Mot-clef | "montbard"

Cantonales 2011 : suspense… seulement en Côte d’Or (2 VIDEOS)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2011/02/cantonales_2011_laurence_porte_nc_initiatives_cote_d_or_bourgogne365.flv

http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2011/02/cantonales_2011_cote_d_or_bruno_diano_parti_de_gauche_bourgogne365.flv

Même si la mandature issue de cette élection sera limitée à trois ans, jusqu’à la mise en place en 2014 des conseillers territoriaux remplaçant à la fois les conseillers généraux et régionaux, l’enjeu de ces cantonales 2011 n’en est pas moins crucial : à un an du grand rendez-vous présidentielles-législatives de 2012, et après un scrutin régional 2010 à l’allure d’un vote-sanction, le camp présidentiel compte bien « sauver les meubles », en maintenant au moins les majorités issues des cantonales de 2008 (où la droite avait perdu 9 départements, conservant 43 conseils généraux contre 58 pour la gauche, sur un total de 101 départements).

En Bourgogne, peu de surprises à l’horizon dans la Nièvre et dans l’Yonne

L’UMP semble assurée de conserver une nette majorité dans l’Yonne où 22 cantons sur 42 sont renouvelables en mars 2011. L’actuel Président du Conseil général, Jean-Marie Rolland (UMP – Union pour l’Avenir de l’Yonne), élu pour la première fois dans le canton de Vermenton en 1992, visera un quatrième mandat. A noter : l’ambition affichée par le Front National d’obtenir un siège au Conseil général, celui du canton de Sens sud-est, avec la candidature du Conseiller régional Edouard Ferrand, suppléé par Maria De Kinderen (aux cantonales de mars 2004, le tandem avait obtenu 23,80 % des voix au premier tour, puis 21,72 % lors d’une triangulaire au second tour).

Dans la Nièvre, où 16 cantons sur 32 sont renouvelables, le PS reste indéboulonnable, malgré une progression régulière de la droite à Nevers, et le départ de l’actuel Président du Conseil général. En effet, l’ancien député et sénateur socialiste Marcel Charmant, élu à Nevers-est, n’est plus candidat à sa succession. Un renouvellement des responsables socialistes nivernais qui se poursuit, après la démission de l’ancien Maire de Nevers, Didier Boulaud…

Saône et Loire : Montebourg renforcé ?

En Saône et Loire (28 cantons renouvelables sur 57), où la majorité départementale a plusieurs fois basculé en 30 ans, la gauche ne semble pas menacée (disposant de 38 sièges contre 19 à la droite), et pourrait poursuivre sa progression initiée depuis 1998, notamment sur les cantons de Givry ou Sennecey le Grand. Malgré certains cantons dits « fragiles » pour la gauche (Beaurepaire en Bresse, Cuiseaux, Mâcon-Centre et Mâcon-Sud) , et une « morosité » locale dénoncée même par certains élus socialistes sur fond de coupes budgétaires, l’actuel Président du Conseil général Arnaud Montebourg, qui annonçait en janvier sur France-Inter qu’il ne se représenterait pas aux législatives en 2012, devrait ainsi conserver la présidence du département.

Côte d’Or : une élection sensible

« La Saône et Loire bougonne, la Côte d’Or rayonne » ; si la phrase amuse certains proches de François Sauvadet, l’heure est néanmoins à l’inquiétude dans les rangs de la majorité UMP – Nouveau Centre du Conseil général de Côte d’Or. La majorité ne peut en effet s’appuyer que sur un seul siège d’avance, obtenu en 2008 grâce au ralliement tardif de Marc Frot, alors conseiller général MoDem de Baigneux-les-Juifs, en contrepartie du départ de Louis de Broissia (UMP) de la Présidence, au profit du centriste François Sauvadet (NC). Marc Frot, ayant depuis rejoint le Nouveau Centre, a ainsi confirmé son appartenance au groupe majoritaire.

L’enjeu est donc de taille pour la gauche qui avait cru voir son heure arriver en 2008. Il l’est sans doute encore davantage pour la droite, qui compte bien conserver ce département traditionnellement favorable. L’attention se cristallise maintenant sur les quelques cantons susceptibles de confirmer ou de renverser la majorité. Parmi les 21 cantons renouvelables (sur les 43 que compte le département), seuls quelques-uns semblent susceptibles de basculer, mais essentiellement en faveur de la droite.

Les cantons à surveiller

Ainsi, se fondant sur son large succès aux municipales de 2008 à Auxonne, certains observateurs pronostiquent une victoire de Raoul Langlois dans le même canton. Plus timidement, on parle aussi d’un retour à droite des cantons de Nuits Saint Georges, Arnay le Duc et même Is sur Tille.

Autre canton-clef : Montbard, que François Sauvadet a d’ailleurs choisi pour présenter officiellement sa liste « Initiatives Côte d’Or » et donner le coup d’envoi de sa campagne, le 21 janvier. Le Président du Conseil général compte sur Laurence Porte pour ravir le canton à Robert Grimpret, élu du Parti Radical de Gauche.

Forces en présence

Le Maire PRG de Moutiers Saint Jean, Robert Grimpret, élu du Groupe Forces de Progrès (opposition départementale) depuis 1998, est candidat à sa propre succession, sa suppléante étant Christelle Silvestre, maire PS de Montbard (malgré l’opposition de Patrick Molinoz, maire de Venarey les Laumes et secrétaire départemental du PRG). A sa gauche, Robert Fourgeux sera également candidat, pour le Parti Communiste. Enfin, Bruno Diano (VOIR NOTRE VIDEO) représente le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon.

A droite, alors que le projet de candidature du Maire d’Eringes Fabienne Lépy ne semble pas se concrétiser, Laurence Porte (VOIR NOTRE VIDEO) reste l’unique candidate. En tout état de cause, cette dernière est la seule à avoir obtenu l’investiture de la majorité départementale conduite par François Sauvadet. Enfin, le Front National ne semble pas (pour l’instant) devoir déclarer de candidat dans le canton.

Place aux jeunes ?

Si un point commun semble rapprocher Laurence Porte (Nouveau Centre) et Bruno Diano (Parti de Gauche), c’est bien la motivation et l’énergie qu’ils déploient lors de cette campagne. Face aux deux « Robert » (Grimpret et Fourgeux), les deux candidats affichent un dynamisme volontaire, au rythme de leurs réunions et déplacements dans tout le canton. Et surtout, l’ambition de gagner cette élection.

Un horizon dégagé pour Laurence Porte ?

Pour la Conseillère municipale d’opposition de Montbard, l’heure est à l’optimisme : forte d’une image jeune et énergique, Laurence Porte mène sur le terrain une campagne dynamique, avec une présence permanente de part et d’autre du canton. La candidate affirme qu’elle « adhère totalement au bilan global de la présidence de François Sauvadet à la tête du Conseil général », insistant sur les valeurs qu’elle partage avec le Président du département, valeurs qu’elle définit comme une « subtile alliance entre la solidarité et la liberté ». Elle qualifie François Sauvadet « d’homme de réflexion et d’action, le seul capable de tirer le département vers le haut ».

