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Régionales Bourgogne 2010. Patriat: « La Côte d’Or n’intéresse déjà plus Sauvadet » (VIDEO)


[inline] [/inline] Vraie, ou fausse surprise ? S'exprimant salle Devosge à Dijon, devant les militants du PS, du PCF, du PRG et d'Europe Ecologie, François Patriat, Président PS du Conseil régional de Bourgogne et candidat à sa propre succession, a d'abord voulu marquer son "étonnement" : "On se voyait plutôt entre 26 et 30 %, et François Sauvadet (tête de liste régionale Nouveau Centre / UMP) à 30-32 % ; mais au delà d'un vote de préférence, le premier tour a vu l'expression d'un vote d'espérance".

Selon François Patriat, "ce vote est aussi la prise de conscience par les Bourguignons de ce qu'ils ne veulent pas. François Sauvadet a dit qu'il voulait faire en Bourgogne ce qu'il a fait en Côte d'Or ; mais l'argument est vain quand on oublie les aides soignantes et les foyers ruraux, quand on met à mal les centres sociaux et quand on abandonne les personnes qu'on a en charge".

"Fillon n'a pas dit un mot sur la Bourgogne"

François Patriat, dirigeant ses attaques sur François Sauvadet (et restant plutôt silencieux quant à Edouard Ferrand, tête de liste régionale Front National), affirme que son adversaire de la majorité présidentielle "lui reproche d'avoir fait une campagne nationale, alors que ce dernier a fait venir 12 ministres pour le soutenir" : "Nous avons beaucoup parlé de la région, alors que M. Fillon n'en a pas dit un mot lors de sa venue en Bourgogne, se contentant de dire que les socialistes veulent le pouvoir pour le pouvoir. Mais nous avons des convictions, alors que Sauvadet n'a que des ambitions".

Par ailleurs, François Patriat fait remarquer que "l'objectif pour François Sauvadet était d'être en première position en Côte d'Or" : "Pourquoi les Côte d'Oriens n'ont-ils pas majoritairement voté pour M. Sauvadet ? Il dirige le Conseil général depuis deux ans, mais ça ne l'intéresse déjà plus. Et s'il veut la Région, est-ce pour siéger ? François Sauvadet pense qu'il n'a pas vocation à être Conseiller régional, mais à être le chef".

"La droite est divisée entre majorité présidentielle et Front National"

Selon François Patriat, "l'autre objectif de Sauvadet était d'empêcher la montée du Front National ; mais avec son histoire d'identité et la façon dont l'UMP parle des immigrés, des étrangers et de la diversité, c'est impossible, car ils ont semé la désespérance. Ce n'est pas l'anxiété qui a fait monter le Front National, mais plutôt la colère. Désormais, si la gauche est complètement unie, je trouve face à moi dans les débats une droite divisée entre majorité présidentielle et Front National".

"Ce n'est pas l'abstention qui va gouverner"

D'autre part, François Patriat livre son opinion sur la question tant évoquée de l'abstention : "Sauvadet dit que ce n'est pas moi le grand vainqueur, mais plutôt l'abstention, car je n'ai fait que 15 % des inscrits. Mais ce n'est pas l'abstention qui va gouverner. Il n'y aura pas 57 Conseillers régionaux d'abstention ! A l'initiative de Xavier Bertrand, l'UMP a même répété que si les gens ne sont pas allés voter, c'est parce que les présidents socialistes de régions ne les intéressaient pas, et la Région non plus. C'est certainement pour cela que M. De Raincourt souhaite réformer les collectivités locales pour les faire disparaître".

Enfin François Patriat a tenu à revenir sur plusieurs points du programme de son adversaire : "L'UMP veut placer des caméras, des portiques et des policiers dans les lycées et les trains, mais en réduisant le nombre de fonctionnaires de 30 à 40 000 chaque année ; François Sauvadet veut le très haut débit pour tous, mais avec quelle technologie, et avec quel argent ? Le très haut débit en Bourgogne, ça représenterait plus de 500 millions d'euros ; ça, je ne sais pas faire"...

