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Guilad Shalit : otage du Hamas… et de l’indifférence ?

Dijon, 24 juin 2010 : une cinquantaine de personnes manifestent leur soutien à Guilad Shalit, otage franco-israélien détenu par le Hamas depuis le 25 juin 2006

Dijon, 24 juin 2010 : une cinquantaine de personnes manifestent leur soutien à Guilad Shalit, otage franco-israélien détenu par le Hamas depuis le 25 juin 2006

Par Daniel Taïeb

Une manifestation peut parfois en cacher une autre. Jeudi 24 juin, place de la Libération à Dijon, l’heure était aux revendications. Après la mobilisation contre la réforme des retraites, c’est un autre rassemblement qui a pris place devant l’Hôtel de Ville.

Une cinquantaine de personnes se sont en effet réunies afin d’exprimer leur indignation quant au sort de Guilad Shalit. Ce franco-israélien de 24 ans est l’otage du Hamas, mouvement islamiste contrôlant Gaza.

C’est en 2006 qu’un commando palestinien, après s’être infiltré en territoire israélien, a attaqué une position militaire. L’assaut avait fait plusieurs victimes et un otage : Guilad.

À l’occasion du 4ème anniversaire de son enlèvement, les participants ont montré qu’ils ne baissaient pas les bras. Leur objectif est de rappeler les conditions de captivité du jeune homme : au mépris du droit international, ses ravisseurs lui refusent tout contact extérieur, notamment avec des organisations humanitaires.

Pour Monique Thébault et Yannick Hoppe, de l’association France-Israël, cette situation est intolérable. Insistant sur sa nationalité française, ils ont appelé le chef de l’Etat Nicolas Sarkozy ainsi que l’Union européenne à tout mettre en œuvre pour libérer Guilad Shalit.

Dans d’autres villes, des actions similaires ont été menées ces derniers jours. À Paris, quinze mille personnes ont répondu présent au grand rassemblement qui avait lieu mardi dernier, place du Trocadéro.

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Pétition pour une cantine scolaire halal à Talant: Gilbert Menut rappelle les « principes de l’école républicaine et laïque » (VIDEO)

Pétition pour une cantine scolaire halal à Talant: Gilbert Menut rappelle les « principes de l’école républicaine et laïque » (VIDEO)

http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/06/cantine_halal_ecole_prevert_talant_grand_dijon_gilbert_menut_bourgogne365.flvDécision municipale, question nationale : après plusieurs tentatives marginales et infructueuses, une nouvelle étape a été franchie il y a quelques jours dans la revendication de repas halal au sein du restaurant scolaire de l’école Prévert, dans le quartier du Belvédère à Talant (Côte d’Or). C’est ainsi qu’un père de famille, dont la démarche est soutenue par une pétition, a interpellé Gilbert Menut (Maire de Talant, Conseiller général de la Côte d’Or, Vice-président du Grand Dijon), lors d’une réunion de parents d’élèves…

Une décision qui pourrait faire école

Cinq ans après l’affaire de Villefranche-sur-Saône (Rhône), dont la Mairie avait menacé d’exclure de la cantine les enfants refusant de manger de la viande au motif qu’elle n’était pas halal (suscitant une vive réaction du MRAP qui avait qualifié la situation « d’atteinte aux droits de l’enfant et aux droits de l’homme »), la question prend cette fois une tournure plus sereine. Néanmoins, ayant la charge des restaurant scolaires (comme toutes les communes), la Ville de Talant a dû trancher : elle ne servira pas de repas halal à ses écoliers.

« Une laïcité compréhensive »

S’il tient à « relativiser un peu l’importance de la revendication, qui n’émanait pas de tous les parents présents à la réunion » et à « laisser les choses dans le contexte tout de même assez paisible et tranquille du quartier », Gilbert Menut ne compte pas toutefois abandonner « les principes qui prévalent dans une école républicaine et laïque » : « Personnellement, je suis favorable à une laicité compréhensive, pas anti-religieuse, mais une vraie laïcité tout de même, qui fasse la place à tout le monde, qui respecte tout le monde, y compris les différentes religions, ainsi que ceux qui nont pas de religion du tout. Mon principe, c’est de respecter la liberté de chacun avec un peu de place pour ses propres convictions ».

Illustration de cette « laïcité compréhensive » : comme nombre de communes, Talant a banni le porc de ses cantines scolaires, « pour éviter les difficultés et être sûr que les enfants puissent manger ». Mais Gilbert Menut, s’il estime que « ce geste ne fait de difficulté pour personne », reconnaît que « d’autres enfants pourraient très bien estimer qu’ils ont droit à de la viande de porc ».

« On ne peut normaliser complètement les repas des uns et des autres »

Quoi qu’il en soit, pour le Maire de Talant, « il est important, dans ce genre d’affaires, d’avoir des positions précises » : « Vouloir normaliser complètement les repas des uns et des autres n’est pas possible. On ne peut répondre à tous les critères des différentes religions ou de divers groupes, comme par exemple des végétariens qui ne voudraient pas de viande du tout ». Gilbert Menut rappelle également que la diversité alimentaire est un des principes du restaurant scolaire : « On souhaite que les enfants puissent goûter à tout ».

