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François Sauvadet commente les manifestations: « Je crois qu’on trompe le peuple » (VIDEO)


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(Philippe le Bel) « Partout on crie, partout on se plaint du renchérissement du blé et de la modicité des salaires. Ceux qui crient ne peuvent pas comprendre que ce qu’ils réclament, que je voudrais leur donner, dépend du temps et non de ma volonté ».
(Son confesseur) « Sire, ne leur demandez pas de comprendre, ils cesseraient vite d’obéir ».
(Philippe le Bel) « Le Peuple… jamais unanime, sauf dans l’ingratitude ».

Extrait des « Rois maudits » de Maurice Druon, membre de l’Académie Française. L’écrivain a placé dans la pensée politique du Roi de France Philippe le Bel (1268 – 1314) des propos très contemporains. Pour Philippe le Bel, la raison d’Etat doit dominer toutes les autres. Durant son règne, Philippe le Bel constatera que le pouvoir est une chose amère…

Après avoir donné, dans nos précédents reportages, la parole aux manifestants et aux opposants (syndicats et partis politiques) à la réforme des retraites menée par Nicolas Sarkozy, François Fillon et Eric Woerth, Bourgogne 365 a choisi aujourd’hui de confier à François Sauvadet, Député de la 4ème circonscription de Côte d’Or, Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale et Président du Conseil général de la Côte d’Or, le soin de commenter les dernières images des mouvements de grève de ce mois d’octobre, dont le succès ne semble pas décroître…

« Arrêtons de faire de la démagogie »

L’argument est souvent repris par la majorité présidentielle : nos voisins, y compris ceux dirigés par des gouvernements de gauche, ont déjà entamé les réformes « nécessaires ». François Sauvadet souhaite ainsi démontrer que le choix du gouvernement est pour lui incontournable : « Dans tous les pays industrialisés, on fait cet effort pour garantir les systèmes de retraite. D’autres pays ont réussi, comme l’Allemagne qui est dans une situation économique meilleure. Avec des niveaux de prélèvements beaucoup plus élevés que dans les autres pays d’Europe, nous avons la nécessité de réduire les dépenses de la nation, car notre accumulation de déficits est telle que les intérêts de la dette que nous avons à rembourser constituent pratiquement le premier budget en France. Ce n’est pas supportable de laisser nos enfants payer cette absence de choix ».

Si François Sauvadet se déclare « très engagé sur les questions de la situation des femmes, des polypensionnés, de la pénibilité et de ceux qui ont commencé à travailler tôt », en revanche l’essentiel de la réforme est pour lui inévitable, relevant d’un « choix clair pour nous tous ». Et si, dans l’hypothèse d’un retour aux affaires en 2012, une partie des responsables socialistes ont annoncé le rétablissement de la retraite à 60 ans, ce projet est jugé « impossible » par le député Nouveau Centre : « De grâce, arrêtons de faire de la démagogie ; je crois qu’on trompe le peuple en disant qu’on reviendra sur ces mesures d’âge ; c’est absolument impossible, sinon on continuera de creuser des trous ».

« Du délire complet »

Alors que le 15 octobre, François Patriat (sénateur PS et Président du Conseil régional de Bourgogne) exprimait sa sympathie devant « l’inquiétude d’une jeunesse adulte et digne qui proteste partout dans nos villes bourguignonnes à Chalon, Digoin, Cosne sur Loire, Decize, Dijon, Mâcon, Toucy, Tournus », François Sauvadet, refusant de blâmer les lycéens engagés dans le mouvement, préfère mettre en cause les « organisateurs » : « Penser que l’on va garantir le système par répartition en disant à des lycéens de 15-16 ans de descendre dans la rue pour manifester en faveur de la retraite à 60 ans, ce n’est pas un choix responsable ; c’est même franchement du délire complet ».

« Ne pas faire moins, mais faire mieux »

Enfin, au-delà de la réforme des retraites, François Sauvadet revient sur la réorganisation de l’Etat qu’il juge nécessaire : « D’autres ont réussi l’assainissement de leurs finances publiques, non seulement par des réformes positives, mais aussi en réorganisant leurs services. Il faut que l’on continue ce mouvement engagé par le gouvernement, que l’Etat se concentre sur ses missions essentielles et arrête les dépenses inutiles ; cela veut aussi dire réorganiser l’ensemble de la fonction publique ».

Mais à ceux qui voient dans la « rigueur » une menace pour la sécurité sociale et les services publics, François Sauvadet tient à préciser sa position : « Réduire les déficits donc les dépenses, cela ne veut pas dire faire moins dans tous les secteurs, mais faire mieux, notamment en recherchant toutes les voies d’économie. Je pense notamment aux niches fiscales, pour lesquelles je souhaite que les efforts de réduction consentis par le gouvernement soient encore plus importants, en faisant une évaluation de l’utilité de chacune d’entre elles ».

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Rentrée sociale : la gauche ne bat pas en « retraite » (VIDEO)


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« S’il y a quelque chose à attendre au niveau des mouvements sociaux, c’est à la rentrée. Ce projet de réforme des retraites est profondément injuste et je vois difficilement les choses se tasser » : faisant allusion le 13 juillet à Alain Juppé qui se disait « droit dans ses bottes » peu avant les grandes grèves de 1995, Frédéric Ravenet, conseiller municipal PS de Montbard, souhaite visiblement maintenir la pression sur le gouvernement malgré la fermeté affichée par le Président de la République Nicolas Sarkozy, qui déclarait récemment que « beaucoup de monde dans la rue ne le ferait pas reculer » et que « le calendrier de cette réforme serait maintenu ».