Concrètement, Laurence Porte affirme qu’elle privilégiera les dépenses d’investissement, les besoins sociaux et la protection environnementale. Selon elle, « les maires sont en droit d’attendre que leur conseiller général vienne à eux régulièrement pour exposer son travail, et les réunisse autour d’une table pour discuter de la faisabilité de tel ou tel projet et pour réfléchir ensemble à la juste et cohérente répartition des aides, sans choix partisan ». Enfin, Laurence Porte revient sur un des projets phares du Conseil général : « 2011 est une grande année pour l’aménagement du territoire de la Haute Côte d’Or avec l’ouverture du MuséoParc d’Alésia ».

Bruno Diano : l’élection de trop pour Robert Grimpret ?

Pour sa part, Bruno Diano, habitué des manifestations et luttes sociales, revendique également une forte présence sur le terrain, et considère que le candidat sortant Robert Grimpret est « à la traîne, élu depuis très longtemps ». Le candidat du Parti de Gauche dénonce la « surreprésentation importante du PRG qui ne représente que 2 % des voix et dispose de cinq élus à l’Assemblée départementale », jugeant la situation « injuste et choquante, quand on sait que le Front de Gauche, qui représentait aux dernières élections, européennes puis régionales, 6 à 7 % des voix, n’a aucun représentant en Côte d’Or ».

Un PCF qui « regarde dans le rétroviseur »

Quand au candidat du PCF Robert Fourgeux, Bruno Diano est également sévère : « Le PCF s’accroche à des bastions passés et il regarde trop dans le rétroviseur au lieu d’aller de l’avant avec ceux qui étaient prêts à faire une union sincère et véritable ». Le Maire de Crépand critique également l’absence sur le terrain du candidat communiste : « Une campagne comme celle des cantonales ne se décide pas à la dernière minute en faisant du porte à porte dans les quinze derniers jours ; cela demande des mois, voire des années de travail, où il faut aller de village en village. C’est l’exemplarité de ce qu’on fait tous les jours depuis des années, comme c’est mon cas à Crépand depuis 21 ans en tant que Maire ».

« Quand on veut gagner, comme moi, une élection cantonale ne se prépare pas à la dernière minute » ; Bruno Diano souhaite « représenter la gauche sociale et aussi écologique », sans oublier son « coeur de cible » : « Il y a ici un milieu relativement modeste, assez pauvre, avec 1700 emplois industriels qui ont besoin d’être soutenus comme je l’ai fait lors du mouvement pour les retraites ».

Une alliance possible avec le PS

Si, faute de pouvoir représenter une union de toutes les gauches, Bruno Diano pense qu’il pourrait représenter le Front de Gauche à ces élections, le candidat n’exclut pas non plus une alliance avec le PS : « J’ai de très grands amis au PS, puisque j’en viens. Si j’étais en 2ème position au 1er tour, j’appelerais à soutenir le candidat de gauche arrivé en tête, comme je l’ai toujours fait. J’ai peut être des ambitions plus sociales ou plus environnementales, mais chacun son programme, et que le meilleur gagne »…

ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans Politique, VidéoCommentaire (1)

Réforme territoriale, communautés de communes ou d’agglomérations, services en ligne: les communes sont-elles menacées?


Réforme territoriale, communautés de communes ou d'agglomérations, services en ligne: les communes sont-elles menacées? Les maires de Bourgogne réagissent

Réforme territoriale, communautés de communes ou d'agglomérations, services en ligne: les communes sont-elles menacées? Les maires de Bourgogne réagissent

« Les 36 000 communes pourraient disparaître au profit de « super-communes », au nombre de 6 ou 7000, dont les édiles seraient élus au suffrage universel » ; la menace n’est en réalité qu’une proposition, extraite du rapport rendu en 2008 par la « Commission pour la libération de la croissance française » présidée par Jacques Attali. Mais dans ce territoire français qui est le plus morcelé de toute l’Union Européenne, l’initiative s’inscrit dans un contexte plus général de « ringardisation » du département et de la commune, échelons jugés « conservateurs et ruraux » face à des collectivités prétenduement plus modernes : l’Europe, la région et -surtout- les communautés urbaines, d’agglomérations et de communes.

Un processus presque irréversible

Ces dernières, en effet, bénéficient au gré des évolutions législatives (dont la dernière réforme des collectivités territoriales) d’un cadre de plus en plus favorable et d’un champ de compétences sans cesse étendu. Si, en vertu de ces principes, l’entrée d’une commune au sein d’un de ces EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale) est franchement encouragée, le processus est ensuite quasiment irréversible (notamment au nom de la « continuité territoriale » : pas d’enclave au sein d’une Communauté), tout comme les transferts de compétences des communes au profit de ces communautés.

Au départ, le principe semble valable. Présentée comme « la structure idéale pour une coopération sincère et efficace afin de penser un véritable projet global de développement d’un territoire », une intercommunalité peut concentrer sur une zone de son territoire des moyens que ne peut mobiliser une commune, par exemple pour la création de zones de développement économique. Compétences d’élaboration et de création, mais aussi de gestion. Ainsi la loi dispose que les Communautés d’agglomération exercent leurs compétences en termes de développement économique, d’aménagement de l’espace communautaire, d’équilibre social de l’habitat, de transport urbain… Mais elle peuvent également prendre en charge d’autres domaines comme la voirie, l’assainissement, l’eau potable, l’environnement et l’action sociale, les équipements culturels et sportifs…

La Bourgogne n’échappe pas à cette tendance de regroupement, et comporte de nombreuses communautés de communes (souvent rurales), cinq communautés d’agglomération (Grand Dijon, Grand Chalon, ADN Agglomération de Nevers, Mâconnais – Val de Saône, Beaune Côte et Sud et bientôt Auxerre) et une communauté urbaine (le plus haut degré de coopération intercommunale), la CUCM, Communauté Urbaine Creusot-Montceau. Communautés des villes, communautés des champs : des enjeux différents. Cependant, à l’intérieur de chaque collectivité et au-delà des clivages politiques, les sentiments des élus à l’égard de l’intercommunalité vont de l’enthousiasme à la franche hostilité.

« On a l’impression d’être pieds et poings liés »

Les citadins bourguignons s’y sont habitués au gré des évolutions de leurs réseaux de transports en commun, de leurs services de voierie ou à la lecture des magazines édités par cette entité désormais incontournable : la Communauté d’agglomération est partout. Mais ce qui choque certains, c’est l’omnipotence, en son sein, de la ville-centre ; Françoise M., habitant Châtenoy-le-Royal (commune du Grand Chalon), nous confie : « On a élu une mairesse de droite (NDLR : Marie Mercier, UMP), pour finir avec une « com’ d’agglo » dont le Président est Christophe Sirugue, maire socialiste de Chalon. Et maintenant, même le DGS (Directeur Général des Services) est le même à la Ville de Chalon et au Grand Chalon (NDLR : Bruno Romoli). C’est Chalon qui prend les décisions politiques, et Chalon encore qui les met en oeuvre. On a l’impression d’être pieds et poings liés ». Un sentiment partagé par certains au sein du Grand Dijon (avec la même configuration politique), où la Ville et la Communauté d’agglomération partagent le même patron (François Rebsamen) et le même DGS (Philippe Berthaut).

Néanmoins, si face à cette emprise grandissante (qui parfois s’étend jusqu’à la distribution de l’énergie électrique) certaines mairies pestent régulièrement (« bientôt ils nous imposeront la couleur des lampadaires et les horaires de la bibliothèque ! »), le ton général est d’abord au consensus : il faut dire que les communautés, notamment urbaines, doivent se limiter (en théorie) à un « débat intercommunal apolitique ». Mais l’entente sera toujours plus facile quand, à l’image de l’Agglomération de Nevers, l’ensemble des municipalités font (presque) toutes partie du même camp.

