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Pétition pour une cantine scolaire halal à Talant: Gilbert Menut rappelle les « principes de l’école républicaine et laïque » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/06/cantine_halal_ecole_prevert_talant_grand_dijon_gilbert_menut_bourgogne365.flvDécision municipale, question nationale : après plusieurs tentatives marginales et infructueuses, une nouvelle étape a été franchie il y a quelques jours dans la revendication de repas halal au sein du restaurant scolaire de l’école Prévert, dans le quartier du Belvédère à Talant (Côte d’Or). C’est ainsi qu’un père de famille, dont la démarche est soutenue par une pétition, a interpellé Gilbert Menut (Maire de Talant, Conseiller général de la Côte d’Or, Vice-président du Grand Dijon), lors d’une réunion de parents d’élèves…

Une décision qui pourrait faire école

Cinq ans après l’affaire de Villefranche-sur-Saône (Rhône), dont la Mairie avait menacé d’exclure de la cantine les enfants refusant de manger de la viande au motif qu’elle n’était pas halal (suscitant une vive réaction du MRAP qui avait qualifié la situation « d’atteinte aux droits de l’enfant et aux droits de l’homme »), la question prend cette fois une tournure plus sereine. Néanmoins, ayant la charge des restaurant scolaires (comme toutes les communes), la Ville de Talant a dû trancher : elle ne servira pas de repas halal à ses écoliers.

« Une laïcité compréhensive »

S’il tient à « relativiser un peu l’importance de la revendication, qui n’émanait pas de tous les parents présents à la réunion » et à « laisser les choses dans le contexte tout de même assez paisible et tranquille du quartier », Gilbert Menut ne compte pas toutefois abandonner « les principes qui prévalent dans une école républicaine et laïque » : « Personnellement, je suis favorable à une laicité compréhensive, pas anti-religieuse, mais une vraie laïcité tout de même, qui fasse la place à tout le monde, qui respecte tout le monde, y compris les différentes religions, ainsi que ceux qui nont pas de religion du tout. Mon principe, c’est de respecter la liberté de chacun avec un peu de place pour ses propres convictions ».

Illustration de cette « laïcité compréhensive » : comme nombre de communes, Talant a banni le porc de ses cantines scolaires, « pour éviter les difficultés et être sûr que les enfants puissent manger ». Mais Gilbert Menut, s’il estime que « ce geste ne fait de difficulté pour personne », reconnaît que « d’autres enfants pourraient très bien estimer qu’ils ont droit à de la viande de porc ».

« On ne peut normaliser complètement les repas des uns et des autres »

Quoi qu’il en soit, pour le Maire de Talant, « il est important, dans ce genre d’affaires, d’avoir des positions précises » : « Vouloir normaliser complètement les repas des uns et des autres n’est pas possible. On ne peut répondre à tous les critères des différentes religions ou de divers groupes, comme par exemple des végétariens qui ne voudraient pas de viande du tout ». Gilbert Menut rappelle également que la diversité alimentaire est un des principes du restaurant scolaire : « On souhaite que les enfants puissent goûter à tout ».

Face à l’évocation d’une présence islamiste parfois assez revendicative au sein du quartier (potentiellement à l’origine de la pétition, organisée selon certains « en douce à la sortie de l’école »), le Maire de Talant privilégie l’apaisement et le dialogue : « La pétition est un moyen très neutre et ordinaire de revendiquer et de manifester son opinion ; les familles qui ont signé cette pétition sont dans un cadre tout à fait démocratique et républicain. Il est normal de leur apporter des réponses, dans un esprit tolérant, posé, au sein d’un quartier qui n’est pas l’objet d’agitation ou de tensions très fortes à l’heure actuelle ».

« Les principes brutaux ne sont pas réellement applicables »

Plus largement, cette problématique s’inscrit dans un contexte général de questionnement sur notre société, notamment après le fameux « débat sur l’identité nationale ». Et force est de constater que les positions modérées de la Mairie de Talant sont pour le moins éloignées des postures idéologiques marquées, et des déclarations passionnées entendues de part et d’autre. Peut-être parce que les collectivités locales sont logiquement amenées à faire ce choix du dialogue et de l’apaisement : selon Gilbert Menut, « si on rappelle les principes, on essaie de les mettre en oeuvre de manière équilibrée et modérée, car les principes brutaux ne sont pas réellement applicables… ».

Débat sur l’identité nationale : « On confond tout »

Un « débat sur l’identité nationale » dont Gilbert Menut juge la tournure « surprenante » : « On confond tout : alors que l’on se prétend dans un état laïc, on tente de réduire, à tort, le problème de la nationalité à un choix de religion. On a également parlé des valeurs de la République, mais la République et la France ne sont pas la même chose : on peut être fervent républicain et pas chaud français, et vice-versa. C’est aussi une liberté que la République doit assumer pour chacun. Les anglais, sujets de la Reine, sont-ils moins citoyens que les français ? Le vrai problème, c’est celui de la nation, qui ne se réduit pas au régime qui l’organise… ».

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« Boucherie Humaine » rue Edme Piot à Montbard (21) : les images


"Boucherie Humaine" rue Edme Piot à Montbard : un pied humain pané à un prix au kg très abordable...

"Boucherie Humaine" rue Edme Piot à Montbard : un pied humain pané à un prix au kg très abordable...

« Y’en a un peu plus, j’vous l’mets quand même ? » Cette fois, l’expression coutumière des bouchers et autre commerçants n’aura pas fait l’unanimité à Montbard (Côte d’Or). Pourtant, la marchandise n’était pas avariée, et il ne s’agissait pas non plus de viande de chien ou de chat. Mais la raison de cette relative méfiance de la part des passants montbardois est plus singulière encore : il se trouvent devant la vitrine de la première Boucherie Humaine « au détail ».

"Mou de fumeur" à la "Boucherie Humaine" rue Edme Piot à Montbard : fumer provoque des maladies graves...

"Mou de fumeur" à la "Boucherie Humaine" rue Edme Piot à Montbard : fumer provoque des maladies graves...

Une boucherie dans une boucherie

Au cœur du centre-ville, la Mairie de Montbard est en effet propriétaire d’une friche immobilière sans caractère. Situé rue Edme Piot, ce « pied de nez » dans la ville comporte en son rez de chaussée une ancienne boucherie. Cet espace désaffecté depuis près d’une décennie ne pouvait, avant de mourir, qu’accueillir un évènement hors du commun. C’est chose faite depuis ce 11 juin 2010, à 12 heures exactement.

Un commerce comme tous les autres en plein centre-ville de Montbard...

Un commerce comme tous les autres en plein centre-ville de Montbard...

Une « Installation d’Art contemporain »

Ce thème de la « Boucherie Humaine », apparu pendant la première guerre mondiale, est aujourd’hui décliné à travers une exposition temporaire destinée à bousculer notre regard face aux nouvelles tueries et aux guerres d’aujourd’hui. Cette œuvre contemporaine, un découpage « boucher » de corps humains reconstitués, est signée de l’artiste et concepteur Fabien Ansault.

Architecte d’intérieur, graphiste et designer, diplômé en Arts appliqués de l’Ecole Duperré de Paris, Fabien Ansault œuvre dans son atelier de Chamesson, au bord de la Seine, en Côte d’Or. Sculpteur, il n’hésite pas à mélanger matière et matériaux, afin de donner à ses créations un caractère curieux, fantastique, quitte à choquer.

Certains anciens habitués de la boutique ont-ils tenté par mégarde de pousser la porte de la "Boucherie Humaine" ?

Certains anciens habitués de la boutique ont-ils tenté par mégarde de pousser la porte de la "Boucherie Humaine" ?

« Dénoncer sans complaisance par la provocation visuelle »

« Les guerres sont un phénomène barbare, profondément immoral, réactionnaire et contraire aux intérêts du peuple » : la citation de Rosa Luxembourg (1871 – 1919), reprise pour la circonstance, donne le ton de cette exposition qui tente, au risque de heurter le passant de la rue Edme Piot, « de dénoncer sans complaisance par la provocation visuelle ce que l’homme a de plus bas dans son instinct de prédateur accompli ».

Boucherie Humaine, arrivages inhumains : chacun appréciera le catalogue...

Boucherie Humaine, arrivages inhumains : chacun appréciera le catalogue...

