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Cantonales 2011 : suspense… seulement en Côte d’Or (2 VIDEOS)


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Même si la mandature issue de cette élection sera limitée à trois ans, jusqu’à la mise en place en 2014 des conseillers territoriaux remplaçant à la fois les conseillers généraux et régionaux, l’enjeu de ces cantonales 2011 n’en est pas moins crucial : à un an du grand rendez-vous présidentielles-législatives de 2012, et après un scrutin régional 2010 à l’allure d’un vote-sanction, le camp présidentiel compte bien « sauver les meubles », en maintenant au moins les majorités issues des cantonales de 2008 (où la droite avait perdu 9 départements, conservant 43 conseils généraux contre 58 pour la gauche, sur un total de 101 départements).

En Bourgogne, peu de surprises à l’horizon dans la Nièvre et dans l’Yonne

L’UMP semble assurée de conserver une nette majorité dans l’Yonne où 22 cantons sur 42 sont renouvelables en mars 2011. L’actuel Président du Conseil général, Jean-Marie Rolland (UMP – Union pour l’Avenir de l’Yonne), élu pour la première fois dans le canton de Vermenton en 1992, visera un quatrième mandat. A noter : l’ambition affichée par le Front National d’obtenir un siège au Conseil général, celui du canton de Sens sud-est, avec la candidature du Conseiller régional Edouard Ferrand, suppléé par Maria De Kinderen (aux cantonales de mars 2004, le tandem avait obtenu 23,80 % des voix au premier tour, puis 21,72 % lors d’une triangulaire au second tour).

Dans la Nièvre, où 16 cantons sur 32 sont renouvelables, le PS reste indéboulonnable, malgré une progression régulière de la droite à Nevers, et le départ de l’actuel Président du Conseil général. En effet, l’ancien député et sénateur socialiste Marcel Charmant, élu à Nevers-est, n’est plus candidat à sa succession. Un renouvellement des responsables socialistes nivernais qui se poursuit, après la démission de l’ancien Maire de Nevers, Didier Boulaud…

Saône et Loire : Montebourg renforcé ?

En Saône et Loire (28 cantons renouvelables sur 57), où la majorité départementale a plusieurs fois basculé en 30 ans, la gauche ne semble pas menacée (disposant de 38 sièges contre 19 à la droite), et pourrait poursuivre sa progression initiée depuis 1998, notamment sur les cantons de Givry ou Sennecey le Grand. Malgré certains cantons dits « fragiles » pour la gauche (Beaurepaire en Bresse, Cuiseaux, Mâcon-Centre et Mâcon-Sud) , et une « morosité » locale dénoncée même par certains élus socialistes sur fond de coupes budgétaires, l’actuel Président du Conseil général Arnaud Montebourg, qui annonçait en janvier sur France-Inter qu’il ne se représenterait pas aux législatives en 2012, devrait ainsi conserver la présidence du département.

Côte d’Or : une élection sensible

« La Saône et Loire bougonne, la Côte d’Or rayonne » ; si la phrase amuse certains proches de François Sauvadet, l’heure est néanmoins à l’inquiétude dans les rangs de la majorité UMP – Nouveau Centre du Conseil général de Côte d’Or. La majorité ne peut en effet s’appuyer que sur un seul siège d’avance, obtenu en 2008 grâce au ralliement tardif de Marc Frot, alors conseiller général MoDem de Baigneux-les-Juifs, en contrepartie du départ de Louis de Broissia (UMP) de la Présidence, au profit du centriste François Sauvadet (NC). Marc Frot, ayant depuis rejoint le Nouveau Centre, a ainsi confirmé son appartenance au groupe majoritaire.

L’enjeu est donc de taille pour la gauche qui avait cru voir son heure arriver en 2008. Il l’est sans doute encore davantage pour la droite, qui compte bien conserver ce département traditionnellement favorable. L’attention se cristallise maintenant sur les quelques cantons susceptibles de confirmer ou de renverser la majorité. Parmi les 21 cantons renouvelables (sur les 43 que compte le département), seuls quelques-uns semblent susceptibles de basculer, mais essentiellement en faveur de la droite.

Les cantons à surveiller

Ainsi, se fondant sur son large succès aux municipales de 2008 à Auxonne, certains observateurs pronostiquent une victoire de Raoul Langlois dans le même canton. Plus timidement, on parle aussi d’un retour à droite des cantons de Nuits Saint Georges, Arnay le Duc et même Is sur Tille.

