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La Bourgogne, lanterne rouge en matière d’action économique : intox ? Philippe Baumel nous répond (VIDEO)


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Après avoir observé, en pleine campagne des Régionales 2010, un palmarès publié par l’Expansion plaçant la Bourgogne en tête des régions les mieux gérées financièrement, c’est sur un classement nettement moins brillant que nous revenons en ce début d’été : en effet, les Echos ont récemment publié le résultat d’une enquête sur l’action économique des 22 régions françaises. Et, surprise, la région Bourgogne est classée… en dernière position !

Une dizaine de critères

Selon nos confrères des Echos, ce classement, réalisé par la société Sémaphores (« cabinet de conseil et d’expertise spécialisé dans les relations sociales et le développement local » – groupe Alpha), est fondé sur une dizaine de critères parmi lesquels le soutien à l’innovation et à la création d’entreprise, la politique de l’emploi ou la prise en compte des enjeux environnementaux. Et les critiques adressées à l’ensemble des régions françaises sont plutôt sévères : soutien insuffisant en faveur du développement économique endogène, tropisme en faveur de l’innovation et de la high-tech, focalisation sur les grands projets d’implantations industrielles, voire méconnaissance du monde de l’entreprise…

Néanmoins, certaines régions s’en sortent mieux que d’autres, à l’image de Rhône-Alpes, Alsace ou Haute-Normandie, qui, selon les auteurs de l’étude, « ont accordé une plus grande importance à la cause économique ». PACA, Languedoc-Roussillon et Bretagne, bien classées également, auraient, selon Sémaphores, « privilégié une politique d’innovation ». De leur côté, en queue de classement, la Corse et la Bourgogne semblent avoir peu convaincu les « experts », qui les jugent « trop affaiblies pour faire beaucoup mieux que pallier leurs difficultés initiales ».

« Aucun des services de la Région n’a été contacté »

Philippe Baumel, Vice-président du Conseil régional de Bourgogne chargé des affaires économiques, Maire PS du Breuil (Saône et Loire) et Vice-président de la Communauté Urbaine Le Creusot-Montceau (CUCM), s’estime « très surpris » de cette sentence. Toutefois, il insiste sur le fait que ce mauvais classement « n’a pas été véritablement établi par un journaliste des Echos, mais par un cabinet privé spécialisé qui travaille généralement en partenariat avec les régions pour évaluer leur travail, notamment en matière d’action économique ».

Selon Philippe Baumel, « on ne comprend pas très bien, à la lecture de l’article, quelle est la grille de lecture qui a permis de constituer le classement en question ». Le Vice-président du Conseil régional de Bourgogne est d’autant plus « troublé » d’obtenir tel résultat, qu’aucun des services du Conseil régional n’aurait été contacté par Sémaphores afin de donner des informations nécessaires pour réaliser cette enquête.

Représailles ?

Plus grave : Philippe Baumel précise que les services de la Région l’ont alerté sur le fait qu’il avaient été contactés il y a quelques semaines par le fameux cabinet Sémaphores, pour une offre de services à laquelle le Conseil régional n’a pas donné suite. Ce qui fait craindre à M. Baumel « qu’il n’y ait pas eu une indépendance totale en la matière, avec un cabinet qui veut être prestataire de services pour celui qu’il analyse, alors qu’une évaluation ne peut être dépendante d’une relation commerciale ». Selon lui, « si Sémaphores travaille avec de nombreuses régions, celles qui n’ont pas retenu les services de ce cabinet se retrouvent en bas de la page ».

Environnement, gestion financière, action économique… Quel sera le prochain palmarès des régions ? Quoi qu’il en soit, Philippe Baumel ne souhaitera visiblement pas s’y attarder, indépendamment du résultat : « Avec François Patriat, on essaye de ne pas dévier de nos propres objectifs. Si on s’en tenait uniquement aux classements qui fleurissent chaque mois de-ci de-là, on serait déboussolés, tout simplement »…

A lire sur Les Echos : Action économique, le classement des régions

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Régionales Bourgogne 2010. François Sauvadet : « Et maintenant, cap 2014 ! » (VIDEO)


