Mot-clef | "abstention"
Publié le 24 mars 2010. Tags: 2010, abstention, bourgogne, christelle silvestre, élections régionales, françois patriat, françois sauvadet, montbard, parti socialiste, participation, Politique, ps, résultats, Vidéo, webtv
[inline]
[/inline]
14ème sur la liste de François Patriat pour ce deuxième tour des Régionales, Christelle Silvestre, Maire socialiste de Montbard, ne siègera pas à Dijon, au Conseil régional. Elle tient néanmoins à exprimer sa satisfaction à l'annonce des résultats confirmant le succès de François Patriat à Montbard...
Notant tout d'abord le recul de l'abstention lors de ce second tour, Madame le Maire estime que cette participation accrue "légitime totalement un résultat qui conforte le candidat sortant François Patriat".
Par ailleurs, Christelle Silvestre, rappelant qu'elle est colistière de François Patriat, en déduit qu'il s'agit d'un "double vote de confirmation, à la fois pour François Patriat, mais aussi pour elle-même en tant que Maire de Montbard". Remarquant que ce scrutin "fait un peu passer la droite en retrait", Christelle Silvestre ajoute que "le phénomène est d'autant plus symptômatique, que François Sauvadet est député de cette circonscription, la 4ème de Côte d'Or".
"Un vote-sanction contre la politique du gouvernement"
Pour expliquer ce qu'elle qualifie elle-même de "bon résultat", Christelle Silvestre avance également l'explication d'un "vote-sanction contre la politique du gouvernement" : selon elle, "François Sauvadet, qui cautionnait complètement la politique nationale, en a subi les conséquences". Ainsi, si elle se félicite d'un résultat qui "ancre bien la ville à gauche", Madame le Maire est consciente que ce vote-sanction l'explique en partie, et en conclut que "rien n'est gagné" : "Ce n'est pas un capital pour l'avenir. Il faudra travailler encore, discuter et proposer des choses"...
Publié dans Politique, Vidéo
Publié le 23 mars 2010. Tags: 2010, abstention, bourgogne, conseil régional de bourgogne, dammarie les lys, élections régionales, europe écologie, françois sauvadet, laurence porte, majorité présidentielle, michel protte, montbard, nc, nouveau centre, participation, Politique, ps, réforme collectivités, résultats, triangulaire, ump, Vidéo, webtv
[inline]
[/inline]
Réagissant à l'annonce des résultats du second tour des élections régionales à Montbard, Laurence Porte, Conseillère municipale d'opposition (Nouveau Centre), remarque tout d'abord la "légère augmentation de la participation", qu'elle juge néanmoins insuffisante : "L'abstention a, dès le premier tour, porté un lourd préjudice à la majorité présidentielle et a fait monter le Front National". Ce qui a pu conduire à cette situation de triangulaire au second tour, dont Laurence Porte illustre la difficile traversée par François Sauvadet : "Chacun sait que même un bon capitaine a du mal à passer le Triangle des Bermudes"...
Si Laurence Porte accepte de "reconnaître la défaite" de son camp, elle n'en reste pas moins vigilante, en adressant un avertissement à la majorité de gauche du Conseil régional : "La démocratie s'est exprimée, mais j'espère que ça va être une démocratie apaisée, dans laquelle socialistes et écologistes vont réussir à parler d'une seule voix pour définir les grandes orientations de notre région, et pas simplement se poser en bouclier de l'action du gouvernement, ce qui ne serait absolument pas constructif".
"La réforme territoriale sera un acte courageux"
La Conseillère municipale de Montbard revient également sur l'épineuse question de la réforme des collectivités territoriales voulue par le gouvernement : "Il faut travailler davantage pour la région à une échelle européenne. C'est indispensable quand on sait par exemple que sur les 41 régions les plus riches d'Europe (celles qui ont le pouvoir d'achat le plus élévé), une seule est française. Il faut que les régions sachent davantage utiliser les aides qui leur viennent de l'Union Européenne. La réforme territoriale sera un acte courageux, couplant différemment départements et régions, et permettant de les redimensionner, par exemple, à l'échelle des länder allemands ou des communautés autonomes espagnoles comme la Catalogne".
