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Résultats du 1er tour des Régionales : François Deseille (MoDem) exprime sa déception (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/resultats_regionales_francois_deseille_modem_bourgogne365.flvAvec une moyenne régionale de 3,77 %, le MoDem ne peut ni se maintenir au second tour (10% exigés), ni même fusionner avec une autre liste ou obtenir le remboursement de ses frais de campagne (5% exigés). Dès la confirmation de ces chiffres, François Deseille, tête de liste MoDem en Bourgogne, exprimait sa déception : « J’espérais réaliser un score plus important, au regard de tout le travail effectué et de la qualité du programme et des gens présents sur notre liste. On pensait quand même s’en sortir localement, mais on a fait partie du jeu de massacre national ».

« Une campagne de destruction »

Pour François Deseille, la première explication tient dans l’important taux d’abstention : « Je pense que notre électorat était complètement démobilisé : un grand nombre de gens m’ont dit qu’il ne servait à rien d’aller voter, vu le score qu’on nous annonçait. Avec une telle une campagne de destruction de la part des sondages nationaux qui répétaient que le MoDem était à 4% et que Bayrou était en perdition, c’était difficile de ramer derrière ».

« La démocratie va très mal »

Outre l’importance du taux d’abstention, le leader régional du MoDem s’inquiète du « score des extrêmes », qu’il qualifie de « défouloir » : « C’est scandaleux et ça fait froid dans le dos. La démocratie va très mal, et il faudrait vraiment se réveiller pour offrir quelque chose d’autre aux français. Cela nous mobilise encore plus pour travailler encore à faire une nouvelle offre aux bourguignons et aux français car il y en a vraiment besoin ».

A ceux qui reprochent au Mouvement Démocrate d’être difficile à situer entre gauche et droite, François Deseille explique que l’essentiel est plutôt « dans le rassemblement des compétences » : « Sur ma liste, j’ai des gens de gauche et de droite qui travaillent. Quand plus de 50% des électeurs ne vont pas voter, on voit bien que l’offre ne correspond pas à la demande. Proposons autre chose et travaillons là dessus. Je donne rendez-vous aux gens en 2012, vous verrez ce qui va se passer ».

Quant au non-remboursement des frais de campagne (le MoDem n’ayant pas obtenu les 5% requis), François Deseille « assume » : « On ne fait pas de politique pour obtenir des mandats, mais pour des idées et des valeurs. On assumera la perte financière ».

« Faire barrage à Sauvadet »

Enfin, si François Deseille n’apporte pas expressément son soutien à François Patriat pour le second tour, il appelle en revanche à « faire barrage » à l’extrême-droite et à François Sauvadet « qui soutient la politique injuste de Nicolas Sarkozy, notamment avec le bouclier fiscal ou les niches fiscales »…

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Résultats du 1er tour des Régionales. Edouard Ferrand (FN): « L’objectif de 8 élus est désormais une certitude » (VIDEO)


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Avec un score régional de 12,04 % (atteignant 15,25 % dans le département de l’Yonne), Edouard Ferrand, tête de liste régionale pour le Front National en Bourgogne, a de quoi se réjouir : « C’est une grande victoire pour le Front National ce soir. On ne nous attendait pas, nous étions les outsiders et on nous retrouve dans le tiercé gagnant, faisant jeu égal avec les grandes formations politiques ».

« Nous allons faire plus au second tour qu’au premier »

Quant au dénouement du second tour, il apparaît désormais clair pour Edouard Ferrand : « L’objectif de 2 élus FN par département, qui était une probabilité, est aujourd’hui une certitude, maintenant que nous avons franchi haut la main la barre fatidique des 10%. Une dynamique a été créée, et comme en 2004, nous allons faire plus au second tour qu’au premier. On va avoir cette semaine beaucoup de choses à dire, avec une réunion publique par jour : cette élection engage une région, la région la plus connue dans le monde, la Bourgogne ».