[inline] [/inline] 33,53 % : malgré un score supérieur de près d'un point et demi à celui recueilli par Jean-Pierre Soisson en 2004, François Sauvadet, député Nouveau Centre, Président du Conseil général de Côte d'Or et tête de liste NC / UMP pour ces élections régionales 2010 en Bourgogne, reconnaît lui-même qu'il "savait que cette élection serait très difficile, comme les résultats le montrent" (pour sa part, François Patriat a obtenu 52,65 %). "Cette campagne a été digne" Selon François Sauvadet, "cette campagne a été digne, malgré les difficultés que nous connaissions avant de nous y lancer. Certains m'ont dit que je prenais un risque personnel, mais quelle est cette conception de la politique qui voudrait qu'on reste dans son fauteuil quand les temps exigent autant d'engagement ?". Le député de Côte d'Or ajoute être "beaucoup allé sur le terrain rencontrer de nombreuses personnes, parceque cette crise profonde a frappé beaucoup de nos compatriotes, qui souffrent notamment d'avoir perdu leur emploi, et parceque les inquiétudes sont nombreuses dans le monde agricole et le monde rural". "30 jours pour prendre ma décision" La question paraît entendue, pourtant François Sauvadet n'a pas souhaité y répondre de façon définitive : alors qu'il ne peut cumuler son mandat de député, celui de Président du Conseil général de la Côte d'Or, et un statut de Conseiller régional, c'est -a priori-, ce dernier auquel la tête de liste NC / UMP devrait renoncer. Pour l'heure, François Sauvadet s'accorde néanmoins du temps : "Il ne vous a pas échappé que je suis élu Conseiller régional, donc je vais sièger et ensuite, comme la loi m'en donne la possibilité, j'aurai 30 jours pour prendre ma décision, que j'annoncerai à ce terme". "Voter Front National revenait à voter pour le Parti Socialiste" Alors que le cumul UMP / NC + Front National n'atteint pas les 50% et que François Patriat seul obtient la majorité absolue, François Sauvadet fait remarquer que "si le vote d'extrême-droite a été très marqué, il avait annoncé dès le premier tour que voter Front National revenait à voter pour le Parti Socialiste, en gelant un certain nombre de voix". Selon lui, ce vote en faveur du FN "exprime une réaction, un message qui témoigne des peurs, des inquiétudes et des réactions qu'ont eu nos compatriotes". "Notre résultat est supérieur à la moyenne de la majorité présidentielle sur le plan national" Quant à son principal adversaire, François Sauvadet déclare que "François Patriat a fait moins bien cette année qu'en 2004, alors que nous avons fait beaucoup mieux, notamment en Côte d'Or, où il y a eu des points de gagnés entre les deux tours. Par ailleurs, notre résultat est supérieur à la moyenne des listes de la majorité présidentielle sur le plan national. C'est aussi le signal de notre engagement, et d'une campagne que j'ai voulue sincère et tournée vers l'avenir". "Une opposition qui sera constructive et engagée" L'avenir, justement. Pour François Sauvadet, "dans cette période particulièrement difficile, nous avons porté une espérance de changement dans notre région. Cette campagne, nous l'avons voulue digne et orientée systématiquement vers l'avenir de la Bourgogne et notamment de ses grandes infrastructures. Tous les engagements que nous avons pris devant les Bourguignons, notre équipe va continuer de les porter pendant quatre ans au Conseil régional, dans une opposition qui sera constructive et engagée. Nous avons des voies nouvelles à offrir à nos compatriotes". "Je souhaite continuer à travailler pour l'avenir de la Bourgogne" Enfin, ajoutant qu'il était "très fier d'avoir mené ce combat avec les 3 têtes de listes départementales Jean Luc Martinat, Henri De Raincourt et Jean Paul Anciaux, François Sauvadet conclut en déclarant que sa détermination reste "totale" : "Ce que nous avons construit est porteur d'espérance pour les prochains combats. Il y aura d'autres enjeux, d'autres élections qui vont arriver. Je forme des voeux pour l'avenir de la Bourgogne auquel je souhaite continuer de travailler. Et maintenant, cap 2014 !" (NDLR : les élections des "délégués territoriaux" remplaçant les Conseillers régionaux et généraux, auront lieu en 2014).

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Régionales Bourgogne 2010. François Patriat : « Le 2ème score de France en triangulaire » (VIDEO)


[inline] [/inline] 52,65% : malgré une triangulaire, la liste PS / PCF / PRG / Europe Ecologie recueille la majorité absolue des suffrages lors de ce second tour des élections régionales en Bourgogne. Sa tête de liste régionale, François Patriat, le souligne : "Nous sommes le 2ème score de France en triangulaire. C'est assez exceptionnel de dépasser deux fois de suite les 52% au scrutin majoritaire. C'est la première fois dans l'histoire de la 5ème République que la majorité de la Région se maintient dans le camp du progrès".