Avec 36,25% (soit près de 3 points de plus que la moyenne régionale), Laurence Porte note que "sur Montbard, la droite traditionnelle a bien résisté". C'est une "très bonne nouvelle" pour l'élue locale qui affirme "avoir la sérénité des gens de terrain qui essaient de comprendre le territoire pour le porter en avant". Laurence Porte reconnaît néanmoins qu'on ne peut pas parler de "capital de voix pour les prochaines échéances, nul n'en étant jamais propriétaire". Elle ajoute que si les Régionales sont un scrutin de listes, les personnalités des candidats sont essentielles pour la plupart des autres élections. Et de citer l'exemple de Dammarie les Lys, en Seine et Marne, où elle a été élue derrière un député-maire UMP en place depuis 17 ans bien que cette ville vote à gauche au niveau national, ainsi que l'exemple de... Montbard, où Michel Protte (UMP) a été élu Maire pour deux mandats...
Publié dans Politique, Vidéo
Publié le 21 mars 2010. Tags: 2010, abstention, bourgogne, chalon sur saône, côte d'or, dijon, edouard ferrand, élections régionales, europe écologie, françois patriat, françois sauvadet, front national, montbard, nevers, nièvre, nouveau centre, participation, pcf, Politique, prg, ps, résultats, saône et loire, sondage, triangulaire, ump, yonne
3 listes sont en compétition pour ce second tour en Bourgogne : l'union de la gauche (PS, Europe Ecologie, PCF, PRG) conduite par François Patriat, la majorité présidentielle (Nouveau Centre, UMP) menée par François Sauvadet, et le Front National conduit par Edouard Ferrand.
A l'issue de cette triangulaire, qui sera le nouveau Président de la région Bourgogne ? Découvrez tous les résultats de ce deuxième tour des élections régionales 2010 en Bourgogne, avec commentaires et réactions, sur Bourgogne 365.
A midi, la participation nationale s'élevait à 18,57%, soit deux points et demi de plus qu'au premier tour (16,07%) et deux points de mieux qu'en 2004 (16,55%).
En Bourgogne, la participation à la mi-journée a également connu une hausse sensible, atteignant les 16,85%. Le département de l'Yonne a le plus voté (23,16%, suivi de la Saône et Loire (21,06%), de la Nièvre (19,3%) et enfin de la Côte d'Or (18,6%). A Dijon, Chalon sur Saône et Nevers, les premières observations traduisent une mobilisation nettement plus marquée que lors du scrutin du 14 mars. A Montbard, à la mi-journée, les élus locaux faisaient part de leur surprise devant l'affluence aux bureaux de vote.
En Franche-Comté, la participation atteint 21,2%, soit 3 points de plus que la semaine passée. Idem en Alsace, région clé pour l'UMP (14,4%) et en Champagne-Ardenne (17,8%).
En Bretagne, où l'on assiste à une triangulaire PS-UMP-Europe Ecologie, la participation gagne 4 points (19,8%).
En Provence-Alpes-Côte d'Azur, où le président PS sortant Michel Vauzelle affronte l'UMP Thierry Mariani et le président du Front national Jean-Marie Le Pen, la participation est à midi de 19,70% contre 17,77% la semaine dernière.
Publié dans Alertes Info
Publié le 20 mars 2010. Tags: 2010, abstention, bourgogne, conseil général de côte d'or, conseil régional de bourgogne, côte d'or, dijon, élections régionales, europe écologie, françois fillon, françois patriat, françois sauvadet, front national, henri de raincourt, identité nationale, meeting, militant, nc, parti socialiste, pcf, Politique, prg, ps, réforme collectivités, ump, Vidéo, webtv
[inline]
[/inline]
Vraie, ou fausse surprise ? S'exprimant salle Devosge à Dijon, devant les militants du PS, du PCF, du PRG et d'Europe Ecologie, François Patriat, Président PS du Conseil régional de Bourgogne et candidat à sa propre succession, a d'abord voulu marquer son "étonnement" : "On se voyait plutôt entre 26 et 30 %, et François Sauvadet (tête de liste régionale Nouveau Centre / UMP) à 30-32 % ; mais au delà d'un vote de préférence, le premier tour a vu l'expression d'un vote d'espérance".
