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La Bourgogne, lanterne rouge en matière d’action économique : intox ? Philippe Baumel nous répond (VIDEO)


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Après avoir observé, en pleine campagne des Régionales 2010, un palmarès publié par l’Expansion plaçant la Bourgogne en tête des régions les mieux gérées financièrement, c’est sur un classement nettement moins brillant que nous revenons en ce début d’été : en effet, les Echos ont récemment publié le résultat d’une enquête sur l’action économique des 22 régions françaises. Et, surprise, la région Bourgogne est classée… en dernière position !

Une dizaine de critères

Selon nos confrères des Echos, ce classement, réalisé par la société Sémaphores (« cabinet de conseil et d’expertise spécialisé dans les relations sociales et le développement local » – groupe Alpha), est fondé sur une dizaine de critères parmi lesquels le soutien à l’innovation et à la création d’entreprise, la politique de l’emploi ou la prise en compte des enjeux environnementaux. Et les critiques adressées à l’ensemble des régions françaises sont plutôt sévères : soutien insuffisant en faveur du développement économique endogène, tropisme en faveur de l’innovation et de la high-tech, focalisation sur les grands projets d’implantations industrielles, voire méconnaissance du monde de l’entreprise…

Néanmoins, certaines régions s’en sortent mieux que d’autres, à l’image de Rhône-Alpes, Alsace ou Haute-Normandie, qui, selon les auteurs de l’étude, « ont accordé une plus grande importance à la cause économique ». PACA, Languedoc-Roussillon et Bretagne, bien classées également, auraient, selon Sémaphores, « privilégié une politique d’innovation ». De leur côté, en queue de classement, la Corse et la Bourgogne semblent avoir peu convaincu les « experts », qui les jugent « trop affaiblies pour faire beaucoup mieux que pallier leurs difficultés initiales ».

« Aucun des services de la Région n’a été contacté »

Philippe Baumel, Vice-président du Conseil régional de Bourgogne chargé des affaires économiques, Maire PS du Breuil (Saône et Loire) et Vice-président de la Communauté Urbaine Le Creusot-Montceau (CUCM), s’estime « très surpris » de cette sentence. Toutefois, il insiste sur le fait que ce mauvais classement « n’a pas été véritablement établi par un journaliste des Echos, mais par un cabinet privé spécialisé qui travaille généralement en partenariat avec les régions pour évaluer leur travail, notamment en matière d’action économique ».

Selon Philippe Baumel, « on ne comprend pas très bien, à la lecture de l’article, quelle est la grille de lecture qui a permis de constituer le classement en question ». Le Vice-président du Conseil régional de Bourgogne est d’autant plus « troublé » d’obtenir tel résultat, qu’aucun des services du Conseil régional n’aurait été contacté par Sémaphores afin de donner des informations nécessaires pour réaliser cette enquête.

Représailles ?

Plus grave : Philippe Baumel précise que les services de la Région l’ont alerté sur le fait qu’il avaient été contactés il y a quelques semaines par le fameux cabinet Sémaphores, pour une offre de services à laquelle le Conseil régional n’a pas donné suite. Ce qui fait craindre à M. Baumel « qu’il n’y ait pas eu une indépendance totale en la matière, avec un cabinet qui veut être prestataire de services pour celui qu’il analyse, alors qu’une évaluation ne peut être dépendante d’une relation commerciale ». Selon lui, « si Sémaphores travaille avec de nombreuses régions, celles qui n’ont pas retenu les services de ce cabinet se retrouvent en bas de la page ».

Environnement, gestion financière, action économique… Quel sera le prochain palmarès des régions ? Quoi qu’il en soit, Philippe Baumel ne souhaitera visiblement pas s’y attarder, indépendamment du résultat : « Avec François Patriat, on essaye de ne pas dévier de nos propres objectifs. Si on s’en tenait uniquement aux classements qui fleurissent chaque mois de-ci de-là, on serait déboussolés, tout simplement »…

A lire sur Les Echos : Action économique, le classement des régions

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Retour en Nationale 3 du DTVB équipe féminine: optimisme mais lucidité


Quatre joueuses de l'équipe féminine du DTVB en Nationale 3 : Maeva Boivin, Corinne Chamard, Priscilla Charpiot et Cassandra Champagnat

Quatre joueuses de l'équipe féminine du DTVB en Nationale 3 : Maeva Boivin, Corinne Chamard, Priscilla Charpiot et Cassandra Champagnat

Le « purgatoire » du passage en Régionale aura été de courte durée pour les joueuses du Dijon-Talant Volley-Ball : un an après avoir été reléguée de Nationale 3, l’équipe féminine du DTVB va retrouver cette division en 2010-2011 grâce à un parcours irréprochable au niveau inférieur. Cette année, les Talanto-Dijonnaises ont en effet décroché 13 victoires en 14 matches. Lors de la 18ème journée, dans les coulisses du dernier match (DTVB / DUC, gagné par le DTVB), l’entraîneuse et les joueuses revenaient sur une saison faste, et sur les perspectives d’avenir d’une équipe optimiste mais surtout lucide…