Autre canton-clef : Montbard, que François Sauvadet a d’ailleurs choisi pour présenter officiellement sa liste « Initiatives Côte d’Or » et donner le coup d’envoi de sa campagne, le 21 janvier. Le Président du Conseil général compte sur Laurence Porte pour ravir le canton à Robert Grimpret, élu du Parti Radical de Gauche.

Forces en présence

Le Maire PRG de Moutiers Saint Jean, Robert Grimpret, élu du Groupe Forces de Progrès (opposition départementale) depuis 1998, est candidat à sa propre succession, sa suppléante étant Christelle Silvestre, maire PS de Montbard (malgré l’opposition de Patrick Molinoz, maire de Venarey les Laumes et secrétaire départemental du PRG). A sa gauche, Robert Fourgeux sera également candidat, pour le Parti Communiste. Enfin, Bruno Diano (VOIR NOTRE VIDEO) représente le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon.

A droite, alors que le projet de candidature du Maire d’Eringes Fabienne Lépy ne semble pas se concrétiser, Laurence Porte (VOIR NOTRE VIDEO) reste l’unique candidate. En tout état de cause, cette dernière est la seule à avoir obtenu l’investiture de la majorité départementale conduite par François Sauvadet. Enfin, le Front National ne semble pas (pour l’instant) devoir déclarer de candidat dans le canton.

Place aux jeunes ?

Si un point commun semble rapprocher Laurence Porte (Nouveau Centre) et Bruno Diano (Parti de Gauche), c’est bien la motivation et l’énergie qu’ils déploient lors de cette campagne. Face aux deux « Robert » (Grimpret et Fourgeux), les deux candidats affichent un dynamisme volontaire, au rythme de leurs réunions et déplacements dans tout le canton. Et surtout, l’ambition de gagner cette élection.

Un horizon dégagé pour Laurence Porte ?

Pour la Conseillère municipale d’opposition de Montbard, l’heure est à l’optimisme : forte d’une image jeune et énergique, Laurence Porte mène sur le terrain une campagne dynamique, avec une présence permanente de part et d’autre du canton. La candidate affirme qu’elle « adhère totalement au bilan global de la présidence de François Sauvadet à la tête du Conseil général », insistant sur les valeurs qu’elle partage avec le Président du département, valeurs qu’elle définit comme une « subtile alliance entre la solidarité et la liberté ». Elle qualifie François Sauvadet « d’homme de réflexion et d’action, le seul capable de tirer le département vers le haut ».

Concrètement, Laurence Porte affirme qu’elle privilégiera les dépenses d’investissement, les besoins sociaux et la protection environnementale. Selon elle, « les maires sont en droit d’attendre que leur conseiller général vienne à eux régulièrement pour exposer son travail, et les réunisse autour d’une table pour discuter de la faisabilité de tel ou tel projet et pour réfléchir ensemble à la juste et cohérente répartition des aides, sans choix partisan ». Enfin, Laurence Porte revient sur un des projets phares du Conseil général : « 2011 est une grande année pour l’aménagement du territoire de la Haute Côte d’Or avec l’ouverture du MuséoParc d’Alésia ».

Bruno Diano : l’élection de trop pour Robert Grimpret ?

Pour sa part, Bruno Diano, habitué des manifestations et luttes sociales, revendique également une forte présence sur le terrain, et considère que le candidat sortant Robert Grimpret est « à la traîne, élu depuis très longtemps ». Le candidat du Parti de Gauche dénonce la « surreprésentation importante du PRG qui ne représente que 2 % des voix et dispose de cinq élus à l’Assemblée départementale », jugeant la situation « injuste et choquante, quand on sait que le Front de Gauche, qui représentait aux dernières élections, européennes puis régionales, 6 à 7 % des voix, n’a aucun représentant en Côte d’Or ».