A Montbard, c’est à la fois du nouveau, et du plein format. En apportant une « vision décalée et irrévérencieuse dans notre quotidien que l’horreur est toujours prête à se reproduire, pour ne pas répéter à nouveau les « plus jamais ça ! » de l’Histoire », cette installation « militante » cherche à « faire réfléchir » le citoyen confronté à des images de guerres sans nom, de crimes organisés et d’assassinats civils, « à l’heure où la télévision sature les temps de cerveau disponibles avec les nouvelles des conflits présents en permanence sur la planète… ».

La "Boucherie Humaine", rue Edme Piot à Montbard, n'oublie pas les amateurs de viande rouge...

La "Boucherie Humaine", rue Edme Piot à Montbard, n'oublie pas les amateurs de viande rouge...

Premières réactions

Si la Mairie de Montbard (également partenaire de l’évènement) n’était pas joignable lors de nos sollicitations, en revanche les réactions du grand public ne se sont pas faites attendre. Sur ce point, l’objectif annoncé, « interpeller l’œil, susciter la curiosité, les regards et les questionnements », a pleinement été atteint. Il est vrai que chacune et chacun, vu l’impressionnant réalisme de l’oeuvre, a pu reconnaître une partie de sa propre anatomie. Un sentiment saisissant, autre réussite de cette installation plastique contemporaine par Fabien Ansault.

« Maman, pourquoi ils montrent ça ? »

Néanmoins, les premières impressions recueillies sont plutôt éloignées du témoignage du concepteur de l’exposition. Faute de communication et d’explications affichées (ces dernières sont seulement apparues le lendemain, 12 juin), les témoins, de tous âges, ont d’abord qualifié l’évènement de « provocant », de « choquant », voire de « scandaleux » et même d’ « écoeurant » : un véritable choc culturel, pour les plus jeunes enfants comme pour ce couple de touristes britanniques de passage en Bourgogne, qui n’a pas manqué de qualifier l’oeuvre de « shocking »…

"Ne pas répéter à nouveau les "plus jamais ça !" de l’Histoire" : une mission illustrée par cette citation de Rosa Luxembourg en 1914

"Ne pas répéter à nouveau les "plus jamais ça !" de l’Histoire" : une mission illustrée par cette citation de Rosa Luxembourg en 1914

Laurence Porte : « De l’Art ou du Cochon » ?

Réaction politique enfin… mais de la part de l’opposition : Laurence Porte, Conseillère municipale, précise « n’avoir absolument pas eu connaissance de ce projet ni de son inauguration dans le cadre de ses fonctions au Conseil municipal », et dénonce un « choix non débattu » de la municipalité de Montbard. C’est donc en « citoyenne lambda » qu’elle a découvert l’œuvre de Fabien Ansault, dont elle salue la qualité artistique et technique.

Revenant sur le message humaniste porté par l’exposition et sur sa référence à la boucherie de la guerre 14-18, Laurence Porte éprouve à la fois une « fascination » pour l’oeuvre, et un certain « malaise », d’un point de vue scientifique, devant l’existence, bien réelle, « d’expériences humaines pratiquées dans des laboratoires d’horreur comme celui du tristement célèbre nazi, le docteur Josef Mengele ». La Conseillère municipale fait également référence « aux empilements de crânes des cambodgiens assassinés par les Khmers rouges ou plus récemment au génocide à la machette au Rwanda ».

Si elle admet que cette Boucherie Humaine « peut se concevoir tel un cabinet de curiosités comme l’aurait apprécié Buffon », Laurence Porte s’interroge néanmoins sur l’utilité de cette vitrine, notamment en termes de communication : « Si la municipalité veut y exposer un projet politique clairement défini, alors la logique veut qu’elle ne cautionne pas toute fabrication de pièces d’armement dans les usines de Montbard ; mais c’est nettement plus difficile que d’avancer avec le bouclier de l’artiste engagé ! ».

Exposition « La Boucherie Humaine », par Fabien Ansault, du vendredi 11 juin au vendredi 31 décembre, à l’ancienne boucherie rue Edme Piot à Montbard (Côte d’Or).

Reportage : Michel Dor

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Miss France : le Comité Miss Bourgogne choisit Endemol… et TF1


Jenna Tournay, élue Miss Bourgogne 2009 à l'âge de 19 ans, originaire de Talant (Côte d'Or)

Jenna Tournay, Miss Bourgogne 2009, originaire de Talant (Côte d'Or)

Alors que Sylvie Tellier (directrice générale de la Société Miss France) et son équipe s’apprêtent à dévoiler, mercredi 2 juin à l’hôtel de Crillon (Paris), leur nouveau découpage régional (avec une présentation des délégués régionaux et de la nouvelle carte des élections qualificatives pour le titre de Miss France), le conflit entre Geneviève de Fontenay et le groupe audiovisuel Endemol (qui détient la Société Miss France depuis 2002) est loin d’être enterré.

Après avoir claqué la porte de la société Miss France suite à la participation de Kelly Bochenko (ex-Miss Paris 2009, destituée de l’élection Miss France suite à la publication par Entrevue de photos sexuellement explicites) à la « Ferme Célébrités » (produite par Endemol), Geneviève de Fontenay s’est employée à créer un nouveau comité, le « Comité Geneviève de Fontenay », afin d’organiser dès 2011 un concours parallèle. Alors qu’Endemol compte bien se prévaloir de la clause de non-concurrence signée par Geneviève de Fontenay (et valable jusqu’en 2016), les deux clans fourbissent leurs armes, négociant de part et d’autre avec des comités régionaux pressés de choisir leur « camp ».

Les régions ont en effet le choix de rallier soit Endemol, soit le clan De Fontenay (mère et fils). Et il semblerait qu’une majorité privilégie l’option Endemol, et donc… la diffusion de la « soirée électorale » sur TF1. Parmi elles, la Bourgogne (qui a déjà réalisé ses présélections de candidates pour la Nièvre et l’Yonne, et s’apprête à faire de même en Saône et Loire le 6 juin à 14 h à l’hôtel Ibis Europe de Chalon-sur-Saône, puis en Côte d’Or le 27 juin à 14 h à l’hôtel de la Cloche à Dijon) souhaite ainsi conserver le label officiel « Miss France ». Retour sur une « affaire classée » avec Yves Roger, vice-Président du Comité Miss Bourgogne, et premier « bilan de mandat » avec Jenna Tournay, Miss Bourgogne 2009…

Bourgogne 365 : Geneviève de Fontenay accuse la société Endemol d’avoir « dévoyé l’élection annuelle de la plus belle Française ». En choisissant de travailler avec ce groupe audiovisuel, le Comité Bourgogne a t-il préféré les « cochonneries » de la Ferme Célébrités à la magie et l’élégance traditionnelles de Miss France ?

Yves Roger : « Loin de là ! Nous étions jusqu’à présent attachés au Comité Miss France présidé par Geneviève de Fontenay, lorsque sa rupture avec la Société Miss France nous a mis au pied du mur. Nous avons dû faire un choix responsable ; ce qui compte, c’est l’avenir du Comité Miss Bourgogne. Les jeunes filles rêvent de faire quelque chose de sensationnel. On veut que celle qui sera élue gagne un beau voyage, soit médiatisée sur TF1, participe à des concours internationaux et puisse surtout porter l’écharpe Miss France, qui représente notre pays.

Or, Geneviève de Fontenay ne pourra plus décerner ce titre de « Miss France », car seule la Société Miss France est détentrice de la marque depuis son rachat en 2002 par le groupe Endemol. Malheureusement, les jeunes filles qui iraient avec Geneviève de Fontenay se retrouveraient dans une voie de garage. Je me mets à la place d’une jeune fille comme Jenna Tournay ; devenue Miss Bourgogne, elle irait ensuite au concours de Geneviève et Xavier de Fontenay, recevrait une écharpe de leur comité, et tout s’arrêterait alors ?

365 : La « Dame au Chapeau », qui organisait l’élection Miss France depuis 1954, annonce qu’il y aura en décembre « deux élections nationales, celle d’Endemol pour les candidates qui n’ont pas de gêne, et celle de son nouveau comité, pour les candidates qui ont de la dignité ». Qu’est-ce que cela vous inspire ?