Dernière journée, et « derby » décisif

Plus qu’une heureuse conclusion, cette dernière journée du 27 mars, soldée par une victoire 3 sets à 1 (98 / 78) face au DUC (l’autre grande équipe de l’agglomération dijonnaise), prend une signification toute particulière pour le groupe. Maeva Boivin, joueuse depuis quatre ans, rappelle l’importance du dernier match de cette saison : « Une rencontre face au DUC (Dijon Université Club Volley-Ball, 3ème du championnat) c’est un derby, qu’on ne prend pas à la légère ». Corinne Chamard, également joueuse du DTVB, voit cette nette victoire comme un bon présage pour la suite : « Je suis très contente ce soir de cette victoire sur le DUC. Je prends cela comme un bon signe ».

Match Derby à Talant opposant l'équipe féminine du DTVB (Dijon-Talant Volley-Ball) à celle du DUC (Dijon Université Club Volley-Ball)

Match Derby à Talant opposant l'équipe féminine du DTVB (Dijon-Talant Volley-Ball) à celle du DUC (Dijon Université Club Volley-Ball)

Esprit d’équipe et cohésion

D’emblée, on remarque l’esprit d’équipe et la qualité de l’ambiance au sein du DTVB ; une impression confirmée par le groupe, à l’image de Cassandra Champagnat, joueuse depuis 3 ans, pour qui « le symbole de cette saison c’est le collectif ». Cassandra ajoute que « Céline (l’entraîneuse) l’a vraiment fait progresser en lui apprenant de nouvelles techniques ». Même sentiment de la part de Priscilla Charpiot, qui garde un « super souvenir de l’ambiance générale et de la fraternité entre les joueuses ». Pour Maeva Boivin, qui confie « avoir passé une excellente année dans un bon groupe, très solidaire », c’est cette « bonne ambiance, très soudée, qui a fait la force de l’équipe ». Au terme de sa première année de volley, Corinne Chamard partage également cet enthousiasme, estimant que « la saison a été très sympa au niveau de la cohésion de l’équipe ».

Une longue histoire auréolée de succès

Après un parcours d’une vingtaine d’années en tant que joueuse, Céline Bressant est entraîneuse du Dijon-Talant Volley-Ball depuis un an. Elle revient sur l’histoire déjà longue de l’équipe féminine du DTVB : « Pendant 20 ans, l’équipe filles a joué en Nationale 3, parfois en Nationale 2 et même en Nationale 1 en 1993-94, où il s’en était fallu de peu qu’elle accède en Pro B ». A partir de septembre 2010, le groupe retrouvera le complexe sportif Marie-Thérèse Eyquem à Talant (adapté à la compétition nationale), qu’il avait abandonné au profit du gymnase Santona lors de sa descente en Régional.

Recrutement en baisse, championnat en baisse ?

Dans une région Bourgogne où la culture du volley-ball reste assez limitée, la question de la qualité du championnat régional se pose avec une certaine acuité pour les responsables d’équipes, alors que nombre de clubs avouent leurs difficultés à recruter. De même, pour Céline Bressant, le principal souci de l’équipe féminine du DTVB est maintenant son faible renouvellement : « Pour la première fois, nous étions en Régional. La cause principale est que l’on manque de sang neuf ; le plus difficile est d’intéresser les jeunes, aller les chercher pour les former puis les garder… ».

Un déficit de communication

Si en matière de football, une coupe du monde plutôt brillante suffit à déclencher dans tout le pays une vague d’inscriptions, les récents succès de l’équipe de France masculine de volley n’auront pas eu le même impact. Selon Céline Bressant, la principale explication à ce manque de vocations réside dans un déficit de communication : « Cette année, alors que l’équipe de France masculine est vice-championne d’Europe, aucun match de volley n’a été retransmis à la télévision ! ». Un sentiment que confirment les joueuses du DTVB Cassandra Champagnat et Priscilla Charpiot ; cette dernière regrette le « manque de médiatisation » de son sport, remarquant que « l’on voit le hand, mais pas le volley »…

Dégoûtés du volley par l’école ?

Autre explication avancée par Céline Bressant, la mauvaise image du volley en milieu scolaire : « Même si en réalité la partie technique n’est pas difficile, on a du volley l’image d’un sport très compliqué et difficile d’accès. Dans le monde scolaire il est très mal enseigné, et laisse une mauvaise image : ça fait mal, c’est difficile… Alors pour donner une image plus « douce » existent des formations en « baby volley », à partir de six ans, avec des installations et un matériel adaptés (filet plus bas, balles plus douces). Mais les parents ne le savent pas toujours ; c’est tellement plus facile d’aller taper dans un ballon de foot… ».

