Rubrique | Vidéo

Cantonales 2011 : suspense… seulement en Côte d’Or (2 VIDEOS)

Cantonales 2011 : suspense… seulement en Côte d’Or (2 VIDEOS)

http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2011/02/cantonales_2011_laurence_porte_nc_initiatives_cote_d_or_bourgogne365.flv

http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2011/02/cantonales_2011_cote_d_or_bruno_diano_parti_de_gauche_bourgogne365.flv

Même si la mandature issue de cette élection sera limitée à trois ans, jusqu’à la mise en place en 2014 des conseillers territoriaux remplaçant à la fois les conseillers généraux et régionaux, l’enjeu de ces cantonales 2011 n’en est pas moins crucial : à un an du grand rendez-vous présidentielles-législatives de 2012, et après un scrutin régional 2010 à l’allure d’un vote-sanction, le camp présidentiel compte bien « sauver les meubles », en maintenant au moins les majorités issues des cantonales de 2008 (où la droite avait perdu 9 départements, conservant 43 conseils généraux contre 58 pour la gauche, sur un total de 101 départements).

En Bourgogne, peu de surprises à l’horizon dans la Nièvre et dans l’Yonne

L’UMP semble assurée de conserver une nette majorité dans l’Yonne où 22 cantons sur 42 sont renouvelables en mars 2011. L’actuel Président du Conseil général, Jean-Marie Rolland (UMP – Union pour l’Avenir de l’Yonne), élu pour la première fois dans le canton de Vermenton en 1992, visera un quatrième mandat. A noter : l’ambition affichée par le Front National d’obtenir un siège au Conseil général, celui du canton de Sens sud-est, avec la candidature du Conseiller régional Edouard Ferrand, suppléé par Maria De Kinderen (aux cantonales de mars 2004, le tandem avait obtenu 23,80 % des voix au premier tour, puis 21,72 % lors d’une triangulaire au second tour).

Dans la Nièvre, où 16 cantons sur 32 sont renouvelables, le PS reste indéboulonnable, malgré une progression régulière de la droite à Nevers, et le départ de l’actuel Président du Conseil général. En effet, l’ancien député et sénateur socialiste Marcel Charmant, élu à Nevers-est, n’est plus candidat à sa succession. Un renouvellement des responsables socialistes nivernais qui se poursuit, après la démission de l’ancien Maire de Nevers, Didier Boulaud…

Saône et Loire : Montebourg renforcé ?

En Saône et Loire (28 cantons renouvelables sur 57), où la majorité départementale a plusieurs fois basculé en 30 ans, la gauche ne semble pas menacée (disposant de 38 sièges contre 19 à la droite), et pourrait poursuivre sa progression initiée depuis 1998, notamment sur les cantons de Givry ou Sennecey le Grand. Malgré certains cantons dits « fragiles » pour la gauche (Beaurepaire en Bresse, Cuiseaux, Mâcon-Centre et Mâcon-Sud) , et une « morosité » locale dénoncée même par certains élus socialistes sur fond de coupes budgétaires, l’actuel Président du Conseil général Arnaud Montebourg, qui annonçait en janvier sur France-Inter qu’il ne se représenterait pas aux législatives en 2012, devrait ainsi conserver la présidence du département.

Côte d’Or : une élection sensible

« La Saône et Loire bougonne, la Côte d’Or rayonne » ; si la phrase amuse certains proches de François Sauvadet, l’heure est néanmoins à l’inquiétude dans les rangs de la majorité UMP – Nouveau Centre du Conseil général de Côte d’Or. La majorité ne peut en effet s’appuyer que sur un seul siège d’avance, obtenu en 2008 grâce au ralliement tardif de Marc Frot, alors conseiller général MoDem de Baigneux-les-Juifs, en contrepartie du départ de Louis de Broissia (UMP) de la Présidence, au profit du centriste François Sauvadet (NC). Marc Frot, ayant depuis rejoint le Nouveau Centre, a ainsi confirmé son appartenance au groupe majoritaire.

L’enjeu est donc de taille pour la gauche qui avait cru voir son heure arriver en 2008. Il l’est sans doute encore davantage pour la droite, qui compte bien conserver ce département traditionnellement favorable. L’attention se cristallise maintenant sur les quelques cantons susceptibles de confirmer ou de renverser la majorité. Parmi les 21 cantons renouvelables (sur les 43 que compte le département), seuls quelques-uns semblent susceptibles de basculer, mais essentiellement en faveur de la droite.

Les cantons à surveiller

Ainsi, se fondant sur son large succès aux municipales de 2008 à Auxonne, certains observateurs pronostiquent une victoire de Raoul Langlois dans le même canton. Plus timidement, on parle aussi d’un retour à droite des cantons de Nuits Saint Georges, Arnay le Duc et même Is sur Tille.

Autre canton-clef : Montbard, que François Sauvadet a d’ailleurs choisi pour présenter officiellement sa liste « Initiatives Côte d’Or » et donner le coup d’envoi de sa campagne, le 21 janvier. Le Président du Conseil général compte sur Laurence Porte pour ravir le canton à Robert Grimpret, élu du Parti Radical de Gauche.

Forces en présence

Le Maire PRG de Moutiers Saint Jean, Robert Grimpret, élu du Groupe Forces de Progrès (opposition départementale) depuis 1998, est candidat à sa propre succession, sa suppléante étant Christelle Silvestre, maire PS de Montbard (malgré l’opposition de Patrick Molinoz, maire de Venarey les Laumes et secrétaire départemental du PRG). A sa gauche, Robert Fourgeux sera également candidat, pour le Parti Communiste. Enfin, Bruno Diano (VOIR NOTRE VIDEO) représente le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon.

A droite, alors que le projet de candidature du Maire d’Eringes Fabienne Lépy ne semble pas se concrétiser, Laurence Porte (VOIR NOTRE VIDEO) reste l’unique candidate. En tout état de cause, cette dernière est la seule à avoir obtenu l’investiture de la majorité départementale conduite par François Sauvadet. Enfin, le Front National ne semble pas (pour l’instant) devoir déclarer de candidat dans le canton.

Place aux jeunes ?

Si un point commun semble rapprocher Laurence Porte (Nouveau Centre) et Bruno Diano (Parti de Gauche), c’est bien la motivation et l’énergie qu’ils déploient lors de cette campagne. Face aux deux « Robert » (Grimpret et Fourgeux), les deux candidats affichent un dynamisme volontaire, au rythme de leurs réunions et déplacements dans tout le canton. Et surtout, l’ambition de gagner cette élection.