YR : Jenna est notre 18ème Miss Bourgogne. Quand certaines des autres filles élues les années précédentes, dont certaines sont mariées et ont des enfants, ont entendu Geneviève de Fontenay dire cela, elles ont été outrées. Chacun sait que Sylvie Tellier respecte scrupuleusement la charte Miss France, et nous avons obtenu suffisamment de garanties avec elle. D’ailleurs, au moment de l’affaire de la publication des photos par Entrevue, Geneviève de Fontenay et Sylvie Tellier ont pris ensemble, et sur le champ, la décision de destituer Kelly Bochenko. Mais une fille qui choisit de nous mentir, ça peut arriver à tout le monde, à Geneviève de Fontenay comme à nous.

En ce qui nous concerne, nous n’avons pas directement affaire à Endemol mais à la société Miss France ; qu’Endemol fasse venir Kelly Bochenko à la « Ferme Célébrités » n’est pas notre problème. D’autre part, il ne faut pas oublier que Geneviève et Xavier de Fontenay ont choisi en 2002 de vendre le concept Miss France à Endémol. A ce moment-là, ils ne nous ont pas demandé notre avis ! Pour tenir totalement les rênes de ce concours, il ne fallait pas vendre. Néanmoins, je dois dire qu’en cas de départ de Geneviève, nous n’aurions pas eu envie de travailler par la suite avec Xavier de Fontenay.

365 : Sonia Rolland, ancienne Miss Bourgogne puis Miss France, a fait la démarche de soutenir Geneviève de Fontenay dans ce conflit. Elle précise qu’elle a eu « la chance d’être entourée, protégée et conseillée par Geneviève de Fontenay, ce qui l’a sauvée durant l’année 2000 et dans ses choix professionnels depuis 10 ans », et ajoute que « la provocation est le fonds de commerce d’Endémol ». Entre Sonia Rolland et le Comité, la Bourgogne est divisée sur la question ?

YR : Sonia Rolland a été élue Miss Bourgogne en 1999 puis Miss France en 2000 ; c’était l’époque ou Geneviève de Fontenay avait totalement la main sur l’organisation Miss France. Geneviève de Fontenay a choyé Sonia Rolland, qui n’en a gardé qu’un bon souvenir, même si elle n’imaginait pas alors que le concept serait vendu à Endemol dès 2002. Je comprends sincèrement la réaction de Sonia. C’est une personne que j’apprécie, et que je soutiens notamment dans son combat pour le Rwanda. Il est tout à fait normal qu’elle fasse l’éloge de Geneviève de Fontenay. Mais dix années se sont écoulées depuis son élection…

365 : L’actuelle Miss France, Malika Ménard, semble subir quelques « dommages collatéraux » de ce conflit, avec certains déplacements annulés, comme celui qui était prévu le 8 mai à Caen. Est-ce que le Comité Miss Bourgogne fait également les frais de cette guerre parisienne ?

YR : Absolument pas. Au niveau de la Bourgogne, aucune manifestation en présence de Jenna Tournay n’a été annulée et pas un seul partenaire ne nous a quitté. La gagnante parmi les douze candidates sélectionnées qui participeront à l’élection de Miss Bourgogne le 1er octobre à Chalon-sur-Saône (salle Marcel Sembat), sera ensuite présente en décembre à l’élection de Miss France 2011, qui s’intitulera bien ainsi et restera diffusée sur TF1. Pour la future Miss Bourgogne, rien ne changera, sauf la patronne ! Mais je dois aussi préciser que TF1 devrait « mettre le paquet » cette année, en médiatisant certainement davantage les candidatures régionales.

365 : Jenna Tournay, vous avez été élue Miss Bourgogne l’année dernière à l’âge de 19 ans. Comment vivez-vous les mois de « troubles » que vient de traverser l’institution Miss France ?

Jennay Tournay : Il est évident que cette situation aura un impact sur la prochaine élection nationale, qui sera la première à se dérouler sans Geneviève de Fontenay. Régulièrement, lors de manifestations où je suis présente, de nombreuses personnes me posent d’ailleurs des questions quant à l’évolution de Miss France. Mais cette affaire n’aura pas eu de réelles conséquences en région, et au final Miss France restera la même institution. De plus, Sylvie Tellier partage les mêmes valeurs que Geneviève de Fontenay.

365 : A l’heure des bilans, qu’est-ce qui aura changé dans votre quotidien depuis votre élection au titre de Miss Bourgogne ?

JT : Auparavant, je participais déjà à des défilés de mode et autres évènements. Ce qui a changé, c’est juste que je suis un peu plus sollicitée maintenant, notamment pour des salons comme celui du mariage, ainsi que de nombreuses manifestations. Je trouve cette notoriété plutôt agréable, d’autant plus qu’ayant fait beaucoup de théâtre, j’ai l’habitude de la scène et ne connais pas le trac !

365 : Pendant toute une année, vous assurez également la promotion de la Bourgogne. Quels sont pour vous les symboles forts de la région ?

JT : Pour des gens extérieurs à la région, c’est naturellement la gastronomie qui ressort le plus : le vin, les escargots, le boeuf bourguignon… On me parle aussi parfois des Ducs de Bourgogne. Mais notre région a bien d’autres atouts à mettre en valeur !

365 : Vous êtes originaire de Talant, dans l’agglomération dijonnaise. Depuis que vous êtes Miss Bourgogne, est-ce que quelque chose a changé dans le regard des autres quand vous vous promenez dans les rues de Dijon ?

JT : Non, le regard des gens n’a pas tellement changé, mais toute l’agglomération dijonnaise ne sait pas que je suis Miss Bourgogne ! Cela dit, il m’arrive d’être mal à l’aise, et certaines filles sont parfois jalouses. Mais je retiendrai surtout que cette expérience m’a permis de rencontrer beaucoup de gens intéressants, dans des domaines très variés. Je dois également dire que contrairement à ce que l’on raconte, ce n’est pas la guerre dans les coulisses de Miss France ! Et Geneviève de Fontenay s’est montrée très gentille.

365 : Vous êtes assez proche de Malika Ménard, l’actuelle Miss France. J’imagine que vous discutez « projets ». Quels sont les vôtres, à la fin de votre « mandat » de Miss Bourgogne ?

Oui, Malika et moi sommes assez proches, et nous étions ensemble il y a seulement quelques heures. Il faut dire que l’on n’habite pas loin l’une de l’autre à Paris. Evidemment, on se raconte tout, et nous partageons ainsi nos expériences. Mais pour ma part, je compte reprendre mes études dès septembre. Après avoir obtenu mon baccalauréat, j’avais en effet rejoint une école de marketing, avant de tout interrompre cette année. Continuer mes études est désormais pour moi un impératif ; il faut garder les pieds sur terre… ».

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Loi sur le voile intégral. Julien Mariller, UMP: « Défendre les valeurs de la République et la dignité de la femme ».


Julien Mariller, étudiant, Conseiller départemental de l'UMP de Côte d'Or et Conseiller national des Jeunes de l'UMP

Julien Mariller, étudiant, Conseiller départemental de l'UMP de Côte d'Or et Conseiller national des Jeunes de l'UMP

« Nul ne peut porter une tenue destinée à dissimuler son visage dans les services publics, les lieux ouverts au public et dans la rue » ; préparé par la Ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, le projet de loi sur la question du « voile intégral » examiné et approuvé par le Conseil des ministres mercredi 19 mai, prévoit en effet que les contrevenantes s’exposent à une amende de 150 euros et/ou un stage de citoyenneté visant à « rappeler les valeurs républicaines ». En outre, maris ou concubins obligeant leurs compagnes à se voiler seront aussitôt sanctionnables (un an de prison et 15 000 euros d’amende).

Nicolas Sarkozy : « La dignité ne se divise pas »

Pour marquer l’importance qu’il accorde à cette question de société, c’est par une déclaration forte que Nicolas Sarkozy a ouvert ce Conseil des ministres : « Nous sommes une vieille nation rassemblée autour d’une certaine idée de la dignité de la personne, en particulier de la dignité de la femme (…) le voile intégral qui dissimule totalement le visage porte atteinte à ces valeurs, pour nous si fondamentales, si essentielles au contrat républicain ». Le Président de la République, estimant que « la dignité ne se divise pas », conclut qu’il ne pouvait y avoir « d’autre solution que l’interdiction dans tout l’espace public ».

