
Le Front de Gauche, alliance créée fin 2008, rassemble notamment le Parti Communiste Français, Solidarités 21, le Parti de Gauche et Gauche Unitaire
Une « rencontre autour de la crise en Europe, de la résistance nécessaire à l’austérité imposée aux peuples, et des solutions pour sortir de cette crise et pour réorienter la construction européenne » : tel est le thème de la « rencontre après la manif » organisée par le Front de Gauche (PCF, Solidarités 21, Parti de Gauche et Gauche Unitaire) jeudi 24 juin 2010 à 17h30, salle Rosa Luxemburg, 3 rue de Montigny à Dijon.
« Repousser l’attaque frontale contre notre système de retraites »
Reprenant les principaux motifs du mouvement national de grève du 24 juin, le Front de Gauche estime indispensable de « repousser l’attaque frontale de la droite et du grand patronat contre notre système de retraites » ; selon l’alliance politique, « une défaite sur ce terrain serait dramatique en elle-même et affaiblirait notre résistance face aux offensives en cours ou en préparation contre nos autres conquêtes sociales ».
« Contre la cure d’hyper-austérité »
Estimant que « le Traité de Lisbonne est un instrument au service de l’accumulation du capital dans le cadre d’une concurrence féroce », le Front de Gauche établit un lien immédiat entre réforme des retraites et politique de rigueur. Il rappelle sa « solidarité avec les peuples européens qui se dressent contre cette cure d’hyper-austérité que les banques, les fonds d’investissement et spéculatifs veulent imposer avec l’appui des États, de l’Union Européenne et du FMI ». Selon le Front, « le grand capital cherche à faire payer aux peuples la crise de son système, derrière les expressions de « rigueur », de « lutte contre la gabegie », et de « compétitivité de notre économie ».
A l’occasion de cette rencontre, le Front de Gauche appelle à une « confrontation des points de vue », au « débat et à l’action pour exiger une réorientation de la construction européenne et de ses politiques… ».