Un PCF qui « regarde dans le rétroviseur »

Quand au candidat du PCF Robert Fourgeux, Bruno Diano est également sévère : « Le PCF s’accroche à des bastions passés et il regarde trop dans le rétroviseur au lieu d’aller de l’avant avec ceux qui étaient prêts à faire une union sincère et véritable ». Le Maire de Crépand critique également l’absence sur le terrain du candidat communiste : « Une campagne comme celle des cantonales ne se décide pas à la dernière minute en faisant du porte à porte dans les quinze derniers jours ; cela demande des mois, voire des années de travail, où il faut aller de village en village. C’est l’exemplarité de ce qu’on fait tous les jours depuis des années, comme c’est mon cas à Crépand depuis 21 ans en tant que Maire ».

« Quand on veut gagner, comme moi, une élection cantonale ne se prépare pas à la dernière minute » ; Bruno Diano souhaite « représenter la gauche sociale et aussi écologique », sans oublier son « coeur de cible » : « Il y a ici un milieu relativement modeste, assez pauvre, avec 1700 emplois industriels qui ont besoin d’être soutenus comme je l’ai fait lors du mouvement pour les retraites ».

Une alliance possible avec le PS

Si, faute de pouvoir représenter une union de toutes les gauches, Bruno Diano pense qu’il pourrait représenter le Front de Gauche à ces élections, le candidat n’exclut pas non plus une alliance avec le PS : « J’ai de très grands amis au PS, puisque j’en viens. Si j’étais en 2ème position au 1er tour, j’appelerais à soutenir le candidat de gauche arrivé en tête, comme je l’ai toujours fait. J’ai peut être des ambitions plus sociales ou plus environnementales, mais chacun son programme, et que le meilleur gagne »…

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Régionales Bourgogne 2010. Rémy Boursot (FN) : « Patriat est « Monsieur Plus »… de taxes et d’impôts » (VIDEO)


Edouard Ferrand est rassuré : au terme du 2ème tour de ces élections régionales 2010 en Bourgogne, il a réussi à reconstituer un groupe Front National semblable à celui issu des urnes en 2004. Revendiquant, selon lui, une "opposition constructive pour le service du bien commun", le groupe est ainsi à nouveau constitué de 6 conseillers régionaux : Marcel Stéphan dans la Nièvre, Rémy Boursot et Josette Romualdo en Côte d'Or, Christian Launay et Marie-Christiane Colas en Saône et Loire, et enfin Edouard Ferrand dans l'Yonne. Elu pour la première fois, le nouveau Conseiller régional de Côte d'Or Rémy Boursot, a répondu à nos questions peu après la confirmation de son élection... "J'étais assez confiant" Selon Rémy Boursot, le score important réalisé par le FN dans ces élections régionales (qualifié de "beau redressement" par Edouard Ferrand) n'a rien d'une surprise : "Dépasser 14 %, c'est un très bon score, mais j'étais assez confiant car toute l'actualité démontrait que nous avions raison sur les thèmes de l'insécurité, de la violence, et à propos de toute cette pagaille qu'il y a en France". Alors que son groupe souhaite incarner la "seule force réelle d'opposition au Conseil régional", la critique la plus lourde que Rémy Boursot réserve à la majorité de gauche concerne sa gestion : "Patriat est "Monsieur Plus", toujours plus de taxes et d'impôts. Mais pas au profit des Bourguignons, dont 150 000 sont en dessous du seuil de pauvreté. 150 000 emplois ont été détruits, notamment à cause des délocalisations, alors que des subventions avaient été accordées à ces mêmes entreprises un ou deux ans avant. Le Front National demandera le remboursement à toute entreprise qui aura touché une aide, en cas de délocalisation". "Que l'on applique enfin les lois déjà existantes" A propos de l'insécurité, thème récurrent au Front National, Rémy Boursot est nuancé : "Notre groupe souhaite mettre en place des caméras dans les bus et les écoles, mais l'essentiel, pour lutter contre l'insécurité, n'est pas de surveiller ou constater les infractions avec un système de vidéosurveillance ou une police de proximité ; il y aura en revanche un grand changement si l'on applique enfin les lois déjà existantes pour toute violence, tout viol, toute infraction". Et si l'on soutient à Rémy Boursot que le FN est davantage dans la dénonciation que dans l'action, sa réponse ne se fait pas attendre : "On dit que le FN est toujours dans la critique, mais il faut déjà être au pouvoir pour ouvrir des débats sur certains dossiers !" Et le premier dossier que Rémy Boursot aimerait ouvrir concerne l'éducation : "Hier, j'ai appris la nouvelle de deux suppressions de postes dans le lycée de mon fils, à Beaune ; ça me scandalise, car l'avenir de la France et de la Bourgogne, c'est déjà la jeunesse étudiante. Comment préparer l'avenir avec 30-35 élèves dans une classe et en supprimant encore des postes ?"
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Régionales Bourgogne 2010: les résultats du 2ème tour sur Bourgogne 365