La CGT mène le cortège à Montbard lors de la manifestation du 7 septembre, avec des revendications allant au-delà de la lutte contre le projet de réforme des retraites

La CGT mène le cortège à Montbard lors de la manifestation du 7 septembre, avec des revendications allant au-delà de la lutte contre le projet de réforme des retraites

« Un projet de loi inique et injuste »

Estimant que « le Président s’est laissé emporter dans une espèce d’arrogance qui agace un peu tout le monde », Frédéric Ravenet juge néanmoins le résultat de la manifestation du 13 juillet 2010 « plutôt décevant », mettant cette faible participation sur le compte de la période estivale ainsi que du « manque de conjonction entre syndicats, partis politiques et associations ».

En revanche, Bruno Diano (maire de Crépand et représentant du Parti de Gauche) préfère afficher une certaine unité entre les organisations : « On a réussi à se mettre d’accord entre le Parti Socialiste, le Parti de Gauche, le Parti Ouvrier Indépendant et le Nouveau Parti Anticapitaliste, ainsi qu’avec des associations comme ATAC, pour demander le retrait de ce projet de loi inique et injuste ».

Les slogans sont nombreux pour rappeler l'attachement des manifestants à la retraite à 60 ans, contre le projet porté par Nicolas Sarkozy, François Fillon... et surtout Eric Woerth

Les slogans sont nombreux pour rappeler l'attachement des manifestants à la retraite à 60 ans, contre le projet porté par Nicolas Sarkozy, François Fillon... et surtout Eric Woerth

La négociation… ou le retrait

Revenant sur le succès des manifestations précédentes, le maire de Crépand prévient : « Le Président, qui fait preuve d’une mégalomanie incommensurable et commet une erreur grave à ne pas écouter les gens en difficulté, devrait s’occuper de ce qui se passe dans la rue, parce que le mécontentement monte, tout comme le nombre de manifestants, passé de 600 000 à 2 millions entre le 1er mai et le 24 juin 2010″. Enfin, Bruno Diano estime que « si le projet de loi n’est pas amendable (le gouvernement avait précisé que l’âge de 62 ans pour le départ à la retraite ne serait pas négociable), il faudra aboutir à son retrait (…) d’autant qu’il a été déposé de manière vicieuse la veille d’un 14 juillet ».

Un avertissement que confirme Edith Danry, représentante du Parti Ouvrier Indépendant : « Bien que ce soient les vacances, le gouvernement continue à avancer. Nous on n’est pas d’accord, et on veut manifester notre volonté de voir ce projet de réforme des retraites retiré ».

Christelle Silvestre, maire socialiste de Montbard, présente lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites porté par l'UMP

Christelle Silvestre, maire socialiste de Montbard, présente lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites porté par l'UMP

Cigales ou fourmis ?

Réalités économiques contre nécessités sociales : le débat ne date pas d’hier, mais le contexte de ce reportage, tourné à Montbard (Côte d’Or) en donne une illustration particulière : la ville de Montbard, suite à une gestion précédente que certains qualifieront de « débridée », hérite il y a trois ans d’une municipalité socialiste. Devant l’ampleur du gouffre financier, la nouvelle municipalité est contrainte de geler ses projets d’investissements, de réduire les dépenses de fonctionnement, d’augmenter les impôts locaux de 10%… Pas question d’emprunter ou de négocier un redéploiement de la dette : toutes possibilités de rallonge ont été épuisées par la précédente municipalité. C’est donc une mairesse socialiste, Christelle Silvestre, qui aura le courage de faire passer un plan de rigueur et de faire consentir des sacrifices à bon nombre de citoyens…

Bruno Diano, maire de Crépand (21) et représentant du Parti de Gauche, lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites

Bruno Diano, maire de Crépand (21) et représentant du Parti de Gauche, lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites

Un combat perdu d’avance ?

A l’heure où les agences de notation scrutent chaque action budgétaire du gouvernement et où l’ensemble des Etats européens réajustent leurs équilibres financiers et taillent dans leurs dépenses, les organisations syndicales et les partis d’opposition pourront-ils mettre en échec cette réforme des retraites ? Quelle que soit l’impopularité du projet, le gouvernement semble tenir bon. Et si la mesure est à contre-courant des enquêtes d’opinion, l’UMP pourrait présenter cette réforme comme un modèle de courage politique. A l’image d’un certain François Mitterrand, en 1981, qui avait voulu passer au-delà des sondages pour abroger la peine de mort…

Slogan intergénérationnel pour la CFTC, également présente à la manifestation du 7 septembre 2010 contre la réforme des retraites

Slogan intergénérationnel pour la CFTC, également présente à la manifestation du 7 septembre 2010 contre la réforme des retraites

Epilogue illustré

7 septembre 2010. Bien que n’ayant pas entamé la volonté du gouvernement (le Premier ministre François Fillon exclura dès le lendemain toute nouvelle concession, déclarant que « lâcher autre chose, ça veut dire ne plus assurer le financement des retraites »), le rendez-vous à une marche de contestation sur le thème du retrait du projet de loi de réforme des retraites fait le plein. Un peu plus de 1.300 manifestants ce 7 septembre à Montbard, contre mille le 24 juin 2010. On retrouve toute la force mobilisatrice des principaux syndicats ouvriers, dont la CGT qui se taille la part du lion. En second plan, tous les représentants des partis politiques d’opposition, représentés à l’Assemblée Nationale ou pas. En second plan, parce que la lutte contre le départ en retraite à 62 ans se veut avant tout une action syndicale unitaire (photos).