"Une part d'adhésion qui siphonne des voix de la droite"

Loin de l'argument traditionnel du "vote de sanction anti-Sarkozy", François Patriat préfère donner à ce succès une explication toute régionale : "Il y a dans ce vote une part d'adhésion qui siphonne des voix de la droite. Je suis convaincu que des gens qui peuvent traditionnellement voter pour la majorité présidentielle se sont reportés sur nous, parcequ'ils préfèrent travailler avec nous et qu'ils ont plus confiance en nous qu'en les représentants de la majorité présidentielle en Bourgogne".

Selon François Patriat, "c'est sans doute un vote de préférence, mais c'est bien plus encore un vote d'espérance et d'humanité : les bourguignons espèrent que la région sera demain encore plus à leur écoute, et plus en mesure d'accroître son effort sur ses compétences. Ils attendent de nous la même force de proposition et surtout la même présence. Mais c'est aussi un vote de valeurs".

"Nous sommes majoritaires dans le canton de Vitteaux"

Et c'est sur ce plan des "valeurs" que François Patriat réserve ses premières attaques à François Sauvadet (tête de liste Nouveau Centre / UMP) : "La différence entre lui et moi, c'est sans doute que je suis un homme de conviction et qu'il y avait plus dans sa démarche une part d'ambition".(...) Il y a quand même des petits plaisirs dans cette campagne, quand je vois que nous sommes majoritaires dans le canton de Vitteaux et que nous avons 20 points d'avance sur lui en Côte d'Or, alors qu'il est président de ce département et qu'il y mène une politique que je considère tapageuse et injuste".

Ceci étant dit, François Patriat considère maintenant que "le temps du travail est venu" : "L'affrontement est terminé, oublions les petites phrases de la campagne et tournons-nous vers ce qui est notre tâche demain. Les Bourguignons ont exprimé une grande attente dans notre démarche : en quoi la Région peut leur être utile, peut-elle aider les grandes infrastructures, améliorer un peu leur pouvoir d'achat, intervenir à la marge sur la santé, le sport et la culture ? C'étaient les interrogations auxquelles nous avons répondu".

Epineuse question soulevée notamment par Philippe Hervieu lors de son intervention du 17 mars à Dijon (voir notre vidéo), la répartition des sièges entre les formations de gauche réunies derrière François Patriat : les Verts en demandaient sept, il en ont obtenu six. Mais selon François Patriat, "sans triangulaire, le score pour nous aurait été plus élevé : les Verts ont six élus, c'était ce qu'ils avaient dans la précédente majorité. Nous leur en avions proposé huit avant les élections, mais ils ont souhaité faire cavalier seul. Je peux comprendre leur démarche, et ils auront toute leur place : nous avons travaillé pendant six ans ensemble et ne divergeons que sur 5% du programme. On a dit qu'ils auraient  2 vice-présidences et ils les auront".

"L'équilibre des forces est respecté"

Quant au PRG (Parti Radical de Gauche), il déplore "n'avoir obtenu qu'un seul siège", là où François Patriat en voit deux : "Quand vous êtes quatre, vous êtes obligés de partager les sièges. Le PRG avait deux élus en 2004, il en a deux en 2010 ! C'est vrai qu'ils pouvaient espérer en avoir trois, mais nous pouvions aussi espérer en avoir un ou deux de plus. La montée du Front National fait que nous n'avons pas les sièges escomptés, mais je crois que l'équilibre des forces est respecté".

Enfin, François Patriat adresse un clin d'oeil aux autres présidents socialistes de régions réélus, parmi lesquels... Ségolène Royal : "Le score national montre que dans toutes les régions sortantes en métropole, les forces de gauche sont reconduites . Je suis fier pour mes amis de voir les progrès qui sont réalisés dans certaines régions, notamment la Bretagne, la Haute-Normandie, l'Aquitaine et Poitou-Charentes"...

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Régionales Bourgogne 2010. Rémy Boursot (FN) : « Patriat est « Monsieur Plus »… de taxes et d’impôts » (VIDEO)