Jean-Christophe Cambadélis : « La France n’est pas menacée par une vague islamiste »

Si la résolution parlementaire initiale avait été adoptée à la quasi unanimité le 11 mai par l’Assemblée nationale, le texte proposé mercredi est, en revanche, loin d’emporter l’adhésion générale. Ainsi Martine Aubry, première Secrétaire du Parti Socialiste, accuse la majorité d’essayer « d’opposer les gens entre eux pour éviter de parler des autres sujets », ajoutant que « dans les autres pays, ils nous prennent pour des cinglés avec ces débats sur le voile intégral ». Au PS, de nombreuses voix dénoncent une « manœuvre politicienne », tel Jean-Christophe Cambadélis, pour qui « la France n’est pas menacée par une vague islamiste »…

Parmi les personnalités politiques régionales engagées dans ce débat, Julien Mariller, étudiant, Conseiller départemental de l’UMP Côte d’Or et Conseiller national des Jeunes de l’UMP, a choisi d’exprimer son soutien au projet de loi. Un dispositif que François Fillon portera visiblement jusqu’au bout, étant même « prêt à prendre des risques juridiques ». Le texte sera débattu par les députés en juillet, puis par les sénateurs début septembre…

Bourgogne 365 : Certains reprochent au gouvernement de « flirter » avec le Front National et craignent une stigmatisation de la communauté musulmane de France. Craignez-vous qu’un nouveau fossé soit creusé parmi la population ?

Julien Mariller : « Au contraire, il s’agit d’éviter la stigmatisation d’une partie de la population. Le voile intégral prive les femmes qui le portent de toute intégration sociale. Il ne faut pas le banaliser. En tant qu’être humain, je ne peux pas accepter qu’une personne soit ainsi paralysée, au détriment de son propre épanouissement. Ce n’est pas une question d’immigration mais plutôt d’intégration, d’autant plus que généralement, les personnes concernées possèdent la nationalité française.

Par ailleurs, il faut refuser l’instrumentalisation politique de la religion. Il ne faut pas céder devant les extrémistes qui obligent les femmes à porter le voile intégral. Comme l’a rappelé le Président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) Mohammed Moussaoui, la burqa ou le niqab ne sont pas des prescriptions religieuses. Ils ne sont mentionnés dans aucun verset du Coran, et ne sont même pas autorisés lors du pèlerinage de la Mecque, pour des raisons de sécurité.

365 : selon une note du ministère de l’Intérieur datée de début juillet 2009, seules 367 femmes porteraient le voile intégral en France. D’autres études évoquent 300 à 2000 personnes. Pourquoi légiférer sur une situation apparemment si marginale ?

JM : Ce qui compte, c’est moins le nombre en valeur absolue que l’augmentation et la concentration dans quelques zones urbaines. Mais c’est surtout une question de principe : même si cela n’impliquait qu’une seule personne, cela concernerait quand même l’ensemble de la société française. Quand un commerçant ou un employé d’un organisme public ne peuvent pas voir le visage d’une personne, ils sont concernés…

365 : Retour à Dijon. Dominique de Villepin, lors d’un déplacement dans la cité des Ducs, a déclaré qu’il « eût été préférable de défendre l’idée d’une interdiction dans les seuls services publics », et qu’une interdiction générale risquerait de nous « entraîner dans un cycle de provocation et de nouvelles répressions ». Le Conseil d’Etat est également favorable à une limitation de la régle à « certains lieux et certains moments ». Enfin Jean-Paul Delevoye (Médiateur de la République et maire UMP de Bapaume, Pas-de-Calais) se demande « comment on va faire avec les Saoudiennes qui viennent acheter sur les Champs Elysées ». Est-ce qu’une interdiction dans tout l’espace public n’est pas excessive ?

JM : L’interdiction du voile intégral sur l’ensemble du domaine public est nécessaire. Si on l’autorise dans certains lieux, alors la loi ne sera pas correctement appliquée. Imaginez, hormis dans la sphère privée, que le voile soit autorisé du côté d’une porte, et pas de l’autre ! Si une loi est votée au parlement, elle doit s’appliquer partout et pour tous : quand Nicolas Sarkozy va dans une mosquée, il enlève ses chaussures.

365 : Pour Gérard Collomb, sénateur-maire PS de Lyon, une telle loi sera « inapplicable » ; selon lui, « un certain nombre de policiers lyonnais disent qu’il va être difficile d’aller dire aux gens, sur tel ou tel marché, par exemple à Vénissieux, qu’il faut enlever leur burqa ». Est-ce que la loi, même ratifiée, ne risque pas de rester lettre morte ?

JM : Si la loi est adoptée, M. Collomb devra, comme tous les autres maires, prendre ses responsabilités pour qu’elle soit appliquée dans sa commune. Même si la règle nouvelle peut impliquer une modification de certains comportements et habitudes, la mission des élus et des forces de l’ordre sera de la faire respecter, quel que soit le contexte.

365 : A gauche, Jean-Luc Mélenchon (député européen, chef de file du Parti de Gauche) s’est prononcé pour une interdiction totale du voile intégral, estimant qu’il « fait de la femme qui le porte un être de seconde zone, susceptible de se voir infliger en public un traitement dégradant ». La droite n’a plus le monopole de cette initiative ?

JM : Je salue les gens de gauche comme Jean-Luc Mélenchon, qui ont compris que le projet de loi que le gouvernement va proposer est le meilleur, et participe à une véritable vision de la société française dans un monde moderne. Au-delà des idéologies et des familles politiques, il s’agit de défendre les valeurs de la République et la dignité de la femme.

365 : Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a demandé la déchéance de la nationalité française pour polygamie et fraude aux aides sociales du conjoint de la femme verbalisée en Loire-Atlantique pour port de niqab au volant. Est-ce que cette démarche, qui a peu de chances d’aboutir, ne procède pas d’une logique de provocation ?

JM : Je ne crois pas. Quand on choisit de devenir français (NDLR Lies Hebbadj a acquis la nationalité française par le mariage en 1999), on sait qu’on a des droits, mais aussi des devoirs, dont celui de ne pas trahir ni tromper la République. Vis-à-vis des personnes qui bénéficient d’aides des organismes sociaux, cette fraude aux allocations familiales, si elle est avérée, est inacceptable. Le déchoir de sa nationalité est peut-être excessif, mais il serait impensable de laisser faire.

Quant à la verbalisation pour port du niqab au volant, cela répond à une problématique de sécurité routière. Si demain, sur la route Dijon – Pontailler, je conduis ma voiture avec un voile intégral, j’écoperai également d’une contravention, car cela bouche la vue et ne permet pas de conduire en sécurité…

365 : En marge de cette question du voile intégral, que pensez-vous des dernières campagnes d’affichage organisées notamment à Dijon et au sein de l’Université de Bourgogne par l’organisation étudiante de droite « UNI », en faveur de « l’assimilation » (plutôt que « l’intégration ») des immigrés ?

JM : Au-delà des polémiques sur les éventuels « excès » des organisations étudiantes de droite comme de gauche, je souhaite surtout qu’une nouvelle structure comme le « Mouvement des Etudiants » (M-ét) puisse rassembler de très nombreux étudiants d’horizons variés, du centre-droit jusqu’à la droite… ».

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Avenir de la Sécurité Sociale et des retraites: regards croisés en Côte d’Or


"Une santé pour tous, à quel prix ?" : Marie-Josèphe Durnet-Archeray, praticien honoraire du CHU de Dijon, invitée du "Café Citoyen" de l'association Vivre Talant

"Une santé pour tous, à quel prix ?" : Marie-Josèphe Durnet-Archeray, praticien honoraire du CHU de Dijon, invitée du "Café Citoyen" de l'association Vivre Talant

Alors que Nicolas Sarkozy vient d’annoncer qu’il allait « mettre à contribution les hauts revenus et les profits du capital pour le financement des retraites », dans le cadre d’une réforme qu’il souhaite « boucler cet automne », Bourgogne 365 revient sur les grands principes fondateurs de la Sécurité sociale française, ses caractéristiques face aux systèmes étrangers, son évolution et les menaces qui pèsent sur elle.