Un horizon dégagé pour Laurence Porte ?

Pour la Conseillère municipale d’opposition de Montbard, l’heure est à l’optimisme : forte d’une image jeune et énergique, Laurence Porte mène sur le terrain une campagne dynamique, avec une présence permanente de part et d’autre du canton. La candidate affirme qu’elle « adhère totalement au bilan global de la présidence de François Sauvadet à la tête du Conseil général », insistant sur les valeurs qu’elle partage avec le Président du département, valeurs qu’elle définit comme une « subtile alliance entre la solidarité et la liberté ». Elle qualifie François Sauvadet « d’homme de réflexion et d’action, le seul capable de tirer le département vers le haut ».

Concrètement, Laurence Porte affirme qu’elle privilégiera les dépenses d’investissement, les besoins sociaux et la protection environnementale. Selon elle, « les maires sont en droit d’attendre que leur conseiller général vienne à eux régulièrement pour exposer son travail, et les réunisse autour d’une table pour discuter de la faisabilité de tel ou tel projet et pour réfléchir ensemble à la juste et cohérente répartition des aides, sans choix partisan ». Enfin, Laurence Porte revient sur un des projets phares du Conseil général : « 2011 est une grande année pour l’aménagement du territoire de la Haute Côte d’Or avec l’ouverture du MuséoParc d’Alésia ».

Bruno Diano : l’élection de trop pour Robert Grimpret ?

Pour sa part, Bruno Diano, habitué des manifestations et luttes sociales, revendique également une forte présence sur le terrain, et considère que le candidat sortant Robert Grimpret est « à la traîne, élu depuis très longtemps ». Le candidat du Parti de Gauche dénonce la « surreprésentation importante du PRG qui ne représente que 2 % des voix et dispose de cinq élus à l’Assemblée départementale », jugeant la situation « injuste et choquante, quand on sait que le Front de Gauche, qui représentait aux dernières élections, européennes puis régionales, 6 à 7 % des voix, n’a aucun représentant en Côte d’Or ».

Un PCF qui « regarde dans le rétroviseur »

Quand au candidat du PCF Robert Fourgeux, Bruno Diano est également sévère : « Le PCF s’accroche à des bastions passés et il regarde trop dans le rétroviseur au lieu d’aller de l’avant avec ceux qui étaient prêts à faire une union sincère et véritable ». Le Maire de Crépand critique également l’absence sur le terrain du candidat communiste : « Une campagne comme celle des cantonales ne se décide pas à la dernière minute en faisant du porte à porte dans les quinze derniers jours ; cela demande des mois, voire des années de travail, où il faut aller de village en village. C’est l’exemplarité de ce qu’on fait tous les jours depuis des années, comme c’est mon cas à Crépand depuis 21 ans en tant que Maire ».

« Quand on veut gagner, comme moi, une élection cantonale ne se prépare pas à la dernière minute » ; Bruno Diano souhaite « représenter la gauche sociale et aussi écologique », sans oublier son « coeur de cible » : « Il y a ici un milieu relativement modeste, assez pauvre, avec 1700 emplois industriels qui ont besoin d’être soutenus comme je l’ai fait lors du mouvement pour les retraites ».

Une alliance possible avec le PS

Si, faute de pouvoir représenter une union de toutes les gauches, Bruno Diano pense qu’il pourrait représenter le Front de Gauche à ces élections, le candidat n’exclut pas non plus une alliance avec le PS : « J’ai de très grands amis au PS, puisque j’en viens. Si j’étais en 2ème position au 1er tour, j’appelerais à soutenir le candidat de gauche arrivé en tête, comme je l’ai toujours fait. J’ai peut être des ambitions plus sociales ou plus environnementales, mais chacun son programme, et que le meilleur gagne »…

ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans Politique, Vidéo1 Commentaire

François Sauvadet commente les manifestations: « Je crois qu’on trompe le peuple » (VIDEO)

François Sauvadet commente les manifestations: « Je crois qu’on trompe le peuple » (VIDEO)

http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/10/manifestations_retraites_octobre_2010_francois_sauvadet_nc_bourgogne365.flv

(Philippe le Bel) « Partout on crie, partout on se plaint du renchérissement du blé et de la modicité des salaires. Ceux qui crient ne peuvent pas comprendre que ce qu’ils réclament, que je voudrais leur donner, dépend du temps et non de ma volonté ».
(Son confesseur) « Sire, ne leur demandez pas de comprendre, ils cesseraient vite d’obéir ».
(Philippe le Bel) « Le Peuple… jamais unanime, sauf dans l’ingratitude ».

Extrait des « Rois maudits » de Maurice Druon, membre de l’Académie Française. L’écrivain a placé dans la pensée politique du Roi de France Philippe le Bel (1268 – 1314) des propos très contemporains. Pour Philippe le Bel, la raison d’Etat doit dominer toutes les autres. Durant son règne, Philippe le Bel constatera que le pouvoir est une chose amère…

Après avoir donné, dans nos précédents reportages, la parole aux manifestants et aux opposants (syndicats et partis politiques) à la réforme des retraites menée par Nicolas Sarkozy, François Fillon et Eric Woerth, Bourgogne 365 a choisi aujourd’hui de confier à François Sauvadet, Député de la 4ème circonscription de Côte d’Or, Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale et Président du Conseil général de la Côte d’Or, le soin de commenter les dernières images des mouvements de grève de ce mois d’octobre, dont le succès ne semble pas décroître…

« Arrêtons de faire de la démagogie »

L’argument est souvent repris par la majorité présidentielle : nos voisins, y compris ceux dirigés par des gouvernements de gauche, ont déjà entamé les réformes « nécessaires ». François Sauvadet souhaite ainsi démontrer que le choix du gouvernement est pour lui incontournable : « Dans tous les pays industrialisés, on fait cet effort pour garantir les systèmes de retraite. D’autres pays ont réussi, comme l’Allemagne qui est dans une situation économique meilleure. Avec des niveaux de prélèvements beaucoup plus élevés que dans les autres pays d’Europe, nous avons la nécessité de réduire les dépenses de la nation, car notre accumulation de déficits est telle que les intérêts de la dette que nous avons à rembourser constituent pratiquement le premier budget en France. Ce n’est pas supportable de laisser nos enfants payer cette absence de choix ».