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Loi sur le voile intégral. Julien Mariller, UMP: « Défendre les valeurs de la République et la dignité de la femme ».


Julien Mariller, étudiant, Conseiller départemental de l'UMP de Côte d'Or et Conseiller national des Jeunes de l'UMP

Julien Mariller, étudiant, Conseiller départemental de l'UMP de Côte d'Or et Conseiller national des Jeunes de l'UMP

« Nul ne peut porter une tenue destinée à dissimuler son visage dans les services publics, les lieux ouverts au public et dans la rue » ; préparé par la Ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, le projet de loi sur la question du « voile intégral » examiné et approuvé par le Conseil des ministres mercredi 19 mai, prévoit en effet que les contrevenantes s’exposent à une amende de 150 euros et/ou un stage de citoyenneté visant à « rappeler les valeurs républicaines ». En outre, maris ou concubins obligeant leurs compagnes à se voiler seront aussitôt sanctionnables (un an de prison et 15 000 euros d’amende).

Nicolas Sarkozy : « La dignité ne se divise pas »

Pour marquer l’importance qu’il accorde à cette question de société, c’est par une déclaration forte que Nicolas Sarkozy a ouvert ce Conseil des ministres : « Nous sommes une vieille nation rassemblée autour d’une certaine idée de la dignité de la personne, en particulier de la dignité de la femme (…) le voile intégral qui dissimule totalement le visage porte atteinte à ces valeurs, pour nous si fondamentales, si essentielles au contrat républicain ». Le Président de la République, estimant que « la dignité ne se divise pas », conclut qu’il ne pouvait y avoir « d’autre solution que l’interdiction dans tout l’espace public ».

Jean-Christophe Cambadélis : « La France n’est pas menacée par une vague islamiste »

Si la résolution parlementaire initiale avait été adoptée à la quasi unanimité le 11 mai par l’Assemblée nationale, le texte proposé mercredi est, en revanche, loin d’emporter l’adhésion générale. Ainsi Martine Aubry, première Secrétaire du Parti Socialiste, accuse la majorité d’essayer « d’opposer les gens entre eux pour éviter de parler des autres sujets », ajoutant que « dans les autres pays, ils nous prennent pour des cinglés avec ces débats sur le voile intégral ». Au PS, de nombreuses voix dénoncent une « manœuvre politicienne », tel Jean-Christophe Cambadélis, pour qui « la France n’est pas menacée par une vague islamiste »…

Parmi les personnalités politiques régionales engagées dans ce débat, Julien Mariller, étudiant, Conseiller départemental de l’UMP Côte d’Or et Conseiller national des Jeunes de l’UMP, a choisi d’exprimer son soutien au projet de loi. Un dispositif que François Fillon portera visiblement jusqu’au bout, étant même « prêt à prendre des risques juridiques ». Le texte sera débattu par les députés en juillet, puis par les sénateurs début septembre…

Bourgogne 365 : Certains reprochent au gouvernement de « flirter » avec le Front National et craignent une stigmatisation de la communauté musulmane de France. Craignez-vous qu’un nouveau fossé soit creusé parmi la population ?

Julien Mariller : « Au contraire, il s’agit d’éviter la stigmatisation d’une partie de la population. Le voile intégral prive les femmes qui le portent de toute intégration sociale. Il ne faut pas le banaliser. En tant qu’être humain, je ne peux pas accepter qu’une personne soit ainsi paralysée, au détriment de son propre épanouissement. Ce n’est pas une question d’immigration mais plutôt d’intégration, d’autant plus que généralement, les personnes concernées possèdent la nationalité française.

Par ailleurs, il faut refuser l’instrumentalisation politique de la religion. Il ne faut pas céder devant les extrémistes qui obligent les femmes à porter le voile intégral. Comme l’a rappelé le Président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) Mohammed Moussaoui, la burqa ou le niqab ne sont pas des prescriptions religieuses. Ils ne sont mentionnés dans aucun verset du Coran, et ne sont même pas autorisés lors du pèlerinage de la Mecque, pour des raisons de sécurité.

365 : selon une note du ministère de l’Intérieur datée de début juillet 2009, seules 367 femmes porteraient le voile intégral en France. D’autres études évoquent 300 à 2000 personnes. Pourquoi légiférer sur une situation apparemment si marginale ?

JM : Ce qui compte, c’est moins le nombre en valeur absolue que l’augmentation et la concentration dans quelques zones urbaines. Mais c’est surtout une question de principe : même si cela n’impliquait qu’une seule personne, cela concernerait quand même l’ensemble de la société française. Quand un commerçant ou un employé d’un organisme public ne peuvent pas voir le visage d’une personne, ils sont concernés…

365 : Retour à Dijon. Dominique de Villepin, lors d’un déplacement dans la cité des Ducs, a déclaré qu’il « eût été préférable de défendre l’idée d’une interdiction dans les seuls services publics », et qu’une interdiction générale risquerait de nous « entraîner dans un cycle de provocation et de nouvelles répressions ». Le Conseil d’Etat est également favorable à une limitation de la régle à « certains lieux et certains moments ». Enfin Jean-Paul Delevoye (Médiateur de la République et maire UMP de Bapaume, Pas-de-Calais) se demande « comment on va faire avec les Saoudiennes qui viennent acheter sur les Champs Elysées ». Est-ce qu’une interdiction dans tout l’espace public n’est pas excessive ?