Face à l’évocation d’une présence islamiste parfois assez revendicative au sein du quartier (potentiellement à l’origine de la pétition, organisée selon certains « en douce à la sortie de l’école »), le Maire de Talant privilégie l’apaisement et le dialogue : « La pétition est un moyen très neutre et ordinaire de revendiquer et de manifester son opinion ; les familles qui ont signé cette pétition sont dans un cadre tout à fait démocratique et républicain. Il est normal de leur apporter des réponses, dans un esprit tolérant, posé, au sein d’un quartier qui n’est pas l’objet d’agitation ou de tensions très fortes à l’heure actuelle ».

« Les principes brutaux ne sont pas réellement applicables »

Plus largement, cette problématique s’inscrit dans un contexte général de questionnement sur notre société, notamment après le fameux « débat sur l’identité nationale ». Et force est de constater que les positions modérées de la Mairie de Talant sont pour le moins éloignées des postures idéologiques marquées, et des déclarations passionnées entendues de part et d’autre. Peut-être parce que les collectivités locales sont logiquement amenées à faire ce choix du dialogue et de l’apaisement : selon Gilbert Menut, « si on rappelle les principes, on essaie de les mettre en oeuvre de manière équilibrée et modérée, car les principes brutaux ne sont pas réellement applicables… ».

Débat sur l’identité nationale : « On confond tout »

Un « débat sur l’identité nationale » dont Gilbert Menut juge la tournure « surprenante » : « On confond tout : alors que l’on se prétend dans un état laïc, on tente de réduire, à tort, le problème de la nationalité à un choix de religion. On a également parlé des valeurs de la République, mais la République et la France ne sont pas la même chose : on peut être fervent républicain et pas chaud français, et vice-versa. C’est aussi une liberté que la République doit assumer pour chacun. Les anglais, sujets de la Reine, sont-ils moins citoyens que les français ? Le vrai problème, c’est celui de la nation, qui ne se réduit pas au régime qui l’organise… ».

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« Boucherie Humaine » rue Edme Piot à Montbard (21) : les images

« Boucherie Humaine » rue Edme Piot à Montbard (21) : les images

"Boucherie Humaine" rue Edme Piot à Montbard : un pied humain pané à un prix au kg très abordable...

"Boucherie Humaine" rue Edme Piot à Montbard : un pied humain pané à un prix au kg très abordable...

« Y’en a un peu plus, j’vous l’mets quand même ? » Cette fois, l’expression coutumière des bouchers et autre commerçants n’aura pas fait l’unanimité à Montbard (Côte d’Or). Pourtant, la marchandise n’était pas avariée, et il ne s’agissait pas non plus de viande de chien ou de chat. Mais la raison de cette relative méfiance de la part des passants montbardois est plus singulière encore : il se trouvent devant la vitrine de la première Boucherie Humaine « au détail ».

"Mou de fumeur" à la "Boucherie Humaine" rue Edme Piot à Montbard : fumer provoque des maladies graves...

"Mou de fumeur" à la "Boucherie Humaine" rue Edme Piot à Montbard : fumer provoque des maladies graves...

Une boucherie dans une boucherie

Au cœur du centre-ville, la Mairie de Montbard est en effet propriétaire d’une friche immobilière sans caractère. Situé rue Edme Piot, ce « pied de nez » dans la ville comporte en son rez de chaussée une ancienne boucherie. Cet espace désaffecté depuis près d’une décennie ne pouvait, avant de mourir, qu’accueillir un évènement hors du commun. C’est chose faite depuis ce 11 juin 2010, à 12 heures exactement.

Un commerce comme tous les autres en plein centre-ville de Montbard...

Un commerce comme tous les autres en plein centre-ville de Montbard...

Une « Installation d’Art contemporain »

Ce thème de la « Boucherie Humaine », apparu pendant la première guerre mondiale, est aujourd’hui décliné à travers une exposition temporaire destinée à bousculer notre regard face aux nouvelles tueries et aux guerres d’aujourd’hui. Cette œuvre contemporaine, un découpage « boucher » de corps humains reconstitués, est signée de l’artiste et concepteur Fabien Ansault.

Architecte d’intérieur, graphiste et designer, diplômé en Arts appliqués de l’Ecole Duperré de Paris, Fabien Ansault œuvre dans son atelier de Chamesson, au bord de la Seine, en Côte d’Or. Sculpteur, il n’hésite pas à mélanger matière et matériaux, afin de donner à ses créations un caractère curieux, fantastique, quitte à choquer.

Certains anciens habitués de la boutique ont-ils tenté par mégarde de pousser la porte de la "Boucherie Humaine" ?