[inline] [/inline] Edouard Ferrand est rassuré : au terme du 2ème tour de ces élections régionales 2010 en Bourgogne, il a réussi à reconstituer un groupe Front National semblable à celui issu des urnes en 2004. Revendiquant, selon lui, une "opposition constructive pour le service du bien commun", le groupe est ainsi à nouveau constitué de 6 conseillers régionaux : Marcel Stéphan dans la Nièvre, Rémy Boursot et Josette Romualdo en Côte d'Or, Christian Launay et Marie-Christiane Colas en Saône et Loire, et enfin Edouard Ferrand dans l'Yonne. Elu pour la première fois, le nouveau Conseiller régional de Côte d'Or Rémy Boursot, a répondu à nos questions peu après la confirmation de son élection... "J'étais assez confiant" Selon Rémy Boursot, le score important réalisé par le FN dans ces élections régionales (qualifié de "beau redressement" par Edouard Ferrand) n'a rien d'une surprise : "Dépasser 14 %, c'est un très bon score, mais j'étais assez confiant car toute l'actualité démontrait que nous avions raison sur les thèmes de l'insécurité, de la violence, et à propos de toute cette pagaille qu'il y a en France". Alors que son groupe souhaite incarner la "seule force réelle d'opposition au Conseil régional", la critique la plus lourde que Rémy Boursot réserve à la majorité de gauche concerne sa gestion : "Patriat est "Monsieur Plus", toujours plus de taxes et d'impôts. Mais pas au profit des Bourguignons, dont 150 000 sont en dessous du seuil de pauvreté. 150 000 emplois ont été détruits, notamment à cause des délocalisations, alors que des subventions avaient été accordées à ces mêmes entreprises un ou deux ans avant. Le Front National demandera le remboursement à toute entreprise qui aura touché une aide, en cas de délocalisation". "Que l'on applique enfin les lois déjà existantes" A propos de l'insécurité, thème récurrent au Front National, Rémy Boursot est nuancé : "Notre groupe souhaite mettre en place des caméras dans les bus et les écoles, mais l'essentiel, pour lutter contre l'insécurité, n'est pas de surveiller ou constater les infractions avec un système de vidéosurveillance ou une police de proximité ; il y aura en revanche un grand changement si l'on applique enfin les lois déjà existantes pour toute violence, tout viol, toute infraction". Et si l'on soutient à Rémy Boursot que le FN est davantage dans la dénonciation que dans l'action, sa réponse ne se fait pas attendre : "On dit que le FN est toujours dans la critique, mais il faut déjà être au pouvoir pour ouvrir des débats sur certains dossiers !" Et le premier dossier que Rémy Boursot aimerait ouvrir concerne l'éducation : "Hier, j'ai appris la nouvelle de deux suppressions de postes dans le lycée de mon fils, à Beaune ; ça me scandalise, car l'avenir de la France et de la Bourgogne, c'est déjà la jeunesse étudiante. Comment préparer l'avenir avec 30-35 élèves dans une classe et en supprimant encore des postes ?"

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Régionales Bourgogne 2010. Laurence Porte : « La droite a bien résisté sur Montbard » (VIDEO)


[inline] [/inline] Réagissant à l'annonce des résultats du second tour des élections régionales à Montbard, Laurence Porte, Conseillère municipale d'opposition (Nouveau Centre), remarque tout d'abord la "légère augmentation de la participation", qu'elle juge néanmoins insuffisante : "L'abstention a, dès le premier tour, porté un lourd préjudice à la majorité présidentielle et a fait monter le Front National". Ce qui a pu conduire à cette situation de triangulaire au second tour, dont Laurence Porte illustre la difficile traversée par François Sauvadet : "Chacun sait que même un bon capitaine a du mal à passer le Triangle des Bermudes"...

Si Laurence Porte accepte de "reconnaître la défaite" de son camp, elle n'en reste pas moins vigilante, en adressant un avertissement à la majorité de gauche du Conseil régional : "La démocratie s'est exprimée, mais j'espère que ça va être une démocratie apaisée, dans laquelle socialistes et écologistes vont réussir à parler d'une seule voix pour définir les grandes orientations de notre région, et pas simplement se poser en bouclier de l'action du gouvernement, ce qui ne serait absolument pas constructif".

"La réforme territoriale sera un acte courageux"

La Conseillère municipale de Montbard revient également sur l'épineuse question de la réforme des collectivités territoriales voulue par le gouvernement : "Il faut travailler davantage pour la région à une échelle européenne. C'est indispensable quand on sait par exemple que sur les 41 régions les plus riches d'Europe (celles qui ont le pouvoir d'achat le plus élévé), une seule est française. Il faut que les régions sachent davantage utiliser les aides qui leur viennent de l'Union Européenne. La réforme territoriale sera un acte courageux, couplant différemment départements et régions, et permettant de les redimensionner, par exemple, à l'échelle des länder allemands ou des communautés autonomes espagnoles comme la Catalogne".