« Pas de dogme, mais plutôt un usage, une pratique »

Chalon, Dijon : des communautés dirigées par la gauche, mais avec des communes de droite… Au sein du Grand Dijon, si certains esprits chagrins font remarquer que le tramway ne desservira que des localités… socialistes, la « minorité visible » UMP reste plutôt optimiste : Gilbert Menut, maire UMP de Talant, Conseiller général et Vice-Président du Grand Dijon, ne voit pas de danger imminent pour l’avenir de sa commune, et préfère aborder la question des compétences au cas par cas : « Pas de dogme, mais plutôt un usage, une pratique. Tout dépend du sujet traité : par exemple, les aménagements et services structurants comme les transports en commun relèvent d’un projet communautaire, tandis que l’action sociale et les animations de quartier font partie du projet municipal ». Bref, l’intérêt général avant tout.

En revanche, pour les mairies rurales de Bourgogne, l’avenir semble plus incertain ; ainsi Bruno Diano, maire (Parti de Gauche) de Crépand (Côte d’Or, canton de Montbard), note que « la réforme encourage le rapprochement des communes au sein de Communautés de communes sur la base du volontariat, mais que les plus petites d’entre elles, celles de moins de 400 habitants, pourraient devoir se regrouper ». En attendant, le Maire de Crépand (340 habitants) a su s’adapter au fonctionnement de la Communauté de communes du Montbardois : « C’est à moi de fédérer les élus et les citoyens qui ne sont pas d’accord pour contrer certains projets ». Ainsi récemment, Bruno Diano est parvenu à « torpiller » le projet de financement par la Communauté d’un programme de bateaux touristiques électriques exploité par un particulier…

« La réforme est mal engagée »

Plus ardent, Bruno Bethenod, maire d’Arceau (canton de Mirebeau-sur-Bèze) et représentant en Côte d’Or de l’Association des Maires Ruraux de France (AMRF), rapporte que « bien des maires ont l’impression qu’à Paris, les Jacobins ne veulent plus d’élus locaux responsables qui prennent de véritables décisions ». Pour lui, « la réforme est mal engagée ». Il regrette déjà le système d’intercommunalité par les syndicats (SIVU à vocation unique et SIVOM à vocations multiples) qui selon lui « marchait très bien » : « On se mettait ensemble dans un syndicat sur la base du volontariat, pour une ou plusieurs compétences, et le budget était géré par les communes membres, le syndicat rendant des comptes devant les conseils municipaux ».

Quant aux arguments budgétaires, Bruno Bethenod voit plutôt dans ces regroupements une source de nouvelles dépenses : « Aujourd’hui une élite intellectuelle nous annonce que pour porter des projets intercommunaux, il faudra que les Communautés de communes lèvent elles-mêmes l’impôt. Demain, la Communauté de communes du Mirebellois ne formera peut-être plus qu’une seule commune, mais pour réaliser une économie dérisoire. La commune d’Arceau, c’est seulement 22 heures de secrétariat par semaine ! Tous les dossiers (3 ou 4 réunions par semaine), je les traite avec mes adjoints : on ne coûte rien ! Le jour où on va nous remplacer, quel sera le coût de ces fonctionnaires territoriaux ? Le système allemand est désigné comme un modèle, mais la situation s’est largement dégradée outre-rhin depuis la crise, car leurs collectivités connaissent des difficultés financières pires que les nôtres… ».

« C’est devenu l’affaire de l’autre »

Pour le maire d’Arceau, qui siège avec trois de ses Conseillers municipaux à la Communauté de communes du Mirebellois, le fonctionnement communautaire reste flou et impersonnel pour les citoyens : « La Communauté de communes peut voter une hausse d’impôts de 14% sans même se demander quelles seront les conséquences au niveau des municipalités. Plus personne n’est responsable de ces décisions ; c’est devenu l’affaire de l’autre ». Un sentiment partagé par Catherine, secrétaire de mairie dans une commune rurale de la Nièvre : « Je suis entre le marteau et l’enclume. Les élus me disent toujours la même chose : « Ce n’est plus à nous de gérer, c’est à la Communauté de communes ». Que dire aux administrés qui attendent des services ? »

Plus optimiste, Jean-Claude Lemaire, Président de l’association départementale des maires ruraux de l’Yonne et maire de Joux-la-Ville (canton de L’Isle-sur-Serein) ne voit pas le regroupement de communes comme un « risque », « si le scénario de fusion ou de commune nouvelle correspond à des logiques de développement, c’est-à-dire à une cohésion géographique avec des projets et des finances ». Jean-Claude Lemaire accepte le principe d’une fusion de Joux-la-Ville avec d’autres communes « dans le cadre d’une commune nouvelle, pour assoir ses capacités de développement dans une cohérence de territoire ».

L’intercommunalité au suffrage universel direct ou indirect ?

Les Conseillers siégeant au sein des Communautés sont élus au suffrage universel indirect ; en effet, ce sont les Conseils municipaux des communes concernées qui choisissent ceux qui iront les représenter à l’intercommunalité. Toutefois, ces dernières années, pour répondre au « déficit démocratique » régulièrement reproché aux intercommunalités, un projet d’élection des Conseillers communautaires au suffrage universel direct a été évoqué, afin notamment de « redonner aux citoyens les moyens de réagir aux décisions prises ». Autre argument, l’indépendance des intercommunalités par le suffrage universel direct sonnerait le glas de la mainmise des grosses communes sur les petites au sein de ces établissements. Mais cette fois, la levée de boucliers des élus locaux a été déterminante, comme le confirme Bruno Bethenot : « Si on n’avait pas rué dans les brancards, ils auraient instauré l’élection au suffrage universel, hors les conseils municipaux ».

Un point également déterminant pour Gilbert Menut, qui estime « qu’élire les intercommunalités au suffrage universel direct serait revenu à tuer les Conseils municipaux ». De son côté, Jean-Claude Lemaire tient à distinguer le projet global qui selon lui nécessite un modèle communautaire doté de compétences réelles et opérationnelles, de la démocratie locale qui « implique ou concerne davantage les services qui eux doivent rester au plus près des citoyens ».

Finalement, la réforme des collectivités confirmera le choix du suffrage universel indirect, mais avec un aménagement nouveau : lors des élections municipales, les candidats des listes municipales pressentis pour aller siéger en intercommunalité seront « marqués », c’est-à-dire pré-désignés sur les listes. Les électeurs sauront donc, en élisant un Conseiller municipal, qui ira siéger à la Communauté. Une initiative, souligne Gilbert Menut, « que la ville de Talant avait inauguré de son propre chef en 2008 par souci de transparence ».

Internet : instrument de désertification ou de diversification ?