Selon François Patriat, "ce vote est aussi la prise de conscience par les Bourguignons de ce qu'ils ne veulent pas. François Sauvadet a dit qu'il voulait faire en Bourgogne ce qu'il a fait en Côte d'Or ; mais l'argument est vain quand on oublie les aides soignantes et les foyers ruraux, quand on met à mal les centres sociaux et quand on abandonne les personnes qu'on a en charge".
"Fillon n'a pas dit un mot sur la Bourgogne"
François Patriat, dirigeant ses attaques sur François Sauvadet (et restant plutôt silencieux quant à Edouard Ferrand, tête de liste régionale Front National), affirme que son adversaire de la majorité présidentielle "lui reproche d'avoir fait une campagne nationale, alors que ce dernier a fait venir 12 ministres pour le soutenir" : "Nous avons beaucoup parlé de la région, alors que M. Fillon n'en a pas dit un mot lors de sa venue en Bourgogne, se contentant de dire que les socialistes veulent le pouvoir pour le pouvoir. Mais nous avons des convictions, alors que Sauvadet n'a que des ambitions".
Par ailleurs, François Patriat fait remarquer que "l'objectif pour François Sauvadet était d'être en première position en Côte d'Or" : "Pourquoi les Côte d'Oriens n'ont-ils pas majoritairement voté pour M. Sauvadet ? Il dirige le Conseil général depuis deux ans, mais ça ne l'intéresse déjà plus. Et s'il veut la Région, est-ce pour siéger ? François Sauvadet pense qu'il n'a pas vocation à être Conseiller régional, mais à être le chef".
"La droite est divisée entre majorité présidentielle et Front National"
Selon François Patriat, "l'autre objectif de Sauvadet était d'empêcher la montée du Front National ; mais avec son histoire d'identité et la façon dont l'UMP parle des immigrés, des étrangers et de la diversité, c'est impossible, car ils ont semé la désespérance. Ce n'est pas l'anxiété qui a fait monter le Front National, mais plutôt la colère. Désormais, si la gauche est complètement unie, je trouve face à moi dans les débats une droite divisée entre majorité présidentielle et Front National".
"Ce n'est pas l'abstention qui va gouverner"
D'autre part, François Patriat livre son opinion sur la question tant évoquée de l'abstention : "Sauvadet dit que ce n'est pas moi le grand vainqueur, mais plutôt l'abstention, car je n'ai fait que 15 % des inscrits. Mais ce n'est pas l'abstention qui va gouverner. Il n'y aura pas 57 Conseillers régionaux d'abstention ! A l'initiative de Xavier Bertrand, l'UMP a même répété que si les gens ne sont pas allés voter, c'est parce que les présidents socialistes de régions ne les intéressaient pas, et la Région non plus. C'est certainement pour cela que M. De Raincourt souhaite réformer les collectivités locales pour les faire disparaître".
Enfin François Patriat a tenu à revenir sur plusieurs points du programme de son adversaire : "L'UMP veut placer des caméras, des portiques et des policiers dans les lycées et les trains, mais en réduisant le nombre de fonctionnaires de 30 à 40 000 chaque année ; François Sauvadet veut le très haut débit pour tous, mais avec quelle technologie, et avec quel argent ? Le très haut débit en Bourgogne, ça représenterait plus de 500 millions d'euros ; ça, je ne sais pas faire"...