JM : L’interdiction du voile intégral sur l’ensemble du domaine public est nécessaire. Si on l’autorise dans certains lieux, alors la loi ne sera pas correctement appliquée. Imaginez, hormis dans la sphère privée, que le voile soit autorisé du côté d’une porte, et pas de l’autre ! Si une loi est votée au parlement, elle doit s’appliquer partout et pour tous : quand Nicolas Sarkozy va dans une mosquée, il enlève ses chaussures.

365 : Pour Gérard Collomb, sénateur-maire PS de Lyon, une telle loi sera « inapplicable » ; selon lui, « un certain nombre de policiers lyonnais disent qu’il va être difficile d’aller dire aux gens, sur tel ou tel marché, par exemple à Vénissieux, qu’il faut enlever leur burqa ». Est-ce que la loi, même ratifiée, ne risque pas de rester lettre morte ?

JM : Si la loi est adoptée, M. Collomb devra, comme tous les autres maires, prendre ses responsabilités pour qu’elle soit appliquée dans sa commune. Même si la règle nouvelle peut impliquer une modification de certains comportements et habitudes, la mission des élus et des forces de l’ordre sera de la faire respecter, quel que soit le contexte.

365 : A gauche, Jean-Luc Mélenchon (député européen, chef de file du Parti de Gauche) s’est prononcé pour une interdiction totale du voile intégral, estimant qu’il « fait de la femme qui le porte un être de seconde zone, susceptible de se voir infliger en public un traitement dégradant ». La droite n’a plus le monopole de cette initiative ?

JM : Je salue les gens de gauche comme Jean-Luc Mélenchon, qui ont compris que le projet de loi que le gouvernement va proposer est le meilleur, et participe à une véritable vision de la société française dans un monde moderne. Au-delà des idéologies et des familles politiques, il s’agit de défendre les valeurs de la République et la dignité de la femme.

365 : Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a demandé la déchéance de la nationalité française pour polygamie et fraude aux aides sociales du conjoint de la femme verbalisée en Loire-Atlantique pour port de niqab au volant. Est-ce que cette démarche, qui a peu de chances d’aboutir, ne procède pas d’une logique de provocation ?

JM : Je ne crois pas. Quand on choisit de devenir français (NDLR Lies Hebbadj a acquis la nationalité française par le mariage en 1999), on sait qu’on a des droits, mais aussi des devoirs, dont celui de ne pas trahir ni tromper la République. Vis-à-vis des personnes qui bénéficient d’aides des organismes sociaux, cette fraude aux allocations familiales, si elle est avérée, est inacceptable. Le déchoir de sa nationalité est peut-être excessif, mais il serait impensable de laisser faire.

Quant à la verbalisation pour port du niqab au volant, cela répond à une problématique de sécurité routière. Si demain, sur la route Dijon – Pontailler, je conduis ma voiture avec un voile intégral, j’écoperai également d’une contravention, car cela bouche la vue et ne permet pas de conduire en sécurité…

365 : En marge de cette question du voile intégral, que pensez-vous des dernières campagnes d’affichage organisées notamment à Dijon et au sein de l’Université de Bourgogne par l’organisation étudiante de droite « UNI », en faveur de « l’assimilation » (plutôt que « l’intégration ») des immigrés ?

JM : Au-delà des polémiques sur les éventuels « excès » des organisations étudiantes de droite comme de gauche, je souhaite surtout qu’une nouvelle structure comme le « Mouvement des Etudiants » (M-ét) puisse rassembler de très nombreux étudiants d’horizons variés, du centre-droit jusqu’à la droite… ».

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Résultats du 1er tour des Régionales. Edouard Ferrand (FN): « L’objectif de 8 élus est désormais une certitude » (VIDEO)


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Avec un score régional de 12,04 % (atteignant 15,25 % dans le département de l’Yonne), Edouard Ferrand, tête de liste régionale pour le Front National en Bourgogne, a de quoi se réjouir : « C’est une grande victoire pour le Front National ce soir. On ne nous attendait pas, nous étions les outsiders et on nous retrouve dans le tiercé gagnant, faisant jeu égal avec les grandes formations politiques ».

« Nous allons faire plus au second tour qu’au premier »

Quant au dénouement du second tour, il apparaît désormais clair pour Edouard Ferrand : « L’objectif de 2 élus FN par département, qui était une probabilité, est aujourd’hui une certitude, maintenant que nous avons franchi haut la main la barre fatidique des 10%. Une dynamique a été créée, et comme en 2004, nous allons faire plus au second tour qu’au premier. On va avoir cette semaine beaucoup de choses à dire, avec une réunion publique par jour : cette élection engage une région, la région la plus connue dans le monde, la Bourgogne ».