« Les français veulent autre chose que le système UMP-PS »

L’abstention record (54%) qui a marqué ce premier tour des Régionales 2010, est, selon Edouard Ferrand, la manifestation d’un « ras-le-bol » des bourguignons pour ce qu’il appelle le « système UMP-PS » : « François Sauvadet joue l’éternel opposant à François Patriat, mais en réalité ils sont tous mondialistes, européistes et immigrationnistes. François Sauvadet est l’héritier d’un fief, et surtout le responsable local de Nicolas Sarkozy. Les français veulent autre chose que ce système où l’on est PS ou UMP le temps d’une élection, et où l’on vote ensemble ensuite. Pour sa part, le MoDem en Bourgogne est l’avatar du PS ; le FN est aujourd’hui la seule véritable opposition ».

Quant à l’argument selon lequel le Front National ferait « gagner la gauche », c’est, selon Edouard Ferrand, « un prétexte ignoble utilisé par François Sauvadet, destiné à faire culpabiliser les électeurs en leur faisant croire que voter Front National c’est voter PS ». Mais, selon l’élu Front National, « la réalité est inverse : en 2004, Jean-Pierre Raffarin a mis en place un nouveau mode de scrutin pour faire barrage au Front National, or 20 régions sur 22 ont basculé à gauche. Raffarin donc a lui-même mis en place un système diabolique qui l’a privé de 20 régions »…

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Résultats du premier tour des Régionales : réactions PS / NC à Montbard (2 VIDEOS)


VIDEO 1/2. Christelle Silvestre : « Une bonne étape mais pas une victoire »
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VIDEO 2/2. Laurence Porte : « Patriat va devoir s’accomoder d’une tambouille à la sauce verte ou orange »
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Réactions recueillies par Michel Dor dimanche 14 mars 2010 à Montbard, à l’issue du premier tour de scrutin des élections régionales.

Christelle Silvestre : « Une bonne étape mais pas une victoire »

Christelle Silvestre, Maire socialiste de Montbard et colistière de François Patriat, fait part de sa « très bonne impression » à la clôture du scrutin : « La liste dont je fais partie est arrivée en tête, malgré l’absence des Verts. Nous avons recueilli plus de voix que François Sauvadet, alors qu’au dernières élections régionales, Jean-Pierre Soisson et François Sauvadet obtenaient plus de voix que nous. C’est un très bon résultat, une bonne étape, mais ce n’est pas une victoire : il faut combattre l’abstention, toujours importante, et il faut que la suite se passe bien parce qu’il y a encore des négociations ce soir pour rallier les partenaires ».

Laurence Porte : « Patriat va devoir s’accomoder d’une tambouille à la sauce verte ou orange »

Laurence Porte, conseillère municipale Nouveau Centre de Montbard, choisit quant à elle de mettre en avant la « cohérence politique » de la majorité présidentielle : « Avec 34,41 % des suffrages exprimés, je pense que François Sauvadet peut être satisfait du score très honorable qu’il réalise à Montbard, au vu de la conjoncture actuelle pour la majorité présidentielle. On a beaucoup vu François Sauvadet à Montbard, et ça a été une stratégie payante, notamment dans certains quartiers où il fait d’excellents scores, comme les quartiers du Faubourg ou Corbeton. Par contre, pour nuancer l’analyse, le score est en faveur de François Patriat dans les quartiers Beugnon, Saint Pierre : peut-être y a t-il un petit problème de stratégie, qui n’a pas été gagnante comme espérée. Maintenant il faut attendre le second tour ; une chose est sûre, c’est que le programme de la majorité présidentielle ne changera pas et que la même liste sera présentée dimanche prochain. Je souhaite bonne chance au Président sortant qui va devoir maintenant s’accomoder d’une petite « tambouille », peut-être à la sauce verte, à moins que ce ne soit à la sauce orange »…

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Lionel Jospin à Dijon : « Le bilan de François Patriat est bon » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/lionel_jospin_francois_patriat_ps_dijon_bourgogne365.flvL’homme se fait habituellement si rare que sa visite à Dijon, à deux jours du premier tour, a forcément créé l’événement dans cette campagne des élections régionales : l’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin était en effet dans la Capitale des Ducs de Bourgogne vendredi 12 mars, pour dédicacer son dernier ouvrage « Lionel racontre Jospin », et surtout pour apporter son soutien à François Patriat, Président du Conseil régional de Bourgogne et tête de liste PS pour ces Régionales 2010.