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François Delagoutte, 23 ans, candidat MoDem en Bourgogne : non au « Bling-Bling »


François Delagoutte, 23 ans, candidat MoDem aux élections régionales en Bourgogne

François Delagoutte, 23 ans, candidat MoDem aux élections régionales en Bourgogne

Dans le cadre des élections régionales, le MoDem et les "Jeunes Démocrates" présentent leurs "20 propositions pour les jeunes en Bourgogne". Rencontre avec François Delagoutte, étudiant de 23 ans, originaire d'Avallon, candidat sur la liste MoDem de François Deseille. Bourgogne 365 : Alors que la plupart des jeunes militants choisissent des mouvements plus radicaux, qu'est-ce qu'un jeune centriste aujourd'hui ? François Delagoutte : "En premier lieu, le "jeune centriste" ne s'attache pas forcément aux étiquettes : je n'aime pas qu'on dise qu'un jeune communiste ne fait que brandir des banderolles, ou qu'un jeune nationaliste est forcément un extrémiste. Pour ma part, je ne me retrouve ni dans un militantisme typique à la culture de gauche, ni parmi les "jeunes populaires" (UMP) en costard ! Je préfère écouter les gens, quelles que soient leurs idées, leurs origines ou leur position sociale. Je me définis avant tout comme un citoyen qui croit que la politique peut changer les choses ; je ne supporte pas le copinage, et encore moins les postures politiques qui ne servent qu'à obtenir un poste. 365 : Quelles sont les valeurs qui tu prônes en priorité ? FD : Mes origines sont plutôt modestes, et je n'accepte pas qu'on mettre l'école au pilori ; je crois en une République laïque, réaffirmant ses valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité. Mais ces valeurs sont en danger aujourd'hui, avec la mondialisation qui remet tout en question. D'autre part, la politique actuelle, attirée par le "bling-bling", n'est pas sans conséquences. On vit à l'heure du "temps médiatique" : Georges Frêche prononce une phrase, la presse la sort immédiatement de son contexte pour l'exploiter sans discernement. 365 : Quel est l'interêt des "20 propositions pour les jeunes en Bourgogne" avancées par le MoDem ? FD : C'est avant tout de répondre à un constat : d'ici 2030, la population bourguignonne pourrait stagner, et la moyenne d'âge va encore augmenter. Ainsi nos propositions sont guidées par 2 objectifs : l'emploi et le cadre de vie. Mais plus généralement, c'est la question de l'attractivité de notre espace régional qui est posée. 365 : Concrètement, quelles sont vos propositions en matières de formation et d'emploi ? FD : Avec les entreprises, quand nous proposons le système "une aide - un stagiaire", nous rappelons que l'effort doit être partagé. Il faut également créer des outils pour rapprocher l'entreprise de l'étudiant ou du futur salarié : nous voulons que des chefs d'entreprises puissent aller dans les lycées, pour partager leur expérience. En effet, on sait très bien que les salons sur les thèmes de la formation et de l'emploi ont un impact très limité. Par ailleurs, nous souhaitons la prise en charge intégrale de l'équipement professionnel pour les apprentis. Dans les lycées, nous estimons qu'il faut des surveillants supplémentaires. C'est avant tout une philosophie : pour moi, la vidéosurveillance ne règlera pas tout. Pourquoi remplacer un véritable contact humain, essentiel, par du personnel chargé de visionner des images sur un écran ? Par ailleurs, il ne faut pas oublier les véritables causes de la violence et de l'échec scolaire : le développement des écoles de la seconde chance pour les jeunes sans qualification nous semble donc important, notamment en axant ces formations sur les métiers du développement durable. 365 : Vous proposez de renforcer les dispositifs d'aide au permis de conduire : n'est-ce pas contradictoire avec la volonté actuelle de favoriser les transports en commun ? Nous sommes surtout conscients que la Bourgogne n'est pas l'Île de France ! Pour faire le parcours Dijon-Avallon, un étudiant doit forcément prendre sa voiture, car le trajet en train est impraticable. Si de nombreux jeunes en difficulté attendent d'avoir le permis de conduire, c'est avant tout pour se déplacer afin d'obtenir un emploi. Il n'est pas concevable de les laisser s'endetter pour passer leur permis. Le Conseil régional doit pouvoir intervenir". Parmi les "20 propositions" du MoDem pour les jeunes en Bourgogne, citons également l'accès au très haut débit, la prise en charge des mutuelles complémentaires pour les jeunes les plus défavorisés, l'approvisionnement des restaurants scolaires des lycées en produits locaux, et la création d'une Carte Culture Bourgogne avec le TER à 1 €, "pour pouvoir assister à un festival à Nevers, même si l'on habite Auxerre ou Dijon"...

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Sondage Bourgogne 365

Face aux résultats calamiteux de la JDA (dernier du classement Pro A, 15 matches perdus sur 19), les salaires des joueurs vont semblent t-ils légitimes ?

  • Non, ces salaires sont injustifiés : les rémunérations des sportifs devraient être proportionnelles aux résultats (64%, 93 Votes)
  • Oui, ces salaires sont justifiés : c'est la seule façon de conserver une équipe d'élite (36%, 52 Votes)

Nombre total de votants: 145

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