Si François Sauvadet se déclare « très engagé sur les questions de la situation des femmes, des polypensionnés, de la pénibilité et de ceux qui ont commencé à travailler tôt », en revanche l’essentiel de la réforme est pour lui inévitable, relevant d’un « choix clair pour nous tous ». Et si, dans l’hypothèse d’un retour aux affaires en 2012, une partie des responsables socialistes ont annoncé le rétablissement de la retraite à 60 ans, ce projet est jugé « impossible » par le député Nouveau Centre : « De grâce, arrêtons de faire de la démagogie ; je crois qu’on trompe le peuple en disant qu’on reviendra sur ces mesures d’âge ; c’est absolument impossible, sinon on continuera de creuser des trous ».

« Du délire complet »

Alors que le 15 octobre, François Patriat (sénateur PS et Président du Conseil régional de Bourgogne) exprimait sa sympathie devant « l’inquiétude d’une jeunesse adulte et digne qui proteste partout dans nos villes bourguignonnes à Chalon, Digoin, Cosne sur Loire, Decize, Dijon, Mâcon, Toucy, Tournus », François Sauvadet, refusant de blâmer les lycéens engagés dans le mouvement, préfère mettre en cause les « organisateurs » : « Penser que l’on va garantir le système par répartition en disant à des lycéens de 15-16 ans de descendre dans la rue pour manifester en faveur de la retraite à 60 ans, ce n’est pas un choix responsable ; c’est même franchement du délire complet ».

« Ne pas faire moins, mais faire mieux »

Enfin, au-delà de la réforme des retraites, François Sauvadet revient sur la réorganisation de l’Etat qu’il juge nécessaire : « D’autres ont réussi l’assainissement de leurs finances publiques, non seulement par des réformes positives, mais aussi en réorganisant leurs services. Il faut que l’on continue ce mouvement engagé par le gouvernement, que l’Etat se concentre sur ses missions essentielles et arrête les dépenses inutiles ; cela veut aussi dire réorganiser l’ensemble de la fonction publique ».

Mais à ceux qui voient dans la « rigueur » une menace pour la sécurité sociale et les services publics, François Sauvadet tient à préciser sa position : « Réduire les déficits donc les dépenses, cela ne veut pas dire faire moins dans tous les secteurs, mais faire mieux, notamment en recherchant toutes les voies d’économie. Je pense notamment aux niches fiscales, pour lesquelles je souhaite que les efforts de réduction consentis par le gouvernement soient encore plus importants, en faisant une évaluation de l’utilité de chacune d’entre elles ».

ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans Eco / Social, Vidéo1 Commentaire

Rentrée sociale : la gauche ne bat pas en « retraite » (VIDEO)

Rentrée sociale : la gauche ne bat pas en « retraite » (VIDEO)

http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/09/greve_manifestation_retraites_13juillet2010_ps_npa_poi_atac_bourgogne365.flv

« S’il y a quelque chose à attendre au niveau des mouvements sociaux, c’est à la rentrée. Ce projet de réforme des retraites est profondément injuste et je vois difficilement les choses se tasser » : faisant allusion le 13 juillet à Alain Juppé qui se disait « droit dans ses bottes » peu avant les grandes grèves de 1995, Frédéric Ravenet, conseiller municipal PS de Montbard, souhaite visiblement maintenir la pression sur le gouvernement malgré la fermeté affichée par le Président de la République Nicolas Sarkozy, qui déclarait récemment que « beaucoup de monde dans la rue ne le ferait pas reculer » et que « le calendrier de cette réforme serait maintenu ».

La CGT mène le cortège à Montbard lors de la manifestation du 7 septembre, avec des revendications allant au-delà de la lutte contre le projet de réforme des retraites

La CGT mène le cortège à Montbard lors de la manifestation du 7 septembre, avec des revendications allant au-delà de la lutte contre le projet de réforme des retraites

« Un projet de loi inique et injuste »

Estimant que « le Président s’est laissé emporter dans une espèce d’arrogance qui agace un peu tout le monde », Frédéric Ravenet juge néanmoins le résultat de la manifestation du 13 juillet 2010 « plutôt décevant », mettant cette faible participation sur le compte de la période estivale ainsi que du « manque de conjonction entre syndicats, partis politiques et associations ».

En revanche, Bruno Diano (maire de Crépand et représentant du Parti de Gauche) préfère afficher une certaine unité entre les organisations : « On a réussi à se mettre d’accord entre le Parti Socialiste, le Parti de Gauche, le Parti Ouvrier Indépendant et le Nouveau Parti Anticapitaliste, ainsi qu’avec des associations comme ATAC, pour demander le retrait de ce projet de loi inique et injuste ».

Les slogans sont nombreux pour rappeler l'attachement des manifestants à la retraite à 60 ans, contre le projet porté par Nicolas Sarkozy, François Fillon... et surtout Eric Woerth

Les slogans sont nombreux pour rappeler l'attachement des manifestants à la retraite à 60 ans, contre le projet porté par Nicolas Sarkozy, François Fillon... et surtout Eric Woerth

La négociation… ou le retrait

Revenant sur le succès des manifestations précédentes, le maire de Crépand prévient : « Le Président, qui fait preuve d’une mégalomanie incommensurable et commet une erreur grave à ne pas écouter les gens en difficulté, devrait s’occuper de ce qui se passe dans la rue, parce que le mécontentement monte, tout comme le nombre de manifestants, passé de 600 000 à 2 millions entre le 1er mai et le 24 juin 2010″. Enfin, Bruno Diano estime que « si le projet de loi n’est pas amendable (le gouvernement avait précisé que l’âge de 62 ans pour le départ à la retraite ne serait pas négociable), il faudra aboutir à son retrait (…) d’autant qu’il a été déposé de manière vicieuse la veille d’un 14 juillet ».

Un avertissement que confirme Edith Danry, représentante du Parti Ouvrier Indépendant : « Bien que ce soient les vacances, le gouvernement continue à avancer. Nous on n’est pas d’accord, et on veut manifester notre volonté de voir ce projet de réforme des retraites retiré ».

Christelle Silvestre, maire socialiste de Montbard, présente lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites porté par l'UMP

Christelle Silvestre, maire socialiste de Montbard, présente lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites porté par l'UMP

Cigales ou fourmis ?