« J’ai beaucoup apprécié François Patriat »

Lionel Jospin, ne tarissant pas d’éloges sur l’actuel Président du Conseil régional de Bourgogne, revient sur l’histoire de ses relations avec François Patriat : « J’ai mieux appris à apprécier les qualités de François Patriat lorsque, quand j’étais Premier ministre, je lui ai confié la mission très délicate de définir des approches raisonnables sur les problèmes de la chasse. La façon concrète et intelligemment conciliatrice avec laquelle il a essayé de rapprocher les points de vue entre écologistes et chasseurs a véritablement révélé ses qualités. Quand, ensuite, j’ai eu à procéder à un changement de gouvernement, j’ai pensé immédiatement à lui comme ministre de l’agriculture, et je l’ai beaucoup apprécié dans cette fonction ».

Selon l’ancien Premier ministre, « rentrer en campagne n’a pas été une rupture pour François Patriat, qui était un Président extrèmement actif, très présent sur le terrain : il s’est naturellement engagé dans un travail de conviction, de défense de son bilan et de propositions nouvelles pour les six ans qui viennent. Il veut convaincre jusqu’au dernier moment, et par cet engagement, il témoigne de son respect pour le citoyen et pour l’électeur ».

« Je ne dis pas que c’est gagné »

Si Lionel Jospin ne manque pas d’évoquer les derniers sondages, qui confirment que « la gauche est largement en tête et qu’en son sein, les écologistes et le Parti Socialiste sont dans une bonne position », il tient néanmoins à rester prudent : « Je ne dis pas que c’est gagné ; rien ne remplace le vote. Il faut donc se mobiliser pour le 14 mars, et ensuite rassembler pour gagner le 21″.

« Bons bilans »

Selon l’ancien Premier ministre, cette dynamique retrouvée a plusieurs explications : « On voit que les bilans de nos présidents de régions, et notamment celui de François Patriat en Bourgogne, sont de bons bilans. On l’explique aussi quand on voit l’échec de la politique du gouvernement et du Président Sarkozy, démontrées par l’impopularité du Président, et celle, bien que moindre, du Premier ministre François Fillon ».

Autre motif, selon Lionel Jospin, pour voter à gauche lors de ces Régionales : la réforme des collectivités territoriales. Selon l’ancien Premier ministre, « le gouvernement essaye de justifier cette réforme du mode de scrutin des régions par le supposé taux d’abstention, mais en réalité cette confusion entre conseils généraux et conseils régionaux, et le fait d’utiliser un scrutin de liste à un tour, est simplement conçu pour qu’une liste minoritaire au premier tour puisse empocher la majorité d’entrée de jeu, ce qui est une manipulation ».

Revenant cette fois sur son propre bilan, Lionel Jospin s’en prend au Président de la République : « A propos de l’insécurité, Sarkozy oppose les statistiques de mes cinq années de gouvernement aux chiffres publiés depuis. Mais ce qu’il oublie de dire, c’est que les agressions les plus graves, les violences dirigées contre les personnes, l’insécurité dans les établissements, se sont beaucoup aggravées depuis 2002″.