Un constat partagé par Corinne Chamard, qui remarque que « dans l’environnement scolaire, les enfants ne se font pas plaisir et gardent un mauvais souvenir des cycles de volley » : « Je pense que c’est une activité très dure à enseigner. Les cycles sont courts, et les enseignants qui se spécialisent sont assez rares en Bourgogne ».

2010-2011 : objectif maintien ?

N’allez pas demander à l’équipe quel est son objectif quant à son futur classement en Nationale 3 ! Si Céline Bressant ne peut que saluer la « bonne saison » réalisée, elle remarque néanmoins que l’année écoulée n’a « pas été très intéressante au niveau compétitif ». L’entraîneuse a cependant maintenu une dynamique, veillant à ce que l’équipe « s’entraîne comme en Nationale ». Mais elle reste très prudente : « Si la saison a été enrichissante pour la construction du groupe, je ne suis pas sûre qu’on soit préparées pour les adversaires qu’on aura à affronter en Nationale 3 dès septembre. Naturellement, la concurrence sera plus rude, et il va falloir en demander plus à l’équipe ».

Nouveaux enjeux, nouvelles contraintes

Une façon de mettre son équipe au défi ? Céline Bressant reste en tous cas très lucide quant aux difficultés et aux enjeux à venir : « Le retour en Nationale, je le sens difficile. Je ne suis pas sûre que les filles puissent s’investir un cran au dessus ; on va passer de 7 x 2 aller-retours, à 22 matches. Les déplacements auront lieu plus loin (Paris, voire Amiens ou Strasbourg), et on ne jouera plus le samedi après-midi, mais le dimanche, ce qui limitera le temps de repos ».

Une crainte partagée par Cassandra Champagnat, qui, si elle déclare « vivre à travers le volley qui est sa passion », estime néanmoins que ce retour en Nationale 3 va être « difficile » : « Je ne suis pas certaine que le collectif ait le niveau pour y aller ». Priscilla Charpiot, qui reconnaît pour sa part qu’elle « aimait bien ce petit côté régional, avec sa souplesse », note par ailleurs un « certain manque d’assurance » au sein de l’équipe : « Quand on gagne tout va bien, mais si on commence à perdre c’est plus dur. Peut-être nous manque t-il une meneuse… ».

Motivation et optimisme malgré tout

Au-delà de cette prudence légitime, c’est une motivation néanmoins profonde qui anime le groupe, à l’image de Corinne Chamard, qui plus que jamais reste optimiste : « Le National 3 est pour moi une nouveauté ; je sais que cela va être difficile, mais j’aime bien le challenge. Les nouvelles contraintes ne me posent aucun problème. Je m’investis à fond dans ce que je fais ». Enfin Maeva Boivin affirme même avec enthousiasme qu’elle a « hâte d’accéder en Nationale 3″ : « Pour moi, ce n’est que du bonheur ! C’est une nouvelle expérience dans laquelle je compte me donner à fond, car c’est la première fois pour moi… ».

Classement 2009 / 2010 du Championnat régional féminin Bourgogne :
1/ DIJON TALANT VB 27 points
2/ VBC CHALON SUR SAONE 25
3/ DIJON U.C. 22
4/ AUTUN 21
5/ SENS O C 20
6/ VB CHENOVE 20
7/ VB MACON 17
8/ C.S. FONTAINE 16

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Patriat / L’expansion : le classement qui tombe à pic


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Coup dur pour François Sauvadet et l’opposition régionale UMP / NC ? Dans un palmarès sur la gestion financière des régions françaises à paraître le 24 février dans l’Expansion, la Bourgogne occuperait la première position, obtenant la meilleure moyenne, parmi des critères comme l’emprunt, la fiscalité, les coûts de fonctionnement et la capacité d’investissement. Selon François Patriat, c’est une « réponse aux détracteurs qui prétendent qu’il n’y a pas de pilote dans l’avion et que la région a trop dépensé et trop emprunté ».

S’il en profite pour dénoncer le classement publié en janvier par Capital (où la Bourgogne occupait la 22ème position sur les 26 régions françaises) en rappelant que « l’azote dans la terre, les parcs nationaux et l’incinération ne concernent pas les compétences de la Région », le Président socialiste du Conseil régional de Bourgogne refuse tout triomphalisme : selon lui, « un événement médiatique en remplace un autre ». Enfin, revenant sur la réforme du financement des collectivités territoriales, François Patriat est plus pessimiste, estimant que « la liberté de maneuvre sera désormais très amoidrie », et craignant un « déclin des régions dans les années qui viennent »…

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