Certains anciens habitués de la boutique ont-ils tenté par mégarde de pousser la porte de la "Boucherie Humaine" ?

« Dénoncer sans complaisance par la provocation visuelle »

« Les guerres sont un phénomène barbare, profondément immoral, réactionnaire et contraire aux intérêts du peuple » : la citation de Rosa Luxembourg (1871 – 1919), reprise pour la circonstance, donne le ton de cette exposition qui tente, au risque de heurter le passant de la rue Edme Piot, « de dénoncer sans complaisance par la provocation visuelle ce que l’homme a de plus bas dans son instinct de prédateur accompli ».

Boucherie Humaine, arrivages inhumains : chacun appréciera le catalogue...

Boucherie Humaine, arrivages inhumains : chacun appréciera le catalogue...

A Montbard, c’est à la fois du nouveau, et du plein format. En apportant une « vision décalée et irrévérencieuse dans notre quotidien que l’horreur est toujours prête à se reproduire, pour ne pas répéter à nouveau les « plus jamais ça ! » de l’Histoire », cette installation « militante » cherche à « faire réfléchir » le citoyen confronté à des images de guerres sans nom, de crimes organisés et d’assassinats civils, « à l’heure où la télévision sature les temps de cerveau disponibles avec les nouvelles des conflits présents en permanence sur la planète… ».

La "Boucherie Humaine", rue Edme Piot à Montbard, n'oublie pas les amateurs de viande rouge...

La "Boucherie Humaine", rue Edme Piot à Montbard, n'oublie pas les amateurs de viande rouge...

Premières réactions

Si la Mairie de Montbard (également partenaire de l’évènement) n’était pas joignable lors de nos sollicitations, en revanche les réactions du grand public ne se sont pas faites attendre. Sur ce point, l’objectif annoncé, « interpeller l’œil, susciter la curiosité, les regards et les questionnements », a pleinement été atteint. Il est vrai que chacune et chacun, vu l’impressionnant réalisme de l’oeuvre, a pu reconnaître une partie de sa propre anatomie. Un sentiment saisissant, autre réussite de cette installation plastique contemporaine par Fabien Ansault.

« Maman, pourquoi ils montrent ça ? »

Néanmoins, les premières impressions recueillies sont plutôt éloignées du témoignage du concepteur de l’exposition. Faute de communication et d’explications affichées (ces dernières sont seulement apparues le lendemain, 12 juin), les témoins, de tous âges, ont d’abord qualifié l’évènement de « provocant », de « choquant », voire de « scandaleux » et même d’ « écoeurant » : un véritable choc culturel, pour les plus jeunes enfants comme pour ce couple de touristes britanniques de passage en Bourgogne, qui n’a pas manqué de qualifier l’oeuvre de « shocking »…

"Ne pas répéter à nouveau les "plus jamais ça !" de l’Histoire" : une mission illustrée par cette citation de Rosa Luxembourg en 1914

"Ne pas répéter à nouveau les "plus jamais ça !" de l’Histoire" : une mission illustrée par cette citation de Rosa Luxembourg en 1914

Laurence Porte : « De l’Art ou du Cochon » ?

Réaction politique enfin… mais de la part de l’opposition : Laurence Porte, Conseillère municipale, précise « n’avoir absolument pas eu connaissance de ce projet ni de son inauguration dans le cadre de ses fonctions au Conseil municipal », et dénonce un « choix non débattu » de la municipalité de Montbard. C’est donc en « citoyenne lambda » qu’elle a découvert l’œuvre de Fabien Ansault, dont elle salue la qualité artistique et technique.

Revenant sur le message humaniste porté par l’exposition et sur sa référence à la boucherie de la guerre 14-18, Laurence Porte éprouve à la fois une « fascination » pour l’oeuvre, et un certain « malaise », d’un point de vue scientifique, devant l’existence, bien réelle, « d’expériences humaines pratiquées dans des laboratoires d’horreur comme celui du tristement célèbre nazi, le docteur Josef Mengele ». La Conseillère municipale fait également référence « aux empilements de crânes des cambodgiens assassinés par les Khmers rouges ou plus récemment au génocide à la machette au Rwanda ».

Si elle admet que cette Boucherie Humaine « peut se concevoir tel un cabinet de curiosités comme l’aurait apprécié Buffon », Laurence Porte s’interroge néanmoins sur l’utilité de cette vitrine, notamment en termes de communication : « Si la municipalité veut y exposer un projet politique clairement défini, alors la logique veut qu’elle ne cautionne pas toute fabrication de pièces d’armement dans les usines de Montbard ; mais c’est nettement plus difficile que d’avancer avec le bouclier de l’artiste engagé ! ».

Exposition « La Boucherie Humaine », par Fabien Ansault, du vendredi 11 juin au vendredi 31 décembre, à l’ancienne boucherie rue Edme Piot à Montbard (Côte d’Or).

Reportage : Michel Dor

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Loi sur le voile intégral. Julien Mariller, UMP: « Défendre les valeurs de la République et la dignité de la femme ».