Pas de candidature Jospin en 2012

Quant à l’échéance présidentielle de 2012, s’il estime que « cela concerne l’ensemble de nos concitoyens et naturellement les socialistes dont les chances seront réelles », Lionel Jospin se cantonne au rôle de « simple citoyen, mais qui a une certaine expérience politique ». Précisant qu’il « soutiendra le candidat socialiste en 2012″, Lionel Jospin signifie cependant clairement qu’il ne sera pas celui-là…

François Patriat, pour sa part, rappelle qu’hormis cette visite de Lionel Jospin, il n’avait jusqu’alors, dans le cadre de cette campagne, « demandé aucun soutien ». Selon le Président du Conseil régional de Bourgogne, cette venue, « qui n’est pas faite de façon calculée », est « simplement l’illustration des valeurs auxquelles il croit, et qu’il partage avec Lionel Jospin : l’amitié, la fidélité et la fierté du travail accompli ».

« Proximité et de simplicité »

Soulignant sa « grande joie » de recevoir Lionel Jospin, le Président du Conseil régional de Bourgogne insiste sur le caractère de « proximité et de simplicité » de la rencontre, même si, selon lui, les gens ont une véritable admiration pour l’ancien chef du gouvernement, un respect pour la parole qu’il donne et pour la hauteur de vue du message qu’il transmet aujourd’hui ».

Enfin, revenant à son tour sur la période 1997-2002, François Patriat « regrette que beaucoup de ses amis ne pensent pas aujourd’hui à valoriser ce bilan que nous avons en commun et à contrecarrer les fausses vérités qu’on a dites sur cette époque ».

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François Sauvadet : « Le PS ment sur la suppression de la taxe professionnelle » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/francois_sauvadet_montbard_bourgogne365.flv« Les engagements que nous prenons, nous les porterons » : ainsi François Sauvadet, tête de liste régionale Nouveau Centre / UMP, insiste t-il sur les probables dissensions internes qui pourraient, selon lui, agiter la future coalition de gauche, avec ou sans MoDem : « Pour notre part, on ne sera pas dans une coalition de circonstance, à se demander si on va vraiment arriver à faire ce qu’on a dit parcequ’on a des désaccords sur le fond, alors que cela risque de se produire si la coalition sortante était reconduite ».

Taxe professionnelle : « Le PS pratique la désinformation »

François Sauvadet l’affirme, il veut « avancer dans cette élection en vérité et en sincérité, face à la démagogie et aux propos irresponsables de la gauche ». Au coeur de la bataille, la réforme des collectivités territoriales et la suppression de la taxe professionnelle décidée par le gouvernement : « Dans la Nièvre, des responsables sportifs ont voulu me rencontrer, pour me dire qu’à cause de la suppression de la taxe pro, on ne pourrait plus financer le mouvement sportif et les clubs : c’est exactement la désinformation à laquelle se livre partout le PS, y compris dans les communes qui ne touchent pas la taxe pro (il y en a 200 en Côte d’Or). François Patriat ose écrire des lettres aux lycées de Bourgogne en leur disant que compte tenu de la suppression de la taxe pro, il ne pourrait pas faire dans les lycées les travaux qui étaient prévus : mais c’est un mensonge ».

Pour sa part, François Sauvadet « assume la suppression de la taxe professionnelle » : « Quand on veut défendre l’emploi et éviter la délocalisation de groupes industriels, le meilleur choix est de supprimer l’impôt qui pèse sur l’investissement pour le réorienter vers un prélèvement sur la richesse produite par l’entreprise. Quand on taxe l’investissement, on taxe l’emploi de demain. Par ailleurs, cette mesure est une bonne nouvelle pour les petites entreprises qui emploient dans chacune de nos communes ».

« L’objectif premier de la région du 21ème siècle, c’est la formation pour l’emploi »

François Sauvadet considère que le travail est, pour lui, « la première des dignités » : « J’ai récemment rencontré des jeunes qui traversent actuellement des difficultés. Or, la moitié d’entre eux n’a aucune formation. Ainsi nous voulons développer le pré-apprentissage, qui est une belle voie pour permettre à un jeune de découvrir un métier, alors que la gauche ne veut pas de ce dispositif parcequ’elle considère qu’engager un jeune à aller dans une entreprise, c’est le livrer au monde du travail ». En outre, le chef de file Nouveau Centre / UMP compte favoriser la création de 5000 postes dans les métiers du développement durable et de la maîtrise de l’énergie.