Catherine, secrétaire de mairie dans la Nièvre, s’inquiète… d’abord pour son emploi : « Avec tous les services Internet actuels ou à venir, de la demande de formulaires ou de renseignements à la consultation du cadastre, on sent bien que l’Etat souhaite instituer un contact direct avec les administrés, en se passant de cet intermédiaire qu’est la Commune ». Mais les élus ne semblent pas partager cette crainte. Gilbert Menut se réjouit même de l’arrivée de ces nouvelles technologies : « Pour le coup, vive le progrès ! Il faut sortir nos services de leur vieux train-train. Par exemple, un tiers des factures adressées par la mairie aux Talantais sont désormais réglées par prélèvement automatique ; c’est un tiers d’écritures en moins ». Un enthousiasme partagé par les maires ruraux, comme Bruno Bethenod : « Il faut vivre avec son temps ; tout ce qui peut faciliter les tâches administratives, ça libère du temps pour autre chose, car de toute façon on a beaucoup de choses à faire ». Se débarrasser d’une partie du travail administratif, une opportunité pour se concentrer sur l’essentiel, selon Jean-Claude Lemaire : « C’est plus pratique, et les Communes prennent alors tout leur sens en matière de solidarité de moyens et de connaissance par rapport au public décalé ou inadapté ».

Malgré les changements liés à l’élection dès 2014 des « Conseillers territoriaux », et alors que l’opposition brandit le spectre de la faillite des institutions locales depuis la suppression de la taxe professionnelle, la simple évocation de la disparition de certaines communes suscite de telles réactions, que l’on peut d’emblée se rassurer sur leur avenir. Pour souligner encore l’importance de la démocratie locale, empruntons cette conclusion à un spécialiste Dijonnais d’Histoire contemporaine, Renaud Busenhard, qui constatait en 2000 que « l’on admet communément l’importance politique des très petites entités et des très grosses », regrettant que les échelons intermédiaires n’intéressent décidément personne…

ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans Politique, SociétéCommentaires (2)

« L’univers singulier d’Andrée et Jean Moiziard »: une tache sombre dans l’univers de Buffon?


Une exposition qui vous cloue le bec, même si les contribuables montbardois n'y ont laissé que peu de plumes (400 euros de budget total)

Une exposition qui vous cloue le bec, même si les contribuables montbardois n'y ont laissé que peu de plumes (400 euros de budget total)

Si l’oeuvre de Buffon était l’un des principaux centres d’intérêt de ces Journées du Patrimoine des 18 et 19 septembre à Montbard, les visiteurs du Musée de l’Ancienne Orangerie auront pu remarquer, face à l’héritage du célèbre naturaliste du siècle des Lumières, une expression artistique un peu plus… obscure.

Un héritage scientifique et artistique

En cette cathédrale du souvenir dédiée à Buffon, François Nédellec, conservateur du Musée, s’évertue à donner avec tout son talent plusieurs conférences improvisées pour un public avide de connaissances, nous faisant traverser l’histoire du site à travers les siècles. Ici se côtoient une grande partie des objets ayant appartenu au naturaliste, sculptures en buste et en pied. Se découvre aussi, dans un décor contemporain, tout ce que la ville de Montbard a hérité de patrimoines multiples, de dimension nationale voire universelle (d’autres sites au coeur du parc renferment les traces des travaux de Buffon et Daubenton, également natif de Montbard).

Ceci n'est pas un poisson d'avril : sa décomposition est plus ancienne encore... L'Univers Singulier d'Andrée et Jean Moiziard. Photos : Michel Dor

Ceci n'est pas un poisson d'avril : sa décomposition est plus ancienne encore... L'Univers Singulier d'Andrée et Jean Moiziard. Photos : Michel Dor

Dans cet espace de l’Orangerie, l’oeil du visiteur contemplera également le « Globe Bleu » de Yves Klein, caractérisé par un revêtement sur résine synthétique, d’un pigment mat, intense, lumineux. Une pièce exceptionnelle, d’un bleu aussi lumineux que le bleu du ciel, qui fera l’objet d’une marque déposée : I.K.B. (International Klein Blue).

« L’Univers Singulier » : comme son nom l’indique

Mais le Musée Buffon est suffisamment vaste pour accueillir également des expositions temporaires. Ainsi, depuis le 3 juillet jusqu’au 10 octobre 2010, la Ville de Montbard, dans le cadre de sa politique culturelle, propose gratuitement un espace dédié à « l’Univers Singulier d’Andrée et Jean Moiziard ».

Visage humain et oiseau plumé parmi les éléments composant cette inquiétante sculpture issue de L'Univers Singulier d'Andrée et Jean Moiziard

Visage humain et oiseau plumé parmi les éléments composant cette inquiétante sculpture issue de L'Univers Singulier d'Andrée et Jean Moiziard

Là, c’est le choc. On passe brutalement du bleu lumineux d’Yves Klein (dont plusieurs exemplaires sont exposés aux Etats-Unis, notamment à New-York et San Francisco) à l’obscurité d’Andrée et Jean Moiziard… En ce dimanche des Journées du Patrimoine, les critiques pleuvent ; le choc pour certains est violent. Il est vrai que l’aspect de cette exposition temporaire est plutôt lugubre, conduisant certains visiteurs à parler de vision « lunaire ». D’autres, plus acides, feront un rapprochement avec « la Boucherie Humaine », exposition en vitrine rue Edme Piot (notre article).

« Mode d’emploi » : extraits

Prise de recul nécessaire ? Après avoir recueilli les propos des auteurs Andrée et Jean Moiziard, François Nédellec aura en effet pris soin de fixer une documentation sur papier à disposition du public. Morceaux choisis de cette présentation à lire au second degré, pour mieux cerner ce théâtre d’ombres.

Les visiteurs du Musée Buffon trouveront-ils que ce corbeau a un corps beau ? L'Univers Singulier d'Andrée et Jean Moiziard

Les visiteurs du Musée Buffon trouveront-ils que ce corbeau a un corps beau ? L'Univers Singulier d'Andrée et Jean Moiziard

« Comme de vieux anars, ils sont ailleurs… en dehors des lignes directrices mais avec leur logique propre. Ils sont toujours entre deux univers. Les Moiziard, ou l’impuissance, le malaise, l’incompétence, la quasi-impossibilité de transposer dans un musée, quelque peu aseptisant par nature, cette atmosphère carnivore, joyeuse et ponctuée d’humour. L’utilisation d’ossements d’animaux – et peut être d’humains – permet de passer de la relique païenne à la vanité humoristique. Malgré tout, l’oeuvre des Moiziard est ambiguë, instable voire dérangeante.

Chez les Moiziard, les oeuvres ne se contemplent pas. Elles sont à regarder furtivement… en passant. Andrée et Jean s’inscrivent dans un art non officiel… sans doute plus marginal, plus secret, moins ostentatoire.

"Chez les Moiziard, les oeuvres ne se contemplent pas. Elles sont à regarder furtivement... en passant" (François Nédellec, conservateur)

"Chez les Moiziard, les oeuvres ne se contemplent pas. Elles sont à regarder furtivement... en passant" (François Nédellec, conservateur)

Intuitivement, nous ressentons qu’il n’est pas possible de s’immerger dans cet espace de vie artistique. Des toiles et variantes de sculptures où ne reste qu’à chacune une parcelle de lumière venue des ténèbres ou de notre pupille. Les cimaises devront s’accrocher ! »

Une « éluGubration » de trop ?

Bien que le budget de cette exposition soit modeste (environ 400 euros), la municipalité montbardoise aurait pu se passer de ce non-évènement dit « culturel ». Alors que la polémique sur l’exposition de la « Boucherie Humaine » avec ses cadavres et ses pièces détachées humaines n’est pas encore désamorcée et que ces temps d’après-crise pourraient appeler une gestion plus complaisante, les visiteurs des musées de Montbard devaient-ils être interpelés par ce rassemblement d’objets plus proches de la mort que de la vie ?