Publié dans Politique, Vidéo
Publié le 19 mars 2010. Tags: 2010, abstention, bourgogne, conseil général de côte d'or, élections régionales, françois patriat, françois rebsamen, françois sauvadet, majorité présidentielle, nc, nouveau centre, Politique, ump, Vidéo, webtv
http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/regionales_2010_francois_sauvadet_nouveau_centre_ump_bourgogne365.flvMalgré, d'une part, les alliances et consignes de vote (Europe Ecologie, Bourgogne Citoyenne et, indirectement, MoDem) dont peut se prévaloir François Patriat, et, d'autre part, le maintien au second tour de la liste Front National conduite par Edouard Ferrand, qui puise également ses voix dans l'électorat de la droite "parlementaire", François Sauvadet, député Nouveau Centre, Président du Conseil général de Côte d'Or et tête de liste NC / UMP pour ces Régionales 2010 en Bourgogne, reste optimiste : "Le match n'est pas terminé. J'observe qu'en Côte d'Or, contrairement à ce que dit M. Rebsamen, nous avons 4 à 5 points de plus qu'au niveau national, ce qui montre que notre action dans le département est reconnue".
"Une campagne de vérité"
Refusant une logique des "réserves de voix" qui ne lui est guère favorable, François Sauvadet estime cet argument "incompréhensible, quand 54 % des Bourguignons ne se sont pas prononcés au 1er tour" : "Les abstentionnistes forment naturellement une réserve de voix ; il faut les appeler à venir se prononcer dimanche 21 mars, à dire ce qu'ils veulent pour l'avenir de la région. Les enjeux sont importants, et je lance un appel pour que tous ceux qui ne sont pas allés voter se mobilisent. Je mènerai une campagne de vérité, de responsabilité, d'engagement et de valeurs".
Par ailleurs, François Sauvadet interpelle François Patriat, son adversaire tête de liste PS, Président sortant du Conseil régional de Bourgogne : "François Patriat a beaucoup joué sur les peurs, et on en voit d'ailleurs le résultat avec le Front National, qui, certes, fait moins bien qu'en 2004, mais qui reste à un niveau important, au point qu'il pourra se maintenir dans ces élections".
"François Patriat joue beaucoup les caméléons"
Reprenant son argument du premier tour, François Sauvadet dénonce les "rideaux de fumée que François Patriat a placé tout au long de son passage" et entend "débusquer ces comportements" : "Le Président sortant joue beaucoup les caméléons : il est d'accord avec tout le monde, pour ratisser large. J'attends aussi de François Patriat qu'il s'exprime sur son futur programme puisqu'il n'en a pas beaucoup parlé : en réalité, il a surtout mené une campagne de type national, contre le gouvernement, anti-Sarkozy".
Selon François Sauvadet, "la région c'est le développement économique et l'emploi, mais nos concurrents n'en ont pas beaucoup parlé pendant cette campagne. Les crédits à la formation professionnelle, à l'emploi et pour le développement ont baissé en Bourgogne alors que toutes nos forces devraient être tendues pour soutenir le développement économique et l'emploi ; je veux que François Patriat s'explique sur la position qu'il aura à l'égard de notre agriculture et de nos TPE-PME, car on fait moins bien que d'autres régions"...
Publié dans Politique, Vidéo
Publié le 19 mars 2010. Tags: 2010, abstention, audio, bourgogne, bourgogne citoyenne, claire rocher, crise, élections régionales, emploi, joël mekhantar, lutte ouvrière, participation, Politique, résultats, webradio
Ecoutez Joël Mekhantar : "J'espère que la majorité restera à gauche"
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Ecoutez Claire Rocher : "Le véritable rapport de forces sera dans les luttes"
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Joël Mekhantar (tête de liste Bourgogne Citoyenne) et Claire Rocher (tête de liste Lutte Ouvrière)
Joël Mekhantar : "J'espère que la majorité restera à gauche"
S'il tient à remercier les électeurs ayant voté pour la liste "Bourgogne Citoyenne", dont il était à la tête, Joël Mekhantar reconnaît également que cette élection a été "difficile, dans un contexte où les gens étaient peu mobilisés" : "On a perdu énormément de voix, mais je ne pense pas qu'on les aurait retrouvées avec une participation équivalente à 2004 : on avait obtenu 17213 voix en 2004, on en fait 6641 en 2010 (NDLR : la liste "Bourgogne Citoyenne" a obtenu 1,29 % des suffrages). Ce résultat nous rend un peu tristes".