D’autre part, François Sauvadet juge inconsciente la proposition socialiste de faire passer chaque année 1000 agriculteurs à la production bio : « Il faut être fêlé pour faire une proposition comme ça, non pas parcequ’il ne faut pas passer au bio, mais parcequ’il faut un marché derrière ; qui va pouvoir payer du bio ? ».

Enfin, retrouvant son rôle de Président du Conseil général de Côte d’Or, François Sauvadet rappelle qu’il « continue dans ce cadre à aider les communes du département, alors qu’en Saône et Loire, Arnaud Montebourg (Président PS du Conseil général) a décidé la suppression de 56 millions d’euros d’aide aux communes ». Enfin, François Sauvadet souligne qu’il n’est « pas normal que la Bourgogne soit si en retard en matière de haut débit, malgré les efforts du Conseil général »…

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Edouard Ferrand (Front National) : « On ressent les prémices de 2002″ (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/edouard_ferrand_front_national_bourgogne365.flvCroisant parfois des militants PS occupés, également, à distribuer des tracts aux passants, la petite équipe du Front National parcourt les allées du marché couvert de Dijon par cette matinée froide et ensoleillée. Edouard Ferrand, tête de liste régionale pour le Front National (et Conseiller régional sortant), est optimiste : « On est en super forme, on ressent vraiment les prémices qu’on avait connu lors de l’élection présidentielle de 2002″.

« Il y a le feu dans la maison Sarkozy »

Quant à « l’effet Sarkozy » dont certains ont dit qu’il avait tant porté préjudice au FN, Edouard Ferrand estime que son parti n’a plus grand-chose à en craindre : « Il y a le feu dans la maison Sarkozy. François Sauvadet est l’homme du système UMPS, qui co-gère la région Bourgogne depuis 1986. Parti Socialiste et UMP s’entendent ensemble pour voter, et par ailleurs, au soir du premier tour, toute la gauche se réunira derrière François Patriat. Nous restons la seule force crédible d’opposition. C’est fini aujourd’hui pour l’UMP dans ces Régionales ».

Et si on lui fait remarquer que le Front National semble parfois s’opposer davantage à l’UMP qu’au Parti Socialiste, Edouard Ferrand reconnaît qu’il « reproche à Nicolas Sarkozy d’avoir essayé d’aspirer les voix du Front National, mais que ses engagements de campagne n’ont pas été tenus » : « Quand je vois Chantal Jouanno (secrétaire d’Etat à l’Ecologie) s’exprimer pour le mariage homosexuel, Eric Besson favorable au vote des immigrés, et le gouvernement autoriser le travail le dimanche, je dis que l’UMP ne représente plus les valeurs de la droite ».

« 2 élus par département »

La scission du Front National intervenue au Conseil régional lors de la dernière mandature (avec notamment le départ de Pierre Jaboulet-Vercherre et de Régis de la Croix-Vaubois) n’est « pas du tout un problème » pour Edouard Ferrand, qui, s’appuyant en Bourgogne « sur une équipe de 65 personnes convaicues », rappelle son objectif de « deux élus par département ».

Débat sur l’identité nationale : « une maneuvre électoraliste et populiste »

Alors que nombre de formations politiques s’étaient élevées contre l’idée même du « débat sur l’identité nationale » initié par le gouvernement, le Front National, de son côté, n’avait pas rejeté le principe. Edouard Ferrand rappelle ainsi que son parti « demande ce débat depuis 30 ans ». Mais il estime également que « cette initiative a été montée par Sarkozy pour faire un deuxième bluff afin d’aspirer à nouveau les voix du FN, mais que ce nouveau hold-up n’a pas marché car les français ne sont pas dupes de cette maneuvre électoraliste et populiste »…