Réalités économiques contre nécessités sociales : le débat ne date pas d’hier, mais le contexte de ce reportage, tourné à Montbard (Côte d’Or) en donne une illustration particulière : la ville de Montbard, suite à une gestion précédente que certains qualifieront de « débridée », hérite il y a trois ans d’une municipalité socialiste. Devant l’ampleur du gouffre financier, la nouvelle municipalité est contrainte de geler ses projets d’investissements, de réduire les dépenses de fonctionnement, d’augmenter les impôts locaux de 10%… Pas question d’emprunter ou de négocier un redéploiement de la dette : toutes possibilités de rallonge ont été épuisées par la précédente municipalité. C’est donc une mairesse socialiste, Christelle Silvestre, qui aura le courage de faire passer un plan de rigueur et de faire consentir des sacrifices à bon nombre de citoyens…

Bruno Diano, maire de Crépand (21) et représentant du Parti de Gauche, lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites

Bruno Diano, maire de Crépand (21) et représentant du Parti de Gauche, lors de la manifestation du 7 septembre 2010 contre le projet de réforme des retraites

Un combat perdu d’avance ?

A l’heure où les agences de notation scrutent chaque action budgétaire du gouvernement et où l’ensemble des Etats européens réajustent leurs équilibres financiers et taillent dans leurs dépenses, les organisations syndicales et les partis d’opposition pourront-ils mettre en échec cette réforme des retraites ? Quelle que soit l’impopularité du projet, le gouvernement semble tenir bon. Et si la mesure est à contre-courant des enquêtes d’opinion, l’UMP pourrait présenter cette réforme comme un modèle de courage politique. A l’image d’un certain François Mitterrand, en 1981, qui avait voulu passer au-delà des sondages pour abroger la peine de mort…

Slogan intergénérationnel pour la CFTC, également présente à la manifestation du 7 septembre 2010 contre la réforme des retraites

Slogan intergénérationnel pour la CFTC, également présente à la manifestation du 7 septembre 2010 contre la réforme des retraites

Epilogue illustré

7 septembre 2010. Bien que n’ayant pas entamé la volonté du gouvernement (le Premier ministre François Fillon exclura dès le lendemain toute nouvelle concession, déclarant que « lâcher autre chose, ça veut dire ne plus assurer le financement des retraites »), le rendez-vous à une marche de contestation sur le thème du retrait du projet de loi de réforme des retraites fait le plein. Un peu plus de 1.300 manifestants ce 7 septembre à Montbard, contre mille le 24 juin 2010. On retrouve toute la force mobilisatrice des principaux syndicats ouvriers, dont la CGT qui se taille la part du lion. En second plan, tous les représentants des partis politiques d’opposition, représentés à l’Assemblée Nationale ou pas. En second plan, parce que la lutte contre le départ en retraite à 62 ans se veut avant tout une action syndicale unitaire (photos).

ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans Eco / Social, Vidéo5 Commentaires

La Bourgogne, lanterne rouge en matière d’action économique : intox ? Philippe Baumel nous répond (VIDEO)

La Bourgogne, lanterne rouge en matière d’action économique : intox ? Philippe Baumel nous répond (VIDEO)

http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/07/philippe_baumel_ps_le_breuil_cucm_classement_conseil_regional_bourgogne_365.flv

Après avoir observé, en pleine campagne des Régionales 2010, un palmarès publié par l’Expansion plaçant la Bourgogne en tête des régions les mieux gérées financièrement, c’est sur un classement nettement moins brillant que nous revenons en ce début d’été : en effet, les Echos ont récemment publié le résultat d’une enquête sur l’action économique des 22 régions françaises. Et, surprise, la région Bourgogne est classée… en dernière position !

Une dizaine de critères

Selon nos confrères des Echos, ce classement, réalisé par la société Sémaphores (« cabinet de conseil et d’expertise spécialisé dans les relations sociales et le développement local » – groupe Alpha), est fondé sur une dizaine de critères parmi lesquels le soutien à l’innovation et à la création d’entreprise, la politique de l’emploi ou la prise en compte des enjeux environnementaux. Et les critiques adressées à l’ensemble des régions françaises sont plutôt sévères : soutien insuffisant en faveur du développement économique endogène, tropisme en faveur de l’innovation et de la high-tech, focalisation sur les grands projets d’implantations industrielles, voire méconnaissance du monde de l’entreprise…

Néanmoins, certaines régions s’en sortent mieux que d’autres, à l’image de Rhône-Alpes, Alsace ou Haute-Normandie, qui, selon les auteurs de l’étude, « ont accordé une plus grande importance à la cause économique ». PACA, Languedoc-Roussillon et Bretagne, bien classées également, auraient, selon Sémaphores, « privilégié une politique d’innovation ». De leur côté, en queue de classement, la Corse et la Bourgogne semblent avoir peu convaincu les « experts », qui les jugent « trop affaiblies pour faire beaucoup mieux que pallier leurs difficultés initiales ».

« Aucun des services de la Région n’a été contacté »

Philippe Baumel, Vice-président du Conseil régional de Bourgogne chargé des affaires économiques, Maire PS du Breuil (Saône et Loire) et Vice-président de la Communauté Urbaine Le Creusot-Montceau (CUCM), s’estime « très surpris » de cette sentence. Toutefois, il insiste sur le fait que ce mauvais classement « n’a pas été véritablement établi par un journaliste des Echos, mais par un cabinet privé spécialisé qui travaille généralement en partenariat avec les régions pour évaluer leur travail, notamment en matière d’action économique ».

Selon Philippe Baumel, « on ne comprend pas très bien, à la lecture de l’article, quelle est la grille de lecture qui a permis de constituer le classement en question ». Le Vice-président du Conseil régional de Bourgogne est d’autant plus « troublé » d’obtenir tel résultat, qu’aucun des services du Conseil régional n’aurait été contacté par Sémaphores afin de donner des informations nécessaires pour réaliser cette enquête.

Représailles ?

Plus grave : Philippe Baumel précise que les services de la Région l’ont alerté sur le fait qu’il avaient été contactés il y a quelques semaines par le fameux cabinet Sémaphores, pour une offre de services à laquelle le Conseil régional n’a pas donné suite. Ce qui fait craindre à M. Baumel « qu’il n’y ait pas eu une indépendance totale en la matière, avec un cabinet qui veut être prestataire de services pour celui qu’il analyse, alors qu’une évaluation ne peut être dépendante d’une relation commerciale ». Selon lui, « si Sémaphores travaille avec de nombreuses régions, celles qui n’ont pas retenu les services de ce cabinet se retrouvent en bas de la page ».