« Les français veulent autre chose que le système UMP-PS »

L’abstention record (54%) qui a marqué ce premier tour des Régionales 2010, est, selon Edouard Ferrand, la manifestation d’un « ras-le-bol » des bourguignons pour ce qu’il appelle le « système UMP-PS » : « François Sauvadet joue l’éternel opposant à François Patriat, mais en réalité ils sont tous mondialistes, européistes et immigrationnistes. François Sauvadet est l’héritier d’un fief, et surtout le responsable local de Nicolas Sarkozy. Les français veulent autre chose que ce système où l’on est PS ou UMP le temps d’une élection, et où l’on vote ensemble ensuite. Pour sa part, le MoDem en Bourgogne est l’avatar du PS ; le FN est aujourd’hui la seule véritable opposition ».

Quant à l’argument selon lequel le Front National ferait « gagner la gauche », c’est, selon Edouard Ferrand, « un prétexte ignoble utilisé par François Sauvadet, destiné à faire culpabiliser les électeurs en leur faisant croire que voter Front National c’est voter PS ». Mais, selon l’élu Front National, « la réalité est inverse : en 2004, Jean-Pierre Raffarin a mis en place un nouveau mode de scrutin pour faire barrage au Front National, or 20 régions sur 22 ont basculé à gauche. Raffarin donc a lui-même mis en place un système diabolique qui l’a privé de 20 régions »…

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Lionel Jospin à Dijon : « Le bilan de François Patriat est bon » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/lionel_jospin_francois_patriat_ps_dijon_bourgogne365.flvL’homme se fait habituellement si rare que sa visite à Dijon, à deux jours du premier tour, a forcément créé l’événement dans cette campagne des élections régionales : l’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin était en effet dans la Capitale des Ducs de Bourgogne vendredi 12 mars, pour dédicacer son dernier ouvrage « Lionel racontre Jospin », et surtout pour apporter son soutien à François Patriat, Président du Conseil régional de Bourgogne et tête de liste PS pour ces Régionales 2010.

« J’ai beaucoup apprécié François Patriat »

Lionel Jospin, ne tarissant pas d’éloges sur l’actuel Président du Conseil régional de Bourgogne, revient sur l’histoire de ses relations avec François Patriat : « J’ai mieux appris à apprécier les qualités de François Patriat lorsque, quand j’étais Premier ministre, je lui ai confié la mission très délicate de définir des approches raisonnables sur les problèmes de la chasse. La façon concrète et intelligemment conciliatrice avec laquelle il a essayé de rapprocher les points de vue entre écologistes et chasseurs a véritablement révélé ses qualités. Quand, ensuite, j’ai eu à procéder à un changement de gouvernement, j’ai pensé immédiatement à lui comme ministre de l’agriculture, et je l’ai beaucoup apprécié dans cette fonction ».

Selon l’ancien Premier ministre, « rentrer en campagne n’a pas été une rupture pour François Patriat, qui était un Président extrèmement actif, très présent sur le terrain : il s’est naturellement engagé dans un travail de conviction, de défense de son bilan et de propositions nouvelles pour les six ans qui viennent. Il veut convaincre jusqu’au dernier moment, et par cet engagement, il témoigne de son respect pour le citoyen et pour l’électeur ».

« Je ne dis pas que c’est gagné »

Si Lionel Jospin ne manque pas d’évoquer les derniers sondages, qui confirment que « la gauche est largement en tête et qu’en son sein, les écologistes et le Parti Socialiste sont dans une bonne position », il tient néanmoins à rester prudent : « Je ne dis pas que c’est gagné ; rien ne remplace le vote. Il faut donc se mobiliser pour le 14 mars, et ensuite rassembler pour gagner le 21″.

« Bons bilans »

Selon l’ancien Premier ministre, cette dynamique retrouvée a plusieurs explications : « On voit que les bilans de nos présidents de régions, et notamment celui de François Patriat en Bourgogne, sont de bons bilans. On l’explique aussi quand on voit l’échec de la politique du gouvernement et du Président Sarkozy, démontrées par l’impopularité du Président, et celle, bien que moindre, du Premier ministre François Fillon ».

Autre motif, selon Lionel Jospin, pour voter à gauche lors de ces Régionales : la réforme des collectivités territoriales. Selon l’ancien Premier ministre, « le gouvernement essaye de justifier cette réforme du mode de scrutin des régions par le supposé taux d’abstention, mais en réalité cette confusion entre conseils généraux et conseils régionaux, et le fait d’utiliser un scrutin de liste à un tour, est simplement conçu pour qu’une liste minoritaire au premier tour puisse empocher la majorité d’entrée de jeu, ce qui est une manipulation ».

Revenant cette fois sur son propre bilan, Lionel Jospin s’en prend au Président de la République : « A propos de l’insécurité, Sarkozy oppose les statistiques de mes cinq années de gouvernement aux chiffres publiés depuis. Mais ce qu’il oublie de dire, c’est que les agressions les plus graves, les violences dirigées contre les personnes, l’insécurité dans les établissements, se sont beaucoup aggravées depuis 2002″.