Joêl Mekhantar regrette également que ce faible résultat "ne permette pas à la liste pour la Bourgogne Citoyenne de porter elle-même ses propres projets" : "On est désormais contraints à espérer que les autres entendront ce qu'on a dit". Néanmoins il souhaite garder le souvenir "d'une expérience formidable et très enrichissante sur le plan humain et personnel", avec une liste "rassemblant des personnes de toutes conditions : des gens de gauche, des syndicalistes"...
"Un problème de visibilité"
Au delà de l'abstention, Joël Mekhantar déplore le manque de visibilité de sa liste durant la campagne du 1er tour : "Sincèrement, je ne pense pas que ce soit une question de programme, mais plutôt un problème de visibilité. La question de l'emploi est le coeur du sujet ; ne pas s'en préoccuper quand on a la compétence économique, ce qui est le cas de la région, c'est passer à côté du problème n°1 que rencontre la Bourgogne aujourd'hui".
Ainsi Joël Mekhantar prévient : "Les problèmes que l'on a posés au cours de la campagne restent : les 92000 chômeurs n'ont pas disparu entre le premier et le second tour, pas plus que les 30000 personnes qui arrivent en fin de droit, sans parler des suppressions d'emplois qui sont dans les tuyaux pour nombre d'entreprises. La région devra s'attaquer sérieusement à ces problèmes, ainsi qu'au grand chantier de l'économie numérique avec le très haut débit dans les grandes villes".
"On n'a pas avancé d'une case"
Joël Mekhantar déplore également "qu'à l'heure où les citoyens critiquent les partis, on en reste à une logique de simplification autour de 2 grandes forces politiques, la liste socialiste à gauche, et la liste UMP-Nouveau Centre à droite". Remarquant que le Front National, "comme en 2004, est dans la possibilité de jouer une triangulaire", il estime que l'on n'a "pas avancé d'une case" : "C'est la même chose, mais avec un point inquiétant, la progression de l'abstention".
Enfin s'il souhaite "qu'il y ait beaucoup plus de participation au second tour", Joël Mekhantar réaffirme son ancrage à gauche, précise qu'il "espère, pour sa part, que la majorité restera à gauche". Un soutien que le Parti Socialiste saluera, mercredi 17 mars, lors de son meeting d'entre deux tours...
Claire Rocher : "Le véritable rapport de forces sera dans les luttes"
Tenant à "remercier tous les électeurs qui ont voté pour les listes Lutte Ouvrière", Claire Rocher reconnaît le caractère minotaire de sa formation politique, qui a recueilli 1,56 % des suffrages bourguignons : "On est une minorité à avoir ces idées là, mais on les a exprimées, en disant qu'on n'était plus dupes de l'alternance au pouvoir d'une coterie ou l'autre des politiciens traditionnels, qui finissent par mener la même politique au service des riches".
Elections, piège à cons ? Sans l'affirmer avec autant de véhémence, Claire Rocher ajoute "ne plus croire que le rapport de forces soit à l'intérieur d'un Conseil régional, entre une majorité et une opposition. Ce rapport de forces est dans la société, entre le patronat qui nous fait payer la crise, et l'ensemble des salariés et travailleurs. Notre minorité aura beaucoup plus de poids dans les luttes qu'elle n'en a dans les élections et c'est ce qui comptera au bout du compte".
Car selon Claire Rocher, "il y aura des luttes futures, ils vont nous y pousser : le véritable rapport de forces sera dans ces luttes. Il faudra imposer les objectifs qu'on a affirmés dans cette campagne : l'interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous sans diminuer les salaires en prenant sur les bénéfices des grandes entreprises. Mais pour cela, il faudra que les travailleurs contrôlent les comptes des grandes entreprises".