Avec 36,25% (soit près de 3 points de plus que la moyenne régionale), Laurence Porte note que "sur Montbard, la droite traditionnelle a bien résisté". C'est une "très bonne nouvelle" pour l'élue locale qui affirme "avoir la sérénité des gens de terrain qui essaient de comprendre le territoire pour le porter en avant". Laurence Porte reconnaît néanmoins qu'on ne peut pas parler de "capital de voix pour les prochaines échéances, nul n'en étant jamais propriétaire". Elle ajoute que si les Régionales sont un scrutin de listes, les personnalités des candidats sont essentielles pour la plupart des autres élections. Et de citer l'exemple de Dammarie les Lys, en Seine et Marne, où elle a été élue derrière un député-maire UMP en place depuis 17 ans bien que cette ville vote à gauche au niveau national, ainsi que l'exemple de... Montbard, où Michel Protte (UMP) a été élu Maire pour deux mandats...

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Régionales Bourgogne 2010. Patriat: « La Côte d’Or n’intéresse déjà plus Sauvadet » (VIDEO)


[inline] [/inline] Vraie, ou fausse surprise ? S'exprimant salle Devosge à Dijon, devant les militants du PS, du PCF, du PRG et d'Europe Ecologie, François Patriat, Président PS du Conseil régional de Bourgogne et candidat à sa propre succession, a d'abord voulu marquer son "étonnement" : "On se voyait plutôt entre 26 et 30 %, et François Sauvadet (tête de liste régionale Nouveau Centre / UMP) à 30-32 % ; mais au delà d'un vote de préférence, le premier tour a vu l'expression d'un vote d'espérance".

Selon François Patriat, "ce vote est aussi la prise de conscience par les Bourguignons de ce qu'ils ne veulent pas. François Sauvadet a dit qu'il voulait faire en Bourgogne ce qu'il a fait en Côte d'Or ; mais l'argument est vain quand on oublie les aides soignantes et les foyers ruraux, quand on met à mal les centres sociaux et quand on abandonne les personnes qu'on a en charge".

"Fillon n'a pas dit un mot sur la Bourgogne"

François Patriat, dirigeant ses attaques sur François Sauvadet (et restant plutôt silencieux quant à Edouard Ferrand, tête de liste régionale Front National), affirme que son adversaire de la majorité présidentielle "lui reproche d'avoir fait une campagne nationale, alors que ce dernier a fait venir 12 ministres pour le soutenir" : "Nous avons beaucoup parlé de la région, alors que M. Fillon n'en a pas dit un mot lors de sa venue en Bourgogne, se contentant de dire que les socialistes veulent le pouvoir pour le pouvoir. Mais nous avons des convictions, alors que Sauvadet n'a que des ambitions".

Par ailleurs, François Patriat fait remarquer que "l'objectif pour François Sauvadet était d'être en première position en Côte d'Or" : "Pourquoi les Côte d'Oriens n'ont-ils pas majoritairement voté pour M. Sauvadet ? Il dirige le Conseil général depuis deux ans, mais ça ne l'intéresse déjà plus. Et s'il veut la Région, est-ce pour siéger ? François Sauvadet pense qu'il n'a pas vocation à être Conseiller régional, mais à être le chef".

"La droite est divisée entre majorité présidentielle et Front National"

Selon François Patriat, "l'autre objectif de Sauvadet était d'empêcher la montée du Front National ; mais avec son histoire d'identité et la façon dont l'UMP parle des immigrés, des étrangers et de la diversité, c'est impossible, car ils ont semé la désespérance. Ce n'est pas l'anxiété qui a fait monter le Front National, mais plutôt la colère. Désormais, si la gauche est complètement unie, je trouve face à moi dans les débats une droite divisée entre majorité présidentielle et Front National".

"Ce n'est pas l'abstention qui va gouverner"

D'autre part, François Patriat livre son opinion sur la question tant évoquée de l'abstention : "Sauvadet dit que ce n'est pas moi le grand vainqueur, mais plutôt l'abstention, car je n'ai fait que 15 % des inscrits. Mais ce n'est pas l'abstention qui va gouverner. Il n'y aura pas 57 Conseillers régionaux d'abstention ! A l'initiative de Xavier Bertrand, l'UMP a même répété que si les gens ne sont pas allés voter, c'est parce que les présidents socialistes de régions ne les intéressaient pas, et la Région non plus. C'est certainement pour cela que M. De Raincourt souhaite réformer les collectivités locales pour les faire disparaître".

Enfin François Patriat a tenu à revenir sur plusieurs points du programme de son adversaire : "L'UMP veut placer des caméras, des portiques et des policiers dans les lycées et les trains, mais en réduisant le nombre de fonctionnaires de 30 à 40 000 chaque année ; François Sauvadet veut le très haut débit pour tous, mais avec quelle technologie, et avec quel argent ? Le très haut débit en Bourgogne, ça représenterait plus de 500 millions d'euros ; ça, je ne sais pas faire"...