"L'Univers Singulier d'Andrée et Jean Moiziard", au Musée Buffon de Montbard du 3 juillet au 10 octobre 2010. Entrée gratuite

"L'Univers Singulier d'Andrée et Jean Moiziard", au Musée Buffon de Montbard du 3 juillet au 10 octobre 2010. Entrée gratuite

Puissent les prochaines sélections artistiques, qui seront retenues pour le printemps, redonner un peu d’optimisme et rappeler que la vie est aussi une recherche du bonheur…

ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans SociétéCommentaires (6)

Rentrée sociale : la gauche ne bat pas en « retraite » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/09/greve_manifestation_retraites_13juillet2010_ps_npa_poi_atac_bourgogne365.flv

« S’il y a quelque chose à attendre au niveau des mouvements sociaux, c’est à la rentrée. Ce projet de réforme des retraites est profondément injuste et je vois difficilement les choses se tasser » : faisant allusion le 13 juillet à Alain Juppé qui se disait « droit dans ses bottes » peu avant les grandes grèves de 1995, Frédéric Ravenet, conseiller municipal PS de Montbard, souhaite visiblement maintenir la pression sur le gouvernement malgré la fermeté affichée par le Président de la République Nicolas Sarkozy, qui déclarait récemment que « beaucoup de monde dans la rue ne le ferait pas reculer » et que « le calendrier de cette réforme serait maintenu ».

La CGT mène le cortège à Montbard lors de la manifestation du 7 septembre, avec des revendications allant au-delà de la lutte contre le projet de réforme des retraites

La CGT mène le cortège à Montbard lors de la manifestation du 7 septembre, avec des revendications allant au-delà de la lutte contre le projet de réforme des retraites

« Un projet de loi inique et injuste »

Estimant que « le Président s’est laissé emporter dans une espèce d’arrogance qui agace un peu tout le monde », Frédéric Ravenet juge néanmoins le résultat de la manifestation du 13 juillet 2010 « plutôt décevant », mettant cette faible participation sur le compte de la période estivale ainsi que du « manque de conjonction entre syndicats, partis politiques et associations ».

En revanche, Bruno Diano (maire de Crépand et représentant du Parti de Gauche) préfère afficher une certaine unité entre les organisations : « On a réussi à se mettre d’accord entre le Parti Socialiste, le Parti de Gauche, le Parti Ouvrier Indépendant et le Nouveau Parti Anticapitaliste, ainsi qu’avec des associations comme ATAC, pour demander le retrait de ce projet de loi inique et injuste ».

Les slogans sont nombreux pour rappeler l'attachement des manifestants à la retraite à 60 ans, contre le projet porté par Nicolas Sarkozy, François Fillon... et surtout Eric Woerth

Les slogans sont nombreux pour rappeler l'attachement des manifestants à la retraite à 60 ans, contre le projet porté par Nicolas Sarkozy, François Fillon... et surtout Eric Woerth

La négociation… ou le retrait

Revenant sur le succès des manifestations précédentes, le maire de Crépand prévient : « Le Président, qui fait preuve d’une mégalomanie incommensurable et commet une erreur grave à ne pas écouter les gens en difficulté, devrait s’occuper de ce qui se passe dans la rue, parce que le mécontentement monte, tout comme le nombre de manifestants, passé de 600 000 à 2 millions entre le 1er mai et le 24 juin 2010″. Enfin, Bruno Diano estime que « si le projet de loi n’est pas amendable (le gouvernement avait précisé que l’âge de 62 ans pour le départ à la retraite ne serait pas négociable), il faudra aboutir à son retrait (…) d’autant qu’il a été déposé de manière vicieuse la veille d’un 14 juillet ».

Un avertissement que confirme Edith Danry, représentante du Parti Ouvrier Indépendant : « Bien que ce soient les vacances, le gouvernement continue à avancer. Nous on n’est pas d’accord, et on veut manifester notre volonté de voir ce projet de réforme des retraites retiré ».

Christelle Silvestre, maire socialiste de Montbard, présente lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites porté par l'UMP

Christelle Silvestre, maire socialiste de Montbard, présente lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites porté par l'UMP

Cigales ou fourmis ?

Réalités économiques contre nécessités sociales : le débat ne date pas d’hier, mais le contexte de ce reportage, tourné à Montbard (Côte d’Or) en donne une illustration particulière : la ville de Montbard, suite à une gestion précédente que certains qualifieront de « débridée », hérite il y a trois ans d’une municipalité socialiste. Devant l’ampleur du gouffre financier, la nouvelle municipalité est contrainte de geler ses projets d’investissements, de réduire les dépenses de fonctionnement, d’augmenter les impôts locaux de 10%… Pas question d’emprunter ou de négocier un redéploiement de la dette : toutes possibilités de rallonge ont été épuisées par la précédente municipalité. C’est donc une mairesse socialiste, Christelle Silvestre, qui aura le courage de faire passer un plan de rigueur et de faire consentir des sacrifices à bon nombre de citoyens…

Bruno Diano, maire de Crépand (21) et représentant du Parti de Gauche, lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites

Bruno Diano, maire de Crépand (21) et représentant du Parti de Gauche, lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites

Un combat perdu d’avance ?

A l’heure où les agences de notation scrutent chaque action budgétaire du gouvernement et où l’ensemble des Etats européens réajustent leurs équilibres financiers et taillent dans leurs dépenses, les organisations syndicales et les partis d’opposition pourront-ils mettre en échec cette réforme des retraites ? Quelle que soit l’impopularité du projet, le gouvernement semble tenir bon. Et si la mesure est à contre-courant des enquêtes d’opinion, l’UMP pourrait présenter cette réforme comme un modèle de courage politique. A l’image d’un certain François Mitterrand, en 1981, qui avait voulu passer au-delà des sondages pour abroger la peine de mort…

Slogan intergénérationnel pour la CFTC, également présente à la manifestation du 7 septembre 2010 contre la réforme des retraites

Slogan intergénérationnel pour la CFTC, également présente à la manifestation du 7 septembre 2010 contre la réforme des retraites

Epilogue illustré

7 septembre 2010. Bien que n’ayant pas entamé la volonté du gouvernement (le Premier ministre François Fillon exclura dès le lendemain toute nouvelle concession, déclarant que « lâcher autre chose, ça veut dire ne plus assurer le financement des retraites »), le rendez-vous à une marche de contestation sur le thème du retrait du projet de loi de réforme des retraites fait le plein. Un peu plus de 1.300 manifestants ce 7 septembre à Montbard, contre mille le 24 juin 2010. On retrouve toute la force mobilisatrice des principaux syndicats ouvriers, dont la CGT qui se taille la part du lion. En second plan, tous les représentants des partis politiques d’opposition, représentés à l’Assemblée Nationale ou pas. En second plan, parce que la lutte contre le départ en retraite à 62 ans se veut avant tout une action syndicale unitaire (photos).

ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans Eco / Social, VidéoCommentaires (5)

Kenza Farah en concert à Montbard : le « Trésor du 13″ à la rencontre du « 21″ (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/06/kenza_farah_karismatik_concert_rap_montbard_21_bourgogne365.flv

Samedi 12 juin 2010, le public présent à l’Espace Paul Eluard était bien plus que montbardois : de nombreux fans venus de Lyon, Paris, Strasbourg, Reims, Nancy, Langres, Vesoul, Dijon, Bourg en Bresse, Chalon sur Saône, Mâcon, Auxerre ou Clamecy étaient en effet venus s’ajouter à l’auditoire issu de Montbard et des communes environnantes. Le signe que Montbard peut rassembler un vaste public à condition que soit créé l’évènement. Parmi ces spectateurs, le maire de Montbard Christelle Silvestre était présente tout au long du concert, accompagnée de trois adjoints…

"Militante", premier single extrait du futur album de Kenza, dont la sortie est prévue en septembre sous le label Karismatik

"Militante", premier single extrait du futur album de Kenza, dont la sortie est prévue en septembre sous le label Karismatik

Une véritable ovation

Pleine de fraîcheur et de spontanéité, Kenza est très proche de son public, qui lui rend bien en lui réservant une véritable ovation. Une communion reflétée sans artifice par ce reportage de Bourgogne 365. Devant un public conquis de connaisseurs et de fidèles qui la suivent depuis ses débuts, Kenza Farah a su « tenir la scène » avec un talent que certains ont jugé « étonnant » : la jeune femme de 24 ans affiche en effet une présence scénique, que beaucoup d’artistes confirmés depuis près d’une décennie pourraient lui envier…

Organisée par « Dans Ta Face Promotion », structure située à Montbard, la soirée a tenu toutes ses promesses, avec la présence en première partie de Lil Soul et Kayline (chanteuse qui sort son album sous le label Karismatik). Le plateau artistique était également consacré à plusieurs DJ’s reconnus sur le plan international, qui ont assuré les intermèdes.

Kenza Farah devant le large public de l'Espace Paul Eluard à Montbard, lors de son concert organisé par "Dans Ta Face Promotion"

Kenza Farah devant le large public de l'Espace Paul Eluard à Montbard, lors de son concert organisé par "Dans Ta Face Promotion"

« Une très grande chance »

Disque d’or, disque de platine, 2ème vente de disques en catégorie rap-musiques urbaines (après Diam’s) : à 24 ans, Kenza reconnaît qu’elle a « une très grande chance » : « Le public me suit, ça me touche et j’espère que ça continuera le plus longtemps possible ». Revenant sur son actualité plutôt chargée avec ses derniers concerts à Lyon et Nantes, Kenza se prépare désormais pour un été 2010 bien rempli, avec de nombreuses dates, avant la sortie en septembre de son troisième album. Premier extrait de ce futur opus, le single « Militante », dévoilé il y a quelques jours, et diffusé depuis sur les radios : « On a eu de très bons retours de la part du public ; ce morceau va porter le nouvel album ».

Une vocation très précoce

Retour sur l’éclosion d’une chanteuse à l’avenir prometteur, née en 1986. Attirée depuis toujours par les arts et la danse, la jeune Farah se dirige très tôt vers le chant : « Je chante depuis toute petite. J’ai commencé à Marseille (NDLR où elle vit toujours) dans les fêtes de quartier, les MJC et toutes les manifestations. C’est comme ça que j’ai commencé à me faire connaître ». Décidant de s’affirmer et d’écrire ses propres textes, la jeune artiste décide alors d’utiliser son deuxième prénom, Kenza (« trésor » en arabe) pour en faire son nom de scène.

Kenza Farah en concert à Montbard (avec Lil Soul et Kayline) : le "Trésor du 13" à la rencontre du "21"

Kenza Farah en concert à Montbard (avec Lil Soul et Kayline) : le "Trésor du 13" à la rencontre du "21"

Karismatik : une aventure commencée en 2006

Kenza enregistre plusieurs morceaux qui tournent au départ de quartiers en quartiers. Vécues et sincères, ses chansons touchent aussi bien un public féminin que masculin. Au-delà de Marseille, Kenza devient ainsi un vrai phénomène dans le coeur de nombreux fans, jusqu’au jour où elle rencontre son label, Karismatik : « C’était en 2006 ; j’ai entamé l’aventure avec ce label, qui m’a proposé de faire mon premier album. Aujourd’hui, c’est toujours avec Karismatik que je sors mon troisième album ».

« Le rap n’est plus forcément un métier masculin »

Selon Kenza, le secret du succès, c’est de « travailler en équipe, avec une vraie passion commmune pour la musique et une super bonne ambiance en studio. Nous formons une grande famille, qui essaie de s’entraider au maximum ». Si elle observe que la musique rap « n’est plus forcément un métier masculin parce que les mentalités évoluent et que de plus en plus de filles chanteuses ou rapeuses emergent », la chanteuse reconnaît que « dans le rap, comme pour toutes les musiques, quand on veut en faire son métier, c’est très difficile ; il faut beaucoup travailler et rester bien entourée avec son équipe, et dans son cocon familial… ».

ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans Musique, VidéoCommentaires (4)

« Boucherie Humaine » rue Edme Piot à Montbard (21) : les images


"Boucherie Humaine" rue Edme Piot à Montbard : un pied humain pané à un prix au kg très abordable...

"Boucherie Humaine" rue Edme Piot à Montbard : un pied humain pané à un prix au kg très abordable...

« Y’en a un peu plus, j’vous l’mets quand même ? » Cette fois, l’expression coutumière des bouchers et autre commerçants n’aura pas fait l’unanimité à Montbard (Côte d’Or). Pourtant, la marchandise n’était pas avariée, et il ne s’agissait pas non plus de viande de chien ou de chat. Mais la raison de cette relative méfiance de la part des passants montbardois est plus singulière encore : il se trouvent devant la vitrine de la première Boucherie Humaine « au détail ».

"Mou de fumeur" à la "Boucherie Humaine" rue Edme Piot à Montbard : fumer provoque des maladies graves...

"Mou de fumeur" à la "Boucherie Humaine" rue Edme Piot à Montbard : fumer provoque des maladies graves...

Une boucherie dans une boucherie

Au cœur du centre-ville, la Mairie de Montbard est en effet propriétaire d’une friche immobilière sans caractère. Situé rue Edme Piot, ce « pied de nez » dans la ville comporte en son rez de chaussée une ancienne boucherie. Cet espace désaffecté depuis près d’une décennie ne pouvait, avant de mourir, qu’accueillir un évènement hors du commun. C’est chose faite depuis ce 11 juin 2010, à 12 heures exactement.

Un commerce comme tous les autres en plein centre-ville de Montbard...

Un commerce comme tous les autres en plein centre-ville de Montbard...

Une « Installation d’Art contemporain »

Ce thème de la « Boucherie Humaine », apparu pendant la première guerre mondiale, est aujourd’hui décliné à travers une exposition temporaire destinée à bousculer notre regard face aux nouvelles tueries et aux guerres d’aujourd’hui. Cette œuvre contemporaine, un découpage « boucher » de corps humains reconstitués, est signée de l’artiste et concepteur Fabien Ansault.

Architecte d’intérieur, graphiste et designer, diplômé en Arts appliqués de l’Ecole Duperré de Paris, Fabien Ansault œuvre dans son atelier de Chamesson, au bord de la Seine, en Côte d’Or. Sculpteur, il n’hésite pas à mélanger matière et matériaux, afin de donner à ses créations un caractère curieux, fantastique, quitte à choquer.

Certains anciens habitués de la boutique ont-ils tenté par mégarde de pousser la porte de la "Boucherie Humaine" ?