3 listes sont en compétition pour ce second tour en Bourgogne : l'union de la gauche (PS, Europe Ecologie, PCF, PRG) conduite par François Patriat, la majorité présidentielle (Nouveau Centre, UMP) menée par François Sauvadet, et le Front National conduit par Edouard Ferrand. A l'issue de cette triangulaire, qui sera le nouveau Président de la région Bourgogne ? Découvrez tous les résultats de ce deuxième tour des élections régionales 2010 en Bourgogne, avec commentaires et réactions, sur Bourgogne 365. A midi, la participation nationale s'élevait à 18,57%, soit deux points et demi de plus qu'au premier tour (16,07%) et deux points de mieux qu'en 2004 (16,55%). En Bourgogne, la participation à la mi-journée a également connu une hausse sensible, atteignant les 16,85%. Le département de l'Yonne a le plus voté (23,16%, suivi de la Saône et Loire (21,06%), de la Nièvre (19,3%) et enfin de la Côte d'Or (18,6%). A Dijon, Chalon sur Saône et Nevers, les premières observations traduisent une mobilisation nettement plus marquée que lors du scrutin du 14 mars. A Montbard, à la mi-journée, les élus locaux faisaient part de leur surprise devant l'affluence aux bureaux de vote. En Franche-Comté, la participation atteint 21,2%, soit 3 points de plus que la semaine passée. Idem en Alsace, région clé pour l'UMP (14,4%) et en Champagne-Ardenne (17,8%). En Bretagne, où l'on assiste à une triangulaire PS-UMP-Europe Ecologie, la participation gagne 4 points (19,8%). En Provence-Alpes-Côte d'Azur, où le président PS sortant Michel Vauzelle affronte l'UMP Thierry Mariani et le président du Front national Jean-Marie Le Pen, la participation est à midi de 19,70% contre 17,77% la semaine dernière.
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Résultats du 1er tour des Régionales. Edouard Ferrand (FN): « L’objectif de 8 élus est désormais une certitude » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/resultats_regionales_edouard_ferrand_front_national_bourgogne365.flv Avec un score régional de 12,04 % (atteignant 15,25 % dans le département de l'Yonne), Edouard Ferrand, tête de liste régionale pour le Front National en Bourgogne, a de quoi se réjouir : "C'est une grande victoire pour le Front National ce soir. On ne nous attendait pas, nous étions les outsiders et on nous retrouve dans le tiercé gagnant, faisant jeu égal avec les grandes formations politiques". "Nous allons faire plus au second tour qu'au premier" Quant au dénouement du second tour, il apparaît désormais clair pour Edouard Ferrand : "L'objectif de 2 élus FN par département, qui était une probabilité, est aujourd'hui une certitude, maintenant que nous avons franchi haut la main la barre fatidique des 10%. Une dynamique a été créée, et comme en 2004, nous allons faire plus au second tour qu'au premier. On va avoir cette semaine beaucoup de choses à dire, avec une réunion publique par jour : cette élection engage une région, la région la plus connue dans le monde, la Bourgogne". "Les français veulent autre chose que le système UMP-PS" L'abstention record (54%) qui a marqué ce premier tour des Régionales 2010, est, selon Edouard Ferrand, la manifestation d'un "ras-le-bol" des bourguignons pour ce qu'il appelle le "système UMP-PS" : "François Sauvadet joue l'éternel opposant à François Patriat, mais en réalité ils sont tous mondialistes, européistes et immigrationnistes. François Sauvadet est l'héritier d'un fief, et surtout le responsable local de Nicolas Sarkozy. Les français veulent autre chose que ce système où l'on est PS ou UMP le temps d'une élection, et où l'on vote ensemble ensuite. Pour sa part, le MoDem en Bourgogne est l'avatar du PS ; le FN est aujourd'hui la seule véritable opposition". Quant à l'argument selon lequel le Front National ferait "gagner la gauche", c'est, selon Edouard Ferrand, "un prétexte ignoble utilisé par François Sauvadet, destiné à faire culpabiliser les électeurs en leur faisant croire que voter Front National c'est voter PS". Mais, selon l'élu Front National, "la réalité est inverse : en 2004, Jean-Pierre Raffarin a mis en place un nouveau mode de scrutin pour faire barrage au Front National, or 20 régions sur 22 ont basculé à gauche. Raffarin donc a lui-même mis en place un système diabolique qui l'a privé de 20 régions"...
