Samedi 20 février, à Dijon comme dans vingt autres villes de France, les militants de Greenpeace étaient mobilisés, pour « apporter symboliquement leurs déchets aux prétendus rois du recyclage : Areva et EDF ». Selon l’organisation écologiste, « les industriels français du nucléaire prétendent que leur industrie est propre et que les déchets sont recyclés à 96 %, alors qu’une grande partie est envoyée et simplement stockée en Russie ».
Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire, s’insurge : « EDF et Areva tentent nous faire passer pour des extrémistes, des alarmistes en faisant croire n’importe quoi aux journalistes et aux citoyens français. Nous, nous avons des chiffres qui prouvent ce que nous affirmons. Les industriels ne font que parler mais ne prouvent rien : ils affirment que les déchets envoyés en Russie sont enrichis pour faire un nouveau combustible avant de revenir en France. C’est comme si on envoyait aux Russes des oranges déjà pressées pour faire du jus. C’est techniquement faisable, mais si compliqué, si cher, si peu rentable qu’ils ne le font pas ».
Ainsi l’objectif, pour Greenpeace et ses militants dijonnais rassemblés samedi à 10h30 devant l’agence EDF rue des Godrans, était de mobiliser l’opinion afin de « mettre les industriels face à leurs responsabilités et leur demander d’arrêter d’envoyer leurs déchets en Russie ». Greenpeace s’adresse également à Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, lui demandant de « faire appliquer un moratoire immédiat sur ces envois de déchets nucléaires en Russie ». A Paris, les militants se sont rendus devant le siège social d’Areva.
En décembre et en janvier dernier, à Cherbourg, des activistes avaient bloqué une voie de chemin de fer afin d’empêcher l’arrivée du train convoyant les déchets nucléaires au port pour qu’ils soient embarqués sur un bateau en partance pour la Russie. Plus récemment, le 16 février, sur le site nucléaire du Tricastin (Drôme), des activistes ont retardé de plus de dix heures le départ du convoi vers Le Havre.
Enfin, Greenpeace propose au public d’écrire directement une lettre au Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable afin d’obtenir l’adoption et l’exécution du moratoire : http://write-a-letter.greenpeace.org/764
Le ministre aurait ainsi déjà reçu plus de 5600 lettres…