Environnement, gestion financière, action économique… Quel sera le prochain palmarès des régions ? Quoi qu’il en soit, Philippe Baumel ne souhaitera visiblement pas s’y attarder, indépendamment du résultat : « Avec François Patriat, on essaye de ne pas dévier de nos propres objectifs. Si on s’en tenait uniquement aux classements qui fleurissent chaque mois de-ci de-là, on serait déboussolés, tout simplement »…

A lire sur Les Echos : Action économique, le classement des régions

ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans Politique, Vidéo2 Commentaires

Dijon : François-Xavier Dugourd refonde la « République » (VIDEO)

Dijon : François-Xavier Dugourd refonde la « République » (VIDEO)

http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/06/francois_xavier_dugourd_initiatives_dijon_quartier_republique_bourgogne365.flv

Si l’indifférence est le pire des mépris, on ne peut pas dire que la place de la République, à Dijon, soit particulièrement méprisée ces temps-ci : avant de faire l’objet, lundi 21 juin, d’une conférence de presse du Maire François Rebsamen à propos de son aménagement futur, la place de la République était en effet l’objet d’un « Café municipal » organisé le 14 juin par le groupe d’opposition municipale « Initiatives Dijon », sur le thème « quel avenir pour les quartiers République et Drapeau ». Quelques jours plus tôt, François-Xavier Dugourd, chef de file du groupe et Conseiller général de Côte d’Or, nous présentait les grandes lignes de son « contre-projet » pour le quartier…

Un débat constructif avec la population, ainsi qu’entre majorité et opposition

« Les Dijonnais, et même les conseillers municipaux, n’ont aucune information sur les projets d’aménagement de cette place » : alors qu’il estime que l’avenir de la place de la République est « un enjeu majeur pour le Dijon d’aujourd’hui et de demain, en raison de sa position stratégique entre le centre-ville et les quartiers Drapeau et Clémenceau », François-Xavier Dugourd déplore de la part de la municipalité une « absence de projet au-delà de l’arrivée du tram, et une absence de concertation avec les habitants et les commissions de quartier ». Selon lui, les travaux du tramway doivent être une opportunité pour avoir une réflexion globale sur l’aménagement du site, sur sa vie et son organisation, avec un débat constructif associant les habitants et les responsables politiques ».

« Réaliser le tramway à marche forcée avant les prochaines élections municipales »

Selon le Président d’Initiatives Dijon, cette « absence de débat sur l’avenir de la place de la République, alors que les travaux s’annoncent pour les prochains mois », trouve son explication dans les choix de calendrier politique de la majorité : « On a bien compris que l’objectif pour le Maire est de réaliser son tramway à marche forcée avant les prochaines élections municipales, sans qu’on envisage tout ce qui va se passer autour, ni toutes les conséquences de ce tramway ».

Gare de triage ou véritable lieu de vie ?

Autre motif d’inquiétude pour François-Xavier Dugourd : la finalité même de la place de la République, qui risque selon lui de devenir une simple « gare de triage » entre les stations tramway et bus, alors qu’il estime « fondamental de redonner une vie et une identité à ce site fondamental pour Dijon en y créant un lieu d’échange, de création et de rencontre qui soit en cohérence avec l’identité du quartier ». Selon lui, un parcours piéton entre la place de la République et le centre-ville pourrait être le remède à la désaffectation des piétons pour la place, et profiterait également aux rues de la Préfecture et Jean-Jacques Rousseau. Autres propositions d’Initiatives Dijon : un marché aux fleurs, la mise en valeur de la statue, un accès WiFi pour tous, ainsi qu’une halle ouverte sur l’extérieur pouvant accueillir 200 à 300 personnes pour des spectacles ou des évènements sportifs en plein air…

La création d’un parking avenue Garibaldi ou sur le site Vaillant

« On ne prévoit que l’arrivée du tram, alors qu’aménager une place c’est aussi envisager tous les autres modes de transport, notamment la voiture quand certaines personnes ne peuvent pas se déplacer autrement » : relevant également que les voitures du futur seront « nettement moins polluantes », François-Xavier Dugourd souhaite ainsi maintenir des possibilités de stationnement à proximité de la place, et regrette que le Maire François Rebsamen ait « décidé de supprimer toutes les places de stationnement en surface ». Or, selon le leader de l’opposition, la situation, dejà difficile par manque de places de stationnement (on en compte de facto entre 200 et 250 en recensant également les stationnements « anarchiques »), pourrait encore s’aggraver avec les programmes immobiliers en cours qui prévoient 600 logements supplémentaires dans le secteur avec les programmes « Citadins » et « Urgo ».

Ainsi, François-Xavier Dugourd préconise la création d’un parking public, soit autour de la caserne Vaillant, soit en souterrain sous l’avenue Garibaldi : « C’est techniquement possible car il y a des emprises disponibles, et cela correspond à un besoin essentiel pour les commerçants, pour les riverains et pour les visiteurs de Dijon. L’activité économique et commerciale, tout comme la vie nocturne de la place de la République, doivent être favorisées ». Un voeu que la Ville de Dijon devrait exaucer, en créant un parking de surface sur la partie avant du site de la caserne Vaillant…

ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans Politique, Vidéo9 Commentaires

Kenza Farah en concert à Montbard : le « Trésor du 13″ à la rencontre du « 21″ (VIDEO)

Kenza Farah en concert à Montbard : le « Trésor du 13″ à la rencontre du « 21″ (VIDEO)

http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/06/kenza_farah_karismatik_concert_rap_montbard_21_bourgogne365.flv

Samedi 12 juin 2010, le public présent à l’Espace Paul Eluard était bien plus que montbardois : de nombreux fans venus de Lyon, Paris, Strasbourg, Reims, Nancy, Langres, Vesoul, Dijon, Bourg en Bresse, Chalon sur Saône, Mâcon, Auxerre ou Clamecy étaient en effet venus s’ajouter à l’auditoire issu de Montbard et des communes environnantes. Le signe que Montbard peut rassembler un vaste public à condition que soit créé l’évènement. Parmi ces spectateurs, le maire de Montbard Christelle Silvestre était présente tout au long du concert, accompagnée de trois adjoints…

"Militante", premier single extrait du futur album de Kenza, dont la sortie est prévue en septembre sous le label Karismatik

"Militante", premier single extrait du futur album de Kenza, dont la sortie est prévue en septembre sous le label Karismatik

Une véritable ovation

Pleine de fraîcheur et de spontanéité, Kenza est très proche de son public, qui lui rend bien en lui réservant une véritable ovation. Une communion reflétée sans artifice par ce reportage de Bourgogne 365. Devant un public conquis de connaisseurs et de fidèles qui la suivent depuis ses débuts, Kenza Farah a su « tenir la scène » avec un talent que certains ont jugé « étonnant » : la jeune femme de 24 ans affiche en effet une présence scénique, que beaucoup d’artistes confirmés depuis près d’une décennie pourraient lui envier…

Organisée par « Dans Ta Face Promotion », structure située à Montbard, la soirée a tenu toutes ses promesses, avec la présence en première partie de Lil Soul et Kayline (chanteuse qui sort son album sous le label Karismatik). Le plateau artistique était également consacré à plusieurs DJ’s reconnus sur le plan international, qui ont assuré les intermèdes.