Julien Mariller, étudiant, Conseiller départemental de l'UMP de Côte d'Or et Conseiller national des Jeunes de l'UMP

Julien Mariller, étudiant, Conseiller départemental de l'UMP de Côte d'Or et Conseiller national des Jeunes de l'UMP

« Nul ne peut porter une tenue destinée à dissimuler son visage dans les services publics, les lieux ouverts au public et dans la rue » ; préparé par la Ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, le projet de loi sur la question du « voile intégral » examiné et approuvé par le Conseil des ministres mercredi 19 mai, prévoit en effet que les contrevenantes s’exposent à une amende de 150 euros et/ou un stage de citoyenneté visant à « rappeler les valeurs républicaines ». En outre, maris ou concubins obligeant leurs compagnes à se voiler seront aussitôt sanctionnables (un an de prison et 15 000 euros d’amende).

Nicolas Sarkozy : « La dignité ne se divise pas »

Pour marquer l’importance qu’il accorde à cette question de société, c’est par une déclaration forte que Nicolas Sarkozy a ouvert ce Conseil des ministres : « Nous sommes une vieille nation rassemblée autour d’une certaine idée de la dignité de la personne, en particulier de la dignité de la femme (…) le voile intégral qui dissimule totalement le visage porte atteinte à ces valeurs, pour nous si fondamentales, si essentielles au contrat républicain ». Le Président de la République, estimant que « la dignité ne se divise pas », conclut qu’il ne pouvait y avoir « d’autre solution que l’interdiction dans tout l’espace public ».

Jean-Christophe Cambadélis : « La France n’est pas menacée par une vague islamiste »

Si la résolution parlementaire initiale avait été adoptée à la quasi unanimité le 11 mai par l’Assemblée nationale, le texte proposé mercredi est, en revanche, loin d’emporter l’adhésion générale. Ainsi Martine Aubry, première Secrétaire du Parti Socialiste, accuse la majorité d’essayer « d’opposer les gens entre eux pour éviter de parler des autres sujets », ajoutant que « dans les autres pays, ils nous prennent pour des cinglés avec ces débats sur le voile intégral ». Au PS, de nombreuses voix dénoncent une « manœuvre politicienne », tel Jean-Christophe Cambadélis, pour qui « la France n’est pas menacée par une vague islamiste »…

Parmi les personnalités politiques régionales engagées dans ce débat, Julien Mariller, étudiant, Conseiller départemental de l’UMP Côte d’Or et Conseiller national des Jeunes de l’UMP, a choisi d’exprimer son soutien au projet de loi. Un dispositif que François Fillon portera visiblement jusqu’au bout, étant même « prêt à prendre des risques juridiques ». Le texte sera débattu par les députés en juillet, puis par les sénateurs début septembre…

Bourgogne 365 : Certains reprochent au gouvernement de « flirter » avec le Front National et craignent une stigmatisation de la communauté musulmane de France. Craignez-vous qu’un nouveau fossé soit creusé parmi la population ?

Julien Mariller : « Au contraire, il s’agit d’éviter la stigmatisation d’une partie de la population. Le voile intégral prive les femmes qui le portent de toute intégration sociale. Il ne faut pas le banaliser. En tant qu’être humain, je ne peux pas accepter qu’une personne soit ainsi paralysée, au détriment de son propre épanouissement. Ce n’est pas une question d’immigration mais plutôt d’intégration, d’autant plus que généralement, les personnes concernées possèdent la nationalité française.

Par ailleurs, il faut refuser l’instrumentalisation politique de la religion. Il ne faut pas céder devant les extrémistes qui obligent les femmes à porter le voile intégral. Comme l’a rappelé le Président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) Mohammed Moussaoui, la burqa ou le niqab ne sont pas des prescriptions religieuses. Ils ne sont mentionnés dans aucun verset du Coran, et ne sont même pas autorisés lors du pèlerinage de la Mecque, pour des raisons de sécurité.

365 : selon une note du ministère de l’Intérieur datée de début juillet 2009, seules 367 femmes porteraient le voile intégral en France. D’autres études évoquent 300 à 2000 personnes. Pourquoi légiférer sur une situation apparemment si marginale ?

JM : Ce qui compte, c’est moins le nombre en valeur absolue que l’augmentation et la concentration dans quelques zones urbaines. Mais c’est surtout une question de principe : même si cela n’impliquait qu’une seule personne, cela concernerait quand même l’ensemble de la société française. Quand un commerçant ou un employé d’un organisme public ne peuvent pas voir le visage d’une personne, ils sont concernés…

365 : Retour à Dijon. Dominique de Villepin, lors d’un déplacement dans la cité des Ducs, a déclaré qu’il « eût été préférable de défendre l’idée d’une interdiction dans les seuls services publics », et qu’une interdiction générale risquerait de nous « entraîner dans un cycle de provocation et de nouvelles répressions ». Le Conseil d’Etat est également favorable à une limitation de la régle à « certains lieux et certains moments ». Enfin Jean-Paul Delevoye (Médiateur de la République et maire UMP de Bapaume, Pas-de-Calais) se demande « comment on va faire avec les Saoudiennes qui viennent acheter sur les Champs Elysées ». Est-ce qu’une interdiction dans tout l’espace public n’est pas excessive ?