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Régionales Bourgogne 2010. Philippe Hervieu: « Un accord avec des points positifs et négatifs » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/regionales_2010_philippe_hervieu_europe_ecologie_ps_bourgogne365.flvComme François Sauvadet se plaît à le rappeler, si la liste de la majorité présidentielle ne connaît pas de changement entre les 1er et 2nd tour de ces élections régionales, il n'en est pas de même pour la liste conduite par François Patriat : c'est ainsi que six candidats issus de la liste Europe Ecologie (qui a obtenu 9,84 % au premier tour en Bourgogne) rejoignent l'équipe PS-PRG-PCF pour le second tour. Seulement, ce rassemblement ne s'est pas fait sans difficultés ; c'est ce que rappelle Philippe Hervieu, mercredi 17 mars, Salle Devosge à Dijon, devant des militants des 4 formations réunies (ainsi que du MoDem), et en présence de François Rebsamen et Arnaud Montebourg... "La gauche de nouveau rassemblée" "Au terme de 15 heures de discussions, nous avons signé, lundi dernier, un nouvel accord. La gauche est de nouveau rassemblée". Ainsi commence l'intervention de Philippe Hervieu (Verts), vice-président sortant du Conseil régional et tête de liste au premier tour pour Europe Ecologie, qui, cependant, va rapidement tempérer l'enthousiasme du public de la salle Devosge : "Comme dans tout accord, il y a des points positifs et des points négatifs, et on ne peut pas ne pas parler de ces derniers". "Le vote des électeurs n'a pas été respecté" Philippe Hervieu rappelle alors que "le respect strict de la proportionnelle devait permettre d'obtenir sept élus pour Europe Ecologie sur la liste d'union, alors que l'accord ne nous en concède que six. En dépit d'un accord national, le vote exprimé par les électeurs en faveur d'Europe Ecologie n'a pas été respecté. Ca a été quelque chose de difficile pour nous, d'autant que nous sommes en Bourgogne dans le "bas" de ce qui a été négocié". Et Philippe Hervieu ajoute que c'est Emilie Mallet (tête de liste en Côte d'Or) qui a "fait les frais de ce qui était à prendre ou à laisser". 2 vice-présidences et 2 présidences de commissions Pourquoi, alors, avoir accepté ces conditions ? Afin de justifier l'accord, Philippe Hervieu précise que c'est "le comité de pilotage de la campagne (27 personnes à parité, Verts et gens issus de la société civile) qui l'a accepté, considérant que la Bourgogne avait besoin d'élus écologistes et qu'il fallait participer à l'exécutif régional". Ainsi Philippe Hervieu annonce (comme si d'ailleurs, les résultats du second tour étaient connus), que les écologistes "auraient 2 vice-présidences et 2 présidences de commissions : l'une concernant l'économie sociale et solidaire, (à laquelle Philippe Hervieu a déjà travaillé pendant 6 ans), l'autre les lycées avec notamment la mise en oeuvre des politiques d'isolation thermique"... "Un programme bon, et même très bon" Selon Philippe Hervieu, "cet accord a été possible parce que le programme négocié avec le PS, le PRG et le PCF est bon, et même très bon : on a considéré qu'il fallait un véritable dispositif pour la reprise d'entreprises par les salariés afin de revivifier les campagnes. Par ailleurs, le refus de nouvelles subventions au projet de relance de l'aéroport Dijon-Longvic était important, ainsi que la réorientation de l'activité du pôle nucléaire Bourgogne en pôle de l'excellence métallurgique, car un pôle uniquement axé sur le nucléaire fait prendre un gros risque aux salariés travaillant dans ce domaine, à la merci d'un changement technologique ou d'un nouveau Tchernobyl qui mettrait immédiatement 12 000 personnes sur la paille"...