« Hostile à toute forme de fiscalité »

Prônant à la fois interventionnisme (au niveau de la politique familiale ou de la sécurité) et libéralisme, quelle est la position économique du Front National ? Edouard Ferrand se place dans une « hostilité résolue à toute forme de fiscalité », rappelant que « le Front National a longtemps demandé la suppression de l’impôt sur le revenu », qu’il qualifie de « confiscatoire ». Il s’élève par ailleurs « contre l’exagération fiscale pratiquée par François Patriat depuis 2004″, et souhaite « redonner confiance aux entreprises afin qu’elles puissent investir, recruter et créer de la richesse ».

« Le communautarisme est un fléau »

Réagissant à la décision du Maire de Marignane Eric Le Dissès interdisant tout drapeau autre que Français à l’Hôtel de ville lors des cérémonies de mariage, Edouard Ferrand se montre favorable à cette mesure, ajoutant que « le communautarisme est un fléau, à l’image du nombre grandissant de femmes voilées, de l’aménagement des horaires dans les piscines ou de la construction de minarets et de mosquées ».

Enfin, quant au départ prochain de Jean-Marie Le Pen de la direction du Front National, Edouard Ferrand considère que c’est « une mauvaise chose pour la France, car Le Pen a incarné pendant 50 ans la force en politique et le courage de ses opinions »…

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François Fillon soutient Sauvadet en Bourgogne : « Les jeux ne sont pas faits » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/fillon_sauvadet_chevigny_bourgogne365.flvAprès les visites de Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet, David Douillet, Hervé Morin, Christian Estrosi et Eric Woerth, la campagne de François Sauvadet a atteint son point d’orgue vendredi 5 mars avec la venue à Chevigny Saint Sauveur (Côte d’Or) du Premier ministre François Fillon, devant un public conquis d’avance comptant 1200 personnes venues des 4 départements de la région.

Le premier ministre a tout d’abord tenu à rappeler « tout le plaisir qu’il avait à retrouver François Sauvadet » : « Depuis 2007, nous travaillons quotidiennement ensemble. Grâce à l’alliance centre / droite, nous avons réussi à faire voter au parlement plus de 60 réformes, et nous n’aurions pas pu le faire sans le climat que François Sauvadet a largement contribué à créer entre nos formations politiques » (NDLR François Sauvadet est Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée Nationale).

Figure imposée pour ce type de grand’messe électorale, François Fillon n’a pas manqué de saluer l’ensemble des colistiers, avec une mention particulière pour Jean-Paul Anciaux, tête de liste départementale en Saône et Loire (mon « compagnon de toujours » selon le Premier ministre), Henri de Raincourt (Yonne) et Jean-Luc Martinat (Nièvre). Quant à François Sauvadet, François Fillon affirme qu’il a « démontré au Conseil général de Côte d’Or son savoir- faire », et assure « apprécier sa franchise, respecter son ouverture et son indépendance d’esprit »…

« En démocratie, rien n’est jamais ni gagné ni perdu d’avance »

Parmi les principaux leitmotivs du Premier ministre : tenter de répondre au fatalisme ambiant dans les rangs de l’UMP quant aux résultats probables de ces élections régionales (partagé par Jean-Pierre Soisson, qui la semaine dernière « ne voyait pas la droite gagner en Bourgogne »). Minimisant l’ensemble des enquêtes d’opinion donnant François Patriat grand vainqueur le 21 mars, François Fillon a tenu à affirmer « à ceux qui pensent que les jeux sont faits, qu’ils sous-estiment les électeurs et le pouvoir des urnes ». Selon François Fillon, « en démocratie, rien n’est jamais ni gagné ni perdu d’avance ».