JM : L’interdiction du voile intégral sur l’ensemble du domaine public est nécessaire. Si on l’autorise dans certains lieux, alors la loi ne sera pas correctement appliquée. Imaginez, hormis dans la sphère privée, que le voile soit autorisé du côté d’une porte, et pas de l’autre ! Si une loi est votée au parlement, elle doit s’appliquer partout et pour tous : quand Nicolas Sarkozy va dans une mosquée, il enlève ses chaussures.

365 : Pour Gérard Collomb, sénateur-maire PS de Lyon, une telle loi sera « inapplicable » ; selon lui, « un certain nombre de policiers lyonnais disent qu’il va être difficile d’aller dire aux gens, sur tel ou tel marché, par exemple à Vénissieux, qu’il faut enlever leur burqa ». Est-ce que la loi, même ratifiée, ne risque pas de rester lettre morte ?

JM : Si la loi est adoptée, M. Collomb devra, comme tous les autres maires, prendre ses responsabilités pour qu’elle soit appliquée dans sa commune. Même si la règle nouvelle peut impliquer une modification de certains comportements et habitudes, la mission des élus et des forces de l’ordre sera de la faire respecter, quel que soit le contexte.

365 : A gauche, Jean-Luc Mélenchon (député européen, chef de file du Parti de Gauche) s’est prononcé pour une interdiction totale du voile intégral, estimant qu’il « fait de la femme qui le porte un être de seconde zone, susceptible de se voir infliger en public un traitement dégradant ». La droite n’a plus le monopole de cette initiative ?

JM : Je salue les gens de gauche comme Jean-Luc Mélenchon, qui ont compris que le projet de loi que le gouvernement va proposer est le meilleur, et participe à une véritable vision de la société française dans un monde moderne. Au-delà des idéologies et des familles politiques, il s’agit de défendre les valeurs de la République et la dignité de la femme.

365 : Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a demandé la déchéance de la nationalité française pour polygamie et fraude aux aides sociales du conjoint de la femme verbalisée en Loire-Atlantique pour port de niqab au volant. Est-ce que cette démarche, qui a peu de chances d’aboutir, ne procède pas d’une logique de provocation ?

JM : Je ne crois pas. Quand on choisit de devenir français (NDLR Lies Hebbadj a acquis la nationalité française par le mariage en 1999), on sait qu’on a des droits, mais aussi des devoirs, dont celui de ne pas trahir ni tromper la République. Vis-à-vis des personnes qui bénéficient d’aides des organismes sociaux, cette fraude aux allocations familiales, si elle est avérée, est inacceptable. Le déchoir de sa nationalité est peut-être excessif, mais il serait impensable de laisser faire.

Quant à la verbalisation pour port du niqab au volant, cela répond à une problématique de sécurité routière. Si demain, sur la route Dijon – Pontailler, je conduis ma voiture avec un voile intégral, j’écoperai également d’une contravention, car cela bouche la vue et ne permet pas de conduire en sécurité…

365 : En marge de cette question du voile intégral, que pensez-vous des dernières campagnes d’affichage organisées notamment à Dijon et au sein de l’Université de Bourgogne par l’organisation étudiante de droite « UNI », en faveur de « l’assimilation » (plutôt que « l’intégration ») des immigrés ?

JM : Au-delà des polémiques sur les éventuels « excès » des organisations étudiantes de droite comme de gauche, je souhaite surtout qu’une nouvelle structure comme le « Mouvement des Etudiants » (M-ét) puisse rassembler de très nombreux étudiants d’horizons variés, du centre-droit jusqu’à la droite… ».

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Lions Club de Montbard : humanitaires… et gestionnaires (VIDEO)

Lions Club de Montbard : humanitaires… et gestionnaires (VIDEO)

http://www.bourgogne365.com/wp-content/uploads/2010/04/salon_des_vins_lions_club_montbard_21_jean_julien_bourgogne365.flvLes 17 et 18 avril 2010, le Lions Club de Montbard organisait la 17ème édition de son traditionnel « Salon des Vins et Produits Régionaux ». Cette manifestation, destinée à collecter des fonds pour les oeuvres du Lions Club, connait chaque année un grand succès.

Dans un espace convivial, 40 exposants, toutes spécialités confondues, représentent la plus grande partie de la gastronomie française. Produits des vignes, spécialités gastronomiques, sont mis en valeur par un cérémonial, un secret des Lions de Montbard.