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Edouard Ferrand (Front National) : « On ressent les prémices de 2002″ (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/edouard_ferrand_front_national_bourgogne365.flvCroisant parfois des militants PS occupés, également, à distribuer des tracts aux passants, la petite équipe du Front National parcourt les allées du marché couvert de Dijon par cette matinée froide et ensoleillée. Edouard Ferrand, tête de liste régionale pour le Front National (et Conseiller régional sortant), est optimiste : "On est en super forme, on ressent vraiment les prémices qu'on avait connu lors de l'élection présidentielle de 2002". "Il y a le feu dans la maison Sarkozy" Quant à "l'effet Sarkozy" dont certains ont dit qu'il avait tant porté préjudice au FN, Edouard Ferrand estime que son parti n'a plus grand-chose à en craindre : "Il y a le feu dans la maison Sarkozy. François Sauvadet est l'homme du système UMPS, qui co-gère la région Bourgogne depuis 1986. Parti Socialiste et UMP s'entendent ensemble pour voter, et par ailleurs, au soir du premier tour, toute la gauche se réunira derrière François Patriat. Nous restons la seule force crédible d'opposition. C'est fini aujourd'hui pour l'UMP dans ces Régionales". Et si on lui fait remarquer que le Front National semble parfois s'opposer davantage à l'UMP qu'au Parti Socialiste, Edouard Ferrand reconnaît qu'il "reproche à Nicolas Sarkozy d'avoir essayé d'aspirer les voix du Front National, mais que ses engagements de campagne n'ont pas été tenus" : "Quand je vois Chantal Jouanno (secrétaire d'Etat à l'Ecologie) s'exprimer pour le mariage homosexuel, Eric Besson favorable au vote des immigrés, et le gouvernement autoriser le travail le dimanche, je dis que l'UMP ne représente plus les valeurs de la droite". "2 élus par département" La scission du Front National intervenue au Conseil régional lors de la dernière mandature (avec notamment le départ de Pierre Jaboulet-Vercherre et de Régis de la Croix-Vaubois) n'est "pas du tout un problème" pour Edouard Ferrand, qui, s'appuyant en Bourgogne "sur une équipe de 65 personnes convaicues", rappelle son objectif de "deux élus par département". Débat sur l'identité nationale : "une maneuvre électoraliste et populiste" Alors que nombre de formations politiques s'étaient élevées contre l'idée même du "débat sur l'identité nationale" initié par le gouvernement, le Front National, de son côté, n'avait pas rejeté le principe. Edouard Ferrand rappelle ainsi que son parti "demande ce débat depuis 30 ans". Mais il estime également que "cette initiative a été montée par Sarkozy pour faire un deuxième bluff afin d'aspirer à nouveau les voix du FN, mais que ce nouveau hold-up n'a pas marché car les français ne sont pas dupes de cette maneuvre électoraliste et populiste"... "Hostile à toute forme de fiscalité" Prônant à la fois interventionnisme (au niveau de la politique familiale ou de la sécurité) et libéralisme, quelle est la position économique du Front National ? Edouard Ferrand se place dans une "hostilité résolue à toute forme de fiscalité", rappelant que "le Front National a longtemps demandé la suppression de l'impôt sur le revenu", qu'il qualifie de "confiscatoire". Il s'élève par ailleurs "contre l'exagération fiscale pratiquée par François Patriat depuis 2004", et souhaite "redonner confiance aux entreprises afin qu'elles puissent investir, recruter et créer de la richesse". "Le communautarisme est un fléau" Réagissant à la décision du Maire de Marignane Eric Le Dissès interdisant tout drapeau autre que Français à l'Hôtel de ville lors des cérémonies de mariage, Edouard Ferrand se montre favorable à cette mesure, ajoutant que "le communautarisme est un fléau, à l'image du nombre grandissant de femmes voilées, de l'aménagement des horaires dans les piscines ou de la construction de minarets et de mosquées". Enfin, quant au départ prochain de Jean-Marie Le Pen de la direction du Front National, Edouard Ferrand considère que c'est "une mauvaise chose pour la France, car Le Pen a incarné pendant 50 ans la force en politique et le courage de ses opinions"...
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Bruno Gollnisch (Front National) à Dijon vendredi 5 mars