Kenza Farah devant le large public de l'Espace Paul Eluard à Montbard, lors de son concert organisé par "Dans Ta Face Promotion"

Kenza Farah devant le large public de l'Espace Paul Eluard à Montbard, lors de son concert organisé par "Dans Ta Face Promotion"

« Une très grande chance »

Disque d’or, disque de platine, 2ème vente de disques en catégorie rap-musiques urbaines (après Diam’s) : à 24 ans, Kenza reconnaît qu’elle a « une très grande chance » : « Le public me suit, ça me touche et j’espère que ça continuera le plus longtemps possible ». Revenant sur son actualité plutôt chargée avec ses derniers concerts à Lyon et Nantes, Kenza se prépare désormais pour un été 2010 bien rempli, avec de nombreuses dates, avant la sortie en septembre de son troisième album. Premier extrait de ce futur opus, le single « Militante », dévoilé il y a quelques jours, et diffusé depuis sur les radios : « On a eu de très bons retours de la part du public ; ce morceau va porter le nouvel album ».

Une vocation très précoce

Retour sur l’éclosion d’une chanteuse à l’avenir prometteur, née en 1986. Attirée depuis toujours par les arts et la danse, la jeune Farah se dirige très tôt vers le chant : « Je chante depuis toute petite. J’ai commencé à Marseille (NDLR où elle vit toujours) dans les fêtes de quartier, les MJC et toutes les manifestations. C’est comme ça que j’ai commencé à me faire connaître ». Décidant de s’affirmer et d’écrire ses propres textes, la jeune artiste décide alors d’utiliser son deuxième prénom, Kenza (« trésor » en arabe) pour en faire son nom de scène.

Kenza Farah en concert à Montbard (avec Lil Soul et Kayline) : le "Trésor du 13" à la rencontre du "21"

Kenza Farah en concert à Montbard (avec Lil Soul et Kayline) : le "Trésor du 13" à la rencontre du "21"

Karismatik : une aventure commencée en 2006

Kenza enregistre plusieurs morceaux qui tournent au départ de quartiers en quartiers. Vécues et sincères, ses chansons touchent aussi bien un public féminin que masculin. Au-delà de Marseille, Kenza devient ainsi un vrai phénomène dans le coeur de nombreux fans, jusqu’au jour où elle rencontre son label, Karismatik : « C’était en 2006 ; j’ai entamé l’aventure avec ce label, qui m’a proposé de faire mon premier album. Aujourd’hui, c’est toujours avec Karismatik que je sors mon troisième album ».

« Le rap n’est plus forcément un métier masculin »

Selon Kenza, le secret du succès, c’est de « travailler en équipe, avec une vraie passion commmune pour la musique et une super bonne ambiance en studio. Nous formons une grande famille, qui essaie de s’entraider au maximum ». Si elle observe que la musique rap « n’est plus forcément un métier masculin parce que les mentalités évoluent et que de plus en plus de filles chanteuses ou rapeuses emergent », la chanteuse reconnaît que « dans le rap, comme pour toutes les musiques, quand on veut en faire son métier, c’est très difficile ; il faut beaucoup travailler et rester bien entourée avec son équipe, et dans son cocon familial… ».

ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans Musique, Vidéo4 Commentaires

Pétition pour une cantine scolaire halal à Talant: Gilbert Menut rappelle les « principes de l’école républicaine et laïque » (VIDEO)

Pétition pour une cantine scolaire halal à Talant: Gilbert Menut rappelle les « principes de l’école républicaine et laïque » (VIDEO)

http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/06/cantine_halal_ecole_prevert_talant_grand_dijon_gilbert_menut_bourgogne365.flvDécision municipale, question nationale : après plusieurs tentatives marginales et infructueuses, une nouvelle étape a été franchie il y a quelques jours dans la revendication de repas halal au sein du restaurant scolaire de l’école Prévert, dans le quartier du Belvédère à Talant (Côte d’Or). C’est ainsi qu’un père de famille, dont la démarche est soutenue par une pétition, a interpellé Gilbert Menut (Maire de Talant, Conseiller général de la Côte d’Or, Vice-président du Grand Dijon), lors d’une réunion de parents d’élèves…

Une décision qui pourrait faire école

Cinq ans après l’affaire de Villefranche-sur-Saône (Rhône), dont la Mairie avait menacé d’exclure de la cantine les enfants refusant de manger de la viande au motif qu’elle n’était pas halal (suscitant une vive réaction du MRAP qui avait qualifié la situation « d’atteinte aux droits de l’enfant et aux droits de l’homme »), la question prend cette fois une tournure plus sereine. Néanmoins, ayant la charge des restaurant scolaires (comme toutes les communes), la Ville de Talant a dû trancher : elle ne servira pas de repas halal à ses écoliers.

« Une laïcité compréhensive »

S’il tient à « relativiser un peu l’importance de la revendication, qui n’émanait pas de tous les parents présents à la réunion » et à « laisser les choses dans le contexte tout de même assez paisible et tranquille du quartier », Gilbert Menut ne compte pas toutefois abandonner « les principes qui prévalent dans une école républicaine et laïque » : « Personnellement, je suis favorable à une laicité compréhensive, pas anti-religieuse, mais une vraie laïcité tout de même, qui fasse la place à tout le monde, qui respecte tout le monde, y compris les différentes religions, ainsi que ceux qui nont pas de religion du tout. Mon principe, c’est de respecter la liberté de chacun avec un peu de place pour ses propres convictions ».

Illustration de cette « laïcité compréhensive » : comme nombre de communes, Talant a banni le porc de ses cantines scolaires, « pour éviter les difficultés et être sûr que les enfants puissent manger ». Mais Gilbert Menut, s’il estime que « ce geste ne fait de difficulté pour personne », reconnaît que « d’autres enfants pourraient très bien estimer qu’ils ont droit à de la viande de porc ».