Des invités exceptionnels

Invités exceptionnels et parrains de ce Salon : Eric Ardiet, curé de Montbard. Un personnage attachant. Régis Pasquier, violoniste international, invité en soliste par les plus grands orchestres du monde. Maurice Barrier, acteur français bien connu, Molière du meilleur comédien en 1999. Vous le connaissez sans doute. A son actif, Maurice Barrier possède une filmographie impressionnante, tant au Cinéma qu’à la télévision ou au théâtre : « Le grand blond avec une chaussure noire », « Deux hommes dans la ville », « Flic Story », « La victoire en chantant », la comédie musicale « Les Misérables », « Douze hommes en colère », etc.

Une présence humanitaire permanente

Dans ce reportage vidéo, Jean Julien, Président des Lions de Montbard, dit toute sa satisfaction devant le succès de la manifestation. Mais il nous rappelle surtout la vocation première du Lions Club : la générosité. Ces six derniers mois, avec les évènements que nous connaissons, la trésorerie du Lions Club a été très sollicitée, afin de participer à de nombreux mouvements de solidarité tant en France qu’à l’étranger, et notamment en faveur des sinistrés de l’Atlantique.

Assurer l’acheminement et la bonne utilisation des dons en Haïti

« Pour des gens dans le besoin, qui ont perdu leur maison, de la famille ou des animaux, l’argent ne fait pas tout, mais je pense que cela aide un peu » : Jean Julien revient ainsi sur l’action du Lions Club en direction d’Haïti, qui a regroupé l’ensemble des Lions Clubs de France. Spécificité de leur dimension internationale : grâce aux Lions Clubs directement présents sur place en Haïti, l’acheminement et la bonne utilisation des dons ont pu être assurés.

Une dimension humanitaire et sociale

Mais au delà de ces grandes actions, le Lions Club de Montbard est également très présent dans sa propre région, en réalisant de nombreuses actions sociales dans les domaines de la santé, de la précarité, et dans l’aide aux études ainsi qu’aux vacances. Jean Julien revient également sur l’aide financière du Lions à la bibliothèque sonore, qui propose, au sein de la Maison des Associations, des cassettes et des disques enregistrés pour les personnes aveugles ou malvoyantes : ce soutien permet d’aider à l’achat de matériels d’écoute et de disques.

Comment s’étonner alors qu’au-delà même de leur intérêt pour la manifestation, les habitants de Montbard et sa région se soient mobilisés si nombreux afin d’apporter, par leur participation à ce rendez-vous, la manne indispensable à tout cet éventail d’actions humanitaires ?

Sur la vidéo : présence notamment de Mme Christelle Silvestre (Maire PS de Montbard), Laurence Porte (Conseillère municipale d’opposition à Montbard) et Michel Neugnot (Vice-président PS du Conseil régional de Bourgogne).

Salon des Vins et Produits Régionaux du Lions Club de Montbard. De G à D : Eric Ardiet (curé de Montbard), Régis Pasquier (violoniste international) et Maurice Barrier (acteur) prêtent serment

Salon des Vins et Produits Régionaux du Lions Club de Montbard. De G à D : Eric Ardiet (curé de Montbard), Régis Pasquier (violoniste international) et Maurice Barrier (acteur) prêtent serment

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Grand Dijon, 21 avril 2010: images de l’incendie à Chenôve, interview du Colonel Chauvin (VIDEO)

Grand Dijon, 21 avril 2010: images de l’incendie à Chenôve, interview du Colonel Chauvin (VIDEO)

[inline] [/inline] 21 avril 2010, midi. De nombreux habitants de la région dijonnaise ont déjà remarqué, dans la rue, à leur fenêtre ou depuis leur voiture, une épaisse fumée au sud de l'agglomération. Le nuage, marqué d'une forte odeur de plastique brûlé, a notamment traversé les communes de Dijon, Chenôve, Marsannay, Longvic, Talant et Fontaine-lès-Dijon. A l'origine, un important feu, survenu à l'intérieur de tas de matériaux de recyclage (métaux, matières plastiques, éléments automobiles) situés au sein des établissements Godard, 24 rue Antoine Becquerel à Chenôve, spécialisés dans le recyclage des déchets industriels, et employant une vingtaine de personnes. "Un feu très long à maîtriser" L'incendie, selon nos témoins habitant à proximité, aurait débuté vers 10 heures du matin. Cependant, selon le Colonel Chauvin, Directeur du SDIS (Service Départemental d'Incendie et de Secours), les services d'intervention n'ont été informés du sinistre qu'à 11 h 30. Une cinquantaine de pompiers ont été mobilisés, jusqu'à la fin de la journée. Un feu "très long à maîtriser, car les tas de matériaux en question atteignent dix mètres de hauteur". "Une atmosphère pas véritablement toxique" Questionné sur un éventuel risque de toxicité pour les habitants de la région respirant cette fumée comportant des résidus de matières plastiques et de caoutchoucs, le Colonel se fait rassurant : "Ces fumées ne sont pas à proprement parler bonnes à respirer, mais on n'est pas dans le cadre d'une atmosphère véritablement toxique, car les choses se diluent". Quant à l'origine de l'incendie, elle pourrait, selon la direction de l'entreprise Godard, être "consécutive à des soudures réalisées sur des clôtures par une entreprise extérieure". Enfin, malgré un temps chaud et sec, le Colonel Chauvin retient que l'absence de vent est une condition favorable à l'intervention de ses services, d'autant plus que "la chaleur n'a pas une grande incidence sur des feux de métaux"...

