http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/resultats_regionales_francois_deseille_modem_bourgogne365.flvAvec une moyenne régionale de 3,77 %, le MoDem ne peut ni se maintenir au second tour (10% exigés), ni même fusionner avec une autre liste ou obtenir le remboursement de ses frais de campagne (5% exigés). Dès la confirmation de ces chiffres, François Deseille, tête de liste MoDem en Bourgogne, exprimait sa déception : « J’espérais réaliser un score plus important, au regard de tout le travail effectué et de la qualité du programme et des gens présents sur notre liste. On pensait quand même s’en sortir localement, mais on a fait partie du jeu de massacre national ».
« Une campagne de destruction »
Pour François Deseille, la première explication tient dans l’important taux d’abstention : « Je pense que notre électorat était complètement démobilisé : un grand nombre de gens m’ont dit qu’il ne servait à rien d’aller voter, vu le score qu’on nous annonçait. Avec une telle une campagne de destruction de la part des sondages nationaux qui répétaient que le MoDem était à 4% et que Bayrou était en perdition, c’était difficile de ramer derrière ».
« La démocratie va très mal »
Outre l’importance du taux d’abstention, le leader régional du MoDem s’inquiète du « score des extrêmes », qu’il qualifie de « défouloir » : « C’est scandaleux et ça fait froid dans le dos. La démocratie va très mal, et il faudrait vraiment se réveiller pour offrir quelque chose d’autre aux français. Cela nous mobilise encore plus pour travailler encore à faire une nouvelle offre aux bourguignons et aux français car il y en a vraiment besoin ».
A ceux qui reprochent au Mouvement Démocrate d’être difficile à situer entre gauche et droite, François Deseille explique que l’essentiel est plutôt « dans le rassemblement des compétences » : « Sur ma liste, j’ai des gens de gauche et de droite qui travaillent. Quand plus de 50% des électeurs ne vont pas voter, on voit bien que l’offre ne correspond pas à la demande. Proposons autre chose et travaillons là dessus. Je donne rendez-vous aux gens en 2012, vous verrez ce qui va se passer ».
Quant au non-remboursement des frais de campagne (le MoDem n’ayant pas obtenu les 5% requis), François Deseille « assume » : « On ne fait pas de politique pour obtenir des mandats, mais pour des idées et des valeurs. On assumera la perte financière ».
« Faire barrage à Sauvadet »
Enfin, si François Deseille n’apporte pas expressément son soutien à François Patriat pour le second tour, il appelle en revanche à « faire barrage » à l’extrême-droite et à François Sauvadet « qui soutient la politique injuste de Nicolas Sarkozy, notamment avec le bouclier fiscal ou les niches fiscales »…