« On ne peut normaliser complètement les repas des uns et des autres »

Quoi qu’il en soit, pour le Maire de Talant, « il est important, dans ce genre d’affaires, d’avoir des positions précises » : « Vouloir normaliser complètement les repas des uns et des autres n’est pas possible. On ne peut répondre à tous les critères des différentes religions ou de divers groupes, comme par exemple des végétariens qui ne voudraient pas de viande du tout ». Gilbert Menut rappelle également que la diversité alimentaire est un des principes du restaurant scolaire : « On souhaite que les enfants puissent goûter à tout ».

Face à l’évocation d’une présence islamiste parfois assez revendicative au sein du quartier (potentiellement à l’origine de la pétition, organisée selon certains « en douce à la sortie de l’école »), le Maire de Talant privilégie l’apaisement et le dialogue : « La pétition est un moyen très neutre et ordinaire de revendiquer et de manifester son opinion ; les familles qui ont signé cette pétition sont dans un cadre tout à fait démocratique et républicain. Il est normal de leur apporter des réponses, dans un esprit tolérant, posé, au sein d’un quartier qui n’est pas l’objet d’agitation ou de tensions très fortes à l’heure actuelle ».

« Les principes brutaux ne sont pas réellement applicables »

Plus largement, cette problématique s’inscrit dans un contexte général de questionnement sur notre société, notamment après le fameux « débat sur l’identité nationale ». Et force est de constater que les positions modérées de la Mairie de Talant sont pour le moins éloignées des postures idéologiques marquées, et des déclarations passionnées entendues de part et d’autre. Peut-être parce que les collectivités locales sont logiquement amenées à faire ce choix du dialogue et de l’apaisement : selon Gilbert Menut, « si on rappelle les principes, on essaie de les mettre en oeuvre de manière équilibrée et modérée, car les principes brutaux ne sont pas réellement applicables… ».

Débat sur l’identité nationale : « On confond tout »

Un « débat sur l’identité nationale » dont Gilbert Menut juge la tournure « surprenante » : « On confond tout : alors que l’on se prétend dans un état laïc, on tente de réduire, à tort, le problème de la nationalité à un choix de religion. On a également parlé des valeurs de la République, mais la République et la France ne sont pas la même chose : on peut être fervent républicain et pas chaud français, et vice-versa. C’est aussi une liberté que la République doit assumer pour chacun. Les anglais, sujets de la Reine, sont-ils moins citoyens que les français ? Le vrai problème, c’est celui de la nation, qui ne se réduit pas au régime qui l’organise… ».

ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans Société, Vidéo1 Commentaire

Lions Club de Montbard : humanitaires… et gestionnaires (VIDEO)

Lions Club de Montbard : humanitaires… et gestionnaires (VIDEO)

http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/04/salon_des_vins_lions_club_montbard_21_jean_julien_bourgogne365.flvLes 17 et 18 avril 2010, le Lions Club de Montbard organisait la 17ème édition de son traditionnel « Salon des Vins et Produits Régionaux ». Cette manifestation, destinée à collecter des fonds pour les oeuvres du Lions Club, connait chaque année un grand succès.

Dans un espace convivial, 40 exposants, toutes spécialités confondues, représentent la plus grande partie de la gastronomie française. Produits des vignes, spécialités gastronomiques, sont mis en valeur par un cérémonial, un secret des Lions de Montbard.

Des invités exceptionnels

Invités exceptionnels et parrains de ce Salon : Eric Ardiet, curé de Montbard. Un personnage attachant. Régis Pasquier, violoniste international, invité en soliste par les plus grands orchestres du monde. Maurice Barrier, acteur français bien connu, Molière du meilleur comédien en 1999. Vous le connaissez sans doute. A son actif, Maurice Barrier possède une filmographie impressionnante, tant au Cinéma qu’à la télévision ou au théâtre : « Le grand blond avec une chaussure noire », « Deux hommes dans la ville », « Flic Story », « La victoire en chantant », la comédie musicale « Les Misérables », « Douze hommes en colère », etc.

Une présence humanitaire permanente

Dans ce reportage vidéo, Jean Julien, Président des Lions de Montbard, dit toute sa satisfaction devant le succès de la manifestation. Mais il nous rappelle surtout la vocation première du Lions Club : la générosité. Ces six derniers mois, avec les évènements que nous connaissons, la trésorerie du Lions Club a été très sollicitée, afin de participer à de nombreux mouvements de solidarité tant en France qu’à l’étranger, et notamment en faveur des sinistrés de l’Atlantique.

Assurer l’acheminement et la bonne utilisation des dons en Haïti

« Pour des gens dans le besoin, qui ont perdu leur maison, de la famille ou des animaux, l’argent ne fait pas tout, mais je pense que cela aide un peu » : Jean Julien revient ainsi sur l’action du Lions Club en direction d’Haïti, qui a regroupé l’ensemble des Lions Clubs de France. Spécificité de leur dimension internationale : grâce aux Lions Clubs directement présents sur place en Haïti, l’acheminement et la bonne utilisation des dons ont pu être assurés.

Une dimension humanitaire et sociale

Mais au delà de ces grandes actions, le Lions Club de Montbard est également très présent dans sa propre région, en réalisant de nombreuses actions sociales dans les domaines de la santé, de la précarité, et dans l’aide aux études ainsi qu’aux vacances. Jean Julien revient également sur l’aide financière du Lions à la bibliothèque sonore, qui propose, au sein de la Maison des Associations, des cassettes et des disques enregistrés pour les personnes aveugles ou malvoyantes : ce soutien permet d’aider à l’achat de matériels d’écoute et de disques.

Comment s’étonner alors qu’au-delà même de leur intérêt pour la manifestation, les habitants de Montbard et sa région se soient mobilisés si nombreux afin d’apporter, par leur participation à ce rendez-vous, la manne indispensable à tout cet éventail d’actions humanitaires ?

Sur la vidéo : présence notamment de Mme Christelle Silvestre (Maire PS de Montbard), Laurence Porte (Conseillère municipale d’opposition à Montbard) et Michel Neugnot (Vice-président PS du Conseil régional de Bourgogne).