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Exclusif Grand Dijon : les plans Divia Bus / Tramway 2010 et 2013 complets en HD

Exclusif Grand Dijon : les plans Divia Bus / Tramway 2010 et 2013 complets en HD

Exclusif Grand Dijon : la carte du futur réseau de bus Divia 2010 complète en haute définition

Exclusif Grand Dijon : la carte du futur réseau de bus Divia 2010 complète en haute définition

Alors que le Grand Dijon a choisi d'attendre avant de communiquer sur les cartes des futurs réseaux Divia bus et tramway 2010 / 2013, Bourgogne 365 a choisi de les diffuser, en haute définition, pour permettre à chacun de connaître le sort de son quartier, sa ville, son lieu de travail... Si la seconde carte ne sera opérationnelle qu'en 2013, à la mise en service du tramway, en revanche le premier plan sera effectif au cours du second semestre 2010. Chacun remarquera que la situation "intermédiaire", de 2010 à 2013, verra l'essentiel des lignes de bus adopter leur configuration définitive, en préalable à l'arrivée du tramway... Des documents restés confidentiels Si le Grand Dijon semble déployer de réels efforts pour informer les riverains des zones de travaux liés au futur tram, en distribuant notamment des brochures "Info Travaux" dans les quartiers concernés, de leur côté les dijonnais ont tenté, en vain jusqu'alors, de se procurer les fameux plans. En effet, confidentialité oblige, peu d'informations officielles (et encore moins de commentaires) circulent à propos de ces futurs réseaux de transports en commun, comme l'illustre le site internet officiel du tramway dijonnais : http://www.letram-dijon.fr.
Exclusif Grand Dijon : la carte du futur réseau de tramway / bus Divia 2013 complète en haute définition

Exclusif Grand Dijon : la carte du futur réseau de tramway / bus Divia 2013 complète en haute définition

Laurent Bourguignat (UMP), Conseiller de quartier de la Fontaine-d'Ouche à Dijon, s'étonne de l'absence de concertation avec les usagers et de la non-publication de ces plans, alors qu'ils ont pourtant déjà été transmis aux élus locaux. Il remarque également que le réseau de transport en commun dijonnais aura connu quatre modifications en 10 ans : "Divia a été lancé en 2004 dans des conditions rocambolesques, alors que le réseau STRD remportait chaque année le prix du meilleur réseau de France. Dès le 3ème mois après la mise en service, de nouveaux bouleversements sont intervenus, ce qui est destabilisant, tant au niveau des familles ou des personnes âgées, qu'en termes de modification des flux automobiles sur l'agglomération". "Un choix politique" Modification du réseau en 2010, arrivée du tramway en 2013 : vous voici donc désormais informés, et seuls juges. Nous avons néanmoins recueilli les réactions et observations de l'opposition municipale dijonnaise, Initiatives Dijon (seule à souhaiter s'exprimer sur la question), conduite par François-Xavier Dugourd (Conseiller municipal et Conseiller général de Côte d'Or). Ce dernier, dès le Conseil municipal du 1er février 2010, révélait "qu'une étude de la Chambre de Commerce de Dijon démontrait que 50 % des entreprises cotisantes au Versement Transport (c'est-à-dire 30 000 salariés) ne bénéficieraient pas du tramway, et que seul près d’un quart des salariés de l’agglomération seraient potentiellement en situation de faire le trajet domicile / travail en transport en commun, tramway ou bus". Selon François-Xavier Dugourd, "ces chiffres s'expliquent quand on constate qu'à l'exception du Parc Valmy (au Nord de la Toison d'or), le tracé du tramway évite l'essentiel des zones d'activité économique de l'agglomération : Chevigny-Saint-Sauveur, Cap Nord, Cap Sud, Longvic...". Réponse de François Rebsamen, Sénateur-Maire socialiste de Dijon, et Président du Grand Dijon : "Il est faux de dire que les trois-quarts des salariés de notre ville ne seraient pas desservis par le tramway. Si vous pensez que le tramway, c’est juste là où il y a un arrêt, effectivement il y a un problème. Mais on peut aussi faire cinquante mètres à pied". Selon François-Xavier Dugourd, "ce tracé relève clairement d'un choix politique : relier le centre de Quétigny au centre de Chenôve". Selon lui, "d'autres moyens de transports, tel un système de type bus à haut niveau de services, auraient permis de desservir davantage de destinations en parcourant bien plus de kilométres pour un coût nettement moindre". "Une rupture de charge" Laurent Bourguignat, s'il reconnaît que "les dijonnais qui habiteront le long des lignes du tram bénéficieront incontestablement d'une qualité de service inégalée aujourd'hui", tient toutefois à mettre en garde : "Les difficultés se présenteront pour les habitants des autres quartiers qui devront prendre le bus, puis le quitter pour ensuite prendre le tramway lors d'une correspondance". Selon lui, "on crée ainsi une rupture de charge qui va engendrer d'importantes contraintes et pertes de temps. Passé l'effet de nouveauté, les usagers risquent de constater que si le tram est un moyen de transport plus rapide, ce système de changements pourrait au final leur faire perdre du temps". Prenant pour exemple le quartier Montagne de Larrey (actuellement relié à la Place Darcy par la ligne 12 amenée à disparaître), le Conseiller de quartier de la Fontaine-d'Ouche relève que dès 2010, la nouvelle ligne 15 desservant le quartier mènera tout droit... à Chenôve, Marsannay-la-Côte et Perrigny-lès-Dijon ! Pour se rendre en centre-ville, l'usager devra désormais changer de bus, ou bien, à partir de 2013, prendre le tramway à la station Bourroches. Idem pour la future ligne 16 desservant le quartier Sainte Anne, qui réalisera tout un périple susceptible de doubler le temps de parcours, à moins que les gens ne choisissent de prendre le tramway lors d'une correspondance. Situation identique à Saint-Apollinaire, dont le terminus de la ligne de bus 10 sera trouvera aux Grésilles, où les usagers devront alors emprunter la ligne B du tramway. Un tramway incontournable Les lignes de bus, sortes de "ruisseaux" charriant leurs passagers vers les deux "fleuves" que seraient les lignes du tramway ? Laurent Bourguignat estime que "ce choix de rabattre sur le tramway les habitants des quartiers, via leur ligne de bus, est destiné à garantir le succès du tram, qui devient incontournable". Par ailleurs, alors que l'ensemble des acteurs publics ont consenti un important effort pour la rénovation urbaine et le développement des quartiers de la Fontaine d'Ouche et de Talant-Belvédère, certains s'étonnent de voir l' "étoile" formée par le tramway incomplète à l'ouest de l'agglomération, alors que ces quartiers auraient pu légitimement prétendre au tram. Enfin, autre "victime" de cette nouvelle carte : le quartier Montchapet, avec la disparition de la ligne 12...