Tandis que la crise économique actuelle semble se prolonger, le rôle d’ « amortisseur » social et économique de la Sécurité sociale prend une dimension particulière. Illustration de l’intérêt actuel pour le sujet, 2 évènements rassemblant un large public ont été consacrés à la question ces dernières semaines dans l’agglomération dijonnaise : un « Café Citoyen » organisé par « Vivre Talant », association liée au groupe municipal d’opposition (gauche) à Talant, sur le thème « Une santé pour tous : à quel prix ? », et une conférence proposée par le Cercle Gaulliste, sur le thème « Sécurité Sociale : le modèle de 1945 va t-il exploser ? »…

Conférence du Cercle Gaulliste "Sécurité Sociale: le modèle de 1945 va t-il exploser ?" avec Laurent Bourguignat, Cécile Caseau-Roche et Louis de Broissia

Conférence du Cercle Gaulliste "Sécurité Sociale: le modèle de 1945 va t-il exploser ?" avec Laurent Bourguignat, Cécile Caseau-Roche et Louis de Broissia

1945 : « Faire prendre en charge par la collectivité les risques auxquels les citoyens peuvent être confrontés »

Si dès 1893, la loi du 15 juillet institue une « assistance médicale gratuite pour tout français malade et privé de ressources », il faudra néanmoins attendre la Libération pour voir l’institution d’un véritable système de sécurité sociale moderne. Comme le rappelle Laurent Bourguignat (Président du Cercle Gaulliste), « la Sécurité sociale est une grande réalisation du Général de Gaulle. Le projet figurait dans le programme du Conseil National de la Résistance, et c’est le Gouvernement Provisoire qui a créé la Sécurité Sociale par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945, puis par la loi du 22 mars 1946 instituant le régime général ».

2 systèmes principaux : Bismarck et Beveridge

Quel système choisir alors ? Fallait-il privilégier un principe corporatiste (rappelant un peu les dispositifs d’entraide professionnelle du moyen-âge) ou un système universel financé par tous ? Cécile Caseau-Roche, Maître de conférences à l’Université de Bourgogne, invitée par le Cercle Gaulliste, revient sur les deux systèmes qui pouvaient alors s’offrir à la France :
- celui dit « de Bismarck », basé sur des cotisations prélevées sur les salaires.
- celui dit « de Beveridge », assistanciel, fondé sur l’unité, l’uniformité et l’universalité des prestations.

Un large auditoire d'une soixantaine de personnes a participé activement au débat lors de ce "Café Citoyen" organisé par l'association Vivre Talant

Un large auditoire d'une soixantaine de personnes a participé activement au débat lors de ce "Café Citoyen" organisé par l'association Vivre Talant

Le système français, « hybride », s’inspire à la fois du caractère universel du système de Beveridge, mais privilégie un financement fondé sur le système de Bismarck. Laurent Bourguignat rappelle ainsi les grands principes de la Sécurité sociale française : l’obligation d’adhérer au régime, le financement par prélèvement sur les revenus du travail et la gestion paritaire par des représentants salariés et patronaux.

Un double système de santé public-privé

Marie-Josèphe Durnet-Archeray, pharmacienne, praticien honoraire du CHU de Dijon et Présidente de la Croix Rouge, invitée par Vivre Talant, souligne quant à elle les spécificités du système de santé français, un « double système public-privé, où le service public est assuré par des établissements de soins (hôpitaux) au personnel salarié, alors que dans les établissements de soins privés (cliniques), la clientèle paie le médecin à l’acte ». Marie-Josèphe Durnet-Archeray précise néanmoins que « même s’ils ne sont pas payés à l’acte dans le cadre du service public hospitalier, les médecins disposent de 2 demi-journées par semaine pour exercer une activité libérale depuis la loi Debré de 1958″. Elle ajoute que « l’hôpital représente en France 50% des dépenses de la branche santé de la Sécurité sociale »…

Captivé tant par l'approche historique que par l'enjeu social et politique de la Sécurité sociale, un vaste public a répondu à l'invitation du Cercle Gaulliste

Captivé tant par l'approche historique que par l'enjeu social et politique de la Sécurité sociale, un vaste public a répondu à l'invitation du Cercle Gaulliste

Et chez nos voisins ?

Contrairement aux idées reçues, le système britannique ne porte pas toujours la marque d’un libéralisme dominant. Ainsi Marie-Josèphe Durnet-Archeray précise qu’ « au Royaume-Uni (et généralement en Europe du nord), médecins et pharmaciens sont fonctionnarisés ». Sans porter de jugement direct sur leur efficacité, Mme Durnet-Archeray ajoute que « leurs services sont généralement ouverts de 9 heures à midi et de 14 à 16 heures, avec parfois de longues listes d’attente… ».

Pour sa part, l’Allemagne a choisi le système du médecin référent ; un hôpital ne peut ainsi accepter un patient qui ne serait pas allé voir au préalable son médecin. Mme Durnet-Archeray note que « malgré un certain manque de souplesse, cela permet peut-être parfois de désengorger les services d’urgences ».

USA : vers une couverture universelle ?

Enfin Mme Durnet-Archeray souligne qu’aux USA, les systèmes du Medicare (destiné aux personnes âgées en difficulté) et du Medicaid (pour la grande précarité) sont marginaux face à la prédominance des assurances privées. Chaque médecin américain étant conventionné par telle ou telle compagnie d’assurances, les patients ne peuvent ainsi consulter que les praticiens liés à leur assurance. Toutefois le système de santé américain évolue depuis peu ; Cécile Caseau-Roche mentionne la loi que l’administration démocrate de Barack Obama vient de faire voter (Health Care and Education Reconciliation Act 2010), et qui va « permettre de proposer une assurance maladie à 32 millions d’américains qui jusqu’à présent n’en bénéficiaient pas, dans un pays où la médecine est très onéreuse ».

4 branches, bientôt 5 ?

La Sécurité sociale française était initialement constituée de la branche maladie, de la branche vieillesse, des accidents du travail et des allocations familiales. Laurent Bourguignat rappelle que « ces différentes branches vont être séparées en 1967, lors d’une réforme destinée à faire face aux premières difficultés financières liées à l’allongement de l’espérance de vie et aux progrès médicaux ». Cécile Caseau-Roche précise par ailleurs que « si le système d’indemnités chômage n’a pas été mis en place au début, en 1945, c’est parce que le pays se trouvait à l’époque dans un contexte de reconstruction et de plein emploi ». Ainsi, c’est seulement en 1958 qu’est signé un accord national interprofessionnel mettant en place notre système d’assurance chômage, aujourd’hui géré par l’Unédic et Pôle Emploi (fusion de l’ANPE et des ASSEDIC).

Cependant la Sécurité Sociale pourrait bientôt se voir « pousser » une 5ème branche, avec la prise en charge de la dépendance des personnes âgées et handicapées. En 2010, on estime à plus d’un million le nombre de personnes dépendantes en France. La création de cette nouvelle branche viserait notamment à permettre aux personnes concernées de choisir librement de rester à domicile ou d’être accueillies en établissement. Louis de Broissia, 1er vice-Président du Conseil général de la Côte d’Or (également invité par le Cercle Gaulliste), estime que « la création de cette 5ème branche est nécessaire, car elle répond à un nouveau type de souffrance ». Selon lui, l’introduction de cette 5ème branche pourrait coûter 5 milliards d’euros, mais la question de la dépendance doit être prise directement en charge par la Sécurité sociale, alors que beaucoup d’assurés sociaux sont conduits à souscrire une assurance dépendance.

Menaces sur la Sécurité sociale

Ce n’est pas un scoop, et la presse nationale traite régulièrement du sujet depuis plusieurs décennies : le « trou de la Sécu » se creuse chaque année davantage. Notre système français, dont Marie-Josèphe Durnet-Archeray rappelle qu’il est « fondé sur la solidarité », est confronté à de nouveaux enjeux, et de nouvelles difficultés. Cécile Caseau-Roche pose d’emblée la problématique : « Dans quelle mesure ce système solidaire est-il menacé par des contingences socio-économiques ? ».

Contingences économiques d’abord, avec une nette aggravation des déficits : en moins de 10 ans, ils se sont multipliés par 10 (de 2 à 20 milliards d’euros). Le déficit de la branche maladie s’élève à 9 milliards, celui de la branche vieillesse à 7 milliards, les allocations familiales sont désormais également déficitaires de 2,5 milliards. Le « trou de la Sécu » pourrait même atteindre les 30 milliards en 2010.