Salon des Vins et Produits Régionaux du Lions Club de Montbard. De G à D : Eric Ardiet (curé de Montbard), Régis Pasquier (violoniste international) et Maurice Barrier (acteur) prêtent serment

Salon des Vins et Produits Régionaux du Lions Club de Montbard. De G à D : Eric Ardiet (curé de Montbard), Régis Pasquier (violoniste international) et Maurice Barrier (acteur) prêtent serment

ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans Société, Vidéo3 Commentaires

Grand Dijon, 21 avril 2010: images de l’incendie à Chenôve, interview du Colonel Chauvin (VIDEO)

Grand Dijon, 21 avril 2010: images de l’incendie à Chenôve, interview du Colonel Chauvin (VIDEO)

21 avril 2010, midi. De nombreux habitants de la région dijonnaise ont déjà remarqué, dans la rue, à leur fenêtre ou depuis leur voiture, une épaisse fumée au sud de l'agglomération. Le nuage, marqué d'une forte odeur de plastique brûlé, a notamment traversé les communes de Dijon, Chenôve, Marsannay, Longvic, Talant et Fontaine-lès-Dijon. A l'origine, un important feu, survenu à l'intérieur de tas de matériaux de recyclage (métaux, matières plastiques, éléments automobiles) situés au sein des établissements Godard, 24 rue Antoine Becquerel à Chenôve, spécialisés dans le recyclage des déchets industriels, et employant une vingtaine de personnes. "Un feu très long à maîtriser" L'incendie, selon nos témoins habitant à proximité, aurait débuté vers 10 heures du matin. Cependant, selon le Colonel Chauvin, Directeur du SDIS (Service Départemental d'Incendie et de Secours), les services d'intervention n'ont été informés du sinistre qu'à 11 h 30. Une cinquantaine de pompiers ont été mobilisés, jusqu'à la fin de la journée. Un feu "très long à maîtriser, car les tas de matériaux en question atteignent dix mètres de hauteur". "Une atmosphère pas véritablement toxique" Questionné sur un éventuel risque de toxicité pour les habitants de la région respirant cette fumée comportant des résidus de matières plastiques et de caoutchoucs, le Colonel se fait rassurant : "Ces fumées ne sont pas à proprement parler bonnes à respirer, mais on n'est pas dans le cadre d'une atmosphère véritablement toxique, car les choses se diluent". Quant à l'origine de l'incendie, elle pourrait, selon la direction de l'entreprise Godard, être "consécutive à des soudures réalisées sur des clôtures par une entreprise extérieure". Enfin, malgré un temps chaud et sec, le Colonel Chauvin retient que l'absence de vent est une condition favorable à l'intervention de ses services, d'autant plus que "la chaleur n'a pas une grande incidence sur des feux de métaux"...
ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans Société, Vidéo2 Commentaires

ANRU Talant Belvédère : les futurs habitants découvrent le site Nachey (VIDEO)

ANRU Talant Belvédère : les futurs habitants découvrent le site Nachey (VIDEO)

"On n'a pas inauguré d'immeubles d'habitation HLM depuis plus d'une trentaine d'années" : Gilbert Menut, Maire de Talant, Conseiller général de la Côte d'Or et Vice-président du Grand Dijon, rappelle que la construction de 70 nouveaux logements sur le terrain dit "En Nachey" est la première grande réalisation du programme de renouvellement urbain sur le quartier du Belvédère à Talant (21), classé en Zone Urbaine Sensible (ZUS) depuis 1996, et intégré dans le contexte national de l'ANRU (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine). Un ilôt de verdure Conviés par Gilbert Menut et Joël Abbey (Président d'Orvitis, le bailleur social), les futurs habitants du quartier Nachey ont ainsi visité le site pour la première fois mardi 30 mars 2010. Ce qui surprend d'abord ces visiteurs, c'est la qualité de l'environnement naturel, un ilôt de verdure au nord-ouest de la Ville de Talant et de l’agglomération dijonnaise, ainsi que la vue dégagée sur le paysage. L’ensemble est construit sur un terrain pentu de 24 600 m², bordé par la rue de Nachey, la rue de la Citadelle et plusieurs vergers. Situé, comme le rappelle Gilbert Menut, "à deux pas de l'ensemble des services du quartier", le site Nachey fera la part belle aux espaces verts et aux piétons, en minimisant la présence des véhicules automobiles, qui trouveront néanmoins les espaces de garages et parking nécessaires. 70 logements pour accueillir au moins 200 habitants Le futur quartier Nachey comprend 70 logements spacieux intègrant la Très Haute Performance Energétique (THPE). Dans la partie haute du terrain sont implantés 15 logements pavillonnaires, Type 4 et Type 5, comprenant chacun un jardin privatif. Dans la partie basse se trouvent 55 logements collectifs, du type 2 au type 4. Chauffage collectif et production d’eau chaude fonctionnent au gaz. La moitié des logements collectifs permettent l’accessibilité aux personnes handicapées. Autre aspect essentiel de la rénovation urbaine du Belvédère à Talant, la construction de l’ensemble immobilier rue de Nachey permettra notamment de reconstituer l’offre de logements du quartier, suite à la démolition des immeubles situés aux 13, 15, 17 et 19 avenue du Mail. Malgré le bouleversement que représente ce nouveau départ, les habitants semblent plutôt impatients, et ne "regrettent rien", à l'image de Monique, Georges ou Anissa, qui nous confient leur impatience de profiter de leur propre jardin, et insistent sur le coût exorbitant du chauffage dans les logements voués à la démolition, avenue du Mail. "Des conditions d'habitation plus confortables, à des prix abordables" Par ailleurs, Gilbert Menut revient sur un autre aspect de l'opération, "créer des conditions d'habitation qui soient plus confortables, à des prix abordables". Selon lui, "si les professionnels savent construire des bâtiments de grande qualité, il ne faut pas pour autant que les tarifs soient dissuasifs pour ceux qui n'ont pas des moyens suffisants ; je pense qu'on a ici une bonne alliance entre qualité, économies d'énergie et accessibilité financière pour les familles". Prochaine étape : la livraison des pavillons, prévue à la fin de l'automne, puis celle des logements collectifs, programmée fin 2010 - début 2011. Le chantier, d'une durée estimée à 20 mois, est le plus avancé de l'agglomération dijonnaise dans le cadre de l'ANRU, qui concerne également les grands ensembles des Grésilles et de la Fontaine d'Ouche à Dijon, du Mail à Chenôve, du Centre-Ville à Quétigny ainsi que du Bief du Moulin à Longvic...
ViadeoGoogle BookmarksYahoo BookmarksMySpaceDiggDeliciousBookmarks.frLinkedInShare

Publié dans Eco / Social, Vidéo2 Commentaires

Sondage Bourgogne 365

Selon vous, quel serait l'âge idéal de départ légal à la retraite ?

Voir les résultats

Loading ... Loading ...

Fair Dijon -4°
Fair Chalon-s... -4°
Mostly Cloudy Nevers -1°
Mostly Cloudy Auxerre -3°
BlogBang