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Nucléaire : « la grande arnaque du recyclage »

Nucléaire : « la grande arnaque du recyclage »

Militants dijonnais de Greenpeace devant l'agence EDF rue des Godrans

Militants dijonnais de Greenpeace devant l'agence EDF rue des Godrans

Samedi 20 février, à Dijon comme dans vingt autres villes de France, les militants de Greenpeace étaient mobilisés, pour "apporter symboliquement leurs déchets aux prétendus rois du recyclage : Areva et EDF". Selon l'organisation écologiste, "les industriels français du nucléaire prétendent que leur industrie est propre et que les déchets sont recyclés à 96 %, alors qu’une grande partie est envoyée et simplement stockée en Russie". Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire, s'insurge : "EDF et Areva tentent nous faire passer pour des extrémistes, des alarmistes en faisant croire n’importe quoi aux journalistes et aux citoyens français. Nous, nous avons des chiffres qui prouvent ce que nous affirmons. Les industriels ne font que parler mais ne prouvent rien : ils affirment que les déchets envoyés en Russie sont enrichis pour faire un nouveau combustible avant de revenir en France. C’est comme si on envoyait aux Russes des oranges déjà pressées pour faire du jus. C’est techniquement faisable, mais si compliqué, si cher, si peu rentable qu’ils ne le font pas". Ainsi l'objectif, pour Greenpeace et ses militants dijonnais rassemblés samedi à 10h30 devant l'agence EDF rue des Godrans, était de mobiliser l'opinion afin de "mettre les industriels face à leurs responsabilités et leur demander d’arrêter d’envoyer leurs déchets en Russie". Greenpeace s'adresse également à Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer, lui demandant de "faire appliquer un moratoire immédiat sur ces envois de déchets nucléaires en Russie". A Paris, les militants se sont rendus devant le siège social d’Areva. En décembre et en janvier dernier, à Cherbourg, des activistes avaient bloqué une voie de chemin de fer afin d’empêcher l’arrivée du train convoyant les déchets nucléaires au port pour qu’ils soient embarqués sur un bateau en partance pour la Russie. Plus récemment, le 16 février, sur le site nucléaire du Tricastin (Drôme), des activistes ont retardé de plus de dix heures le départ du convoi vers Le Havre. Enfin, Greenpeace propose au public d'écrire directement une lettre au Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable afin d'obtenir l'adoption et l'exécution du moratoire : http://write-a-letter.greenpeace.org/764 Le ministre aurait ainsi déjà reçu plus de 5600 lettres...
"Déchets nucléaires" de Greenpeace en centre-ville de Dijon

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