Mutations socio-démographiques ensuite, avec l’augmentation de l’espérance de vie (qui progresse chaque année de 4 mois) et implique un vieillissement de la population : en 2050, on estime que sur 70 millions de Français, plus d’un tiers aura plus de 60 ans. Et comme le reconnaît Marie-Josèphe Durnet-Archeray, les personnes âgées coûtent nécessairement plus cher, consommant davantage de médicaments que la moyenne. Par ailleurs, conséquence du phénomène actuel du « Papy-Boom » (vagues massives de départs à la retraite de la génération issue du « Baby Boom » de l’après-guerre), d’ici 10 ans on comptera 1,5 actif pour un retraité, contre 4 actifs pour un retraité en 1945. Comment alors assurer l’équilibre ?

Des solutions souvent impopulaires

Parmi l’éventail des solutions destinées à assurer la pérennité de la Sécurité sociale, Cécile Caseau-Roche évoque la fiscalisation (même légère) du financement de la Sécu, avec la création de la CSG (Contribution Sociale Généralisée) en 1990, puis de la CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale) en 1996, qui, en lui apportant une nouvelle source de financement, représentent une brèche dans le modèle assuranciel de la Sécurité sociale (financée par des cotisations).

Par ailleurs, les initiatives destinées à maîtriser les dépenses de la branche santé sont souvent mal perçues, à l’image du ciblage des prestations (déremboursement de certains médicaments) ; Marie-Josèphe Durnet-Archeray relève le caractère parfois discutable de l’argument de l’inefficacité de certains médicaments, destiné à justifier leur déremboursement…

En matière de santé, se pose également la question générale de la responsabilisation : le principe du tiers payant (l’assuré social n’a aucune somme à avancer), est-il complice d’une certaine déresponsabilisation, en exonérant les assurés sociaux de la nécessaire prise de conscience de la valeur réelle des prestations ? Les franchises médicales (sommes déduites des remboursements de médicaments, d’actes paramédicaux et de transports sanitaires) et la participation forfaitaire de 1 € permettent t-elles de revaloriser le prix de la santé aux yeux des citoyens ?

Médicaments génériques : une solution imparfaite

Destinés à permettre à la Sécurité Sociale de réaliser des économies, les fameux « médicaments génériques » ne sont pas pour autant, selon Marie-Josèphe Durnet-Archeray, exempts de défauts : « Normalement, pour fabriquer un médicament, il faut compter de 7 à 10 ans de recherche avant l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). Seulement, nombre de laboratoires qui fabriquent des médicaments génériques ne font aucune recherche ; grâce à des contraintes allégées, ils ne sont pas soumis aux mêmes contrôles que les médicaments d’origine. On annonce alors que le produit est le même et que seul l’emballage change. Mais si effectivement le principe actif reste le même, ce n’est pas toujours le cas de l’adjuvant. Malgré une certaine éthique médicale, l’industrie pharmaceutique oublie parfois que sa finalité est la santé ».

Retraites : des cotisations plus lourdes, plus longtemps ?

En matière de retraites, l’arithmétique semble plus simple : les variables principales sont d’une part l’augmentation des cotisations (donc des charges sociales), avec d’éventuelles conséquences sur l’emploi et la compétitivité de l’économie nationale, et d’autre part l’allongement de la durée de cotisation (donc le recul de l’âge légal de départ à la retraite), avec le mécontentement social et syndical qu’il implique.

Sans préconiser les choix japonais en matière de réformes, Louis de Broissia remarque néanmoins qu’au Pays du Soleil Levant, « au delà de 75 ans, les seniors doivent à nouveau cotiser au système de sécurité sociale, pour une part de remboursement des soins alors limitée à 70 % ». Une question cruciale pour ce pays où l’espérance de vie est parmi les plus longues au monde…

Par ailleurs, Louis de Broissia, favorable à une « harmonisation » entre les interventions sociales de l’Etat, des départements et des régions qu’il juge parfois « anarchiques » (une façon de soutenir l’actuelle réforme des collectivités territoriales ?), estime que « notre système de sécurité sociale n’est pas mort ni dépassé, mais perfectible ». Selon lui, il est « plus que nécessaire de le refonder, mais cette question reste éminemment politique : en 1945, le Général de Gaulle, du fait qu’il était le libérateur, avait la légitimité d’un rassemblement ». Le 1er vice-Président du Conseil général de la Côte d’Or s’interroge alors : « Trouvera t-on l’occasion de marquer une « pause » dans les querelles politiques pour faire triompher l’intérêt général ? ».

Un modèle en danger ?

Au-delà même de cette nécessité d’un consensus, le modèle français de Sécurité sociale peut-il se réformer sans renier ses principes fondateurs ? C’est la question posée par Laurent Bourguignat, qui, citant notamment « la création du ticket modérateur, celle du forfait hospitalier, la CSG qui ne frappe plus seulement les revenus du travail, et l’allongement de la durée de cotisation », se demande si tous ces aménagements, dont l’efficacité pour consolider notre système est loin d’être établie, ne nous conduisent pas à « rogner progressivement les grands piliers de la Sécurité sociale érigés en 1945″.

Un système garanti par le Droit

Néanmoins, devant les craintes d’une mise à mal du modèle français de Sécurité sociale par certains choix économiques et politiques, Cécile Caseau-Roche tient à rappeler que les principes mêmes de la Sécurité sociale sont garantis en France par le Droit, et notamment par le préambule de la Constitution de 1946 ainsi que par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Des textes intégrés à notre « Bloc de Constitutionnalité », qui occupent donc le sommet de la hiérarchie des normes en droit français et s’imposent au législateur, lequel ne peut théoriquement édicter de loi contraire à ces principes…

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« L’égalité et la solidarité » en débat à Semur-en-Auxois le 30 avril


La Ligue des Droits de l'Homme (LDH), créée le 4 juin 1898, compte aujourd'hui près de 8000 adhérents en France et 15 sections en Bourgogne

La Ligue des Droits de l'Homme (LDH), créée le 4 juin 1898, compte aujourd'hui près de 8000 adhérents en France et 15 sections en Bourgogne

« Où sont passées l’égalité et la solidarité ? » : c’est le thème du Café Citoyen organisé vendredi 30 avril, de 19 à 21 heures, au Café « Carpe Diem », rue du Vieux Marché à Semur-en-Auxois.

Cette soirée débat est organisée par la section Montbard Auxois de la Ligue des Droits de l’Homme et du Citoyen (LDH), avec la présence de Dominique Guibert, secrétaire général de la LDH.

Entrée libre.

La LDH, officiellement créée le 4 juin 1898 (dans le cadre du combat politique pour l’affaire Dreyfus) par le sénateur républicain modéré Ludovic Trarieux, est « destinée à défendre les principes énoncés dans les Déclarations des droits de l’homme de 1789, 1793, la Déclaration universelle de 1948 et la Convention européenne des droits de l’homme » (art. 1er de ses statuts). Elle compte aujourd’hui près de 8000 adhérents en France, et 15 sections en Bourgogne.

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Lions Club de Montbard : humanitaires… et gestionnaires (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/04/salon_des_vins_lions_club_montbard_21_jean_julien_bourgogne365.flvLes 17 et 18 avril 2010, le Lions Club de Montbard organisait la 17ème édition de son traditionnel « Salon des Vins et Produits Régionaux ». Cette manifestation, destinée à collecter des fonds pour les oeuvres du Lions Club, connait chaque année un grand succès.

Dans un espace convivial, 40 exposants, toutes spécialités confondues, représentent la plus grande partie de la gastronomie française. Produits des vignes, spécialités gastronomiques, sont mis en valeur par un cérémonial, un secret des Lions de Montbard.

Des invités exceptionnels

Invités exceptionnels et parrains de ce Salon : Eric Ardiet, curé de Montbard. Un personnage attachant. Régis Pasquier, violoniste international, invité en soliste par les plus grands orchestres du monde. Maurice Barrier, acteur français bien connu, Molière du meilleur comédien en 1999. Vous le connaissez sans doute. A son actif, Maurice Barrier possède une filmographie impressionnante, tant au Cinéma qu’à la télévision ou au théâtre : « Le grand blond avec une chaussure noire », « Deux hommes dans la ville », « Flic Story », « La victoire en chantant », la comédie musicale « Les Misérables », « Douze hommes en colère », etc.