Certains anciens habitués de la boutique ont-ils tenté par mégarde de pousser la porte de la "Boucherie Humaine" ?

« Dénoncer sans complaisance par la provocation visuelle »

« Les guerres sont un phénomène barbare, profondément immoral, réactionnaire et contraire aux intérêts du peuple » : la citation de Rosa Luxembourg (1871 – 1919), reprise pour la circonstance, donne le ton de cette exposition qui tente, au risque de heurter le passant de la rue Edme Piot, « de dénoncer sans complaisance par la provocation visuelle ce que l’homme a de plus bas dans son instinct de prédateur accompli ».

Boucherie Humaine, arrivages inhumains : chacun appréciera le catalogue...

Boucherie Humaine, arrivages inhumains : chacun appréciera le catalogue...

A Montbard, c’est à la fois du nouveau, et du plein format. En apportant une « vision décalée et irrévérencieuse dans notre quotidien que l’horreur est toujours prête à se reproduire, pour ne pas répéter à nouveau les « plus jamais ça ! » de l’Histoire », cette installation « militante » cherche à « faire réfléchir » le citoyen confronté à des images de guerres sans nom, de crimes organisés et d’assassinats civils, « à l’heure où la télévision sature les temps de cerveau disponibles avec les nouvelles des conflits présents en permanence sur la planète… ».

La "Boucherie Humaine", rue Edme Piot à Montbard, n'oublie pas les amateurs de viande rouge...

La "Boucherie Humaine", rue Edme Piot à Montbard, n'oublie pas les amateurs de viande rouge...

Premières réactions

Si la Mairie de Montbard (également partenaire de l’évènement) n’était pas joignable lors de nos sollicitations, en revanche les réactions du grand public ne se sont pas faites attendre. Sur ce point, l’objectif annoncé, « interpeller l’œil, susciter la curiosité, les regards et les questionnements », a pleinement été atteint. Il est vrai que chacune et chacun, vu l’impressionnant réalisme de l’oeuvre, a pu reconnaître une partie de sa propre anatomie. Un sentiment saisissant, autre réussite de cette installation plastique contemporaine par Fabien Ansault.

« Maman, pourquoi ils montrent ça ? »

Néanmoins, les premières impressions recueillies sont plutôt éloignées du témoignage du concepteur de l’exposition. Faute de communication et d’explications affichées (ces dernières sont seulement apparues le lendemain, 12 juin), les témoins, de tous âges, ont d’abord qualifié l’évènement de « provocant », de « choquant », voire de « scandaleux » et même d’ « écoeurant » : un véritable choc culturel, pour les plus jeunes enfants comme pour ce couple de touristes britanniques de passage en Bourgogne, qui n’a pas manqué de qualifier l’oeuvre de « shocking »…

"Ne pas répéter à nouveau les "plus jamais ça !" de l’Histoire" : une mission illustrée par cette citation de Rosa Luxembourg en 1914

"Ne pas répéter à nouveau les "plus jamais ça !" de l’Histoire" : une mission illustrée par cette citation de Rosa Luxembourg en 1914

Laurence Porte : « De l’Art ou du Cochon » ?

Réaction politique enfin… mais de la part de l’opposition : Laurence Porte, Conseillère municipale, précise « n’avoir absolument pas eu connaissance de ce projet ni de son inauguration dans le cadre de ses fonctions au Conseil municipal », et dénonce un « choix non débattu » de la municipalité de Montbard. C’est donc en « citoyenne lambda » qu’elle a découvert l’œuvre de Fabien Ansault, dont elle salue la qualité artistique et technique.

Revenant sur le message humaniste porté par l’exposition et sur sa référence à la boucherie de la guerre 14-18, Laurence Porte éprouve à la fois une « fascination » pour l’oeuvre, et un certain « malaise », d’un point de vue scientifique, devant l’existence, bien réelle, « d’expériences humaines pratiquées dans des laboratoires d’horreur comme celui du tristement célèbre nazi, le docteur Josef Mengele ». La Conseillère municipale fait également référence « aux empilements de crânes des cambodgiens assassinés par les Khmers rouges ou plus récemment au génocide à la machette au Rwanda ».

Si elle admet que cette Boucherie Humaine « peut se concevoir tel un cabinet de curiosités comme l’aurait apprécié Buffon », Laurence Porte s’interroge néanmoins sur l’utilité de cette vitrine, notamment en termes de communication : « Si la municipalité veut y exposer un projet politique clairement défini, alors la logique veut qu’elle ne cautionne pas toute fabrication de pièces d’armement dans les usines de Montbard ; mais c’est nettement plus difficile que d’avancer avec le bouclier de l’artiste engagé ! ».

Exposition « La Boucherie Humaine », par Fabien Ansault, du vendredi 11 juin au vendredi 31 décembre, à l’ancienne boucherie rue Edme Piot à Montbard (Côte d’Or).

Reportage : Michel Dor

ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans SociétéCommentaires (26)

« L’égalité et la solidarité » en débat à Semur-en-Auxois le 30 avril


La Ligue des Droits de l'Homme (LDH), créée le 4 juin 1898, compte aujourd'hui près de 8000 adhérents en France et 15 sections en Bourgogne

La Ligue des Droits de l'Homme (LDH), créée le 4 juin 1898, compte aujourd'hui près de 8000 adhérents en France et 15 sections en Bourgogne

« Où sont passées l’égalité et la solidarité ? » : c’est le thème du Café Citoyen organisé vendredi 30 avril, de 19 à 21 heures, au Café « Carpe Diem », rue du Vieux Marché à Semur-en-Auxois.

Cette soirée débat est organisée par la section Montbard Auxois de la Ligue des Droits de l’Homme et du Citoyen (LDH), avec la présence de Dominique Guibert, secrétaire général de la LDH.

Entrée libre.

La LDH, officiellement créée le 4 juin 1898 (dans le cadre du combat politique pour l’affaire Dreyfus) par le sénateur républicain modéré Ludovic Trarieux, est « destinée à défendre les principes énoncés dans les Déclarations des droits de l’homme de 1789, 1793, la Déclaration universelle de 1948 et la Convention européenne des droits de l’homme » (art. 1er de ses statuts). Elle compte aujourd’hui près de 8000 adhérents en France, et 15 sections en Bourgogne.

ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans Alertes InfoCommentaire (1)

Lions Club de Montbard : humanitaires… et gestionnaires (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/04/salon_des_vins_lions_club_montbard_21_jean_julien_bourgogne365.flvLes 17 et 18 avril 2010, le Lions Club de Montbard organisait la 17ème édition de son traditionnel « Salon des Vins et Produits Régionaux ». Cette manifestation, destinée à collecter des fonds pour les oeuvres du Lions Club, connait chaque année un grand succès.

Dans un espace convivial, 40 exposants, toutes spécialités confondues, représentent la plus grande partie de la gastronomie française. Produits des vignes, spécialités gastronomiques, sont mis en valeur par un cérémonial, un secret des Lions de Montbard.

Des invités exceptionnels

Invités exceptionnels et parrains de ce Salon : Eric Ardiet, curé de Montbard. Un personnage attachant. Régis Pasquier, violoniste international, invité en soliste par les plus grands orchestres du monde. Maurice Barrier, acteur français bien connu, Molière du meilleur comédien en 1999. Vous le connaissez sans doute. A son actif, Maurice Barrier possède une filmographie impressionnante, tant au Cinéma qu’à la télévision ou au théâtre : « Le grand blond avec une chaussure noire », « Deux hommes dans la ville », « Flic Story », « La victoire en chantant », la comédie musicale « Les Misérables », « Douze hommes en colère », etc.