Pas de candidature Jospin en 2012

Quant à l’échéance présidentielle de 2012, s’il estime que « cela concerne l’ensemble de nos concitoyens et naturellement les socialistes dont les chances seront réelles », Lionel Jospin se cantonne au rôle de « simple citoyen, mais qui a une certaine expérience politique ». Précisant qu’il « soutiendra le candidat socialiste en 2012″, Lionel Jospin signifie cependant clairement qu’il ne sera pas celui-là…

François Patriat, pour sa part, rappelle qu’hormis cette visite de Lionel Jospin, il n’avait jusqu’alors, dans le cadre de cette campagne, « demandé aucun soutien ». Selon le Président du Conseil régional de Bourgogne, cette venue, « qui n’est pas faite de façon calculée », est « simplement l’illustration des valeurs auxquelles il croit, et qu’il partage avec Lionel Jospin : l’amitié, la fidélité et la fierté du travail accompli ».

« Proximité et de simplicité »

Soulignant sa « grande joie » de recevoir Lionel Jospin, le Président du Conseil régional de Bourgogne insiste sur le caractère de « proximité et de simplicité » de la rencontre, même si, selon lui, les gens ont une véritable admiration pour l’ancien chef du gouvernement, un respect pour la parole qu’il donne et pour la hauteur de vue du message qu’il transmet aujourd’hui ».

Enfin, revenant à son tour sur la période 1997-2002, François Patriat « regrette que beaucoup de ses amis ne pensent pas aujourd’hui à valoriser ce bilan que nous avons en commun et à contrecarrer les fausses vérités qu’on a dites sur cette époque ».

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Jean-François Kahn à Dijon : « Pour le MoDem, le problème n’est plus d’être au centre » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/jean_francois_kahn_francois_deseille_modem_bourgogne365.flvBien que n’ayant pas directement pris part à ces élections régionales 2010, le journaliste et écrivain Jean-François Kahn (domicilié dans l’Yonne) a néanmoins apporté son soutien à plusieurs listes du MoDem, dont celle de François Deseille en Bourgogne, lors d’une réunion publique organisée mercredi 10 mars à Dijon, au Cellier de Clairvaux, en présence de Nathalie Griesbeck, députée européenne MoDem, et des trois têtes de liste départementales Isabelle Bonnicel (Nièvre), Jean Rapenne (Saône et Loire) et Pascal Henriat (Yonne).

« Aucune démagogie, seulement du concret »

Tenant à « marquer son amitié » pour François Deseille, Jean-François Kahn rappelle qu’il a déjà « partagé une bataille » avec le leader régional du MoDem, lors des européennes 2009 à l’occasion desquelles le journaliste et écrivain était tête de liste MoDem pour le Grand Est. Mais la principale motivation de ce soutien, selon Jean-François Kahn, réside dans la posture de François Deseille : « Aucune démagogie, mais seulement du concret, des propositions intéressantes et originales, à partir d’une véritable expérience du terrain ».

Par ailleurs, Jean-François Kahn relève que François Deseille n’a pas prononcé une seule fois le mot « centriste » : « Deseille a tout compris ; aujourd’hui, compte tenu du bouleversement considérable du monde, le problème n’est plus d’être au centre, car entre deux erreurs, le milieu n’est qu’une synthèse d’erreurs. Entre le résistant et le SS, la vérité n’est pas au milieu, elle est ailleurs, au-delà : si cette position a pu avoir un sens, par rapport à une gauche étatiste et engluée dans son dogme, et à une droite ultra-libérale, il faut aujourd’hui tout recomposer, parce que c’est un monde neuf ».

« La mission des journalistes, c’est de dire quand on nous ment »

Rappelant son parcours de journaliste et de directeur de publication, Jean-François Kahn déplore une certaine « dérive » du journalisme : « La mission des journalistes, c’est de dire quand on nous ment. Lors des Européennes, plutôt que de faire des grands discours de propagande, nous avons organisé des réunions pour expliquer la crise financière. Mais certains politiques ont dit que l’on pourrait ramener les déficits de 10% à 3% du PIB (soit 100 milliards d’euros) en quatre ans, sans impôts nouveau, ni politique de rigueur ! Si les journaux avaient fait leur boulot en disant ce qui n’allait pas et devait être corrigé, ils auraient eu plus d’influence sur le Président, qui se serait amélioré et serait dans une meilleure position aujourd’hui. On ne rend pas service à ses propres idées quand par lâcheté on n’ose plus dire ce que l’on devrait dire ».

Jean-François Kahn s’élève ensuite contre la position « d’opposant » choisie par l’UMP, alors que le parti présidentiel dirige le pays : « Certes, au-delà du gouvernement, la crise est en grande partie responsable de l’augmentation du chômage et des déficits, mais pouvait-on imaginer un jour que les candidats de l’UMP oseraient dire que les responsables du chômage sont les présidents socialistes de régions ? Que Sarkozy, qui a tous les pouvoirs, s’empare des derniers contre-pouvoirs qu’il n’a pas (les régions), n’est pas souhaitable. Mais il ne faut pas non plus que ce contre-pouvoir soit d’une seule couleur, et il est important d’y intégrer de la diversité et de la différence ».

« Adapter les formations aux besoins des entreprises »

Pour sa part, François Deseille, tête de liste régionale du MoDem en Bourgogne, revient sur plusieurs points de son programme, dont il précise qu’il a été construit « avec des gens qui sont experts dans leurs domaines : santé, université, développement économique ». Selon François Deseille, « la première action à réaliser est un audit des besoins des entreprises en matière d’emploi, car si ces dernières nous disent qu’elles sont prêtes à embaucher, elles ont en revanche des difficultés pour trouver des personnes qualifiées : la priorité est donc d’adapter les formations aux besoins des entreprises, et ce dès le lycée en orientant les élèves dans cet objectif ».