Une présence humanitaire permanente

Dans ce reportage vidéo, Jean Julien, Président des Lions de Montbard, dit toute sa satisfaction devant le succès de la manifestation. Mais il nous rappelle surtout la vocation première du Lions Club : la générosité. Ces six derniers mois, avec les évènements que nous connaissons, la trésorerie du Lions Club a été très sollicitée, afin de participer à de nombreux mouvements de solidarité tant en France qu’à l’étranger, et notamment en faveur des sinistrés de l’Atlantique.

Assurer l’acheminement et la bonne utilisation des dons en Haïti

« Pour des gens dans le besoin, qui ont perdu leur maison, de la famille ou des animaux, l’argent ne fait pas tout, mais je pense que cela aide un peu » : Jean Julien revient ainsi sur l’action du Lions Club en direction d’Haïti, qui a regroupé l’ensemble des Lions Clubs de France. Spécificité de leur dimension internationale : grâce aux Lions Clubs directement présents sur place en Haïti, l’acheminement et la bonne utilisation des dons ont pu être assurés.

Une dimension humanitaire et sociale

Mais au delà de ces grandes actions, le Lions Club de Montbard est également très présent dans sa propre région, en réalisant de nombreuses actions sociales dans les domaines de la santé, de la précarité, et dans l’aide aux études ainsi qu’aux vacances. Jean Julien revient également sur l’aide financière du Lions à la bibliothèque sonore, qui propose, au sein de la Maison des Associations, des cassettes et des disques enregistrés pour les personnes aveugles ou malvoyantes : ce soutien permet d’aider à l’achat de matériels d’écoute et de disques.

Comment s’étonner alors qu’au-delà même de leur intérêt pour la manifestation, les habitants de Montbard et sa région se soient mobilisés si nombreux afin d’apporter, par leur participation à ce rendez-vous, la manne indispensable à tout cet éventail d’actions humanitaires ?

Sur la vidéo : présence notamment de Mme Christelle Silvestre (Maire PS de Montbard), Laurence Porte (Conseillère municipale d’opposition à Montbard) et Michel Neugnot (Vice-président PS du Conseil régional de Bourgogne).

Salon des Vins et Produits Régionaux du Lions Club de Montbard. De G à D : Eric Ardiet (curé de Montbard), Régis Pasquier (violoniste international) et Maurice Barrier (acteur) prêtent serment

Salon des Vins et Produits Régionaux du Lions Club de Montbard. De G à D : Eric Ardiet (curé de Montbard), Régis Pasquier (violoniste international) et Maurice Barrier (acteur) prêtent serment

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ANRU Talant Belvédère : les futurs habitants découvrent le site Nachey (VIDEO)


[inline] [/inline] "On n'a pas inauguré d'immeubles d'habitation HLM depuis plus d'une trentaine d'années" : Gilbert Menut, Maire de Talant, Conseiller général de la Côte d'Or et Vice-président du Grand Dijon, rappelle que la construction de 70 nouveaux logements sur le terrain dit "En Nachey" est la première grande réalisation du programme de renouvellement urbain sur le quartier du Belvédère à Talant (21), classé en Zone Urbaine Sensible (ZUS) depuis 1996, et intégré dans le contexte national de l'ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine). Un ilôt de verdure Conviés par Gilbert Menut et Joël Abbey (Président d'Orvitis, le bailleur social), les futurs habitants du quartier Nachey ont ainsi visité le site pour la première fois mardi 30 mars 2010. Ce qui surprend d'abord ces visiteurs, c'est la qualité de l'environnement naturel, un ilôt de verdure au nord-ouest de la Ville de Talant et de l’agglomération dijonnaise, ainsi que la vue dégagée sur le paysage. L’ensemble est construit sur un terrain pentu de 24 600 m², bordé par la rue de Nachey, la rue de la Citadelle et plusieurs vergers. Situé, comme le rappelle Gilbert Menut, "à deux pas de l'ensemble des services du quartier", le site Nachey fera la part belle aux espaces verts et aux piétons, en minimisant la présence des véhicules automobiles, qui trouveront néanmoins les espaces de garages et parking nécessaires. 70 logements pour accueillir au moins 200 habitants Le futur quartier Nachey comprend 70 logements spacieux intègrant la Très Haute Performance Energétique (THPE). Dans la partie haute du terrain sont implantés 15 logements pavillonnaires, Type 4 et Type 5, comprenant chacun un jardin privatif. Dans la partie basse se trouvent 55 logements collectifs, du type 2 au type 4. Chauffage collectif et production d’eau chaude fonctionnent au gaz. La moitié des logements collectifs permettent l’accessibilité aux personnes handicapées. Autre aspect essentiel de la rénovation urbaine du Belvédère à Talant, la construction de l’ensemble immobilier rue de Nachey permettra notamment de reconstituer l’offre de logements du quartier, suite à la démolition des immeubles situés aux 13, 15, 17 et 19 avenue du Mail. Malgré le bouleversement que représente ce nouveau départ, les habitants semblent plutôt impatients, et ne "regrettent rien", à l'image de Monique, Georges ou Anissa, qui nous confient leur impatience de profiter de leur propre jardin, et insistent sur le coût exorbitant du chauffage dans les logements voués à la démolition, avenue du Mail. "Des conditions d'habitation plus confortables, à des prix abordables" Par ailleurs, Gilbert Menut revient sur un autre aspect de l'opération, "créer des conditions d'habitation qui soient plus confortables, à des prix abordables". Selon lui, "si les professionnels savent construire des bâtiments de grande qualité, il ne faut pas pour autant que les tarifs soient dissuasifs pour ceux qui n'ont pas des moyens suffisants ; je pense qu'on a ici une bonne alliance entre qualité, économies d'énergie et accessibilité financière pour les familles". Prochaine étape : la livraison des pavillons, prévue à la fin de l'automne, puis celle des logements collectifs, programmée fin 2010 - début 2011. Le chantier, d'une durée estimée à 20 mois, est le plus avancé de l'agglomération dijonnaise dans le cadre de l'ANRU, qui concerne également les grands ensembles des Grésilles et de la Fontaine d'Ouche à Dijon, du Mail à Chenôve, du Centre-Ville à Quétigny ainsi que du Bief du Moulin à Longvic...

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Grèves, manifestations : le « 3ème tour social » aura t-il lieu ? (VIDEO)


[inline] [/inline] Changement de décor : alors que deux jours plus tôt, le 21 mars, l'ensemble des français avaient été invités à s’exprimer dans les urnes lors du 2ème tour des Régionales, c'est cette fois dans la rue que les salariés du privé, la fonction publique (en particulier l’Education Nationale), les retraités et tous les syndicats confondus ont tenu à s’exprimer mardi 23 mars. Cette manifestation s’est déroulée dans l'ensemble des grandes villes de Bourgogne, et à travers toute la France. De nombreux slogans contre le gouvernement En témoignant depuis Montbard, Sous-préfecture du Nord Côte d’Or, on approche un condensé des différentes manifestations tenues le même jour sur tout le territoire. Après les interventions des responsables syndicaux et des représentants de l’Education Nationale, la manifestation emprunte les rues de Montbard, pour se rendre à la Sous-préfecture. Parmi les slogans repris par la foule des manifestants, pleuvent de nombreuses attaques contre le gouvernement, sa politique sociale et économique. Néanmoins, à Montbard comme dans l'essentiel des autres villes, la manifestation du 23 mars n’a pas connu le pic des mouvements précédents. Ainsi qu'en témoignent nos images d'archives du 29 janvier 2009, on peut estimer, un an plus tard, que la manifestation est amputée des deux tiers de ses effectifs. Prochaine réunion des organisations syndicales le 30 mars A l’approche de la réforme des retraites désormais confiée à l’ancien Ministre du Budget Eric Woerth, ce mouvement du 23 mars 2010 ressemble à un tour de chauffe, afin de peser sur les prochains rendez-vous nationaux. Les organisations syndicales devraient se réunir le 30 mars, pour envisager la suite à donner à cette première manifestation. Certains pourraient réclamer de maintenir la pression sur le gouvernement dès avril. D’autres plaident pour frapper fort le 1er mai, espérant disposer d’ici là, des premiers éléments de la réforme...