Enfin, Claire Rocher explique le succès du Front National par un "dégoût à l'égard de la politique de Sarkozy d'une partie des électeurs, mais qui n'ont pas non plus envie du Parti Socialiste ; seulement cette droite xénophobe fait la même politique au service des riches, avec du racisme en plus"...
Publié dans Politique
Publié le 17 mars 2010. Tags: 2010, abstention, alliance écologiste indépendante, bourgogne, élections régionales, europe écologie, julien gonzalez, philippe hervieu, Politique, résultats, varennes-vauzelles, verts, Vidéo, webtv
http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/resultats_regionales_julien_gonzalez_ecologiste_bourgogne365.flv2 listes écologistes étaient présentes lors de ce premier tour des Régionales en Bourgogne : Europe Ecologie, conduite par Philippe Hervieu, et l'Alliance Ecologiste Indépendante, menée par Julien Gonzalez, Conseiller municipal de Varennes-Vauzelles (Nièvre). Si la première, forte de son succès aux européennes et du soutien de personnalités comme Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, José Bové ou Cécile Duflot, a atteint 9,84%, en revanche, l'Alliance Ecologiste Indépendante n'a convaincu que 2,04% des électeurs bourguignons. Et Julien Gonzalez, d'abord peu prodigue de commentaires, nous livre finalement quelques observations...
"Choisir entre Pavadet, Sautriat et un néo-fasciste"
S'il s'estime "un peu déçu par ce résultat de 2% vu tout le travail qui a été réalisé", Julien Gonzalez déplore surtout "l'absence de projet alternatif en Bourgogne pour le second tour : les électeurs auront à choisir entre Pavadet, Sautriat et un néo-fasciste".
"Un réfrigérateur comme tête de liste"
La tête de liste régionale de l'Alliance Ecologiste Indépendante estime de plus que cette situation "est un peu de la faute des Verts, puisque s'ils avaient accepté de faire une liste de rassemblement de tous les écologistes, on aurait fait plus de 10%, avec la possibilité de se maintenir au deuxième tour". Et Julien Gonzalez qualifie "d'erreur de casting" le choix de Philippe Hervieu comme tête de liste régionale d'Europe Ecologie : "Il aurait également fallu une bonne tête de liste régionale, ce qui n'a pas été le cas, vu que ce n'est pas avec un réfrigérateur comme tête de liste qu'on fait campagne".
Autre enseignement de ce premier tour selon Julien Gonzalez : l'abstention. Selon lui, "tout a été fait pour que les gens ne s'intéressent pas aux élections, médias compris, puisqu'on a surtout vu Patriat et Sauvadet dans les colonnes de la presse. On nous avait même annoncé qu'au deuxième tour ce serait Patriat contre Sauvadet : ainsi les gens ont considéré que les jeux étaient déjà faits et ne sont pas allés voter. Cette forte abstention est aussi un rejet massif de la classe politique traditionnelle, de gauche comme de droite".
Aucune consigne de vote au second tour
Si Julien Gonzalez tient enfin à "remercier les 10 000 électeurs qui ont apporté leur confiance à l'Alliance Ecologiste Indépendante", il précise qu'il n'y aura aucune consigne de vote de sa part pour le second tour : "Nous ne sommes pas propriétaires de nos voix, et ne nous reconnaissons dans aucune des listes en présence. Nous laissons la liberté de vote à nos électeurs. Personnellement, je voterai blanc"...
Publié dans Politique, Vidéo
Publié le 16 mars 2010. Tags: 2010, abstention, bourgogne, élections régionales, françois bayrou, françois deseille, françois patriat, françois sauvadet, modem, mouvement démocrate, Politique, résultats, sondage, Vidéo, webtv
http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/resultats_regionales_francois_deseille_modem_bourgogne365.flvAvec une moyenne régionale de 3,77 %, le MoDem ne peut ni se maintenir au second tour (10% exigés), ni même fusionner avec une autre liste ou obtenir le remboursement de ses frais de campagne (5% exigés). Dès la confirmation de ces chiffres, François Deseille, tête de liste MoDem en Bourgogne, exprimait sa déception : "J'espérais réaliser un score plus important, au regard de tout le travail effectué et de la qualité du programme et des gens présents sur notre liste. On pensait quand même s'en sortir localement, mais on a fait partie du jeu de massacre national".