Constatant les difficultés des jeunes à obtenir des stages, « première étape vers l’emploi », François Deseille avance l’idée, proposée par les Jeunes Démocrates, d’un « portail électronique du stage, pour qu’un jeune de la Nièvre, par exemple, puisse trouver plus facilement un stage dans l’Yonne ».

Priorité aux PME, TPE et artisans

Rappelant que la Bourgogne a perdu 30 000 emplois en un an et que 150 000 personnes y vivent dans la précarité, François Deseille affirme que c’est d’abord en soutenant les PME, TPE et artisans que l’emploi pourra être aidé : « 80% de l’emploi privé en Bourgogne est pris en charge par des entreprises de moins de 10 salariés. Leur principale difficulté est que les banques ne leur donnent pas les lignes de crédit suffisantes, ce qui occasionne de plus en plus de difficultés de trésorerie. La Région doit créer un fonds de cautionnement pour aider les entreprises à passer ce cap difficile qu’est la crise ».

Le TER à un euro

Enfin François Deseille souhaite « aider la mobilité, notamment des jeunes, au niveau des transports en TER » (compétence du Conseil régional) : « Comment inciter les gens à prendre le TER quand on se rend compte qu’un aller-retour Dijon-Nevers coûte 60 euros, et même 72 euros pour Dijon-Sens ? » D’où la proposition du MoDem de créer une « Carte Jeunes » permettant d’obtenir un billet de TER pour un euro.

Mais toutes ces propositions ne doivent pas, selon le leader régional du Mouvement Démocrate, faire oublier l’importance de la bonne gestion des deniers publics : c’est ce qu’il appelle la « MoDem Touch », cette volonté des élus démocrates de rester « soucieux de la maîtrise budgétaire dans toutes les collectivités où ils sont présents »…

Régionales 2010 : Jean-François Kahn et Nathalie Griesbeck avec François Deseille et les têtes de liste départementales du MoDem en Bourgogne

Régionales 2010. Jean-François Kahn et Nathalie Griesbeck (députée européenne) avec les têtes de liste MoDem en Bourgogne (de g. à d.) : Pascal Henriat (Yonne), François Deseille (tête de liste régionale), Isabelle Bonnicel (Nièvre) et Jean Rapenne (Saône et Loire)

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Edouard Ferrand (Front National) : « On ressent les prémices de 2002″ (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/edouard_ferrand_front_national_bourgogne365.flvCroisant parfois des militants PS occupés, également, à distribuer des tracts aux passants, la petite équipe du Front National parcourt les allées du marché couvert de Dijon par cette matinée froide et ensoleillée. Edouard Ferrand, tête de liste régionale pour le Front National (et Conseiller régional sortant), est optimiste : « On est en super forme, on ressent vraiment les prémices qu’on avait connu lors de l’élection présidentielle de 2002″.

« Il y a le feu dans la maison Sarkozy »

Quant à « l’effet Sarkozy » dont certains ont dit qu’il avait tant porté préjudice au FN, Edouard Ferrand estime que son parti n’a plus grand-chose à en craindre : « Il y a le feu dans la maison Sarkozy. François Sauvadet est l’homme du système UMPS, qui co-gère la région Bourgogne depuis 1986. Parti Socialiste et UMP s’entendent ensemble pour voter, et par ailleurs, au soir du premier tour, toute la gauche se réunira derrière François Patriat. Nous restons la seule force crédible d’opposition. C’est fini aujourd’hui pour l’UMP dans ces Régionales ».

Et si on lui fait remarquer que le Front National semble parfois s’opposer davantage à l’UMP qu’au Parti Socialiste, Edouard Ferrand reconnaît qu’il « reproche à Nicolas Sarkozy d’avoir essayé d’aspirer les voix du Front National, mais que ses engagements de campagne n’ont pas été tenus » : « Quand je vois Chantal Jouanno (secrétaire d’Etat à l’Ecologie) s’exprimer pour le mariage homosexuel, Eric Besson favorable au vote des immigrés, et le gouvernement autoriser le travail le dimanche, je dis que l’UMP ne représente plus les valeurs de la droite ».

« 2 élus par département »

La scission du Front National intervenue au Conseil régional lors de la dernière mandature (avec notamment le départ de Pierre Jaboulet-Vercherre et de Régis de la Croix-Vaubois) n’est « pas du tout un problème » pour Edouard Ferrand, qui, s’appuyant en Bourgogne « sur une équipe de 65 personnes convaicues », rappelle son objectif de « deux élus par département ».

Débat sur l’identité nationale : « une maneuvre électoraliste et populiste »

Alors que nombre de formations politiques s’étaient élevées contre l’idée même du « débat sur l’identité nationale » initié par le gouvernement, le Front National, de son côté, n’avait pas rejeté le principe. Edouard Ferrand rappelle ainsi que son parti « demande ce débat depuis 30 ans ». Mais il estime également que « cette initiative a été montée par Sarkozy pour faire un deuxième bluff afin d’aspirer à nouveau les voix du FN, mais que ce nouveau hold-up n’a pas marché car les français ne sont pas dupes de cette maneuvre électoraliste et populiste »…

« Hostile à toute forme de fiscalité »

Prônant à la fois interventionnisme (au niveau de la politique familiale ou de la sécurité) et libéralisme, quelle est la position économique du Front National ? Edouard Ferrand se place dans une « hostilité résolue à toute forme de fiscalité », rappelant que « le Front National a longtemps demandé la suppression de l’impôt sur le revenu », qu’il qualifie de « confiscatoire ». Il s’élève par ailleurs « contre l’exagération fiscale pratiquée par François Patriat depuis 2004″, et souhaite « redonner confiance aux entreprises afin qu’elles puissent investir, recruter et créer de la richesse ».