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Lionel Jospin à Dijon : « Le bilan de François Patriat est bon » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/lionel_jospin_francois_patriat_ps_dijon_bourgogne365.flvL'homme se fait habituellement si rare que sa visite à Dijon, à deux jours du premier tour, a forcément créé l'événement dans cette campagne des élections régionales : l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin était en effet dans la Capitale des Ducs de Bourgogne vendredi 12 mars, pour dédicacer son dernier ouvrage "Lionel racontre Jospin", et surtout pour apporter son soutien à François Patriat, Président du Conseil régional de Bourgogne et tête de liste PS pour ces Régionales 2010. "J'ai beaucoup apprécié François Patriat" Lionel Jospin, ne tarissant pas d'éloges sur l'actuel Président du Conseil régional de Bourgogne, revient sur l'histoire de ses relations avec François Patriat : "J'ai mieux appris à apprécier les qualités de François Patriat lorsque, quand j'étais Premier ministre, je lui ai confié la mission très délicate de définir des approches raisonnables sur les problèmes de la chasse. La façon concrète et intelligemment conciliatrice avec laquelle il a essayé de rapprocher les points de vue entre écologistes et chasseurs a véritablement révélé ses qualités. Quand, ensuite, j'ai eu à procéder à un changement de gouvernement, j'ai pensé immédiatement à lui comme ministre de l'agriculture, et je l'ai beaucoup apprécié dans cette fonction". Selon l'ancien Premier ministre, "rentrer en campagne n'a pas été une rupture pour François Patriat, qui était un Président extrèmement actif, très présent sur le terrain : il s'est naturellement engagé dans un travail de conviction, de défense de son bilan et de propositions nouvelles pour les six ans qui viennent. Il veut convaincre jusqu'au dernier moment, et par cet engagement, il témoigne de son respect pour le citoyen et pour l'électeur". "Je ne dis pas que c'est gagné" Si Lionel Jospin ne manque pas d'évoquer les derniers sondages, qui confirment que "la gauche est largement en tête et qu'en son sein, les écologistes et le Parti Socialiste sont dans une bonne position", il tient néanmoins à rester prudent : "Je ne dis pas que c'est gagné ; rien ne remplace le vote. Il faut donc se mobiliser pour le 14 mars, et ensuite rassembler pour gagner le 21". "Bons bilans" Selon l'ancien Premier ministre, cette dynamique retrouvée a plusieurs explications : "On voit que les bilans de nos présidents de régions, et notamment celui de François Patriat en Bourgogne, sont de bons bilans. On l'explique aussi quand on voit l'échec de la politique du gouvernement et du Président Sarkozy, démontrées par l'impopularité du Président, et celle, bien que moindre, du Premier ministre François Fillon". Autre motif, selon Lionel Jospin, pour voter à gauche lors de ces Régionales : la réforme des collectivités territoriales. Selon l'ancien Premier ministre, "le gouvernement essaye de justifier cette réforme du mode de scrutin des régions par le supposé taux d'abstention, mais en réalité cette confusion entre conseils généraux et conseils régionaux, et le fait d'utiliser un scrutin de liste à un tour, est simplement conçu pour qu'une liste minoritaire au premier tour puisse empocher la majorité d'entrée de jeu, ce qui est une manipulation". Revenant cette fois sur son propre bilan, Lionel Jospin s'en prend au Président de la République : "A propos de l'insécurité, Sarkozy oppose les statistiques de mes cinq années de gouvernement aux chiffres publiés depuis. Mais ce qu'il oublie de dire, c'est que les agressions les plus graves, les violences dirigées contre les personnes, l'insécurité dans les établissements, se sont beaucoup aggravées depuis 2002". Pas de candidature Jospin en 2012 Quant à l'échéance présidentielle de 2012, s'il estime que "cela concerne l'ensemble de nos concitoyens et naturellement les socialistes dont les chances seront réelles", Lionel Jospin se cantonne au rôle de "simple citoyen, mais qui a une certaine expérience politique". Précisant qu'il "soutiendra le candidat socialiste en 2012", Lionel Jospin signifie cependant clairement qu'il ne sera pas celui-là... François Patriat, pour sa part, rappelle qu'hormis cette visite de Lionel Jospin, il n'avait jusqu'alors, dans le cadre de cette campagne, "demandé aucun soutien". Selon le Président du Conseil régional de Bourgogne, cette venue, "qui n'est pas faite de façon calculée", est "simplement l'illustration des valeurs auxquelles il croit, et qu'il partage avec Lionel Jospin : l'amitié, la fidélité et la fierté du travail accompli". "Proximité et de simplicité" Soulignant sa "grande joie" de recevoir Lionel Jospin, le Président du Conseil régional de Bourgogne insiste sur le caractère de "proximité et de simplicité" de la rencontre, même si, selon lui, les gens ont une véritable admiration pour l'ancien chef du gouvernement, un respect pour la parole qu'il donne et pour la hauteur de vue du message qu'il transmet aujourd'hui". Enfin, revenant à son tour sur la période 1997-2002, François Patriat "regrette que beaucoup de ses amis ne pensent pas aujourd'hui à valoriser ce bilan que nous avons en commun et à contrecarrer les fausses vérités qu'on a dites sur cette époque".