"Une campagne de destruction"
Pour François Deseille, la première explication tient dans l'important taux d'abstention : "Je pense que notre électorat était complètement démobilisé : un grand nombre de gens m'ont dit qu'il ne servait à rien d'aller voter, vu le score qu'on nous annonçait. Avec une telle une campagne de destruction de la part des sondages nationaux qui répétaient que le MoDem était à 4% et que Bayrou était en perdition, c'était difficile de ramer derrière".
"La démocratie va très mal"
Outre l'importance du taux d'abstention, le leader régional du MoDem s'inquiète du "score des extrêmes", qu'il qualifie de "défouloir" : "C'est scandaleux et ça fait froid dans le dos. La démocratie va très mal, et il faudrait vraiment se réveiller pour offrir quelque chose d'autre aux français. Cela nous mobilise encore plus pour travailler encore à faire une nouvelle offre aux bourguignons et aux français car il y en a vraiment besoin".
A ceux qui reprochent au Mouvement Démocrate d'être difficile à situer entre gauche et droite, François Deseille explique que l'essentiel est plutôt "dans le rassemblement des compétences" : "Sur ma liste, j'ai des gens de gauche et de droite qui travaillent. Quand plus de 50% des électeurs ne vont pas voter, on voit bien que l'offre ne correspond pas à la demande. Proposons autre chose et travaillons là dessus. Je donne rendez-vous aux gens en 2012, vous verrez ce qui va se passer".
Quant au non-remboursement des frais de campagne (le MoDem n'ayant pas obtenu les 5% requis), François Deseille "assume" : "On ne fait pas de politique pour obtenir des mandats, mais pour des idées et des valeurs. On assumera la perte financière".
"Faire barrage à Sauvadet"
Enfin, si François Deseille n'apporte pas expressément son soutien à François Patriat pour le second tour, il appelle en revanche à "faire barrage" à l'extrême-droite et à François Sauvadet "qui soutient la politique injuste de Nicolas Sarkozy, notamment avec le bouclier fiscal ou les niches fiscales"...
Publié dans Politique, Vidéo
Publié le 16 mars 2010. Tags: 2010, abstention, bourgogne, edouard ferrand, élections régionales, fn, françois patriat, françois sauvadet, front national, jean-pierre raffarin, modem, nicolas sarkozy, Politique, ps, rémy boursot, résultats, richard jacob, ump, Vidéo, webtv, yonne
http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/resultats_regionales_edouard_ferrand_front_national_bourgogne365.flv
Avec un score régional de 12,04 % (atteignant 15,25 % dans le département de l'Yonne), Edouard Ferrand, tête de liste régionale pour le Front National en Bourgogne, a de quoi se réjouir : "C'est une grande victoire pour le Front National ce soir. On ne nous attendait pas, nous étions les outsiders et on nous retrouve dans le tiercé gagnant, faisant jeu égal avec les grandes formations politiques".
"Nous allons faire plus au second tour qu'au premier"
Quant au dénouement du second tour, il apparaît désormais clair pour Edouard Ferrand : "L'objectif de 2 élus FN par département, qui était une probabilité, est aujourd'hui une certitude, maintenant que nous avons franchi haut la main la barre fatidique des 10%. Une dynamique a été créée, et comme en 2004, nous allons faire plus au second tour qu'au premier. On va avoir cette semaine beaucoup de choses à dire, avec une réunion publique par jour : cette élection engage une région, la région la plus connue dans le monde, la Bourgogne".
