiques et associations ».

En revanche, Bruno Diano (maire de Crépand et représentant du Parti de Gauche) préfère afficher une certaine unité entre les organisations : « On a réussi à se mettre d’accord entre le Parti Socialiste, le Parti de Gauche, le Parti Ouvrier Indépendant et le Nouveau Parti Anticapitaliste, ainsi qu’avec des associations comme ATAC, pour demander le retrait de ce projet de loi inique et injuste ».

Les slogans sont nombreux pour rappeler l'attachement des manifestants à la retraite à 60 ans, contre le projet porté par Nicolas Sarkozy, François Fillon... et surtout Eric Woerth

Les slogans sont nombreux pour rappeler l'attachement des manifestants à la retraite à 60 ans, contre le projet porté par Nicolas Sarkozy, François Fillon... et surtout Eric Woerth

La négociation… ou le retrait

Revenant sur le succès des manifestations précédentes, le maire de Crépand prévient : « Le Président, qui fait preuve d’une mégalomanie incommensurable et commet une erreur grave à ne pas écouter les gens en difficulté, devrait s’occuper de ce qui se passe dans la rue, parce que le mécontentement monte, tout comme le nombre de manifestants, passé de 600 000 à 2 millions entre le 1er mai et le 24 juin 2010″. Enfin, Bruno Diano estime que « si le projet de loi n’est pas amendable (le gouvernement avait précisé que l’âge de 62 ans pour le départ à la retraite ne serait pas négociable), il faudra aboutir à son retrait (…) d’autant qu’il a été déposé de manière vicieuse la veille d’un 14 juillet ».

Un avertissement que confirme Edith Danry, représentante du Parti Ouvrier Indépendant : « Bien que ce soient les vacances, le gouvernement continue à avancer. Nous on n’est pas d’accord, et on veut manifester notre volonté de voir ce projet de réforme des retraites retiré ».

Christelle Silvestre, maire socialiste de Montbard, présente lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites porté par l'UMP

Christelle Silvestre, maire socialiste de Montbard, présente lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites porté par l'UMP

Cigales ou fourmis ?

Réalités économiques contre nécessités sociales : le débat ne date pas d’hier, mais le contexte de ce reportage, tourné à Montbard (Côte d’Or) en donne une illustration particulière : la ville de Montbard, suite à une gestion précédente que certains qualifieront de « débridée », hérite il y a trois ans d’une municipalité socialiste. Devant l’ampleur du gouffre financier, la nouvelle municipalité est contrainte de geler ses projets d’investissements, de réduire les dépenses de fonctionnement, d’augmenter les impôts locaux de 10%… Pas question d’emprunter ou de négocier un redéploiement de la dette : toutes possibilités de rallonge ont été épuisées par la précédente municipalité. C’est donc une mairesse socialiste, Christelle Silvestre, qui aura le courage de faire passer un plan de rigueur et de faire consentir des sacrifices à bon nombre de citoyens…

Bruno Diano, maire de Crépand (21) et représentant du Parti de Gauche, lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites

Bruno Diano, maire de Crépand (21) et représentant du Parti de Gauche, lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites

Un combat perdu d’avance ?

A l’heure où les agences de notation scrutent chaque action budgétaire du gouvernement et où l’ensemble des Etats européens réajustent leurs équilibres financiers et taillent dans leurs dépenses, les organisations syndicales et les partis d’opposition pourront-ils mettre en échec cette réforme des retraites ? Quelle que soit l’impopularité du projet, le gouvernement semble tenir bon. Et si la mesure est à contre-courant des enquêtes d’opinion, l’UMP pourrait présenter cette réforme comme un modèle de courage politique. A l’image d’un certain François Mitterrand, en 1981, qui avait voulu passer au-delà des sondages pour abroger la peine de mort…

Slogan intergénérationnel pour la CFTC, également présente à la manifestation du 7 septembre 2010 contre la réforme des retraites

Slogan intergénérationnel pour la CFTC, également présente à la manifestation du 7 septembre 2010 contre la réforme des retraites

Epilogue illustré

7 septembre 2010. Bien que n’ayant pas entamé la volonté du gouvernement (le Premier ministre François Fillon exclura dès le lendemain toute nouvelle concession, déclarant que « lâcher autre chose, ça veut dire ne plus assurer le financement des retraites »), le rendez-vous à une marche de contestation sur le thème du retrait du projet de loi de réforme des retraites fait le plein. Un peu plus de 1.300 manifestants ce 7 septembre à Montbard, contre mille le 24 juin 2010. On retrouve toute la force mobilisatrice des principaux syndicats ouvriers, dont la CGT qui se taille la part du lion. En second plan, tous les représentants des partis politiques d’opposition, représentés à l’Assemblée Nationale ou pas. En second plan, parce que la lutte contre le départ en retraite à 62 ans se veut avant tout une action syndicale unitaire (photos).

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Grèves du 24 juin 2010 à Dijon : « Rencontre après la manif » avec le Front de Gauche


Le Front de Gauche, alliance créée fin 2008, rassemble notamment le Parti Communiste Français, Solidarités 21, le Parti de Gauche et Gauche Unitaire

Le Front de Gauche, alliance créée fin 2008, rassemble notamment le Parti Communiste Français, Solidarités 21, le Parti de Gauche et Gauche Unitaire

Une « rencontre autour de la crise en Europe, de la résistance nécessaire à l’austérité imposée aux peuples, et des solutions pour sortir de cette crise et pour réorienter la construction européenne » : tel est le thème de la « rencontre après la manif » organisée par le Front de Gauche (PCF, Solidarités 21, Parti de Gauche et Gauche Unitaire) jeudi 24 juin 2010 à 17h30, salle Rosa Luxemburg, 3 rue de Montigny à Dijon.

« Repousser l’attaque frontale contre notre système de retraites »

Reprenant les principaux motifs du mouvement national de grève du 24 juin, le Front de Gauche estime indispensable de « repousser l’attaque frontale de la droite et du grand patronat contre notre système de retraites » ; selon l’alliance politique, « une défaite sur ce terrain serait dramatique en elle-même et affaiblirait notre résistance face aux offensives en cours ou en préparation contre nos autres conquêtes sociales ».

« Contre la cure d’hyper-austérité »

Estimant que « le Traité de Lisbonne est un instrument au service de l’accumulation du capital dans le cadre d’une concurrence féroce », le Front de Gauche établit un lien immédiat entre réforme des retraites et politique de rigueur. Il rappelle sa « solidarité avec les peuples européens qui se dressent contre cette cure d’hyper-austérité que les banques, les fonds d’investissement et spéculatifs veulent imposer avec l’appui des États, de l’Union Européenne et du FMI ». Selon le Front, « le grand capital cherche à faire payer aux peuples la crise de son système, derrière les expressions de « rigueur », de « lutte contre la gabegie », et de « compétitivité de notre économie ».

A l’occasion de cette rencontre, le Front de Gauche appelle à une « confrontation des points de vue », au « débat et à l’action pour exiger une réorientation de la construction européenne et de ses politiques… ».

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