Une présence humanitaire permanente

Dans ce reportage vidéo, Jean Julien, Président des Lions de Montbard, dit toute sa satisfaction devant le succès de la manifestation. Mais il nous rappelle surtout la vocation première du Lions Club : la générosité. Ces six derniers mois, avec les évènements que nous connaissons, la trésorerie du Lions Club a été très sollicitée, afin de participer à de nombreux mouvements de solidarité tant en France qu’à l’étranger, et notamment en faveur des sinistrés de l’Atlantique.

Assurer l’acheminement et la bonne utilisation des dons en Haïti

« Pour des gens dans le besoin, qui ont perdu leur maison, de la famille ou des animaux, l’argent ne fait pas tout, mais je pense que cela aide un peu » : Jean Julien revient ainsi sur l’action du Lions Club en direction d’Haïti, qui a regroupé l’ensemble des Lions Clubs de France. Spécificité de leur dimension internationale : grâce aux Lions Clubs directement présents sur place en Haïti, l’acheminement et la bonne utilisation des dons ont pu être assurés.

Une dimension humanitaire et sociale

Mais au delà de ces grandes actions, le Lions Club de Montbard est également très présent dans sa propre région, en réalisant de nombreuses actions sociales dans les domaines de la santé, de la précarité, et dans l’aide aux études ainsi qu’aux vacances. Jean Julien revient également sur l’aide financière du Lions à la bibliothèque sonore, qui propose, au sein de la Maison des Associations, des cassettes et des disques enregistrés pour les personnes aveugles ou malvoyantes : ce soutien permet d’aider à l’achat de matériels d’écoute et de disques.

Comment s’étonner alors qu’au-delà même de leur intérêt pour la manifestation, les habitants de Montbard et sa région se soient mobilisés si nombreux afin d’apporter, par leur participation à ce rendez-vous, la manne indispensable à tout cet éventail d’actions humanitaires ?

Sur la vidéo : présence notamment de Mme Christelle Silvestre (Maire PS de Montbard), Laurence Porte (Conseillère municipale d’opposition à Montbard) et Michel Neugnot (Vice-président PS du Conseil régional de Bourgogne).

Salon des Vins et Produits Régionaux du Lions Club de Montbard. De G à D : Eric Ardiet (curé de Montbard), Régis Pasquier (violoniste international) et Maurice Barrier (acteur) prêtent serment

Salon des Vins et Produits Régionaux du Lions Club de Montbard. De G à D : Eric Ardiet (curé de Montbard), Régis Pasquier (violoniste international) et Maurice Barrier (acteur) prêtent serment

ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans Société, VidéoCommentaires (3)

Grèves, manifestations : le « 3ème tour social » aura t-il lieu ? (VIDEO)


Changement de décor : alors que deux jours plus tôt, le 21 mars, l'ensemble des français avaient été invités à s’exprimer dans les urnes lors du 2ème tour des Régionales, c'est cette fois dans la rue que les salariés du privé, la fonction publique (en particulier l’Education Nationale), les retraités et tous les syndicats confondus ont tenu à s’exprimer mardi 23 mars. Cette manifestation s’est déroulée dans l'ensemble des grandes villes de Bourgogne, et à travers toute la France. De nombreux slogans contre le gouvernement En témoignant depuis Montbard, Sous-préfecture du Nord Côte d’Or, on approche un condensé des différentes manifestations tenues le même jour sur tout le territoire. Après les interventions des responsables syndicaux et des représentants de l’Education Nationale, la manifestation emprunte les rues de Montbard, pour se rendre à la Sous-préfecture. Parmi les slogans repris par la foule des manifestants, pleuvent de nombreuses attaques contre le gouvernement, sa politique sociale et économique. Néanmoins, à Montbard comme dans l'essentiel des autres villes, la manifestation du 23 mars n’a pas connu le pic des mouvements précédents. Ainsi qu'en témoignent nos images d'archives du 29 janvier 2009, on peut estimer, un an plus tard, que la manifestation est amputée des deux tiers de ses effectifs. Prochaine réunion des organisations syndicales le 30 mars A l’approche de la réforme des retraites désormais confiée à l’ancien Ministre du Budget Eric Woerth, ce mouvement du 23 mars 2010 ressemble à un tour de chauffe, afin de peser sur les prochains rendez-vous nationaux. Les organisations syndicales devraient se réunir le 30 mars, pour envisager la suite à donner à cette première manifestation. Certains pourraient réclamer de maintenir la pression sur le gouvernement dès avril. D’autres plaident pour frapper fort le 1er mai, espérant disposer d’ici là, des premiers éléments de la réforme...
ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans Eco / Social, VidéoCommentaires (4)

Elections cantonales 2011 : Laurence Porte déclare sa candidature à Montbard


Elections cantonales 2011 : Laurence Porte, Conseillère municipale d'opposition à Montbard, déclare sa candidature

Elections cantonales 2011 : Laurence Porte, Conseillère municipale d'opposition à Montbard, déclare sa candidature

A peine le scrutin régional refermé, c'est vers la prochaine échéance électorale que se tournent désormais les responsables politiques. Dès l'an prochain, en mars 2011, les électeurs se rendront à nouveau aux urnes pour les élections cantonales qui verront le renouvellement de 21 cantons en Côte d'Or, 16 cantons dans la Nièvre, 28 en Saône et Loire et 22 dans l'Yonne. Ainsi, dans un communiqué du 27 mars, Laurence Porte, conseillère municipale d'opposition à Montbard, annonce sa décision de se présenter en mars 2011 devant les électeurs du canton de Montbard, "pour s'engager au service de toute la population, favoriser la réussite des projets communaux et communautaires, et préparer notre territoire aux enjeux de demain". "Une candidate naturelle issue du territoire" Selon Laurence Porte, "cette candidature est un acte responsable et de conviction. Le conseiller général doit être un acteur volontaire pour notre canton qui a besoin de dynamisme". La candidate déclarée ajoute que cette décision "répond aux sollicitations des personnes qui la soutiennent dans son action de conseillère municipale et la reconnaissent ainsi comme une candidate naturelle issue du territoire". "Une sensibilité de centre droit" Pour l'heure, le temps des investitures n'est pas venu, et si les tractations ont déjà commencé, il faudra vraisemblablement attendre l'automne pour que les principaux partis politiques commencent à distribuer leurs labels. Laurence Porte mentionne simplement sa "sensibilité de centre droit", appellant au rassemblement de "ceux et celles qui partagent un esprit ouvert et entreprenant". Des arguments auxquels le Président du Conseil général sera sans doute sensible : ayant été élu à une voix près, François Sauvadet devrait s'occuper assez tôt de cette prochaine échéance électorale, sachant qu'il pourrait y perdre son siège de Président...
ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans Alertes InfoCommentaire (1)

Sondage Bourgogne 365

Selon vous, quel serait l'âge idéal de départ légal à la retraite ?

Voir les résultats

Loading ... Loading ...

Fair Dijon -3°
Fair Chalon-s... -3°
Fair Nevers
Partly Cloudy Auxerre -2°
BlogBang