« Une gauche en ordre dispersé »

Insistant sur le fait que « la droite est rassemblée dès le 1er tour dans cette élection », François Fillon a opposé la « cohérence politique de la majorité présidentielle » à « une gauche qui se présente en ordre dispersé parcequ’elle n’a pas de ligne politique et qu’elle est incapable de trancher entre la social-démocratie et le vieux socialisme nostalgique ». Selon le Premier ministre, « la confusion la plus totale règne entre entre les modernes, les anciens, les Verts et les trotskistes : sur des dossiers comme l’aéroport de Dijon-Longvic, la gauche adoptera t-elle la position socialiste ou écologiste ? »

« Ne pas utiliser la décentralisation comme une arme anti-gouvernementale »

En réponse aux présidents de conseils régionaux socialistes qui défendent le principe de régions « boucliers territoriaux et sociaux face à la politique du gouvernement », le Premier ministre rappelle que s’il est « comme François Sauvadet, partisan de la décentralisation et de 26 régions fortes, ces régions doivent se mettre au service de la France et pas de leurs seuls intérêts ». Selon lui, « les socialistes expliquent aux Français que les régions doivent empêcher le gouvernement de mettre en oeuvre les réformes qui sont nécessaires au redressement de notre pays, alors que nos régions n’ont pas vocation à être des forteresses dressées contre l’Etat ».

Par ailleurs, François Fillon est revenu sur le bilan social du gouvernement : « Nous avons réformé les régimes spéciaux, mis en oeuvre le Revenu de Solidarité Active (RSA), réformé les règles de la représentativité syndicale, alors que la gauche n’a jamais pris une seule mesure sur aucun de ces sujets et que le PS a toujours fait preuve de la plus grande démagogie sur la question des retraites ».

Enfin, comment le Premier ministre aurait-il pu oublier la thématique récurrente de la sécurité ? Sous des tonnerres d’applaudissements, il a ainsi revendiqué avoir fait baisser la délinquance de 14%, instauré les peines plancher, et annoncé la publication au Journal Officiel de la loi sur les bandes, « permettant à la Police d’interpeler et de déférer devant les tribunaux ceux qui s’organisent en bandes pour faire régner la violence et la peur dans les quartiers »…

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Houpert / Depierre : « La Bourgogne de Patriat sur le podium des derniers » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/houpert_depierre_sauvadet_bourgogne365.flvUn député, un sénateur-maire, un conseiller général et un maire : c’est le quatuor (Bernard Depierre, Alain Houpert, Marc Frot, Fabienne Lépy) qui a accompagné François Sauvadet à Montbard, afin de défendre les couleurs de la majorité présidentielle devant environ 250 personnes, dans le cadre de la campagne pour les élections régionales 2010.

La première attaque du sénateur-maire de Salives Alain Houpert est sans concession : « La Bourgogne de François Patriat est sur le podium des derniers ». Un argument repris ensuite par le député de la 1ère circonscription de Côte d’Or Bernard Depierre, selon lequel « la Bourgogne a eu la médaille d’argent pour l’accroissement des impôts, l’avant-dernière place au niveau des investissements, un bugdet de communication multiplié par 2, des effectifs augmentés de 75% hors agents des lycées ».

Mais Bernard Depierre suggère également l’existence d’un « arrangement entre socialistes », déclarant que « le Président du Conseil régional est le banquier de la ville de Dijon » et qu’ainsi « le Maire de Dijon est le principal bénéficiaire de toutes les subventions du Conseil régional ». Selon le député, « même les socialistes de Chalon sur Saône, Nevers ou Auxerre, lui reprochent cette attitude partisane ».

Parmi les priorités avancées par Bernard Depierre, « une vraie économie pour la Bourgogne avec une échelle européenne, une université qui reconquiert ses lettres de noblesse et un soutien aux grands projets régionaux (branches sud et ouest du TGV, plan Renaissance de l’aéroport de Dijon-Longvic) ». Le député en profite d’ailleurs pour rappeler le « manque d’unité de la gauche, entre socialistes et Verts, sur ces questions ».