Bruno Gollnisch, député européen et tête de liste FN pour les régionales en Rhône-Alpes

Bruno Gollnisch, député européen et tête de liste FN pour les régionales en Rhône-Alpes

Dans le cadre de la campagne pour les élections régionales en Bourgogne, Bruno Gollnisch (député au parlement européen, Conseiller régional et tête de liste Front National en Rhône-Alpes) viendra apporter son soutien à la liste bourguignonne "Front national les Français d'abord" conduite par Edouard Ferrand. La réunion publique aura lieu vendredi 5 mars à 19 h 30, salle Clos Vougeot au Palais des Congrès de Dijon, en présence également de Christian Launay (tête de liste en Saône et Loire), Rémy Boursot (Côte d'Or) et Marcel Stéphan (Nièvre). Edouard Ferrand, qui rappelle dans un communiqué le caractère "mythique" de la salle Clos Vougeot, ironise d'ailleurs quant au meeting organisé simultanément par François Sauvadet (NC / UMP) à Chevigny Saint Sauveur (salle l'Ogive), en présence de... François Fillon : "Pendant que François Sauvadet sera en réunion dans une obscure salle de la banlieue de Dijon, notre liste organise une grande réunion publique en centre-ville et appelle tous les patriotes bourguignons à venir"... Alors que le parti de Jean-Marie Le Pen a toujours prôné la méfiance (voire la défiance) à l'égard des sondages, c'est néanmoins sur une étude IFOP que s'appuie Edouard Ferrand pour annoncer "la plus forte progression d’un parti politique au cours des six derniers mois, enclenchée par un climat anti-national et par les promesses non tenues de Sarkozy". L'étude en question place le Front National à 9,5% au 1er tour des Régionales, derrière le Parti socialiste (31%), l'UMP (27,5%) et Europe Ecologie (13%).
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N. Sarkozy absent à l’inauguration du Salon de l’agriculture : réaction d’Edouard Ferrand (FN)


Edouard Ferrand, Conseiller régional FN et tête de liste pour les Régionales en Bourgogne

Edouard Ferrand, Conseiller régional FN et tête de liste pour les Régionales en Bourgogne

En 2010, contrairement aux deux années précédentes, Nicolas Sarkozy n'a pas inauguré le Salon international de l'agriculture. Il ne s'y rendra que pendant le week-end de clôture, le 6 ou le 7 mars. Dans un monde agricole en crise, cette absence du chef de l'Etat agace les syndicats : la FNSEA (pourtant proche de la droite) estime que Nicolas Sarkozy "a beaucoup de difficultés avec la campagne et le monde paysan", tandis que la Confédération paysanne (de gauche) voit dans l'absence du chef de l'Etat "un signe, soit qu'il n'a pas de solutions, soit qu'il a peur des paysans, des manifestations". Un sondage IFOP, publié vendredi dans Le Figaro, fait quant à lui état d'une baisse de la popularité de N. Sarkozy auprès du monde paysan : 47 % d'opinions favorables contre 56 % l'an dernier. En pleine campagne pour les régionales, cette absence très remarquée du président de la République suscite également des réactions en Bourgogne : ainsi Edouard Ferrand, Conseiller régional Front National et tête de liste FN pour les Régionales en Bourgogne, estime que "Sarko se débine" : selon lui, "c'est un nouveau mauvais coup porté à nos paysans, une dérobade et un mépris des agriculteurs". Observant que "dans l’Yonne, en 2009, c’est une exploitation agricole par semaine qui ferme", Edouard Ferrand préconise "l’exonération des entreprises agricoles de toutes charges fiscales et sociales, l’aide à la recherche et à l’innovation et la mise en place d’une grande politique agricole ambitieuse". Et de conclure : "Peut-être que Nicolas Sarkozy aurait préféré faire la fête dans La Ferme Célébrités"...
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