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Régionales Bourgogne 2010 : les résultats du 2ème tour en temps réel


Résultats définitifs Bourgogne

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 52,65 % (37 sièges) [Résultat 2004 : 52,49 % - 37 sièges] UMP / NC François Sauvadet : 33,53 % (14 sièges) [Résultat 2004 Soisson : 32,14 % - 14 sièges] Front National Edouard Ferrand : 13,82 % (6 sièges) [Résultat 2004 Jaboulet Vercherre : 15,37 % - 6 sièges]

Résultats définitifs par départements

Côte d'Or

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 52,07 % (11 sièges) UMP / NC François Sauvadet : 35,6 % (5 sièges) Front National Edouard Ferrand : 12,34 % (2 sièges)

Saône et Loire

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 53,62 % (13 sièges) UMP / NC François Sauvadet : 33,12 % (5 sièges) Front National Edouard Ferrand : 13,26 % (2 sièges)

Nièvre

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 59,7 % (6 sièges) UMP / NC François Sauvadet : 26,39 % (1 siège) Front National Edouard Ferrand : 13,9 % (1 siège)

Yonne

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 47,09 % (7 sièges) UMP / NC François Sauvadet : 35,97 % (3 sièges) Front National Edouard Ferrand : 16,95 % (1 siège)

Résultats définitifs des principales villes de Bourgogne

Dijon

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 56,56 % UMP / NC François Sauvadet : 33,26 % Front National Edouard Ferrand : 10,18 %

Chalon sur Saône

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 55,53 % UMP / NC François Sauvadet : 32,39 % Front National Edouard Ferrand : 12,08 %

Nevers

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 59,44 % UMP / NC François Sauvadet : 28,88 % Front National Edouard Ferrand : 11,68 %

Mâcon

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 52,31 % UMP / NC François Sauvadet : 38,76 % Front National Edouard Ferrand : 8,93 %

Auxerre

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 55,2 % UMP / NC François Sauvadet : 32,12 % Front National Edouard Ferrand : 12,68 %

Le Creusot

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 62,68 % UMP / NC François Sauvadet : 25,19 % Front National Edouard Ferrand : 12,13 %

Montceau les Mines

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 59,59 % UMP / NC François Sauvadet : 27,19 % Front National Edouard Ferrand : 13,22 %

Sens

UMP / NC François Sauvadet : 45,09 % PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 40,37 % Front National Edouard Ferrand : 14,54 %

Beaune

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 49,5 % UMP / NC François Sauvadet : 38,9 % Front National Edouard Ferrand : 11,61 %

Autun

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 50,92 % UMP / NC François Sauvadet : 36,2 % Front National Edouard Ferrand : 12,89 %

Cosne Cours sur Loire

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 52,9 % UMP / NC François Sauvadet : 32,85 % Front National Edouard Ferrand : 14,24 %

Avallon

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 59,04 % UMP / NC François Sauvadet : 29,2 % Front National Edouard Ferrand : 11,76 %

Joigny

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 48,74 % UMP / NC François Sauvadet : 35,22 % Front National Edouard Ferrand : 16,04 %

Decize

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 66,79 % UMP / NC François Sauvadet : 21,77 % Front National Edouard Ferrand : 11,44 %

Tournus

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 53,92 % UMP / NC François Sauvadet : 33,66 % Front National Edouard Ferrand : 12,42 %

Migennes

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 56,18 % UMP / NC François Sauvadet : 25,72 % Front National Edouard Ferrand : 18,1 %

La Charité sur Loire

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 59,87 % UMP / NC François Sauvadet : 25,75 % Front National Edouard Ferrand : 14,38 %

Tonnerre

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 54,34 % UMP / NC François Sauvadet : 29,44 % Front National Edouard Ferrand : 16,22 %

Clamecy

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 66,89 % UMP / NC François Sauvadet : 21,72 % Front National Edouard Ferrand : 11,4 %

Résultats définitifs des villes de Côte d'Or (par ordre alphabétique)

Auxonne

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 46,52 % UMP / NC François Sauvadet : 36,93 % Front National Edouard Ferrand : 16,55 %

Châtillon sur Seine

UMP / NC François Sauvadet : 43,01 % PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 40,52 % Front National Edouard Ferrand : 16,46 %

Chenôve

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 65,47 % UMP / NC François Sauvadet : 20,91 % Front National Edouard Ferrand : 13,62 %

Chevigny Saint Sauveur

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 56,06 % UMP / NC François Sauvadet : 29,37 % Front National Edouard Ferrand : 14,56 %

Fontaine lès Dijon

UMP / NC François Sauvadet : 47,89 % PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 42,67 % Front National Edouard Ferrand : 9,44 %

Fontaine-Française

UMP / NC François Sauvadet : 47,35 % PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 36,14 % Front National Edouard Ferrand : 16,51 %

Genlis

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 57,26 % UMP / NC François Sauvadet : 26,88 % Front National Edouard Ferrand : 15,85 %

Gevrey-Chambertin

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 57,92 % UMP / NC François Sauvadet : 30,41 % Front National Edouard Ferrand : 11,68 %

Is sur Tille

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 52,35 % UMP / NC François Sauvadet : 36,08 % Front National Edouard Ferrand : 11,57 %

Longvic

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 58,16 % UMP / NC François Sauvadet : 27,72 % Front National Edouard Ferrand : 14,11 %

Marsannay la Côte

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 51,9 % UMP / NC François Sauvadet : 34,54 % Front National Edouard Ferrand : 13,56 %

Montbard

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 52,79 % UMP / NC François Sauvadet : 36,25 % Front National Edouard Ferrand : 10,95 %

Nuits Saint Georges

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 53,23 % UMP / NC François Sauvadet : 35,56 % Front National Edouard Ferrand : 11,21 %

Plombières lès Dijon

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 56,8 % UMP / NC François Sauvadet : 28,07 % Front National Edouard Ferrand : 15,13 %

Pouilly en Auxois

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 58,55 % UMP / NC François Sauvadet : 29,86 % Front National Edouard Ferrand : 11,59 %

Quetigny

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 68,58 % UMP / NC François Sauvadet : 21,19 % Front National Edouard Ferrand : 10,23 %

Saint Apollinaire

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 51,2 % UMP / NC François Sauvadet : 38,6 % Front National Edouard Ferrand : 10,2 %

Saint Jean de Losne

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 41,49 % UMP / NC François Sauvadet : 36,88 % Front National Edouard Ferrand : 21,63 %

Saulieu

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 43,43 % UMP / NC François Sauvadet : 42,3 % Front National Edouard Ferrand : 14,27 %

Selongey

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 55,17 % UMP / NC François Sauvadet : 36,45 % Front National Edouard Ferrand : 8,37 %

Semur en Auxois

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 51,91 % UMP / NC François Sauvadet : 38,3 % Front National Edouard Ferrand : 9,8 %

Seurre

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 53,81 % UMP / NC François Sauvadet : 30,45 % Front National Edouard Ferrand : 15,74 %

Sombernon

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 51,55 % UMP / NC François Sauvadet : 34,78 % Front National Edouard Ferrand : 13,66 %

Talant

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 50,79 % UMP / NC François Sauvadet : 39,08 % Front National Edouard Ferrand : 10,13 %

Velars sur Ouche

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 52,79 % UMP / NC François Sauvadet : 34,26 % Front National Edouard Ferrand : 12,94 %

Venarey les Laumes

PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 64,01 % UMP / NC François Sauvadet : 27,02 % Front National Edouard Ferrand : 8,98 %

Vitteaux

UMP / NC François Sauvadet : 45,78 % PS / PCF / PRG / Verts François Patriat : 43,13 % Front National Edouard Ferrand : 11,08 %

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Sondage Bourgogne 365

Face aux résultats calamiteux de la JDA (dernier du classement Pro A, 15 matches perdus sur 19), les salaires des joueurs vont semblent t-ils légitimes ?

  • Non, ces salaires sont injustifiés : les rémunérations des sportifs devraient être proportionnelles aux résultats (64%, 93 Votes)
  • Oui, ces salaires sont justifiés : c'est la seule façon de conserver une équipe d'élite (36%, 52 Votes)

Nombre total de votants: 145

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