Par ailleurs, Bernard Depierre rappelle « l’importance des pôles de compétitivité bourguignons (pôle nucléaire et Vitagora) et des six pôles d’excellence obtenus par la Côte d’Or grâce à François Sauvadet, qui ont permis d’obtenir des moyens du gouvernement ».

Enfin, comment passer à côté de la brûlante question de l’identité nationale ? Selon Bernard Depierre, « c’est un moyen de permettre à toute personne vivant en France, quelles que soient ses origines, d’en respecter les règles, le drapeau et la Constitution pour que la France retrouve sa sérénité… ».

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Séisme au Chili : Patriat et le Conseil régional « solidaires de la région chilienne du Maule »


François Patriat, Sénateur PS de Côte d'Or et Président du Conseil Régional de Bourgogne

François Patriat, Sénateur PS de Côte d'Or et Président du Conseil Régional de Bourgogne

Suite au dramatique séisme du 27 février au Chili, François Patriat, Président du Conseil régional de Bourgogne, exprime dans un communiqué sa « plus profonde solidarité à l’égard de la population chilienne » et tient à adresser ses « plus sincères condoléances aux familles des victimes ».

Rappelant que l’épicentre du séisme était localisé en mer, à 117 km au sud-ouest de Talca, la capitale de la Région du Maule, François Patriat ajoute qu’il est « particulièrement fier du partenariat qui unit la Bourgogne depuis un an avec le Maule, et qui se traduit par des échanges ambitieux et fraternels entre les deux institutions et les acteurs de leurs territoires respectifs ».

Ainsi le Président du Conseil régional de Bourgogne tient à « assurer la région du Maule de son entier soutien » : « Nous saurons mobiliser, à sa demande, des moyens humains et financiers pour venir en aide aux institutions et à la population ».

Enfin, François Patriat a adressé un courrier à Michelle Bachelet, présidente de la République du Chili, et à Fernando Coloma Amaro, gouverneur de la Région du Maule, leur annonçant que « la Région Bourgogne s’attacherait à coordonner les différentes initiatives bourguignonnes qui pourraient être menées en direction du Chili ».

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François Sauvadet : « Je reviendrai à Montbard » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/francois_sauvadet_christelle_silvestre_bourgogne365.flvCampagne électorale oblige : aucun déplacement d’un responsable politique n’est tout à fait neutre. Ainsi, quand François Sauvadet, Président (Nouveau Centre) du Conseil général de Côte d’Or, député de la 4ème circonscription et candidat à la Présidence de la région Bourgogne, décide de rencontrer, dans une brasserie de Montbard, des jeunes issus des quartiers de la ville, Christelle Silvestre, Maire socialiste de Montbard (et candidate sur la liste de François Patriat), n’apprécie guère la démarche. Et le fait savoir.

En effet, quelques heures après le déplacement dans sa commune du « Colosse de Vitteaux », Christelle Silvestre aurait déclaré que « cette visite était destinée à saboter l’action municipale qu’elle conduisait », ajoutant que cette rencontre avec des jeunes Montbardois, organisée selon elle en catimini, « n’avait d’autre objectif que de critiquer l’action de la municipalité auprès des jeunes ».

Devant la caméra de Bourgogne 365, Français Sauvadet se dit « stupéfait » et juge que le propos n’est « pas sérieux » : « Ce n’est pas la première fois que je viens rencontrer des jeunes à Montbard. J’ai souhaité discuter avec eux de leurs parcours et des conditions dans lesquelles on pouvait mieux préparer leur avenir et leur formation. En revanche, on n’a pas parlé de la municipalité, qui est assez grande pour se diriger ».

Estimant par ailleurs « qu’une commune n’est pas une parcelle de la République dans laquelle aucun autre élu ne peut entrer », François Sauvadet a averti qu’il « reviendrait rencontrer des jeunes et des habitants parceque c’est son rôle de parlementaire et de candidat qui veut prendre en charge le développement économique et l’emploi dans la région »…

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Publié dans Politique, VidéoCommentaire (1)

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