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MoDem : réunions publiques jeudi 11 mars à Chalon sur Saône et Dijon


François Deseille, tête de liste MoDem aux élections régionales Bourgogne 2010

François Deseille, adjoint au Maire de Dijon, tête de liste MoDem aux élections régionales Bourgogne 2010

Jeudi 11 mars, à trois jours du premier tour des élections régionales, la liste MoDem conduite par François Deseille poursuit ses réunions publiques à travers la Bourgogne. Deux réunions : Chalon Sur Saône, jeudi 11 mars à 20 h 00, salle Saint Jean des Vignes, Rue Pierre Bridet, derrière l’école du Devoir, sur le thème "le Conseil régional et la vie quotidienne du citoyen". Avec la présence de : - Jean Rapenne, délégué régional de Cap 21, Chef de file départemental - Jacques-Hervé Riffaud, chef de projet, ingénieur routes et rues - Dominique Horteur, colistière, gynécologue obstétricienne Hôpital de Montceau - André Chassort, colistier, médecin - Jeanine Andrès, colistière, consultante Dijon, jeudi 11 mars de 19h30 à 21h30, à la permanence de campagne MoDem, 26 av. du Maréchal Foch, face à la gare : "Apéro Démocrate" organisé par les Jeunes Démocrates, sur le thème "la Formation, la Recherche, la Santé". Avec les interventions de : - François Deseille,  Chef de file Régional - Professeur Chercheur Naim Kahn, colistier 21 - Professeur Patrick Hillon, colistier 21 - François Delagoutte, étudiant, colistier 21 - Romain Chappaz, colistier 21
Régionales Bourgogne 2010 : Jean Rapenne, chef de file départemental du MoDem en Saône et Loire

Régionales Bourgogne 2010 : Jean Rapenne, chef de file départemental du MoDem en Saône et Loire

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Houpert / Depierre : « La Bourgogne de Patriat sur le podium des derniers » (VIDEO)


http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/houpert_depierre_sauvadet_bourgogne365.flvUn député, un sénateur-maire, un conseiller général et un maire : c'est le quatuor (Bernard Depierre, Alain Houpert, Marc Frot, Fabienne Lépy) qui a accompagné François Sauvadet à Montbard, afin de défendre les couleurs de la majorité présidentielle devant environ 250 personnes, dans le cadre de la campagne pour les élections régionales 2010. La première attaque du sénateur-maire de Salives Alain Houpert est sans concession : "La Bourgogne de François Patriat est sur le podium des derniers". Un argument repris ensuite par le député de la 1ère circonscription de Côte d'Or Bernard Depierre, selon lequel "la Bourgogne a eu la médaille d'argent pour l'accroissement des impôts, l'avant-dernière place au niveau des investissements, un bugdet de communication multiplié par 2, des effectifs augmentés de 75% hors agents des lycées". Mais Bernard Depierre suggère également l'existence d'un "arrangement entre socialistes", déclarant que "le Président du Conseil régional est le banquier de la ville de Dijon" et qu'ainsi "le Maire de Dijon est le principal bénéficiaire de toutes les subventions du Conseil régional". Selon le député, "même les socialistes de Chalon sur Saône, Nevers ou Auxerre, lui reprochent cette attitude partisane". Parmi les priorités avancées par Bernard Depierre, "une vraie économie pour la Bourgogne avec une échelle européenne, une université qui reconquiert ses lettres de noblesse et un soutien aux grands projets régionaux (branches sud et ouest du TGV, plan Renaissance de l'aéroport de Dijon-Longvic)". Le député en profite d'ailleurs pour rappeler le "manque d'unité de la gauche, entre socialistes et Verts, sur ces questions". Par ailleurs, Bernard Depierre rappelle "l'importance des pôles de compétitivité bourguignons (pôle nucléaire et Vitagora) et des six pôles d'excellence obtenus par la Côte d'Or grâce à François Sauvadet, qui ont permis d'obtenir des moyens du gouvernement". Enfin, comment passer à côté de la brûlante question de l'identité nationale ? Selon Bernard Depierre, "c'est un moyen de permettre à toute personne vivant en France, quelles que soient ses origines, d'en respecter les règles, le drapeau et la Constitution pour que la France retrouve sa sérénité...".

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Sondage Bourgogne 365

Face aux résultats calamiteux de la JDA (dernier du classement Pro A, 15 matches perdus sur 19), les salaires des joueurs vont semblent t-ils légitimes ?

  • Non, ces salaires sont injustifiés : les rémunérations des sportifs devraient être proportionnelles aux résultats (64%, 93 Votes)
  • Oui, ces salaires sont justifiés : c'est la seule façon de conserver une équipe d'élite (36%, 52 Votes)

Nombre total de votants: 145

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