"Les français veulent autre chose que le système UMP-PS"
L'abstention record (54%) qui a marqué ce premier tour des Régionales 2010, est, selon Edouard Ferrand, la manifestation d'un "ras-le-bol" des bourguignons pour ce qu'il appelle le "système UMP-PS" : "François Sauvadet joue l'éternel opposant à François Patriat, mais en réalité ils sont tous mondialistes, européistes et immigrationnistes. François Sauvadet est l'héritier d'un fief, et surtout le responsable local de Nicolas Sarkozy. Les français veulent autre chose que ce système où l'on est PS ou UMP le temps d'une élection, et où l'on vote ensemble ensuite. Pour sa part, le MoDem en Bourgogne est l'avatar du PS ; le FN est aujourd'hui la seule véritable opposition".
Quant à l'argument selon lequel le Front National ferait "gagner la gauche", c'est, selon Edouard Ferrand, "un prétexte ignoble utilisé par François Sauvadet, destiné à faire culpabiliser les électeurs en leur faisant croire que voter Front National c'est voter PS". Mais, selon l'élu Front National, "la réalité est inverse : en 2004, Jean-Pierre Raffarin a mis en place un nouveau mode de scrutin pour faire barrage au Front National, or 20 régions sur 22 ont basculé à gauche. Raffarin donc a lui-même mis en place un système diabolique qui l'a privé de 20 régions"...
Publié dans Politique, Vidéo
Publié le 15 mars 2010. Tags: 2010, abstention, beugnon, bourgogne, christelle silvestre, corbeton, côte d'or, élections régionales, faubourg, françois patriat, françois sauvadet, jean-pierre soisson, laurence porte, majorité présidentielle, montbard, nc, nouveau centre, parti socialiste, Politique, ps, résultats, saint pierre, ump, verts, Vidéo, webtv
VIDEO 1/2. Christelle Silvestre : "Une bonne étape mais pas une victoire"
http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/resultats_regionales_montbard_christelle_silvestre_ps_patriat_bourgogne365.flv
VIDEO 2/2. Laurence Porte : "Patriat va devoir s'accomoder d'une tambouille à la sauce verte ou orange"
http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/03/resultats_regionales_montbard_laurence_porte_nc_sauvadet_bourgogne365.flv
Réactions recueillies par Michel Dor dimanche 14 mars 2010 à Montbard, à l'issue du premier tour de scrutin des élections régionales.
Christelle Silvestre : "Une bonne étape mais pas une victoire"
Christelle Silvestre, Maire socialiste de Montbard et colistière de François Patriat, fait part de sa "très bonne impression" à la clôture du scrutin : "La liste dont je fais partie est arrivée en tête, malgré l'absence des Verts. Nous avons recueilli plus de voix que François Sauvadet, alors qu'au dernières élections régionales, Jean-Pierre Soisson et François Sauvadet obtenaient plus de voix que nous. C'est un très bon résultat, une bonne étape, mais ce n'est pas une victoire : il faut combattre l'abstention, toujours importante, et il faut que la suite se passe bien parce qu'il y a encore des négociations ce soir pour rallier les partenaires".
Laurence Porte : "Patriat va devoir s'accomoder d'une tambouille à la sauce verte ou orange"
Laurence Porte, conseillère municipale Nouveau Centre de Montbard, choisit quant à elle de mettre en avant la "cohérence politique" de la majorité présidentielle : "Avec 34,41 % des suffrages exprimés, je pense que François Sauvadet peut être satisfait du score très honorable qu'il réalise à Montbard, au vu de la conjoncture actuelle pour la majorité présidentielle. On a beaucoup vu François Sauvadet à Montbard, et ça a été une stratégie payante, notamment dans certains quartiers où il fait d'excellents scores, comme les quartiers du Faubourg ou Corbeton. Par contre, pour nuancer l'analyse, le score est en faveur de François Patriat dans les quartiers Beugnon, Saint Pierre : peut-être y a t-il un petit problème de stratégie, qui n'a pas été gagnante comme espérée. Maintenant il faut attendre le second tour ; une chose est sûre, c'est que le programme de la majorité présidentielle ne changera pas et que la même liste sera présentée dimanche prochain. Je souhaite bonne chance au Président sortant qui va devoir maintenant s'accomoder d'une petite "tambouille", peut-être à la sauce verte, à moins que ce ne soit à la sauce orange"...
Publié dans Politique, Vidéo