« Le communautarisme est un fléau »

Réagissant à la décision du Maire de Marignane Eric Le Dissès interdisant tout drapeau autre que Français à l’Hôtel de ville lors des cérémonies de mariage, Edouard Ferrand se montre favorable à cette mesure, ajoutant que « le communautarisme est un fléau, à l’image du nombre grandissant de femmes voilées, de l’aménagement des horaires dans les piscines ou de la construction de minarets et de mosquées ».

Enfin, quant au départ prochain de Jean-Marie Le Pen de la direction du Front National, Edouard Ferrand considère que c’est « une mauvaise chose pour la France, car Le Pen a incarné pendant 50 ans la force en politique et le courage de ses opinions »…

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N. Sarkozy absent à l’inauguration du Salon de l’agriculture : réaction d’Edouard Ferrand (FN)


Edouard Ferrand, Conseiller régional FN et tête de liste pour les Régionales en Bourgogne

Edouard Ferrand, Conseiller régional FN et tête de liste pour les Régionales en Bourgogne

En 2010, contrairement aux deux années précédentes, Nicolas Sarkozy n’a pas inauguré le Salon international de l’agriculture. Il ne s’y rendra que pendant le week-end de clôture, le 6 ou le 7 mars. Dans un monde agricole en crise, cette absence du chef de l’Etat agace les syndicats : la FNSEA (pourtant proche de la droite) estime que Nicolas Sarkozy « a beaucoup de difficultés avec la campagne et le monde paysan », tandis que la Confédération paysanne (de gauche) voit dans l’absence du chef de l’Etat « un signe, soit qu’il n’a pas de solutions, soit qu’il a peur des paysans, des manifestations ».

Un sondage IFOP, publié vendredi dans Le Figaro, fait quant à lui état d’une baisse de la popularité de N. Sarkozy auprès du monde paysan : 47 % d’opinions favorables contre 56 % l’an dernier.

En pleine campagne pour les régionales, cette absence très remarquée du président de la République suscite également des réactions en Bourgogne : ainsi Edouard Ferrand, Conseiller régional Front National et tête de liste FN pour les Régionales en Bourgogne, estime que « Sarko se débine » : selon lui, « c’est un nouveau mauvais coup porté à nos paysans, une dérobade et un mépris des agriculteurs ».

Observant que « dans l’Yonne, en 2009, c’est une exploitation agricole par semaine qui ferme », Edouard Ferrand préconise « l’exonération des entreprises agricoles de toutes charges fiscales et sociales, l’aide à la recherche et à l’innovation et la mise en place d’une grande politique agricole ambitieuse ». Et de conclure : « Peut-être que Nicolas Sarkozy aurait préféré faire la fête dans La Ferme Célébrités »…

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Hollande, Patriat, Rebsamen : « 3 François » en campagne à Dijon


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Triptyque inhabituel ce 24 février à Dijon : exit le match des « 3 François » (Sauvadet, Patriat, Deseille). Cette fois, ce sont « 3 François » qui font campagne ensemble : Hollande, Patriat, Rebsamen. Ancien Premier secrétaire du Parti Socialiste jusqu’en 2008 et actuel député et Président du Conseil général de la Corrèze, François Hollande a reçu salle Devosge un accueil de « superstar », acclamé par les militants et les responsables régionaux du PS.

Campagne pour les régionales ou tribune pour les présidentielles de 2012 ? Même si François Hollande estime que « l’enjeu est national », la question pourrait se poser, vu la virulence de ses attaques contre Nicolas Sarkozy : insécurité, désorganisation du territoire, crise sociale, hausse du chômage, inégalités, discours sur l’identité nationale destiné -selon François Hollande- à récupérer les voix du Front National… L’ancien Premier secrétaire du PS veut ainsi « sectionner la branche sur laquelle le Président est assis afin de le faire revenir sur terre »…

Petite dédicace à l’actuelle direction du PS ? François Hollande tient en effet à rappeler qu’ « en 2004, aux dernières élections régionales (époque où il dirigeait le PS), toute la gauche était unie derrière ses candidats », insistant sur la situation actuelle de la gauche, « qui aurait cette manie de la division, de la séparation et de la dispersion ».

François Rebsamen regrette également cette relative désunion en Bourgogne : « François Patriat a tout tenté pour rassembler, dès le premier tour, les Verts, qui ont co-géré cette région avec l’équipe sortante ; ces derniers ont refusé cette main tendue en choisissant de partir seuls au premier tour ; c’est leur choix, que nous respectons, mais c’est dommage ».

Enfin, si François Hollande remarque « l’adhésion tardive de François Sauvadet à l’UMP, ayant représenté l’UDF aux dernières Régionales », il constate néanmoins que « la droite est unie, rassemblée dans un seul parti », et souhaite à François Patriat « un score élevé au premier tout afin de simplifier les rassemblements au second tour »…

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